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avril 2022

Des étudiants en médecine de Poitiers sensibilisent des lycéens aux risques du cannabis

 François BretonFrance Bleu Poitou

Trois étudiants de la faculté de médecine de Poitiers ont sensibilisé ce vendredi matin 35 élèves de seconde du lycée Bois d’Amour aux risques du cannabis. Une action dans le cadre de leur service sanitaire, où ces étudiants en santé multiplient les actions de prévention devant différents publics.

Travail en groupe, quizz, échanges avec les étudiants : la sensibilisation a plu aux lycéens de Bois d'Amour.
Travail en groupe, quizz, échanges avec les étudiants : la sensibilisation a plu aux lycéens de Bois d’Amour. © Radio France – François Breton

Opération sensibilisation ce vendredi 8 avril pour 35 élèves de seconde du lycée Bois d’Amour à Poitiers. Pendant deux heures, des étudiants en médecine de Poitiers sont venus leur parler des dangers du cannabis, en organisant des ateliers. Une action dans le cadre du service sanitaire des étudiants en santé, où ces derniers vont à la rencontre de différents publics pour leur parler de santé sexuelle, d’addictions ou encore d’alimentation et d’activités physiques.

Au programme au lycée Bois d’Amour : des échanges avec les élèves autour du cannabis, de la dépendance et des ressources disponibles pour aider ou se faire aider. Certains élèves peuvent aussi tester des lunettes qui reproduisent les effets du cannabis et se défier sur un parcours d’obstacle. Le tout exclusivement animé par les étudiants et c’est qui plaît à Théo : « Ça paraît un peu plus naturel par rapport à une intervention de quelqu’un de plus âgé, pas bien renseigné sur le sujet. » Apollinaire approuve : « Je trouve ça beaucoup mieux, ils sont plus du même monde que nous. »

Un entraînement pour les futurs médecins

« On pense que l’on est plus efficace quand ce sont des paires qui parlent à leurs paires, en l’occurrence des jeunes à des jeunes. Les questions sont posées de manière plus facile, plus décontractée, sans tabou. C’est très positif », se félicite la rectrice de l’académie de Poitiers, Bénédicte Robert. 

Une action bénéfique également pour les étudiants de troisième année de médecine. « C’est important de savoir parler et prévenir, explique Lola. Il faut s’entraîner encore et encore pour savoir s’adresser à une large population. C’est notre métier de demain. »

300 étudiants de médecine et de pharmacie ont réalisé leur service sanitaire dans 17 établissements de la Vienne entre le 4 et le 8 avril.

Alcool : plus on boit, plus le risque d’infarctus et d’AVC est grand

Par Mathilde Debry

L’alcool n’impacte pas l’organisme de la même manière si on en boit peu ou beaucoup. 

Alcool : plus on boit, plus le risque d'infarctus et d'AVC est grand

DRAZEN ZIGIC / ISTOCK.

L’ESSENTIEL

  • 12,6% des adultes consomment quotidiennement de l’alcool.
  • La consommation d’alcool est significativement moins fréquente en Ile-de-France (7,1 %), Normandie (7,9 %) et Pays de la Loire (8,1 %), ainsi que dans l’ensemble des DROM.

Selon une nouvelle étude, plus on consomme de l’alcool, plus le risque de développer une maladie cardiovasculaire est grand. On parle par exemple ici de l’hypertension, de l’infarctus du myocarde, de l’accident vasculaire cérébral (AVC), de l’insuffisance cardiaque ou encore de la fibrillation atriale.

Hypertension et coronaropathie

« Quel est vraiment le risque de maladie cardiovasculaire associé à différentes quantités d’alcool, si elles sont consommées régulièrement ? », s’interrogeaient les chercheurs avant de commencer leurs travaux. « Des études observationnelles ont déjà mis au jour des bénéfices cardiovasculaires dus à une consommation modérée d’alcool, tandis que des analyses génétiques récentes ont au contraire indiqué un possible lien causal entre la boisson et le risque accru de maladie cardiovasculaire », précisent-ils.

Cette étude a porté sur 371 463 participants. Après analyse de leurs habitudes de consommation et de leurs données de santé, les scientifiques ont constaté que boire modérément était associée à des augmentations minimes du risque cardiovasculaire, tandis qu’une consommation plus importante d’alcool entrainait mathématiquement des augmentations exponentielles du risque de maladies. « Une majoration d’un degré de la consommation d’alcool était associée à un risque d’hypertension 1,3 fois plus élevé et à un risque de coronaropathie 1,4 fois plus élevé », peut-on lire dans leur compte-rendu.

Pas plus de deux verres par jour

Les chercheurs concluent : « l’épidémiologie génétique indique que la consommation d’alcool, quelle que soit la quantité, est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire, mais qu’il existe des différences de risque marquées entre les niveaux de consommation ».

Bien que le volume global d’alcool pur bu en France (11,7 litres par habitant de 15 ans et plus) soit en diminution depuis les années 60, la France reste parmi les pays les plus consommateurs au monde, se situant au sixième rang parmi les 34 pays de l’OCDE.

