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Date

8 octobre 2014

Cannabis, l’étude choc : la déplaisante vérité sur les effets de la consommation récurrente de pétards

Une étude vient de confirmer les effets néfastes d’une consommation régulière de cannabis sur la santé. Isolement social, diminution de la mémoire courte, influence sur le développement cérébral… Une liste qui remet les choses en place, dans un contexte où les conséquences de cette « drogue douce » sont trop souvent écartées.

Une étude (conduite sur 20 ans) sur les effets de la consommation à long terme du cannabis a été récemment publiée par le Professor Wayne Hall, conseiller sur ces questions à l’OMS.

Les résultats publiés révèlent notamment que le cannabis serait très addictif, provoquerait des problèmes de santé mentales et ouvrirait la porte à des drogues dures. Ne contredisent-ils pas ainsi l’argument selon lequel la consommation de cannabis serait inoffensive ? Qu’en est-il dans les faits ?

Alain Morel : Nous n’avons pas tous les éléments méthodologiques de l’étude du Pr Wayne Hall, mais, au-delà des leurs formulations « choc » trop simplistes, les conclusions que vous rapportez ne font que confirmer ce que l’on sait déjà : une consommation intensive de cannabis qui commence tôt à l’adolescence et se prolonge des années augmente tous les risques de ce produit. Mais cela est valable pour tous les produits psychoactifs, y compris le tabac et l’alcool : plus on commence tôt, plus la consommation est répétée, et plus les risques d’addiction et les risques propres au produit sont aggravés. Le cannabis est un produit psychoactif qui est généralement consommé par des jeunes qui inhalent la fumée de combustion. Ces deux éléments donnent immédiatement une idée des principaux risques qui lui sont liés : les effets psychiques et les effets toxiques pulmonaires à long terme (d’autant plus quand il est consommé avec du tabac).

 Quels sont les effets (physiologiques, psychologiques et psychiques) d’une consommation prolongée et à long terme du cannabis ?

La consommation prolongée de cannabis perturbe particulièrement les fonctions cognitives, l’apprentissage et la mémoire, la perception de l’environnement, les motivations, la coordination motrice et la sensibilité douloureuse. Chez l’adolescent, l’usage régulier de cannabis entraîne des troubles cognitifs et un risque de désinvestissement plus ou moins global de ses activités sociales, familiales et scolaires. Des études ont montré….

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Editorial : Cannabinoïdes mortels, ça vous étonne ?  Une catastrophe peut -elle en  prévenir une autre ?

Le dernier message du blog (voir ci dessous) :   « Russie, Plus de 700 intoxications au cannabis synthétique« , est terrifiant, instructif et confirme ce que beaucoup d’entre nous répètent  à longueur de messages. Les apprentis sorciers à la recherche de drogues de plus en plus actives (et chères) font des ravages : le cannabis synthétique, en fait les cannabis synthétiques, les  cannabinoïdes, ont tué en Russie et la Douma va légiférer, certainement par un niet définitif.

Le message sera-t-il entendu chez nous, n’est-il pas temps de prendre la mesure de ce danger des cannabinoïdes  de synthèse, de plus en plus puissants, demande exige, mais aussi de plus en plus toxiques, et avec eux des autres drogues de synthèse pour en faire la chasse et les interdire définitivement et sans tergiverser.

Nous ne cessons de les dénoncer (voir les messages de Jean-Pierre Goullé dans les lettres N° 29 et 31 du CNPERT), elles inondent l’Europe, leur marché prospère dans une relative indifférence .

Ne peut-on prendre en compte la malheureuse expérience russe pour anticiper le risque de les voir déferler sur notre territoire.

Le législateur serait bien avisé d’accepter que sous le vocable de « cannabis », il y a beaucoup d’autres substances toxiques autres que le THC qui s’engouffreront dans la brèche qu’il veut créer et qu’il ne contrôlera pas.  Une modification réglementaire de la liste visant leur interdiction est nécessaire .

Jean-Paul Tillement

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