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Date

17 septembre 2022

HHC : vendu sur internet, un nouveau dérivé du cannabis inquiète les experts

Ludivine Maurice Journaliste

Publié le 16/09/2022  en collaboration avec Dr Joachim Müllner (Psychiatre)

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Depuis quelque temps, un nouveau dérivé du cannabis connaît un réel engouement. Vendu sur Internet, le HHC profite d’un vide juridique pour se répandre, alors qu’on en sait peu sur ces réels effets sur la santé. Doctissimo fait le point avec le Dr Joachim Müllner. psychiatre.

Sommaire

  1. HHC : de quoi parle-t-on ?
  2. Des effets similaires au THC ?
  3. Le HHC est-il dangereux pour la santé ?
  4. HHC : est-ce une drogue ?
  5. HHC : légal ou illégal ?

Clément vient de commander sur un site américain des cartouches de HHC, un dérivé du cannabis. Il sait qu’il recevra d’ici quelques jours ce e-liquide pour sa vapoteuse rechargeable. De plus en plus d’experts s’inquiètent sur cette nouvelle mode autour d’un composé encore peu connu.

HHC : de quoi parle-t-on ?

Le HHC un acronyme pour « hexahydrocannabinol », correspond à une molécule présente dans le chanvre. Il s’agit d’un cannabinoïde tout comme le CBD ou encore le THC.

« Contrairement au THC (tétrahydrocannabinol) et au CBD (cannabidiol) qui sont des composants chimiques retrouvés naturellement dans la fleur de cannabis, le HHC est une molécule fabriquée en laboratoire à partir de THC naturel (par hydrogénation d’une molécule de THC). Il s’agit donc d’une molécule de synthèse », explique le Dr Joachim Müllner, psychiatre à l’hôpital Hôtel Dieu (Paris).

Des effets similaires au THC ?

Le HHC est consommé sous forme d’huile fumée ou de e-liquide vapoté. A cause d’un manque d’études scientifiques, il est difficile de dire avec précisions les effets psychodysleptiques (d’altération des capacités cognitives) du HHC, selon notre expert.

« Il semblerait que le HHC possède des effets communs au CBD et THC en terme d’effet orexigène (augmente l’appétit), d’effet anxiolytique, d’effet sédatif, et d’élation de l’humeur (état d’excitation euphorique)« , ajoute l’expert.

En somme, l’expert ajoute que certains consommateurs de ce produit déclarent que l’effet du HHC est beaucoup plus fort que le THC, d’autres le trouvent moindre.

Le HHC est-il dangereux pour la santé ?

Cette molécule est-elle dangereuse pour la santé ? Faute d’une évaluation scientifique rigoureuse, il est difficile de répondre à cette question. Cependant, comme souligne l’expert, « de même que pour tous les psychotropes, cela dépend de la voie d’administration, du mode de consommation et du fait que notre organisme y soit dépendant ou pas. Comme le THC par exemple, l’effet est très différent en fonction du type de produit consommé, de son mode de fabrication, de la personne qui le consomme, et en fonction de l’état dans lequel la personne se trouve au moment de la consommation ».

« S’il s’avérait que le HHC, comme le THC, était un « psychodysleptique » c’est-à-dire un perturbateur du traitement des informations par le cerveau, il serait alors clairement considéré comme « dangereux pour la santé »« , note le Dr Joachim Müllner.

HHC : est-ce une drogue ?

Définir le HHC comme une drogue est assez complexe d’après l’expert : « Cela dépend de la définition du mot « drogue » que l’on utilise. Si on entend par « drogue » une « substance psychoactive » donc un « psychotrope », oui le HHC est une drogue, de même que le THC ou le CBD. Par contre, si on entend « drogue » dans le sens « inducteur de dépendance », alors les études manquent pour le moment pour pouvoir l’affirmer mais les rares études existantes comparent les effets du HHC à celui du THC. Donc en ce sens on peut imaginer que, comme le THC, le HHC induit une dépendance. Si l’on comprend le terme « drogue » dans le sens « mauvais pour la santé », alors cela dépend du mode de consommation du produit (fumer est par exemple clairement mauvais, l’ingérer l’est moins), et cela dépend également des effets psychotropes ».

