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janvier 2018

Alcool et stupéfiants parmi les priorités du gouvernement


A l’occasion du Comité Interministériel à la Sécurité Routière qui s’est tenu le 9 janvier 2018, le Premier ministre a présenté les nouvelles mesures pour infléchir la courbe de l’accidentalité routière en hausse depuis 3 ans. Sur les 18 mesures annoncées, plusieurs concernent les consommations de substances psycho-actives
.

L’emprise d’alcool et de stupéfiants représente la seconde cause d’accidents corporels après la vitesse (alcool 19%, stupéfiants 9%). L’usage du téléphone portable au volant est également en ligne de mire.

Les mesures présentées concernent l’information, la formation, la règlementation et la répression :

  • Eduquer à la sécurité routière (signature d’une charte numérique par tous ceux qui viennent de réussir l’examen du permis de conduire, valorisation des comportements exemplaires, etc.)
  • Inciter à l’autoévaluation de son taux d’alcoolémie par une accessibilité renforcée des éthylotests
  • Rendre obligatoire la pose d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) avec suivi médico-psychologique en cas de récidive d’infraction de conduite en état alcoolique.
  • Priver immédiatement l’auteur d’une infraction grave au Code de la route (notamment usage de stupéfiants, conduite avec un taux d’alcool délictuel) de la libre disposition de son véhicule. Sur décision préfectorale, celui-ci pourra être placé immédiatement en fourrière, pour une durée de 7 jours.

La MILDECA impliquée dans la lutte contre l’insécurité routière

Ces mesures constitueront l’un des volets du Plan national de mobilisation de lutte contre les addictions. Elles s’inscrivent dans le prolongement des actions déjà mises en œuvre. Engagée de longue date dans la lutte contre l’insécurité routière, la MILDECA porte notamment depuis 2013 l’action visant à mettre en œuvre le test de prélèvement salivaire permettant de confirmer rapidement la conduite après usage de stupéfiants.

L’éthylotest antidémarrage : qui est concerné ?

Faut-il relancer la piste de l’éthylotest antidémarrage (EAD) ? Parmi les mesures que le Premier ministre doit présenter mardi 9 janvier dans le cadre du Conseil interministériel de sécurité routière, cette technologie est à nouveau mise en avant pour lutter contre l’alcool au volant, qui reste aujourd’hui la première cause de mortalité sur les routes.

Le gouvernement réfléchit à la possibilité de faciliter le recours à ce dispositif (aux frais du conducteur contrôlé positif) qui, relié au démarreur d’un véhicule, empêche la mise en marche du moteur lorsqu’un certain niveau d’alcoolémie est détecté dans l’air expiré par le conducteur. A chaque démarrage, le conducteur d’une voiture ainsi équipée doit souffler dans l’éthylotest incorporé, bénéficiant alors de 5 minutes pour démarrer. En cas de test positif, le conducteur peut refaire un essai au bout d’une minute. Si son alcoolémie dépasse à nouveau la norme légale, le système se bloque pour 30 minutes.

Généralisé dans les transports en commun

Connu depuis plusieurs décennies, le dispositif a été rendu obligatoire, en France, dans les autocars transportant des enfants depuis le 1er janvier 2010. A partir du 1er septembre 2015, l’ensemble des autocars affectés à un transport en commun ont dû s’équiper obligatoirement d’EAD.

Dans les transports en commun, il est toujours possible de démarrer manuellement le véhicule à l’aide d’une clé ou d’un code détenu par l’employeur, mais le démarrage suite à une alcoolémie positive constitue une infraction au Code de la route. L’employeur peut conserver jusqu’à deux mois les données contenues dans l’EAD, à l’exception des données relatives spécifiquement à l’alcoolémie du conducteur.

Expérimenté pour les chauffards

Par ailleurs, la loi LOPPSI II de mars 2011 a permis à l’autorité judiciaire, pour les automobilistes ayant conduit en « état alcoolique » ou en « état d’ivresse manifeste », de conditionner le maintien de leur permis à l’installation d’un système EAD sur leur véhicule.

