Recherche

C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Date

3 février 2018

Perdre 10% de votre poids en 100 jours ?

Attention à l’alcool

Généralement une perte de poids se fait à l’eau pas au vin rouge…

Attention à l’alcoolvadimphoto/Epictura

Il faut tordre le cou aux légendes :

  • Non, l’alcool ne réchauffe pas.
  • Non, l’alcool n’est pas source de bonne énergie.
  • Non, l’alcool ne rend pas plus viril, et surtout, contrairement à ce que certains peuvent prétendre, l’alcool coûte plus cher à la collectivité que ce que ne rapportent les taxes à l’État, car le vin est un tueur ; sympathique, mais un tueur.

La recommandation officielle de Santé publique France vient juste d’être publiée : la consommation sans risque est un leurre, expliquent ces experts, qui préfèrent désormais parler de « repères de consommation à faible risque ».

Il ne faut pas boire :

  • plus de deux verres d’alcool par jour,
  • homme comme femme,
  • et pas plus de dix par semaine –
  • ce qui inclut plusieurs jours de sobriété totale.
  • Ce qui nous arrange, l’alcool étant un mauvais aliment.
  • Trop riche en calories, mais surtout, qui plus est, donne faim en ouvrant plutôt l’appétit.

Donc pour moi, pas l’ombre d’une hésitation, la perte de poids se fait à l’eau…

Une astuce qui marche à tous coups : comme c’est très difficile de refuser du vin, laissez le maître de maison vous servir, trinquez avec les autres et ne touchez plus au verre pendant tout le repas. Pratiquement personne ne verra que vous ne buvez pas d’alcool (laissez-le en revanche vous servir de l’eau) et vous n’aurez pas besoin de vous lancer dans des explications pénibles.

La peur du gendarme et des contrôles d’alcoolémie est une autre excuse qui marche bien.

Source

Que sait-on des risques liés à la consommation de cannabis? (Le Figaro)

 

En raison de ses effets sur la mémoire, la concentration et la motivation, le cannabis présente surtout des méfaits d’ordre psychosocial, en particulier dans le cadre de la scolarité.

On lit et on entend absolument tout sur la dangerosité du cannabis. Pour faire avancer le débat, des scientifiques américains ont tout récemment produit un rapport de plus de 400 pages qui détaille l’analyse de quelque 10.700 études scientifiques publiées depuis 1999 sur le sujet. Les experts des académies américaines de sciences, de médecine et d’ingénierie se sont attardés tant sur les vertus thérapeutiques du cannabis que sur les dangers potentiels d’une consommation récréative.

Que nous apprennent-ils? Tout d’abord, sans surprise, que la consommation de cannabis au volant augmente le risque d’accidents. Par contre, le rapport souligne que le niveau de preuves est trop faible pour mettre en cause de façon certaine cette substance dans les cas d’overdose, notamment chez les plus jeunes.

Mais il y a d’autres effets délétères. Une expertise collective menée voilà trois ans à l’Inserm les a listés et a dressé un constat des pratiques. En France, soulignent ses auteurs, «le cannabis est le premier produit psychoactif illicite consommé à l’adolescence: en 2011, 42 % des adolescents de 17 ans en ont déjà fumé au moins une fois (39 % des filles et 44 % des garçons)».

La tendance semble être à la hausse. Si l’on en croit les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), en 2014, 47,8 % des jeunes de 17 ans auraient déjà goûté une fois à cette drogue. Or le rapport de l’Inserm le précise: «5 % présenteraient un risque d’usage problématique, voire de dépendance: 7 % des garçons et 3 % des filles.»

Un risque d’échec scolaire

Quels sont précisément les dommages induits par cet usage? Ils sont surtout d’ordre psychosocial. Ce phénomène est également constaté par la vaste expertise américaine. Dans les heures qui suivent la prise de cannabis, l’attention, le temps de réaction, la mémoire de travail ou encore certaines fonctions exécutives se trouveraient perturbées. Autrement dit, l’apprentissage en serait affecté. Mais si le rapport américain estime le niveau de preuves insuffisant pour évaluer les impacts à long terme, une étude publiée ce printemps par une équipe de l’Inserm pointe en revanche les risques d’échec scolaire…

Directrice de recherches à l’Inserm, à l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique, Maria Melchior et son équipe ont mené leur enquête auprès d’un millier de personnes âgées de 22 à 35 ans. Ces volontaires ont entre autres été interrogés sur leurs études et leur consommation de cannabis. Ils avaient déjà participé à des suivis au cours de l’enfance et de l’adolescence. Leurs parents étaient également partie prenante, ce qui permettait d’évaluer le milieu social et le parcours scolaire de leurs enfants. Ainsi, parmi ces volontaires, 39 % reconnaissent avoir fumé du cannabis à partir de 17 ans, 22 % avant 16 ans. Or, d’après les résultats de Maria Melchior, ceux qui s’en sortent le mieux sont les adeptes les plus tardifs, ceux qui fument des joints après 17 ans – ils sont plus nombreux à obtenir leur baccalauréat et à poursuivre des études. En revanche, elle constate que «la consommation précoce de cannabis avant 17 ans augmente de 60 % la probabilité de ne pas poursuivre d’études supérieures. C’est probablement lié aux effets propres au cannabis sur la concentration, la mémoire, la motivation des jeunes».

«Les dérèglements quant au parcours universitaire, aux relations sociales, voire la menace du chômage sont d’autant plus élevés que la consommation démarre tôt»

Là encore, les conclusions de l’équipe Inserm rejoignent celles formulée dans le rapport des académies américaines, où il est souligné que les dérèglements quant au parcours universitaire, aux relations sociales, voire la menace du chômage sont d’autant plus élevés que la consommation démarre tôt. Maria Melchior note en outre que«globalement, les jeunes filles sont moins enclines que les garçons à l’usage du cannabis. Mais lorsqu’elles en consomment, les conséquences pour elles sont particulièrement lourdes, générant des difficultés relationnelles plus importantes avec leur entourage et pouvant affecter leurs résultats scolaires».

Risque de schizophrénie ou autres psychoses

Quid des autres dangers allégués du cannabis? S’agissant des risques de cancer, en dehors de ceux liés à la consommation concomitante du tabac, rien n’est encore prouvé avec certitude, d’après la récente expertise américaine. Idem pour les accidents cardiaques ou cardiovasculaires, les problèmes d’infections chez les personnes fragiles, ou encore l’anxiété, la dépression avec des idées suicidaires.

En revanche, fumer régulièrement du cannabis irait de pair avec toux et bronchites chroniques, et serait statistiquement associé au fait de développer une schizophrénie ou autres psychoses. Aussi faut-il prendre en compte non seulement la précocité de la consommation, mais aussi sa fréquence, car le cannabis n’est pas sans danger, en particulier chez les plus jeunes et, de surcroît, s’il est consommé de façon récurrente. Il n’en reste pas moins que cette substance (ou plutôt des dérivés de cannabis ou cannabinoïdes) est aussi utilisée dans un but thérapeutique, contre la douleur ou les nausées, par exemple chez des cancéreux ou des malades souffrant de maladies neurologiques. Les doses sont alors prescrites par un médecin.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :