« Autoriser la consommation de drogues dans les centres d’accueil pour toxicomanes » ??

Yannick Moreau, député de la Vendée littorale et Secrétaire national « Les Républicains », s’inquiète d’une recommandation de la Fédération Française d’Addictologie, parue dans son rapport rendu public le 18 avril. Celle-ci préconise en effet « d‘autoriser la consommation de drogues dans les centres d’accueil pour toxicomanes ».

Particulièrement impliqué comme orateur du groupe Les Républicains lors des débats sur l’expérimentation des « salles de shoot », qui s’avère être une légalisation déguisée, le député dénonce « un nouveau recul de la santé publique, glissant un peu plus vers la dépénalisation de l’usage de stupéfiant ». Selon lui « une telle mesure serait tout simplement irresponsable et contre-productive ».

Pour le député « La réponse face à la toxicomanie n’est pas l’accompagnement dans l’enfer de la dépendance mais bien le soin. C’était le sens des amendements que j’ai défendus à l’Assemblée nationale pour soutenir les centres de désintoxication et de sevrage, une méthode qui a fait ses preuves ».

Le député rappelle que « selon les estimations pour l’année 2015 de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, 25% des accidents mortels sont liés à la consommation de stupéfiants. Alors que la semaine dernière nous apprenions une dramatique hausse du nombre des tués sur la route de +14%, la ligne Gouvernementale doit être extrêmement claire et ferme », pointant du doigt les propos irresponsables de Jean-Marie LE GUEN, Secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement.

A moins de 400 jours de la fin du mandat de la majorité socialiste, Yannick Moreau appelle le Gouvernement à ne pas céder aux sirènes des partisans de la dépénalisation de la consommation de drogues.

Selon Yannick Moreau « Cette surenchère idéologique permanente en période pré-électorale est aussi irresponsable qu’indécente ; irresponsable car le message d’une dépénalisation progressive de la consommation de drogue est catastrophique pour notre jeunesse et la santé publique. Indécente car l’énergie de nos dirigeants serait mieux employée à œuvrer pour le redressement des comptes publics, la libération du marché du travail et le retour de la croissance.

 

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LES ADOLESCENTS CONSOMMANT BEAUCOUP DE CANNABIS ONT PLUS DE CHANCES DE MOURIR À 60 ANS

Fumer tue et tout le monde le sait maintenant. Toutefois, le tabac n’est pas le produit le plus dangereux. Les gros fumeurs de cannabis ne feraient pas de vieux os non plus et c’est précisément ce que révèle une nouvelle étude conduite sur plusieurs années par des chercheurs suédois, une étude qui risque de faire grincer quelques dents.

L’étude en question s’appuie sur le dossier médical de 50 000 hommes suédois et elle a été publié dans le American Journal of Psychiatry. Le texte complet est disponible à cette adresse mais il n’est pas gratuit et il coûte ainsi une trentaine de dollars.

L’étude a porté sur 50 000 hommes suédois

Cette université médicale est basée à Stockholm et il s’agit de l’un des plus gros centres de recherche médicale de l’Europe et du monde. Il profite en outre d’une solide réputation auprès de la communauté scientifique et il est réputé pour son sérieux et sa rigueur.

D’après cette étude, donc, le cannabis auraient de lourdes conséquences sur l’organisme des fumeurs. Ils seraient généralement en moins bonne santé et ils développeraient plus fréquemment des bronchites ou même des laryngites.

Difficile d’être surpris, bien sûr, mais ce n’est pas fini car ces scientifiques ont aussi pu déterminer en croisant les données médicales de ces 50 000 personnes que les personnes ayant commencé tôt avaient 40% plus de risques de mourir à 60 ans par rapport à des gens n’ayant jamais fumé ne serait-ce qu’un seul joint.

Alors bien sûr, tout est une question de proportion et les personnes les plus touchées sont celles qui ont consommé beaucoup de cannabis avant leur majorité.

Les gros fumeurs ayant commencé à l’adolescence auraient 40% plus de risques de mourir à 60 ans

Que veulent-ils dire par beaucoup ? Plus d’une cinquantaine de fois. En outre, l’étude indique aussi qu’il est très difficile de mesurer l’impact réel de la plante puisque les fumeurs de joints consomment généralement plus de cigarettes que les autres.

Pour ne rien arranger, une consommation excessive de cannabis peut aussi entrainer des troubles alimentaires et même entraîner des névroses ou des psychoses.

Pire, cela aurait en plus un impact sur l’intelligence des sujets et certaines personnes ont ainsi perdu pas moins de huit point de QI au fil des années.

En approfondissant leurs analyses, les chercheurs se sont aussi rendus compte que les personnes ayant commencé à fumer des joints avant 16 ans présentaient un cortex préfrontal sous-développé. Cette partie du cerveau est notamment responsable du jugement, de la raison et de la pensée complexe.