Il peut aussi s’agir d’une peine complémentaire ou d’une mesure de composition pénale. L’obligation s’applique également aux auteurs d’un délit de fuite après un accident ou d’un homicide involontaire dans un état alcoolisé. Le cas échéant, l’installation du système, dont le coût moyen est de 700 à 1000 euros, est intégralement à la charge du conducteur, sous forme d’une location, et assorti d’un stage de sécurité routière pour une période allant jusqu’à 60 mois.

En cas de non respect de l’obligation, l’automobiliste est passible de deux ans de prison, de 4.500 euros d’amende, de l’annulation du permis de conduire pendant trois ans ou plus, ou de l’interdiction de conduire pendant cinq ans ou plus. En cas de récidive, la confiscation du véhicule peut également être prononcée.

Le gouvernement a toutefois admis être en « échec » sur ce sujet, les centres d’installation d’EAD restant encore peu nombreux. La mesure a été expérimentée pour les conducteurs dont le permis a été suspendu pour cause d’alcoolémie positive dans les départements de la Drôme, de la Marne et du Nord. La préfecture de la Drôme avait livré en décembre un bilan provisoire à LCI de l’expérimentation dans ce département : six personnes étaient entrées dans le dispositif, et quatre d’entre elles étaient inscrites pour un stage d’accompagnement organisé par l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA).

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« Assez de cet enfer » par Jacques Le Marrec

Comment n’être pas traumatisé devant une problématique qui ne cesse de naviguer entre :
Les deux rives de la Méditerranée (Celle de la côte Africaine et celle de l’Europe),
Deux courants de pensée (Ceux qui requièrent la légalisation du cannabis et ceux qui dénoncent la chaîne de complaisance et de complicité avec le lobby de la drogue)
– Et cerise sur le gâteau, un terrorisme omniprésent !

En 2003, l’invasion américaine de l’Irak déclencha une guerre civile entre chiites et sunnites irakiens.
La branche irakienne d’Al-Qaida y développa un djihad spécifiquement anti chiite, et forma, avec le renfort d’anciens cadres du régime de Saddam Hussein, la matrice de l’actuelle organisation Etat islamique (EI).

L’auteur met en scène les membres d’une famille de Berbères du Rif marocain qui pour survivre, s’expatrieront et combattront contre les cartels et le djihad
La drogue et la désinformation piègent les jeunes populations, comme elle rend esclaves les producteurs de cannabis et les jeunes djihadistes

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Billet d’humeur : Ça commence mal pour le cannabis ! par le Pr. Jean Costentin

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).
Les aspects sanitaires de la légalisation sont totalement occultés. 

Radio Classique, mardi 2 janvier, 7 h 50.

À l’heure où le thé trop chaud doit être bu trop vite pour arriver à l’heure nous était infligée « l’information » rapportée ici, comme il m’en souvient :

« Le cannabis vient d’être légalisé en Californie, non seulement à l’usage thérapeutique, mais aussi récréatif. On pourra y fumer des pétards… Les conditions climatiques, dans cet État de quarante millions d’habitants, vont faire de lui un très gros producteur de cannabis. Avec des taxes de 40 %, cela va lui rapporter de l’ordre d’un milliard de dollars chaque année (petite larme écologique) mais cette culture est grande consommatrice d’eau, ce qui pourrait aggraver les problèmes de disponibilité hydrique. »

Et c’est tout !

Les aspects sanitaires de cette légalisation sont totalement occultés : la dépendance à cette drogue ; sa toxicité physique (immunodépression, toxicité cardio-vasculaire, cancérogénèse, conséquences gravidiques et sur l’enfant à naître…) ; sa toxicité psychique ; ses méfaits psychiatriques (anxiété, dépression, schizophrénie, incitation au passage à d’autres drogues, crétinisation de ses jeunes consommateurs…).

Occultées, également, ses conséquences sociales : aboulie, syndrome amotivationnel, accidentalité routière et professionnelle, désinhibition rendant l’individu dangereux pour lui-même et pour autrui… « Passez muscade », « il n’y a rien à voir », « sonnez hautbois, résonnez musettes ».