Santé Publique France recommande de ne pas boire plus de deux verres par jour, et pas tous les jours.

Source

Le Professeur Goullé

Vice Président de l’Académie de Médecine

Chers Amis

C’est avec joie que je publie cette photo de notre Vice-Président du CNPERT qui étrennait pour la première fois celui de l’Académie nationale de médecine en attendant, l’année prochaine, la présidence de cette Académie.

Nous le félicitons chaleureusement et lui souhaitons tout le succès qu’il mérite dans ses nouvelles fonctions. Nous savons qu’il poursuivra le combat avec la même ténacité mais avec de nouvelles possibilités.

La lutte contre les drogues et les toxicomanies s’en  trouve renforcée, c’est une raison supplémentaire de la poursuivre.

Bravo à Jean-Pierre, qu’il soit sur de notre fierté et de notre vive amitié

Jean Paul Tillement

Voici ce que subit votre corps lorsque vous buvez un verre d’alcool par jour

Par Mathieu D’Hondt · 

On vous parle aujourd’hui des effets qu’un verre d’alcool quotidien peut provoquer sur votre corps et surtout votre cerveau. 

Voici la petite phrase qu’on se répète sans cesse pour se rassurer et relativiser lorsque l’on se sert un verre d’alcool.

Après tout, ne dit-on pas que boire un peu de vin tous les jours est bon pour la santé ?

En réalité, personne n’est dupe et chacun d’entre nous sait que cette affirmation n’est qu’un prétexte pour « picoler » sans scrupule.

Car qu’on se le dise, boire n’est jamais bon mais à partir de quelle quantité ou quelle fréquence peut-on parler de danger pour la santé ?

Crédit photo : krasula / Shutterstock

Est-ce dangereux pour la santé de boire un seul verre d’alcool au quotidien ?

Si la dangerosité d’une consommation excessive fait consensus et n’est plus à prouver, la question est en revanche davantage débattue lorsque l’on s’intéresse aux effets d’un verre au quotidien.

Les avis divergent en effet y compris au sein de la communauté scientifique !

Crédit photo : View Appart / Shutterstock

Mais alors, boire ne serait-ce qu’un seul verre par jour comporte-t-il des risques ?

Si l’on en croit une récente étude de l’Université de Philadelphie (États-Unis), dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Communication, les répercussions d’une telle consommation, aussi réduite soit-elle, ne sont pas à prendre à la légère.

Ainsi, lorsque l’on consomme un verre par jour, l’alcool a également des conséquences sur la santé, à commencer par notre cerveau.

La macrostructure et la microstructure de ce dernier subissent en effet les effets néfastes de l’alcool et ce dès le premier verre. Et, de manière assez logique, plus on en consomme, plus les dommages sont importants.

Pour rappel, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et les boissons alcoolisées doivent être consommées avec modération.

Source

4 conseils pour réduire votre consommation d’alcool facilement

Si l’on tient compte des recommandations des autorités de santé, on ne devrait pas boire plus de deux verres d’alcool par jour, et pas tous les jours. Si durant la pandémie l’alcool est apparu comme une échappatoire pour bon nombre d’entre vous, sachez qu’il existe des solutions si vous voulez réduire votre consommation.

4 conseils pour réduire votre consommation d’alcool facilementAdobe Stock

Emmanuelle Jung

Publié par Emmanuelle Jung, le 30/03/2022 à 15:49

Alors que nous avons subi la pandémie et les multiples restrictions depuis 2 ans, il a pu sembler difficile de ne pas craquer pour un apéritif en fin de journée. L’alcool a en effet une échappatoire pour certains d’entre vous.

A lire aussi : Dry January : 5 méfaits de l’alcool sur votre peau

Une enquête menée par BVA pour la Ligue contre le cancer à l’occasion du Dry January a dressé un constat préoccupant : 17% des participants à l’enquête estiment boire davantage depuis le début de la pandémie, un taux qui grimpe à 30% parmi les personnes ayant une consommation à risque et à 28% parmi les jeunes de 18 à 24 ans.

Pour rappel, si l’on tient compte des recommandations des autorités de santé, on ne devrait pas boire plus de deux verres d’alcool par jour, et pas tous les jours. À long terme, l’alcool consommé trop souvent peut entraîner une dépendance et avoir des effets néfastes sur votre santé.

Vous voulez réduire votre consommation d’alcool ? Bonne nouvelle, la plupart parviennent à arrêter ou à réduire l’alcool par leur propre chef. Or, si vous faites partie des personnes qui consomment de l’alcool très fréquemment, vous êtes susceptibles de présenter des symptômes de dépendance et risquez donc d’avoir plus de mal à arrêter de boire.

Alcool : comment savoir si je suis dépendant ?

Plusieurs signaux doivent vous alerter par rapport à l’alcool. C’est le cas si vous ne pouvez pas vous passer d’alcool une journée. C’est aussi le cas si toutes vos activités sociales sont basées sur la consommation d’alcool.

