L’annonce de Marisol Touraine, ministre de la Santé, de la mise en place en 2013 d’une expérimentation de salle d’injections à moindre risque en France a conduit le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) a planché sur ce sujet ; ce qu’il a fait en décembre 2012. Il en ressort des interrogations qui montrent une hostilité manifeste du Conseil à cette initiative. Passage en revue.
Alors que la mise en place expérimentale d’une salle d’injection contrôlée vient d’être autorisée par le Premier ministre, l’Académie nationale de médecine rejette l’initiative déjà exprimée dans un avis de janvier 2011.
Arguments avancés, il convient de traiter les addictions et non de les entretenir. De plus, la France s’est dotée de nombreuses structures d’accueil pour les toxicomanes où sont délivrés des produits de substitution.
Résultat, l’Hexagone serait au premier rang quant au nombre de patients (140 000) bénéficiant de cette prise en charge.
Enfin, l’institution énonce les nombreux obstacles qui s’opposent à ce projet.
Bertrand Delanoé et le député de Paris Jean-Marie Le Guen pour leur part se félicitent de l’accord donné et rappellent l’accord de la ville à une expérimentation dès octobre 2010.