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Publié: 22.05.2023, 18h041

Le nombre de patients ayant recours à l’oxycodone, médicament opiacé très addictif, a augmenté de manière «inquiétante» ces dernières années en France, a mis en garde lundi la Société française de pharmacologie (SFPT).
La SFPT alerte sur les risques de cette substance, «premier médicament qui a été au centre de la crise des opioïdes aux États-Unis». «Sa prescription en France suit une progression inquiétante alors qu’elle ne présente pas d’avantage pharmacologique par rapport à la morphine», ajoute ce document.
L’oxycodone pourrait être «plus addictogène» que la morphine, considère la SFPT, et n’a aucun avantage en termes d’effets indésirables fréquents.
L’implication de cette substance dans les décès toxiques par antalgiques (DTA) a quadruplé entre 2013 et 2017. En 2019 en France, 23 impliquaient l’oxycodone.
«Après une opération, 15 jours sous un opiacé, c’est suffisant», assure-t-il. «Nous voudrions voir s’il y a une portion de population qui reçoit des prescriptions plus longues, ce qui pourrait faire penser à un mésusage, voire à un trouble de l’usage», a expliqué à l’AFP le Pr Francesco Salvo, responsable du centre régional de pharmacovigilance de Bordeaux (sud-ouest).
Interrogé sur la politique commerciale des laboratoires comme possible origine à cette hausse, Francesco Salvo a estimé ne pas avoir «de preuve». «Mais je ne peux pas l’exclure au vu de ce qui s’est passé avec les opiacés dans l’histoire de la médecine», note-t-il.
Laboratoires et distributeurs pharmaceutiques aux États-Unis sont accusés d’avoir, à partir de 1996, fait la promotion agressive d’antidouleurs aux opiacés comme l’oxycodone.
Leur dangerosité a éclaté au grand jour au milieu des années 2010 avec une explosion des overdoses liées aux opiacés, qu’il s’agisse de médicaments prescrits ou de drogues de synthèse comme le fentanyl. Environ 600’000 personnes en sont mortes en 20 ans.
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Fiona Gélin célèbre ses 61 ans ce lundi 22 mai.
Si la comédienne a durablement marqué le cinéma et le théâtre français, elle a eu un parcours semé d’embûches, entaché par des addictions à l’alcool et à la drogue ainsi que par de (récents) problèmes d’argent.
Sortie du tunnel, l’actrice a gagné le combat contre ses vieux démons. Sa célèbre famille, ses drames, son compagnon, son fils…
Voici tout ce que vous ne saviez pas sur Fiona Gélin…
Professeur Jean Costentin
Ne pouvant plus taire les multiples méfaits des drogues, les médias rompent enfin le silence. Pas tous cependant, ne cherchez rien dans l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » sur ce sujet qui, depuis cinq ans, ne fait plus partie de ses valeurs. Les « faits divers » liés aux drogues sont devenus envahissants, pour vous en convaincre rappelons pêle-mêle et de façon non exhaustive :
Par Maëlane LOAËC
Publié le 21 05 23
Sur les réseaux sociaux, certains influenceurs font la promotion d’alcool dans leurs publications, souvent au mépris des règles qui encadrent ce type de publicité.Dans une moindre mesure, certains semblent aussi inciter leurs abonnés à la consommation de drogues, de façon plus ou moins explicite.Le phénomène inquiète les addictologues et les associations, qui plaident pour davantage de contrôle.
Karaoké, tenues de soirée et cascade de ballons : l’influenceuse star Maeva Ghennam a célébré cette semaine son 26e anniversaire, une fête d’apparence bon enfant qu’elle n’a pas manqué de filmer sur Snapchat pour ses 2,3 millions d’abonnés. Mais sur ces vidéos partagées en story par l’ex-candidate de téléréalité, l’on aperçoit une table garnie de bouteilles d’alcool et à la main de plusieurs de ses amies, des ballons de protoxyde d’azote ou « gaz hilarant », une substance psychoactive dont la popularité croissante inquiète.
Une séquence symptomatique d’un phénomène préoccupant sur les réseaux sociaux : des influenceurs qui mettent en scène une consommation de produits addictifs, allant même parfois jusqu’à en faire la promotion.
« On remarque surtout une surconsommation d’alcool », constate auprès de TF1info Audrey, qui traque depuis plusieurs années les dérives des influenceurs sur son compte Instagram « Vos stars en réalité ». Si Maeva Ghennam a affirmé quelques heures plus tard ne pas avoir inhalé elle-même de gaz hilarant, ayant vécu des expériences traumatisantes à ce sujet par le passé, elle a assumé être en « gueule de bois » le lendemain, dans une vidéo où la jeune femme apparaît amorphe, l’élocution brouillée.
