L’amende pour consommation de drogues entre en vigueur dans plusieurs villes

Les consommateurs de stupéfiants à ReimsRennesCréteil et Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) sont punis depuis mardi d’une amende forfaitaire de 200 €, une mesure voulue par le gouvernement pour en finir avec la « dépénalisation de fait ».

Cette nouvelle procédure, qui s’applique à toutes les drogues mais vise d’abord les usagers de cannabis, doit être étendue à Lille et Marseille à la mi-juillet avant de concerner progressivement toute la France métropolitaine.

L’amende, si elle est réglée sous quinze jours, est minorée à 150 €. Au-delà de 45 jours, le contrevenant devra s’acquitter d’une majoration fixée à 450 €.

Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, l’amende forfaitaire – à laquelle seules les personnes majeures seront soumises – a été votée par le Parlement en novembre 2018 et s’ajoute à l’arsenal législatif existant.

> Lire aussi : POINT DE VUE. Drogue : l’amende forfaitaire, un moyen efficace pour réduire la consommation ?

Présentée comme l’un des outils du plan antidrogue lancé par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner en septembre 2019, elle entend plus spécifiquement en finir avec la « dépénalisation de fait » du cannabis et apporter « une réponse pénale plus rapide et plus ferme et plus systématique ».

En effet, une loi de 1970 prévoit théoriquement de punir l’usage illicite de stupéfiants jusqu’à un an de prison et 3 750 € d’amende, mais l’emprisonnement pour usage reste exceptionnel, les magistrats privilégiant des « mesures alternatives aux poursuites » comme des rappels à la loi.

La France, premier consommateur européen de cannabis

« L’amende forfaitaire […] va permettre aux forces de l’ordre et aux magistrats de se concentrer sur la lutte contre le trafic, plutôt que de consacrer leur temps à des procédures chronophages liées à la répression de la consommation de stupéfiants », s’est félicité le député Éric Poulliat (LREM), co-rapporteur de la mission d’information qui avait proposé la mesure en janvier 2018.

Premier consommateur européen de cannabis, la France comptait cinq millions de fumeurs de cette substance en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, un nombre qui augmente régulièrement depuis des années.

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Une campagne de sensibilisation par rapport à la consommation d’alcool

Une campagne de sensibilisation par rapport à la consommation d'alcool
La population active est la plus concernée par la surconsommation quotidienne.georgerudy – stock.adobe.com

Une campagne va être lancée pour sensibiliser le grand public par rapport à sa consommation d’alcool. À la manœuvre: un groupement de partenaires belges et français regroupés sous la dénomination Satraq (pour Sensibilisation et action transfrontalière pour une réduction de la consommation de l’alcool au quotidien).

Une réflexion qui est en cours depuis 2019, et qui prend tout son sens à l’heure du déconfinement. Confinés, certains et certaines ont trouvé dans l’alcool une réponse à l’anxiété du moment.

Projet transfrontalier, Satraq a pour but de réduire les risques liés à la consommation d’alcool plus précisément dans les provinces de Luxembourg, de Namur et de Hainaut (côté belge) et dans le département des Ardennes (côté français).

Des régions où la consommation d’alcool, courante, relève pour ainsi dire de la culture. «Témoin du savoir-faire de nos producteurs, de choix gustatifs, elle est souvent associée à des moments de détente, festifs ou de convivialité», relèvent les partenaires du projet.

«Satraq veut épauler dans le changement celles et ceux pour qui l’alcool prend de plus en plus de place au quotidien, explique Marie-Madeleine Leurquin, du centre d’éducation du patient. Et ce avec le plus grand respect. »

La béquille qui permet de tenir

Rappelons que le Conseil supérieur de la santé recommande de ne pas boire plus de dix unités d’alcool par semaine.

Une unité, c’est 10 grammes d’alcool, soit un verre de vin de 10 cl ou une canette de bière de 25 cl. Vous aurez compris qu’une trappiste ou un verre de vin servi à la maison est bien supérieur à une unité d’alcool.

«On constate au sein de la population active un phénomène de surconsommation d’alcool, bien différent du binge-drinking chez les jeunes. Chez les travailleurs, l’alcool prend parfois une place dans le quotidien. C’est la béquille qui permet de tenir, avance Marie-Madeleine Leurquin. Nous espérons toucher les personnes, juste avant une situation de dépendance

45-54 ans et consommation quotidienne

D’après les données chiffrées récoltées en 2018 en Belgique, basées sur les déclarations volontaires de la population (données disponibles sur Sciensano), on constate que plus l’âge avance, plus la surconsommation quotidienne est présente.

En province de Luxembourg, ce serait la tranche d’âge 45-54 ans qui serait la plus concernée.

Si la campagne va toucher le grand public, les entreprises seront donc également visées, par des actions de sensibilisation, des supports d’information.

Les professionnels de la santé et du social seront également touchés. Des formations leur seront proposées afin qu’ils puissent aborder le sujet de la consommation d’alcool avec leurs patients et les orienter au besoin vers les structures adéquates.