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Des programmes « argent contre dépistage » pour lutter contre les addictions aux drogues

Dans le Connecticut, aux États-Unis, la lutte contre les addictions aux opiacés se fait de plus en plus sans médicaments, notamment grâce à de nouvelles techniques impliquant des jeux qui permettent aux personnes intoxiquées de gagner de l’argent et des chèques cadeaux.

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Quels sont les alcools qui augmentent le plus la glycémie ?

Le sucre n’est pas le seul nutriment qui influe sur le taux de glucose sanguin. Les boissons alcoolisées peuvent, elles aussi, provoquer des hyperglycémies, néfastes pour l’organisme. Pour autant, tous les alcools ne sont pas logés à la même enseigne. Raphaël Gruman, nutritionniste à Paris, nous aide à faire le point, et nous propose un top 4 des alcools à éviter pour conserver une glycémie stable.

Quels sont les alcools qui augmentent le plus la glycémie ?Adobe Stock

Publié par Lise Lafaurie,

Cet article est validé par Raphaël Gruman, ambassadeur de Medisite – Nutritionniste

L’importance de maintenir une glycémie stable tout au long de la journée – que ce soit pour la santé, le poids ou le bien-être – n’est plus à démontrer. Les pics de glycémie favorisent le stockage des graisses par le biais de l’insuline, et entretiennent les fringales de sucre en provoquant une hypoglycémie réactionnelle. À long terme, ces variations de glycémie sont susceptibles de fatiguer le pancréas et de favoriser l’apparition d’un diabète de type 2, lui-même à l’origine d’un surpoids et d’une augmentation des risques cardio-vasculaires.

Glycémie : attention à l’alcool

Le sucre n’est pas le seul nutriment à limiter pour garder une glycémie stable. L’alcool peut lui aussi faire grimper au plafond le taux de glucose sanguin.

« Lorsque l’on boit une boisson alcoolisée, l’alcool absorbé par l’organisme est rapidement métabolisé par le foie, et transformé en sucre au niveau du sang« , explique Raphaël Gruman. Plus une boisson est riche en alcool, plus elle élève rapidement et fortement la glycémie. « Autre valeur à prendre en compte : la teneur en sucre de ces boissons alcoolisées, qui vient s’ajouter à leur teneur en alcool pour potentialiser le pic de glycémie », ajoute le nutritionniste.

Enfin, la taille des portions consommées entre également en ligne de compte, puisqu’en toute logique, plus un verre est grand, plus il contient de sucre et d’alcool, et donc plus rapidement, il fait monter la glycémie. « Il faut donc comparer les alcools en fonction de la taille des portions usuelles consommées : à savoir un ballon de vin, une flûte de champagne, une tasse de cidre, un demi de bière ou un fond de whisky », détaille Raphaël Gruman.

En prenant en compte ces trois facteurs, voici donc les 4 boissons alcoolisées qui provoquent la plus forte et rapide élévation du taux de sucre dans le sang.

Les cocktails : de vraies bombes glycémiques

Préparés à base de soda, de jus de fruit et/ou de sirop de sucre, associés à un ou plusieurs alcools forts, les cocktails alcoolisés sont indiscutablement les pires boissons pour la glycémie. Parmi eux, la Pina Colada faite de crème de coco, de jus d’ananas et de rhum, se place en tête de liste. Elle est suivie de près par le Russe Blanc (white Russian) confectionné à base de vodka, de liqueur de café et de crème, lui-même talonné par le Long Island Iced tea qui cumule vodka, rhum, triple sec, tequila et gin, le tout rehaussé d’une rasade de cola.

Ces cocktails ont en outre l’inconvénient de se boire très facilement – le goût du sucre masquant celui de l’alcool – et le risque est donc de ne pas se limiter à un verre. De quoi faire littéralement exploser la glycémie… et l’alcoolémie au passage.