La consommation ou la promotion de drogues, elle, reste plus marginale chez les influenceurs, mais se maintient. « Dès 2019 et 2020, on pouvait déjà repérer des ballons. Désormais, cela est moins fréquent, mais le phénomène existe toujours », pointe Audrey. « J’ai aussi vu des joints, certains influenceurs allant même jusqu’à faire la promotion d’un dealer, dans de rares cas. »
Stéphanie Lukasik, enseignante chercheuse à l’université du Luxembourg et auteure L’Influence des leaders d’opinion (Éditions L’Harmattan), souligne quant à elle avoir repéré ces dernières années la promotion de vente de cannabis par des influenceurs, en particulier pendant la crise sanitaire, mais aussi le cas encore plus préoccupant d’une influenceuse évoquant auprès de ses abonnés son recours à des champignons hallucinogènes et du LSD, « permettant selon elle d’atteindre un certain développement personnel ».
Des substances dont elle parle, mais qu’elle ne consomme en revanche jamais devant la caméra, une forme d’incitation « beaucoup plus subtile » aux yeux de la spécialiste.
Ces pratiques sont pourtant en principe encadrées dans la loi. Le code de la santé publique sanctionne toute promotion de la drogue, autant son usage que son trafic, d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende. Pour le protoxyde d’azote, qui n’est pas illicite en France, une loi de 2021 punit tout de même de 15.000 euros d’amende « le fait de provoquer un mineur » à en consommer.
Quant à l’alcool, la loi Evin autorise d’en faire la publicité, sauf lorsqu’elle s’adresse à un jeune public. Les promotions doivent aussi comporter la mention « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération », rester objectives et ne pas mettre en scène la consommation dans des contextes positifs, par exemple festifs, ce qui constitue pourtant le décor de nombreuses publicités mises en ligne par des influenceurs. La publicité pour le tabac est, de son côté, complètement interdite, mais certains se montrent encore en photo ou en vidéo avec des paquets de cigarette portant une marque en évidence.
En pratique, il est bien difficile de contrôler tous ces comportements face à la multiplicité des contenus, mais aussi les stratégies de détournement que déploient certains influenceurs, qui privilégient les stories, ces vidéos éphémères qui disparaissent au bout de quelques heures. « Il faudrait une surveillance permanente », regrette Stéphanie Lukasik.
Sans compter que les plateformes appartiennent à des sociétés étrangères et que tous les pays n’appliquent pas la même régulation. Par ailleurs, certains influenceurs partent habiter à l’étranger, à l’instar de Maëva Ghennam qui réside maintenant à Dubaï, tout en continuant à s’adresser au public de leur pays d’origine.
Un règlement européen espère resserrer la vis dès la fin août, en imposant à plusieurs plateformes, dont Instagram, TikTok et Snapchat, de renforcer la lutte contre les contenus illicites. En attendant, reste encore la possibilité de signaler les contenus problématiques auprès de ces plateformes, mais le temps qu’une décision soit prise, le mal est souvent déjà fait. Les photos et vidéos ont déjà pu être visionnées par des centaines de milliers d’internautes, y compris les plus jeunes.
Jean-Pierre Couteron, psychologue-addictologue
Si les audiences des influenceurs, notamment issus de la télé-réalité, sont majoritairement adultes, selon Audrey de « Vos stars en réalité », plusieurs spécialistes interrogés par TF1info se disent particulièrement inquiets des effets insidieux de ce type de contenu sur les adolescents, qui restent plus vulnérables face à la tentation de prendre ces influenceurs pour modèle.
Dans le cas de la promotion d’alcool en particulier, « les influenceurs jouent sur le sentiment d’être rendu plus désirable et valorisé au regard des autres, mais aussi d’appartenir à une communauté », grâce à ce lien pseudo-intime et de confiance, explique Jean-Pierre Couteron, psychologue-addictologue au CSAPA Le Trait d’Union de l’association Oppelia, à Boulogne-Billancourt.
Parmi les jeunes de 17 ou 18 ans qui le consultent, plusieurs estiment que certains influenceurs ont participé à leur donner envie de consommer. « Ils effacent tous les risques et banalisent cette consommation, en se mettant en scène en train de ressentir l’effet positif que le consommateur voudrait rechercher », ajoute l’ancien président de la Fédération Addiction.