En outre, si vous vous retrouvez l’alcool dans la plupart de vos pensées et si vous avez du mal à vous contrôler une fois que vous avez commencé à boire, il faut vous poser des questions. Si vous éprouvez le besoin de boire beaucoup pour ressentir les effets, c’est aussi révélateur de dépendance.

Certaines personnes vont aussi présenter des symptômes de sevrage, même léger lorsqu’elles vont passer un ou deux jours sans alcool. On va alors observer une sensation de malaise léger ou des tremblements dans les mains. À ce stade, on peut dire que la personne a un problème avec l’alcool.

En cas de dépendance sérieuse, faite une pause pendant 6 mois ou 1 an

Si la dépendance est légère, vous pourrez peut-être réduire votre consommation d’alcool par vous-même. Or, si vous êtes gravement dépendant, vous devriez consulter un médecin avant de réduire votre consommation d’alcool, car un arrêt soudain peut entraîner de graves problèmes de santé, notamment des convulsions.

Votre médecin vous accompagnera et vous recommandera une pause permanente ou temporaire avec l’alcool. Il s’agira d’arrêter l’alcool 6 mois à un 1 an avant de recommencer. Certaines personnes préfèreront ne plus boire du tout. En effet, en cas de dépendance sévère, il y aura toujours un risque de replonger.

Alcool : 4 conseils pour réduire votre consommation douceur

Réduisez la quantité de jours avec alcool

Vous êtes légèrement dépendant ? Vous devriez alors pouvoir réussir à réduire votre consommation d’alcool par vous-même si vous avez un peu de volonté.

Chaque fois que vous buvez un verre, cela pourra vous donner envie de boire plus. Commencez alors par réduire les jours sans alcool. Essayez de vous tenir la semaine et profiter d’un apéritif le week-end.

Essayez les boissons sans alcool

Il existe aujourd’hui une grande variété de boissons sans alcool. Certaines ont même un goût similaire à la version alcoolisée. Remplacez au moins une fois sur deux vos boissons alcoolisées par des cocktails sans alcool.

Faites vous suivre par votre médecin

Les conseils d’un médecin généraliste peuvent aussi vous aider à réduire votre consommation d’alcool. Il vaut donc la peine de discuter avec votre médecin si vous avez besoin d’un peu d’aide pour commencer.

Vous faire suivre par un psychologue peut aussi être une bonne solution, surtout si vous êtes très dépendant. Il va vous aider à comprendre si un mal-être plus profond n’est pas à l’origine de votre addiction.

Essayez les groupes de parole

Les alcooliques anonymes (AA) peuvent être une solution si vous êtes gravement dépendant. Ils ne vous promettent pas de résoudre vos problèmes. « Mais ils vous apprendront comme vivre sans alcool une journée à la fois, comment vous tenir loin du premier verre (concrètement et surtout par la pensée), le verre qui entraîne tous les autres verres. Une fois libérés de l’alcool, nous avons constaté que la vie devenait beaucoup plus facile. Vous n’êtes pas responsable de votre maladie, vous l’êtes de votre rétablissement », partage le groupe des AA.

Alcool : 3 conseils pour boire sans danger

À condition de consommer l’alcool modérément, il n’est pas interdit de vous accorder un verre de temps en temps. Une soirée passée avec nos proches de temps en temps est parfois la bonne solution si le moral est en berne. Or, comment éviter les aléas de l’alcool ? Notre nutritionniste Raphaël Gruman nous partage plusieurs conseils.

Prenez un verre d’alcool en début de repas, plutôt qu’à la fin

Dans l’idéal, prenez un apéro et un verre de vin en tout début de repas. Si vous consommez de l’alcool jusque tard le soir, il aura tendance à vous fatiguer, d’autant qu’après un généreux repas, la digestion est plus longue et donne envie de dormir.

Alternez l’alcool avec des verres d’eau

L’alcool quel qu’il soit occasionne la déshydratation. C’est ce phénomène qui vous inflige les migraines le lendemain d’une soirée arrosée. D’autres constateront que leur peau a tendance à s’assécher. Boire de l’eau toute la soirée aide à limiter la quantité de vin et l’effet « gueule de bois » dû à la déshydratation. L’idéal : alterner entre un verre d’alcool et un verre d’eau.

Ne buvez pas d’alcool à jeun

« Ne buvez pas à jeun. Ayez toujours quelque chose dans le ventre », préconise Raphaël Gruman. Choisissez les bons aliments pour mieux absorber l’alcool, comme les féculents« .

Boire à jeun favorise les coups de pompe et élève la glycémie. En fin de journée, notre taux de sucre sanguin est bas. Pour qu’il ne chute pas trop, le foie peut libérer du sucre. Or, si on boit de l’alcool, le foie va s’occuper en priorité de son élimination, d’où le risque d’hypoglycémie. Il faut donc manger lors d’un apéro alcoolisé.

Sources

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