Les liqueurs ou « crèmes » : l’équivalent de 8 morceaux de sucre

Ces boissons spiritueuses sont élaborées par aromatisation d’une base alcoolique à l’aide de fruits, de plantes, de produits laitiers ou d’œufs. Elle peut être faite par différents procédés, dont la macération ou l’infusion et par addition de sucre ou de miel. Généralement dégustées en fin de repas, à la façon d’un digestif, ces liqueurs cumulent un taux d’alcool élevé (25 à 30 degrés) et une très forte teneur en glucides.

Chartreuse, Génépi, Limoncello, Baileys, Crème de cassis et autres Amaretto apportent ainsi en moyenne plus de 40 g de sucre aux 100 g, à savoir l’équivalent de 8 morceaux de sucre ! Ils sont à fuir pour quiconque souhaite éviter un excès de glucides.

La bière : une des boissons les plus nocives pour la glycémie

Sous ses airs innocents de boisson modérément alcoolisée, la bière fait pourtant partie des boissons les plus nocives pour la glycémie. « Certes, elle est moins titrée en alcool que beaucoup d’autres boissons, mais elle est faite à partir de céréales – le houblon – et est donc très glucidique« , révèle le nutritionniste.

Par ailleurs, les q uantités consommées sont plus importantes que toutes les autres boissons alcoolisées, puisque les portions standards sont le demi (250 ml) et la pinte (500 ml) soit deux à quatre fois plus que les autres : ballon de vin, coupe de champagne et verre de cocktail.

Mention spéciale pour certaines bières qui contiennent du sirop de glucose, du sucre ajouté ou du caramel en plus du houblon, ce qui augmente encore leur capacité à faire grimper le taux de sucre sanguin.

Hyperglycémie : méfiance avec les vins moelleux et liquoreux

Le Sauterne, le Monbazillac ou encore le Muscat font partie des vins dits moelleux, voire liquoreux. Bien que leur titrage en alcool soit modéré (12 à 14 degrés), ils contiennent 10 à 45 g de sucre par litre, soit bien plus qu’un vin sec qui en contient moins de 2 g.

Les vins moelleux et liquoreux sont obtenus à partir de raisins blancs et plus rarement de raisins noirs, et sont élaborés à partir de grains récoltés en sur-macération ou ayant atteint la pourriture noble. Au cours de ce processus, le raisin perd de l’eau et se concentre donc en sucre, d’où leur teneur élevée en glucides. On leur préfère un vin sec, tel qu’un chardonnay, un sauvignon ou encore un chablis, quasiment dépourvus de sucre, mais tout aussi savoureux.

Et les alcools qui augmentent le moins la glycémie ?

Sur la première marche du podium des alcools qui élèvent le moins la glycémie : le cidre de pomme. Avec ses 3 à 5 degrés d’alcool et sa faible teneur en sucre, il peut être dégusté sans culpabilité – mais toujours avec modération ! – par quiconque surveille sa ligne et se préoccupe de sa santé. « À plus forte raison lorsqu’il est brut, le cidre est de loin l’alcool le moins nocif pour la glycémie« , assure Raphaël Gruman.

Viennent ensuite tous les vins secs – qu’ils soient rouges, blancs ou rosés – et le champagne, qui sont des alcools modérément caloriques et presque exempts de sucre.

Pour un effet encore plus limité sur la glycémie, on veille à ne pas les déguster à jeun, mais au cours d’un repas, pour que les autres nutriments – protéines, lipides et glucides – ralentissent l’absorption du sucre et de l’alcool.

Attention à l’addiction !

Outre le fait que l’alcool fasse monter la glycémie, il est surtout très addictif et nocif lorsqu’il est consommé en excès. En France, l’alcool est responsable chaque année de quelque 49 mille décès prématurés.

Pour limiter ses méfaits, il est souhaitable de suivre quelques recommandations. « Pas plus de 2 verres par jour pour une femme et 3 pour un homme, en veillant à observer 2 jours au moins par semaine sans alcool », insiste Raphaël Gruman.

Au cours d’une soirée exceptionnelle, on pense toujours à alterner un verre d’alcool et un verre d’eau, et pour éviter les risques d’intoxication, on ne dépasse jamais 4 verres maximum dans la soirée.

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