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novembre 2020

“Rien qu’un verre !” : la web série sur les jeunes et l’alcool

les jeunes et l'alcool
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Par Cathy Gerig
“Rien qu’un verre !” est une web série de dix épisodes sur les jeunes et l’alcool, diffusée sur Instagram et France.tv.

“T’es malade ?”; “tu es enceinte ?”; “tu es musulman ?”. Si vous passez une soirée ou un repas festif sans boire d’alcool, il est fort probable que l’on vous pose l’une de ses questions. Peut-être vous a-t-on même taxé d’un “t’es pas drôle…”. Deux jeunes réalisatrices, Julie Bonnemoy et Anaïs Caura, ont créé une web série “Rien qu’un verre !” pour pousser le public à se poser des questions sur leur rapport à l’alcool. Les jeunes, bien sûr, mais pas qu’eux.

Diffusée sur Instagram, et sur franceinfo.tv, l’idée de “Rien qu’un verre !” remonte à “il y a trois ou quatre ans”. Julie Bonnemoy et une amie se lancent dans un test destiné à évaluer la consommation d’alcool, comme il en circule régulièrement pendant les fêtes de fin d’année. Une réflexion s’engage alors, autour de l’alcool, du “décalage entre les recommandations, les analyses faites par les médecins et la réalité sur le terrain. Tout est toujours prétexte à boire : un CDI, un changement d’entreprise, un anniversaire, une naissance, une fête de famille…”. Même à la télé, l’alcool tient une place importante et puis, le vin fait partie du patrimoine gastronomique.

“Des jeunes qui parlent aux jeunes”

Alors qu’en Angleterre l’opération Dry January (littéralement janvier sec) bat des records de popularité, le mois sans alcool peine à s’imposer en France. Pourtant, “il permet de réfléchir”. Il y a ceux qui, durant ce mois se rendent comptent qu’ils dorment mieux, qu’ils perdent du poids… Pour Julie Bonnemoy, les pouvoirs publics ne s’emparent pas vraiment des problèmes liés à l’alcoolisme et à toutes ses répercussions sanitaires ou sociales. Pourtant, il est “le reflet d’un certain mal être de la société”.

Tout sauf moralisatrice, la web série de dix épisodes aborde, en cinq ou six minutes, des thèmes aussi variés que la pression à boire, le trou noir, l’alcool en famille, les dangers liés à une consommation excessive… “Ce sont des jeunes qui parlent à des jeunes”, précise Julie Bonnemoy, qui a recueilli les témoignages dans différentes grandes villes de France. Pensée pour Instagram, afin de capter un public de jeunes, “Rien qu’un verre !” est un savant mélange de récits audios et de graphisme rappelant l’univers de la bande dessinée. Cette forme attractive est au service de l’objectif : interroger son rapport à l’alcool ou celui de leurs proches.

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Elections américaines: 4 nouveaux États autorisent la consommation de cannabis

Elections américaines: 4 nouveaux États autorisent la consommation de cannabis

Plusieurs Etats américains ont profité mardi des référendums qui accompagnent traditionnellement l’élection présidentielle américaine pour assouplir leur législation sur les stupéfiants, à commencer par l’Oregon qui a décriminalisé la possession des drogues dites « dures » pour usage personnel, une première aux Etats-Unis, selon des médias locaux.

Quatre nouveaux Etats devraient par ailleurs rejoindre la liste de ceux où l’usage de cannabis à titre récréatif est légal, portant leur nombre à quinze au total: l’Arizona, le Montana, le New Jersey et le Dakota du Sud

Les électeurs de l’Oregon, Etat très progressiste du Nord-Ouest, se sont eux prononcés pour la décriminalisation de toute possession de stupéfiants, y compris des drogues dites « dures » comme l’héroïne ou de la cocaïne, dès lors qu’il s’agit d’une faible quantité destinée à un usage personnel.

Une seconde consultation du même type a également légalisé l’usage de la psilocybine, un stupéfiant tiré de certains champignons hallucinogènes, sous certaines conditions.

La première mesure prévoit qu’un individu, même mineur, trouvé en possession d’une faible quantité de drogue destinée à sa consommation personnelle aura le choix entre verser une amende de cent dollars ou suivre des séances gratuites dans des centres de désintoxication. Ces centres seront partiellement financés par les recettes fiscales provenant de l’industrie du cannabis, légale en Oregon.

Les quantités de drogue dont la possession serait tolérée dépendent de chaque substance: un gramme ou moins pour l’héroïne, deux grammes pour la cocaïne, etc.

La fabrication ou la vente des drogues illégales resteraient des crimes après l’adoption de cette mesure, qui avait le soutien de plusieurs associations de médecins et d’infirmières dans cet Etat. « Punir les gens pour usage de drogue et addiction coûte cher et n’a pas fonctionné. La meilleure approche c’est davantage de soins, pas de sanctions », ont dit ces organisations.

En revanche, l’Association médicale de l’Oregon s’opposait à la mesure validant l’usage de la psilocybine et des « champignons magiques » pour tous les individus d’au moins 21 ans, dans des centres autorisés et sous la surveillance de professionnels certifiés.

La fabrication et la consommation de psilocybine sont pour l’instant totalement illégales aux yeux de la loi en Oregon et au niveau fédéral.

L’Autorité de santé de l’Etat devrait être chargée de mettre en place les régulations et les critères pour la mise en place des centres de consommation de champignons hallucinogènes, qui n’ouvriront pas leurs portes avant janvier 2023.

L’Oregon avait été le premier Etat américain à décriminaliser le cannabis, en 1973. Il l’a légalisé en 2014.

Covid-19 : quel effet sur la consommation de drogue ?

Cannabis, cocaïne, réseaux de distribution… : un rapport montre l’influence de la pandémie de coronavirus (Covid-19) sur la consommation de drogue en Europe.

Cet état de lieux a été dressé par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT). Il indique d’abord que l’épidémie de Covid-19 n’a pas vraiment désorganisé le trafic. Ainsi, si le transport aérien a été paralysé, cela n’a pas été le cas du transport maritime, par lequel l’approvisionnement s’est poursuivi en Europe.

Autre élément : le confinement a renforcé certains comportements, comme les commandes via les réseaux sociaux et les livraisons à domicile. Sur le plan de la consommation, on observe que l’usage de drogues stimulantes, comme la MDMA et la cocaïne, a plutôt baissé durant cette période, alors que l’usage du cannabis et des anxiolytiques (benzodiazépines), en combinaison avec des boissons alcoolisées, a connu une hausse significative.

Ceci étant, globalement, le rapport souligne qu’il n’y a jamais eu autant de cocaïne en Europe que ces dernières années, avec un degré de pureté croissant. Il s’agit de la deuxième drogue la plus vendue sur le continent, derrière le cannabis. Il est important de souligner aussi qu’un nombre de plus en plus inquiétant de seniors sont confrontés à une dépendance aux médicaments opioïdes, et que les overdoses explosent. Prescrits initialement comme antidouleurs, ils induisent une très forte accoutumance. Ces produits causent des désastres aux Etats-Unis depuis plusieurs années, et ils semblent déclencher des ravages similaires en Europe.

Voir aussi l’article : Nos eaux usées : une photographie de la consommation de drogue Source: Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (https://europa.eu/european-) publié le : 01/11/2020

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