Voilà comment « l’information » nous a été servie en ce début d’année. Ce journaliste eût présenté l’explosion nucléaire d’Hiroshima en disant qu’un impressionnant champignon blanc s’était élevé dans le ciel et qu’un Ginkgo biloba, arbre multiséculaire, y avait survécu…

Cela est confondant et je suis impatient que ce type de journalisme soit très vite fondu…

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L’alcool pourrait causer des dommages génétiques irréversibles

Une étude britannique aurait établi le lien entre l’alcool et les mutations génétiques. En endommageant l’ADN des cellules souches, les boissons contenant de l‘éthanol augmentent -fortement- les risques d’avoir un cancer.

Le lien entre la consommation d’alcool et le cancer se clarifie un peu plus. Une nouvelle étude, publiée dans le magazine Nature, indique que les boissons alcoolisées peuvent éventuellement conduire à des mutations, dont des tumeurs malignes, en “brouillant” l’ADN des cellules.

Selon les scientifiques à la tête de cette recherche, l’alcool causerait des dommages génétiques irréversibles à la réserve de cellules souches du corps. « La façon exacte dont l’alcool cause des dommages est controversée », a déclaré à nos confrères du Guardian le professeur Ketan Patel, qui a dirigé les travaux du laboratoire de biologie moléculaire à Cambridge. « Cette étude fournit des preuves très solides montrant que l’alcool provoque des dommages à l’ADN et aux – très importantes – cellules souches qui vont fabriquer des tissus par la suite« , poursuit le spécialiste.

 L’aldéhyde déshydrogénase 2, premier rempart

Ce travail s’appuie également sur des études antérieures, qui avaient mis en évidence un produit de dégradation présent dans l’alcool, appelé acétaldéhyde (ou éthanal). Cette molécule, en tant que toxine, endommage l’ADN dans les cellules. Ce dernier travail a démontré que l’acétaldéhyde coupe l’ADN, causant des dommages permanents, si les effets de la toxine ne sont pas neutralisés par les mécanismes de défense naturelle.

Autre révélation, l’aldéhyde déshydrogénase 2 (ALDH2). Il s’agit d’une enzyme protectrice qui sert de premier niveau de défense à l’organisme. Les dommages infligés à l’ADN étaient exacerbés lorsque ALDH2 n’était pas présente sur le sujet. Selon les estimations, environ 8 % de la population mondiale, principalement dans l’est de l’Asie, ont une déficience héréditaire en ALDH2. Ceci expliquerait donc la forte prédominance des cancers de l’œsophage dans des pays tels que la Chine.

«L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts»

« Mais il est important de se rappeler que les systèmes d’élimination de l’alcool et de réparation de l’ADN ne sont pas parfaits. L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts », avertit Ketan Patel. « Le sang a un mécanisme de contrôle de la qualité très exigeant pour se débarrasser de tout ce qui est endommagé. Cela expliquerait pourquoi les alcooliques ont tendance à devenir anémiques. »

Bien plus qu’une gueule de bois

L’équipe de spécialistes prévoit maintenant de se pencher sur les types de cancer que la consommation d’alcool engendre. Pour Linda Bauld, experte en prévention du cancer, « cette recherche met en évidence les dommages que l’alcool peut causer à nos cellules. C’est bien plus grave qu’une simple gueule de bois. »

À titre d’exemple, un grand verre de vin par jour augmente considérablement le risque de cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du sein et de l’intestin.

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Après avoir bu de l’alcool, voici ce qu’il fait subir à votre corps

Voir la video

ALCOOL – Il était invité, comme chaque année à votre table pour le réveillon du 31 décembre. Sous la forme d’une (ou plusieurs) bouteille(s) de vin, de champagne, de bière et autre alcool fort selon votre goût. Et si bien évidemment, vous expliquerez que c’est le goût que vous recherchez, ne niez pas qu’il s’agit aussi de l’ivresse qu’il procure…

Alors, que vous ayez une expérience longue ou encore courte, nous avons fait la liste de tous les effets de l’alcool sur le corps humain et le cerveau. Des quelques minutes après l’ingestion au lendemain et jusqu’à plus long terme, nous vous montrons tout ça dans la vidéo en tête d’article.

Source : Huffingtonpost

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