Cette question s’est retrouvée ces dernières semaines au cœur des débats, dans le cadre de la préparation d’une proposition de loi pour réguler le métier d’influenceur, qui sera débattue en commission mixte paritaire la semaine prochaine. Mais le texte s’en tiendra finalement à rappeler que la loi Evin s’applique bien à l’activité d’influence. « On renforce quand même le contrôle, en précisant que cette activité recoupe à la fois les partenariats rémunérés, mais aussi les avantages en nature, comme les colis promotionnels », précise l’un de ses rapporteurs, le député PS Arthur Delaporte, qui espère un vote au début du mois de juin.
Enclin à une interdiction totale des publicités d’alcool via les influenceurs, l’élu a dû se résigner à abandonner le projet, faute de majorité, au grand dam de l’association Addictions France, pour qui ce nouveau texte ne sera pas suffisant. « Cela va continuer comme avant, avec des publications qui passent sous les radars », prédit Myriam Savy, directrice communication et plaidoyer.
Dans le cadre d’un projet d’observation, l’association a recensé quasiment 10.000 contenus faisant la promotion d’alcool depuis octobre 2021, dont la moitié émanant d’influenceurs. Par manque de moyens, elle a ciblé 400 contenus parmi les plus problématiques au regard de la loi, en contactant directement les créateurs concernés, cumulant tous plus de 10.000 abonnés.
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Seules un tiers des publications ont été retirées spontanément. En cas d’absence de réponse, l’organisation s’est redirigée vers les plateformes hébergeuses, allant même jusqu’à poursuivre en justice Meta, la maison mère d’Instagram, dont elle a obtenu en février dernier le retrait d’une quarantaine de publications, un geste qui arrive malheureusement « déjà trop tard ». D’autant que même après la suppression d’un contenu, certains influenceurs récidivent parfois avec de nouvelles publicités.
Dernier garde-fou, selon les spécialistes, l’entourage amical ou familial de l’influenceur peut aussi l’inciter à s’excuser après un dérapage, ou encore les agences avec lesquels nombre d’entre eux travaillent, bien conscientes que leur réputation peut être en jeu. La communauté elle-même peut aussi le rappeler à l’ordre. Reste qu’encore une fois, il peut s’écouler plusieurs heures, voire jours, entre la publication initiale et les excuses, un temps d’exposition qui ne se rattrape jamais.

Quand quelqu’un devient accro à la drogue, l’impact sur les autres membres de la famille est indéniable. Cela laisse parfois des cicatrices indélébiles sur les relations interpersonnelles. Témoignages de proches ébranlés par ce fléau.
Il n’y a pas que le corps qui souffre des effets de la dépendance à l’alcool, aux drogues ou aux médicaments. Il y a aussi les proches de la personne dépendante. En effet, qu’il s’agisse de notre conjoint, de notre famille, nos amis ou collègues, la dépendance aux drogues ou aux autres substances chimiques peut avoir des effets néfastes sur nos relations professionnelles et personnelles
Dans certains cas, les personnes qui entourent un proche toxicomane ont le sentiment qu’elles ont une part de responsabilité dans le développement de l’addiction et ressentent de la culpabilité. C’est le cas de Marie-Christine, 27 ans, dont le conjoint est dépendant depuis quelques années. « Au début de notre rencontre, je savais que mon conjoint se droguait car il ne me l’avait pas caché. Je lui ai dit tout ce que j’en pensais même s’il ne le faisait pas devant moi ni quand il venait me retrouver.
Quand nous sommes allés vivre ensemble, je n’appréciais pas qu’il le fasse même en dehors. Malgré cela, je l’aimais beaucoup. C’est quelqu’un de bien », raconte-t-elle. Après quelque temps, elle commence à se remettre sérieusement en question dans la manière dont elle s’est comportée envers son conjoint.
Elle constate qu’elle souffre autant que lui de cette dépendance. « Je me rends compte que le fait de lui en parler n’a rien changé. Je sais que j’aurais dû agir, faire plus. Je n’ai pas su comment lui venir en aide. C’est très lourd à gérer. »
Cette douleur, Kaliani R. la ressent aussi. Son fils, qu’elle appelle affectueusement Moune, se shoote à la drogue dure depuis trois ans. Elle estime que c’est de sa faute.
