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Date

15 juillet 2015

La lutte contre le cannabis devrait s’inspirer des campagnes anti-alcool

La prévention contre le cannabis devrait s’inspirer de la lutte contre l’alcoolisme, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale

Pour protéger les plus jeunes du cannabis, il serait important de tirer les leçons des dangers de l’alcool et s’inspirer de sa prévention. Plus particulièrement pour tous les adolescents au contact quotidien avec le cannabis médical et les publicités le vantant.

Les chercheurs de l’Université de Johns Hopkins (Etats-Unis) ont interrogé pendant 2 ans 8 214 collégiens californiens, âgés en moyenne de 13 ans, pour comprendre si le contact avec le cannabis médical modifiait ou non leur perception du cannabis et leur consommation du produit.

Les conclusions de l’étude ont montré que la publicité vantant les mérites du cannabis médical encourageait les plus jeunes à tester le cannabis.

L’étude nous apprend que 22% des collégiens déclarent avoir vu au moins une publicité pour le cannabis au cours des 3 derniers mois.

Et plus précisément que les jeunes élèves exposés à ce genre de réclames sont 2 fois plus susceptibles d’en avoir utilisé ou d’en avoir l’intention. L’expérimentation du cannabis est associée à de mauvais résultats scolaires, des déficits de performance neuropsychologiques et dans certains cas, à l’utilisation d’autres substances illicites.

« La légalisation du cannabis médical et sa commercialisation plus accessible et plus visibles doivent nous inciter à modifier notre discours de prévention vis-à-vis des jeunes », explique Elizabeth D’Amico, psychologue et auteure principale de l’étude. Il est important de tirer les leçons de l’alcool, une substance légale, et de la prévention contre l’alcoolisme pour protéger les plus jeunes et les adolescents.

« Un nouveau débat sur la limitation de la publicité concernant le cannabis médical dans le même esprit que pour l’alcool et le tabac doit être mis en place », concluent les chercheurs.

En France, le cannabis reste la drogue la plus consommée

42% des Français ont déjà testé le cannabis et 11% des 18-64 ans en fument régulièrement contre 10% en 2010. L’usage du cannabis a particulièrement augmenté chez les jeunes de 18 à 25 ans, passant de 29 % à 34 % chez les hommes et de 17% à 23 % chez les femmes entre 2010 et 2014.

« On constate ces dernières années un développement de l’offre tant pour l’herbe – sous l’effet notamment de l’autoculture – que pour la résine, dont la forte augmentation du taux de THC, la substance psychoactive du cannabis, est à souligner » analyse François Beck, directeur de l’OFDT et l’un des auteurs de cette étude

Source

Editorial : un livre pour l’été : La dopamine dans tous ses états (par J. Costentin)

On ne compte plus les étoiles dans le ciel, on ne compte plus non plus les neurones du cerveau humain.

Les spécialistes avancent le chiffre d’un milliard. Sachant qu’ils peuvent se connecter deux à deux, mais parfois à trois ou quatre, le nombre de combinaisons possibles suit un mode exponentiel très élevé pratiquement impossible à évaluer.

Mais chaque connexion  est indirecte, établie par un  médiateur (neuromédiateur)  libéré par la stimulation d’une fibre et qui stimule une autre. On conçoit donc l’importance des neuromédiateurs dans le fonctionnement cérébral.  Chacun est spécifique de la fibre qui l’a sécrété, tous n’ont pas la même importance.

L’un des mieux connus est la dopamine.

Sujet cher à notre Président,  il nous en révèle les effets et ses distorsions pathologiques. La présentation est originale ; après en avoir décrit les nombreuses fonctions physiologiques, il montre comment elle intervient dans différentes maladies hélas très communes et fréquentes,, Parkinson, dépressions, schizophrénie, psychoses etc…Leur présentation utilise des cas concrets  observés par l’auteur, ce sont des vignettes cliniques où le rôle anormal du médiateur est expliqué ainsi que les  symptômes qui en résultent.

Ses thèmes touchent au quotidien, personnel ou relationnel, ils sont d’une grande importance pratique. Ils ont été rédigés à l’intention d’un large public  cultivé.

Bel été au contact de cette dopamine pour une rentrée plus éclairée sur, je cite :

«  Le fonctionnement de notre disque dur cérébral, l’essence de notre être et de nos comportements, avec cette dopamine qui est le mat central de la neurobiologie »

La dopamine dans tous ses états

Professeur  Jean Costentin, aux Editions Docis,

8 rue de la Rosière,     75015 Paris, 179 pages, 25 euros + 3,50 euros de frais de port

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