Une protéine du cerveau et un antibiotique pour bloquer l’envie de cocaïne, c’est le principe de la thérapie suggérée par ces neuroscientifiques de l’Indiana University qui démontrent que GLT1, une protéine qui efface le glutamate du cerveau, joue un rôle essentiel dans l’addiction à la cocaïne qui se développe quelques jours seulement après les premières expérimentations.
Ces conclusions publiées dans le Journal of Neuroscience montrent, sur la souris, que l’antibiotique augmente la protéine et protège de l’addiction.
Le premier article [1] passe en revue les points de convergence, sur le plan neurobiologique, entre l’obésité et l’addiction aux drogues. Ces traits communs impliquent en premier lieu des perturbations des voies dopaminergiques, dans le sens de brutales augmentations du taux de dopamine. En temps normal, ces voies, régissent notamment les réponses comportementales aux stimuli de l’environnement. Par ailleurs, la neurobiologie a mis en évidence certains circuits, dont un déséquilibre du fonctionnement contribuerait à l’obésité : circuit de la récompense, voies de la mémoire et du conditionnement, des émotions et de la réactivité au stress, fonctions exécutives / autocontrôle mental et sensibilité intéroceptive.