« Après la mort de mon époux, il était très affecté d’autant que nous nous sommes retrouvés seuls. Il sortait beaucoup et parfois, il ne rentrait pas. Je ne soupçonnais pas qu’il puisse se droguer, je voyais qu’il fréquentait des gens bizarres mais je ne l’en ai pas empêché, dit-elle tristement. En voulant être une bonne mère, j’ai tout fait de travers. Je ne voulais pas que mon fils me repousse si j’essayais de mettre de l’ordre dans sa vie. Je savais qu’il ne lui restait personne à part moi. J’ai manqué d’autorité et je le regrette. »
Tout comme Marie-Christine et Kaliani, Jenny porte ce fardeau émotionnel depuis quelques années. Essayer d’aider une personne qui souffre de dépendance n’est pas une mince affaire. La culpabilité l’a aussi rongée pendant un moment avant que l’épuisement ne la rattrape. « Je m’occupe du fils de ma sœur depuis qu’il est tout petit et comme s’il était mon enfant. Sa mère est décédée d’un cancer et son père est parti refaire sa vie.
La nouvelle qu’il fumait du gandia a eu l’effet d’une bombe sur la famille. Je me suis dit que quelque part, j’avais failli à ma responsabilité de veiller sur lui », regrette-t-elle. Peu à peu Jenny a sombré dans la dépression. « J’ai essayé par tous les moyens de l’aider à s’en sortir. Je me suis oubliée, j’ai mis mes projets de côté mais avec le temps, je me suis épuisée physiquement et psychologiquement », confie la tante.
Le comportement et l’attitude de la personne qui est sous l’emprise de médicaments, de la drogue ou de l’alcool, peuvent nuire considérablement à la qualité de ses rapports avec autrui. Rajen ne reconnaissait pas son fils quand il était sous l’emprise des drogues car il était désagréable. Au début, il a tout fait pour venir en aide à son fils.
Puis, il a fini par laisser tomber. Il raconte. « J’ai d’abord essayé de lui parler avant de l’emmener dans un centre. Après quelque temps, je devais presque l’y traîner de force. On se disputait de plus en plus. Notre famille ne voulait pas le rejeter, mais ce n’était pas si facile », souligne Rajen.
Les proches étaient las de sa façon d’agir. Il ne voulait pas se prendre en main. « Il ne voulait pas guérir de sa dépendance. Il lançait des paroles blessantes, il était agressif. Il volait, il mentait, il se comportait mal envers sa mère et ses sœurs. Un jour, je l’ai chassé de la maison. Je le regrette mais j’avais deux autres enfants qui étudiaient et qui avaient besoin d’une famille stable », explique ce père de famille.
Bien qu’elles comprennent les raisons de leur père, Anu et Diya ne l’acceptent pas. En colère contre leur père, elles finissent par quitter le toit familial après quelques mois. Actuellement, elles sont en bons termes seulement avec leur mère et tentent de retrouver leur frère.
Chez les Dookit, c’est tout le contraire qui s’est produit. Dans cette famille de quatre enfants, le malheur les a rendus plus solidaires. L’aîné raconte : « Notre petit frère s’est laissé tenter par ce fléau, il y a tout juste un an. Bien que nous étions tous en colère et déçus par lui, nous avons décidé de le sortir de cette impasse. Je dois dire que cela nous a vraiment rapprochés. Non seulement avec lui, mais aussi le reste de la famille. Notre petit frère avait beaucoup de volonté car sans cela, il serait peut-être encore dans la dépendance », précise-t-il. Pour ce grand frère, Il faut toujours garder espoir. « Il y a des familles qui essayent d’encadrer et d’aider un proche toxicomane. Le sevrage est long et difficile, mais il y a toujours un espoir. Il ne faut surtout pas abandonner mais continuer à entourer la personne malade. »
Adrien, 32 ans : «Ils souffrent par ma faute»
Adrien est conscient que sa dépendance aux drogues nuit à sa famille. Toutefois, c’est plus fort que lui. Il s’explique. « Je n’aurais pas de cœur si je disais que je ne sais pas que mon attitude blesse profondément mes parents. Je n’ai rien contre eux. Je ne le fais pas pour les ennuyer ou même leur faire du mal. J’ai essayé plusieurs fois de m’en sortir. Cela fait trois fois que je replonge dans mon addiction. »
Pour éviter à sa famille de souffrir Adrien a quitté le toit familial. « Je suis parti de chez mes parents, il y a deux ans. Je vais les voir aussi souvent que possible, mais j’essaye de faire comme si j’allais bien. Je sais qu’ils souffrent par ma faute et je ne veux pas les faire souffrir davantage. Ils sont vieux. Je regrette tout cela. »