Jeunes et cannabis : « une priorité nationale » pour l’Académie de médecine

« La consommation de cannabis ne doit pas être banalisée », rappelle l’Académie de médecine qui s’inquiète d’une constante augmentation du produit dans notre pays en particulier malgré son interdiction.

Les jeunes sont particulièrement touchés avec une consommation débutant de plus en plus tôt, pour certains vers l’âge de 12 ans, rappelle l’Académie citant les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES). Près d’un jeune sur deux qui meurt d’un accident de la route était sous l’emprise du cannabis. Les jeunes Français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe.

L’Académie souligne que la teneur en T.H.C. a été multipliée par plus de 6 en 20 ans, ce qui est un facteur d’aggravation des risques pour la santé physique et mentale, les schizophrénies, notamment, sont plus fréquentes chez les consommateurs de cannabis.

L’Académie recommande donc « la mise en œuvre d’intenses campagnes s’adressant de façon prioritaire aux parents, aux éducateurs et aux personnels enseignants ; que l’information des jeunes, en particulier adolescents et jeunes adultes, sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale, englobant des actions de prévention du tabagisme, et des consommations de cannabis et d’alcool ».

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Cannabis : l’information des jeunes doit devenir « une priorité nationale » (Académie de médecine)

L’information des jeunes sur les risques du cannabis, dont la consommation ne cesse d’augmenter en France, devrait être élevée « au rang de priorité nationale », selon l’Académie nationale de médecine.

Les jeunes Français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe, souligne l’Académie jeudi dans un communiqué sur « les dangers du cannabis ».

Cette consommation « ne doit pas être banalisée », estime l’Académie, qui dit se préoccuper depuis des décennies de l’usage de drogues licites (alcool, tabac) et illicites (cocaïne, héroïne, cannabis…).

L’Académie rappelle que la consommation de cannabis est « associée à la survenue de troubles psychiques tels que les schizophrénies« .

Elle recommande aussi que l’information des jeunes sur les risques du cannabis englobe « des actions de prévention du tabagisme et des consommations de cannabis et d’alcool ».

La consommation de cannabis « débute de plus en plus tôt, pour certains vers l’âge de 12 ans », poursuit-elle en citant l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Près d’un jeune sur deux qui meurt d’un accident de la route était sous l’emprise du cannabis, ajoute-t-elle.

Entre 2010 et 2014, l’usage de cannabis a progressé de 38% chez les 16-64 ans et l’usage régulier de 41%, note-t-elle, selon des données de l’OFDT et de l’Inpes.

La progression de la consommation est aggravée par l’augmentation de la teneur en principe actif du cannabis, le THC. Ainsi, sa concentration moyenne dans les résines saisies en France a été, en 23 ans, multipliée par 6,4″, poursuit l’instance conseillère des pouvoirs publics.

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