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C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Date

5 novembre 2020

Le cannabis serait mauvais pour le cœur selon une étude

Des scientifiques de l’American Heart Association alertent quant à la dangerosité du cannabis pour le cœur et le système sanguin. Ils conseillent donc de ne pas en consommer, a fortiori lorsque l’on prend des médicaments pour le cœur.

Cannabis : il serait très mauvais pour le coeur

Cannabis et santé cardiovasculaire ne font décidément pas bon ménage. Dans un nouvel avis, publié dans son journal Circulation, l’American Heart Association, qui regroupent des médecins spécialistes des problèmes cardiovasculaires, affirme que la consommation de cannabis, qu’elle soit récréative ou à visée thérapeutique, nuit à la santé cardiovasculaire.

“L’American Heart Association recommande aux gens de ne pas fumer ni vapoter aucune substance, y compris les produits à base de cannabis, en raison des dommages potentiels au cœur, aux poumons et aux vaisseaux sanguins”, a ainsi déclaré le Dr Rose Marie Robertson, directrice scientifique adjointe et médecin de l’American Heart Association (AHA), dans un communiqué.

Les spécialistes ont constaté que l’usage de la marijuana avait notamment le potentiel d’interférer avec des médicaments, notamment les antidépresseurs, les antipsychotiques, les antiarythmiques ou encore les statines, ou même de déclencher des événements cardiovasculaires potentiellement graves tels que des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou des crises cardiaques. A lire aussi :

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La consommation de cannabis, en joint ou sous d’autres formes, peut entraîner dans l’heure qui suit une tachycardie, une accélération du rythme cardiaque ou une arythmie cardiaque. Et de fait, les personnes souffrant déjà de pathologies cardiovasculaires sont encore plus vulnérables que les autres. C’est le tétrahydrocannabinol, ou THC, molécule psychoactive du cannabis, qui engendre ces méfaits sur la fonction cardiaque. Le tétrahydrocannabinol peut également augmenter le besoin du cœur en oxygène, perturber les parois des artères et contribuer à une augmentation de la pression artérielle en position couchée, selon d’autres études citées par l’AHA.

La fumée de cannabis contient des composants similaires à la fumée du tabac”, a déclaré Robert Page, professeur en pharmacologie à l’Université du Colorado (États-Unis). Des études révèlent en effet que des taux sanguins de monoxyde de carbone et de goudron comparables à ceux d’un fumeur de tabac se retrouvent chez un fumeur de cannabis, quelle que soit la teneur en THC.

Les auteurs de l’avis indiquent par ailleurs que les études existantes sur le lien en marijuana et santé cardiaque sont des études “à court terme, observationnelles et rétrospectives, qui identifient des tendances mais ne prouvent pas de lien de cause à effet”.

Ils estiment qu’il y a un “besoin urgent” d’études prospectives à court et à long terme soigneusement conçues concernant la consommation de cannabis et la santé cardiovasculaire.

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“Rien qu’un verre !” : la web série sur les jeunes et l’alcool

les jeunes et l'alcool
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Par Cathy Gerig
“Rien qu’un verre !” est une web série de dix épisodes sur les jeunes et l’alcool, diffusée sur Instagram et France.tv.

“T’es malade ?”; “tu es enceinte ?”; “tu es musulman ?”. Si vous passez une soirée ou un repas festif sans boire d’alcool, il est fort probable que l’on vous pose l’une de ses questions. Peut-être vous a-t-on même taxé d’un “t’es pas drôle…”. Deux jeunes réalisatrices, Julie Bonnemoy et Anaïs Caura, ont créé une web série “Rien qu’un verre !” pour pousser le public à se poser des questions sur leur rapport à l’alcool. Les jeunes, bien sûr, mais pas qu’eux.

Diffusée sur Instagram, et sur franceinfo.tv, l’idée de “Rien qu’un verre !” remonte à “il y a trois ou quatre ans”. Julie Bonnemoy et une amie se lancent dans un test destiné à évaluer la consommation d’alcool, comme il en circule régulièrement pendant les fêtes de fin d’année. Une réflexion s’engage alors, autour de l’alcool, du “décalage entre les recommandations, les analyses faites par les médecins et la réalité sur le terrain. Tout est toujours prétexte à boire : un CDI, un changement d’entreprise, un anniversaire, une naissance, une fête de famille…”. Même à la télé, l’alcool tient une place importante et puis, le vin fait partie du patrimoine gastronomique.

“Des jeunes qui parlent aux jeunes”

Alors qu’en Angleterre l’opération Dry January (littéralement janvier sec) bat des records de popularité, le mois sans alcool peine à s’imposer en France. Pourtant, “il permet de réfléchir”. Il y a ceux qui, durant ce mois se rendent comptent qu’ils dorment mieux, qu’ils perdent du poids… Pour Julie Bonnemoy, les pouvoirs publics ne s’emparent pas vraiment des problèmes liés à l’alcoolisme et à toutes ses répercussions sanitaires ou sociales. Pourtant, il est “le reflet d’un certain mal être de la société”.

Tout sauf moralisatrice, la web série de dix épisodes aborde, en cinq ou six minutes, des thèmes aussi variés que la pression à boire, le trou noir, l’alcool en famille, les dangers liés à une consommation excessive… “Ce sont des jeunes qui parlent à des jeunes”, précise Julie Bonnemoy, qui a recueilli les témoignages dans différentes grandes villes de France. Pensée pour Instagram, afin de capter un public de jeunes, “Rien qu’un verre !” est un savant mélange de récits audios et de graphisme rappelant l’univers de la bande dessinée. Cette forme attractive est au service de l’objectif : interroger son rapport à l’alcool ou celui de leurs proches.

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