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Date

19 août 2022

Japon : le gouvernement lance une campagne publicitaire pour relancer la consommation d’alcool chez les jeunes

Les taxes sur l’alcool ne représentaient plus que 1,7% du revenu total des impôts du pays en 2020, contre 5% il y a quarante ans. 

franceinfo

Des jeunes japonais boivent de l'alcool dans un bar à Tokyo (Japon), le 24 mars 2022.  (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)
Des jeunes japonais boivent de l’alcool dans un bar à Tokyo (Japon), le 24 mars 2022.  (HIROTO SEKIGUCHI / YOMIURI / AFP)

Un coup de boost pour la boisson. Le gouvernement japonais va lancer cet été une campagne publicitaire afin d’inciter les jeunes à boire plus d’alcool, a rapporté mercredi 17 août le journal britannique The Guardian (en anglais). Nommée « Saké Viva ! » (en référence au célèbre spiritueux japonais), la campagne publicitaire, qui s’étalera jusqu’au 9 septembre, est organisée par la NTA (National Tax Agency), l’agence nationale des impôts japonaise.

Elle se présentera sous la forme d’un concours réservé aux Japonais âgés de 20 à 39 ans, qui entend recueillir l’avis des jeunes pour relancer la consommation d’alcool dans le pays à travers de nouvelles « stratégies de ventes »précise le média en ligne japonais JiJi.com (en japonais), cité par The Guardian. Les finalistes seront ensuite convoqués pour une remise des prix, le 10 septembre, et seront financés pour commercialiser leurs idées. 

Les revenus des taxes sur l’alcool en baisse

Selon le média japonais, le nombre de personnes qui ne boivent pas d’alcool a augmenté ces dernières années en raison de la baisse d’opportunités de boire à l’extérieur, liée à la crise de Covid-19. La NTA a relevé que la consommation d’alcool dans le pays était passée de 100 litres par personne et par an en moyenne, en 1995, à 75 litres en 2020. La consommation de bière est celle qui a le plus chuté, rapporte également le journal britannique.

Cette baisse de consommation a entraîné une chute des ventes, affectant par conséquent le budget du Japon, déjà en berne. Les taxes sur l’alcool, qui représentaient 5% de l’ensemble des revenus fiscaux du pays en 1980, n’en représentaient plus que 1,7% en 2020. Le déficit commercial du pays atteignait en mai 2 385 milliards de yens (17 milliards d’euros), soit son pire niveau depuis huit ans, selon Les Echos

Tabac et alcool à l’origine de près 40 % des cancers dans le monde

selon une méta-étude parue dans le « Lancet »
Publié le 19/08/2022
Crédit photo : Phanie

Elle confirme ce que l’on savait déjà : près de la moitié des cancers dans le monde sont attribuables à un facteur de risque donné, dont en premier lieu le tabac et l’alcool, conclut une méta-étude publiée ce 19 août dans le « Lancet ». « Selon notre analyse, 44,4 % des morts par cancer dans le monde (…) sont attribuables à un facteur de risque qui a été mesuré », écrivent leurs auteurs qui plaident pour un renforcement des mesures de prévention pour lutter plus efficacement contre la maladie. 

Ces travaux réalisés dans le cadre du Global Burden of Disease, un vaste programme de recherche financé par la fondation Bill Gates, sont d’une ampleur sans équivalent, impliquant plusieurs milliers de chercheurs dans la majeure partie des pays du monde.Ils permettent donc de connaître plus en détail les facteurs de risques selon les régions du monde même si, dans l’ensemble, ses conclusions confirment ce qui était déjà connu : le tabac est de loin le principal élément ayant favorisé un cancer (33,9 %), suivi par l’alcool (7,4 %).

Prévention et dépistage

Surtout, ces conclusions plaident pour accorder une grande place à la prévention en matière de santé publique, puisque nombre de ces facteurs de risques se rapportent à des comportements qui peuvent être changés ou évités. Toutefois, une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre que la prévention ne suffit pas.

Celle-ci, selon les auteurs, doit donc s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces. Dans un commentaire indépendant, publié dans la même édition du « Lancet », deux épidémiologistes ont appuyé ces conclusions, estimant également que l’étude souligne l’importance de la prévention.

Ces deux commentateurs, Diana Sarfati et Jason Gurney, ont toutefois appelé à ne pas forcément prendre pour argent comptant la précision des estimations données, remarquant que le recueil des données est par nature sujet à de nombreuses insuffisances dans plusieurs pays.

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