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Date

5 novembre 2022

AVC : boire cette quantité d’alcool chaque jour augmenterait les risques, selon une étude

Publié le 4/11/2022

Troubles cardiovasculaires, cancers, cirrhose… Ce sont autant de conséquences d’une consommation importante d’alcool, comme l’explique Santé Publique France sur son site. Mais boire de manière modérée pourrait également suffire à causer des dommages parfois irréversibles : c’est ce qu’ont avancé des chercheurs coréens dans une nouvelle étude, publiée début novembre dans la revue Neurology.

Boire plus d’un verre d’alcool par jour augmenterait les risques d’AVC

Pour la réaliser, les données de plus d’un million de patients, âgés de 20 à 39 ans, ont été utilisées.

Après une évaluation régulière de leur consommation d’alcool, les scientifiques ont dressé un constat inquiétant : les personnes ayant bu « plus de 105g/semaine d’alcool » (soit plus d’un verre par jour) pendant deux, trois ou encore quatre ans « présentaient des risques significativement plus élevés d’accident vasculaire cérébral« .

En effet, 3.153 sujets ont subi une attaque cérébrale au cours des travaux. Une consommation d’alcool régulière était également associée à « des risques plus élevés d’AVC hémorragique« , notamment chez les jeunes adultes. Ceux qui prenaient plus d’un verre d’alcool par jour étaient donc 20% plus susceptibles d’être victimes d’un AVC que ceux qui ne buvaient pas, ou très peu.

AVC : quels sont les signes à reconnaître ?

Pour cette étude, de nombreux autres facteurs de risque d’AVC, tels que le tabagisme ou encore l’hypertension artérielle, ont été pris en compte par les chercheurs. Comme le détaille le ministère de la Santé et de la Prévention, un AVC est causé soit par « un vaisseau/une artère qui se bouche« , soit par « une artère qui se rompt« . Certains signes en sont caractéristiques. On note par exemple :

  • Une déformation de la bouche
  • Des troubles de la parole
  • Une faiblesse d’un côté du corps

« Plus de 90% du fardeau de l’AVC dans son ensemble peut être attribué à des facteurs de risque potentiellement modifiables« , assure Eue-Keun Choi, professeur de médecine interne et co-auteur de l’étude, dans un communiqué. Selon lui, les stratégies de prévention de ces attaques cérébrales devraient donc s’orienter sur la consommation d’alcool et les autres facteurs de risque. L’AVC étant une urgence vitale, contactez le SAMU (15) ou les pompiers (18) si vous pensez en être victime, ou si vous voyez quelqu’un en faire un.

Source : Cumulative Alcohol Consumption Burden and the Risk of Stroke in Young Adults : A Nationwide Population-Based Study (American Academy of Neurology)

Source de cet article

Drogues : les consommateurs sont plus à risque de développer une fibrillation auriculaire

Les effets délétères des drogues sur la santé sont bien connus. Néanmoins, les scientifiques continuent de les étudier. Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie aux Etats-Unis vient de découvrir un risque de fibrillation auriculaire (FA) augmenté chez les consommateurs de cannabis, de cocaïne, d’héroïne mais aussi d’opiacés.

Sommaire

  1. Une étude sur plus de 23 millions de personnes
  2. Plus la drogue est dure, plus le risque de fibrillation augmente
  3. Qu’est ce que la fibrillation auriculaire ?
  4. Des études complémentaires sont nécessaires

Les drogues, qu’elles soient considérées comme « douces » ou « dures » ou qu’elles soient légales (comme les médicaments opiacés) ont toutes des effets néfastes sur la santé. Elles sont néanmoins considérées comme telles car certaines semblent effectivement plus destructrices que d’autres, pour l’organisme.

Une étude sur plus de 23 millions de personnes

Pour étudier les effets du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne et des opiacés sur le système cardio-vasculaire, les chercheurs ont examiné le risque d’arythmie cardiaque chez les utilisateurs de ces drogues.

Ils ont pour cela analysé les données de chaque admission à l’hôpital et de chaque visite dans les établissements chirurgicaux ambulatoires et les services d’urgence en Californie de 2005 à 2015, recueillant des informations auprès d’un total de 23 millions de personnes.

Seule une fraction des patients inclus dans l’étude consommaient des drogues : 132 834 consommaient du cannabis, 98 271 consommaient de la méthamphétamine, 48 700 consommaient de la cocaïne et 10 032 consommaient des opiacés.

Plus la drogue est dure, plus le risque de fibrillation augmente

Résultats : les consommateurs de cannabis étaient 35 % plus susceptibles de recevoir un diagnostic de fibrillation auriculaire dans la décennie que les non-consommateurs. Les risques sont encore plus importants pour les personnes consommant de la cocaïne ou de l’héroïne/opioïdes avec respectivement 61 % et 74 % de risque de FA.

Qu’est ce que la fibrillation auriculaire ?

On parle de fibrillation auriculaire lorsque les cavités supérieures du cœur, ou les oreillettes, battent de manière chaotique et désynchronisée avec les cavités inférieures, ou ventricules, du cœur. La fibrillation auriculaire peut entraîner des AVC, une insuffisance cardiaque et d’autres complications sur le système cardio-vasculaire.

Pour l’auteur principal de ce travail, le Dr Gregory Marcus, professeur de médecine à l’UCSF au sein de la division de cardiologie, dont les conclusions ont été publiées dans la revue European Heart Journal, « il est fascinant de considérer que les substances inhalées se déplacent directement des poumons vers les veines pulmonaires, qui se vident dans l’oreillette gauche, et que les veines pulmonaires et l’oreillette gauche sont particulièrement importantes pour générer la FA ».

Des études complémentaires sont nécessaires

Interrogé sur cette étude, le Dr William Lowenstein, médecin interniste et Président de SOS Addictions salue ce travail : « C’est une volumineuse étude, très intéressante car elle concerne aussi bien les risques cardiovasculaires des médicaments légaux (opiodes) que ceux des substances illégales. C’est un premier pas nécessaire à l’information générale : ce n’est pas parce qu’une substance est interdite qu’il ne faut pas en étudier les risques physiques, en informer les usagers et envisager des stratégies de réduction des risques ».

Il apporte un bémol toutefois. Pour lui, « l’absence de précisions dans cette étude sur les doses responsables de FA ou la fréquence des consommations (occasionnelles ou chroniques, notamment pour la cocaïne) impose des études complémentaires pour élaborer des stratégies de réduction des risques ».

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