Satraq va aussi s’adresser aux communes et aux politiques, leur communiquant les données récoltées, et des recommandations d’actions pour améliorer la situation.

Un projet de 900 000€

Ce vaste projet s’étendra jusqu’en 2022. Il est chiffré à environ 900 000€, dont la moitié est financée par l’Europe.

En Wallonie, derrière cette campagne, on retrouve le Centre d’éducation du patient, les mutualités chrétiennes et la Clairière à Bertrix.

Rappelons qu’en province de Luxembourg, il existe un réseau de partenaires d’aides et de soins en assuétudes (Coordination Luxembourg Assuétudes).

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Ce que la consommation excessive d’alcool fait à votre corps et que vous ignorez

De l’ADN aux hormones, la consommation excessive d’alcool peut modifier considérablement la biologie de votre corps. Lorsque vous vous réveillez avec une gueule de bois, il est évident que les boissons de la nuit dernière ne vous ont pas fait beaucoup de bien. Mais des études montrent que les effets d’une forte consommation d’alcool peuvent faire bien plus pour votre corps que de vous laisser un jour de misère. Au fil du temps, l’alcool peut affecter votre biologie et la modifier de façon néfaste.

Une consommation excessive d’alcool peut :

1. Modifier votre ADN et vous donner envie de plus d’alcool

Le « binge drinking », qui se caractérise comme la prise rapide de plus de quatre ou cinq verres dans une fenêtre de deux heures, et ce cinq jours ou plus par mois, peuvent modifier votre constitution génétique. Une étude récente, publiée en décembre 2018 dans la revue Alcoholism : Clinical & Experimental Research, a identifié deux gènes qui sont sujets à des changements. L’un affectant l’horloge biologique du corps et l’autre régulant le système de réponse au stress. Les auteurs de l’étude, de l’université Rutgers, ont également découvert que les changements génétiques chez les buveurs excessifs et les buveurs occasionnels étaient associés à une plus grande envie d’alcool.

2. Augmentation des risques de cancer, en particulier de la tête, du cou, du foie et des seins

San surprise, la consommation d’alcool augmente le risque de toute une série de cancers. Plus de 5 % de toutes les nouvelles occurrences de cancer et près de 6 % de tous les décès par cancer dans le monde sont attribués à l’alcool, selon une étude publiée en octobre 2015 dans l’International Journal of Cancer. Chez les grands buveurs, le risque monte en flèche. Par exemple, les gros buveurs sont cinq fois plus susceptibles que les non-buveurs de contracter un cancer de l’œsophage. Mais même une consommation modérée d’alcool augmente les risques d’avoir un cancer de la bouche, de la gorge et du sein. Pour le cancer du sein en particulier, un seul verre par jour peut augmenter les risques.

3. Modifier la composition des organismes dans l’intestin

Il existe des dizaines de milliards de micro organismes, pour la plupart de « bonnes » bactéries, dans le tube digestif qui aident le corps à faire des choses comme digérer les aliments et produire des vitamines. Mais l’alcool interfère avec leur composition et leur fonction. La consommation chronique d’alcool peut provoquer une surcroissance bactérienne et des déséquilibres dans l’intestin. Cela peut entraîner une série de problèmes digestifs, notamment des douleurs d’estomac, des ballonnements, de la constipation, de la diarrhée et de la rosacée.

4. Affectent la mémoire à long terme et la structure du cerveau

Une nuit de beuverie ou de consommation excessive d’alcool peut entraîner des trous de mémoire, des périodes pendant lesquelles la personne intoxiquée ne peut pas se souvenir des événements et des détails clés. Si elle peut se souvenir de quoi que ce soit. Mais la consommation d’alcool peut également entraîner des problèmes à long terme au niveau des fonctions cérébrales. Les personnes qui boivent beaucoup, sur une longue période, risquent de modifier le « disque dur » du cerveau. Ce qui peut entraîner des problèmes cognitifs même après avoir atteint la sobriété. Une forte consommation d’alcool peut également éroder le tissu cérébral et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral.

5. Cause des troubles hormonaux

La consommation excessive chronique d’alcool peut également causer des dégâts dans le système endocrinien de l’organisme. Les glandes productrices d’hormones assurent plusieurs fonctions importantes de l’organisme, notamment la croissance et le développement, le métabolisme et l’humeur. La consommation excessive et fréquente d’alcool, peut perturber la communication entre les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire. Les conséquences peuvent être graves et de grande envergure. Les anomalies liées au stress, les déficits reproductifs, les défauts de croissance corporelle et les dysfonctionnements immunitaires ne sont que quelques-unes des conséquences possibles qui figurent en tête de liste.

Quelle est la quantité d’alcool consommée en excès ?

Les professionnels de la santé conseillent la modération en matière de consommation d’alcool. Il est recommandé de ne pas dépasser plus d’un verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes. Prendre un verre chaque jour de la semaine n’est pas la même chose que de prendre sept verres le samedi. La consommation excessive d’alcool n’est jamais sans danger.

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