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Date

13 juin 2023

Comment les opioïdes affectent-ils le cerveau ?

Écrit par Marine Cestes Le 12/06/2023

Les opioïdes affectent le cerveau en provoquant une euphorie et une diminution de la douleur. Ces symptômes apparaissent lorsque les opioïdes se fixent sur les récepteurs opiacés des cellules nerveuses du cerveau et les activent.

Ce qui rend les médicaments opioïdes efficaces pour soulager la douleur peut également les rendre très dangereux. En effet, à faible dose, les opioïdes peuvent provoquer une sensation de sommeil, une somnolence. 

Ils entraînent un ralentissement de la respiration et du rythme cardiaque, ce qui peut mener l’individu à la mort.

L’addiction aux opioïdes peut toucher n’importe qui. Les sensations de plaisir résultant de la prise d’un opioïde peuvent donner une envie irrépressible de continuer à les éprouver, ce qui peut conduire à la dépendance.

Les effets à court terme des opioïdes sur le cerveau

À court terme, les effets des opioïdes sur le cerveau sont :

  • le soulagement de la douleur : les opioïdes se fixent sur les récepteurs opiacés, ce qui bloque les messages de douleur et réduit la perception de la douleur ;
  • l’euphorie : ils agissent sur le « circuit de récompense » en stimulant la production de dopamine ;
  • le ralentissement de la respiration : les opioïdes inhibent les parties du tronc cérébral qui contrôlent le rythme respiratoire. Le ralentissement de la respiration peut entraîner un manque d’oxygène dans le cerveau, ce qui peut provoquer des lésions cérébrales permanentes ;
  • de la somnolence et des vertiges ;
  • la suppression du raisonnement conscient et de la conscience : par exemple, un individu consommateur d’opioïdes n’est pas conscient de sa propre détresse respiratoire.

Les effets des opioïdes à long terme sur le cerveau

Les effets à long terme des opioïdes sur le cerveau, y compris ceux prescrits par un médecin, sont :

  • l’accoutumance : l’individu prend des doses plus importantes ou plus fréquentes pour obtenir l’effet désiré ;
  • la dépendance : l’utilisation répétée d’opioïdes entraîne une modification de l’activité des cellules nerveuses. Cela peut donner à l’individu l’impression d’être soulagé par la prise du médicament. Par conséquent, lorsqu’il cesse de consommer la drogue, il éprouve un manque ;

des changements de comportement et des difficultés dans la prise de décision : la Brain Injury Association of America affirme que l’utilisation à long terme d’opioïdes provoque des changements dans la région frontale du cerveau, ce qui entraîne des troubles de la cognition, c’est-à-dire de la capacité à penser.

Les scanners cérébraux montrent une réduction du volume du cortex frontal. Ces troubles cognitifs persistent plusieurs années après la guérison.

Quel est le plus grand antidouleur ?

Il existe plusieurs types d’antidouleur qui peuvent calmer systématiquement une douleur et soulager le patient. En revanche, parmi cette multitude, l’une des plus connue est notamment la morphine. Cet antalgique est très puissant et susceptible de soulager n’importe quelle douleur chez un patient. D’ailleurs, plusieurs molécules antalgiques ont été mises en place grâce aux molécules dérivées de la morphine. Ce sont ces dernières qui sont prescrites en cas de petites douleurs ou de douleurs moyennes. En revanche, la morphine n’intervient que dans le cas des grandes douleurs.

Quel est l’antidouleur le plus puissant sans ordonnance ?

Toute prise de médicament doit se faire sous l’observation d’un médecin. Il est vivement interdit de pratiquer l’automédication qui peut vous conduire aux urgences ou dans un asile. Veuillez donc demander l’avis d’un médecin avant la prise de n’importe quel médicament. En effet, les antidouleurs, les pharmacies en disposent en quantité suffisante. 

Mais l’une de ces antalgiques est généralement prescrite sans ordonnance. Il s’agit de “l’acétaminophène”. C’est un médicament très utilisé contre les douleurs dans plusieurs situations. Pourquoi ? En réalité, les médecins estiment qu’il est bien toléré et agit efficacement sur la douleur ainsi que la fièvre.

Toutefois, toute consommation de ce médicament reste du domaine médical et doit être prescrite par votre médecin qui vous connaît mieux.

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HHC interdit : à Rennes, un nouveau dérivé arrive sur le marché pour le remplacer

Baptisé H4CBD, ce dérivé du cannabis est relativement nouveau et présente des effets similaires au HHC. Il devrait bientôt venir remplacer la molécule interdite.

L'agence du médicament a placé le HHC et deux de ses dérivés sur la liste des produits stupéfiants.
L’agence du médicament a placé le HHC et deux de ses dérivés sur la liste des produits stupéfiants. (©Pixabay)

Par Hugo Murtas Publié le 13 Juin 23

L’agence du médicament a placé l’hexahydrocannabinol (HHC) et deux de ses dérivés, le HHC-acétate (HHCO) et l’hexahydroxycannabiphorol (HHCP), sur la liste des produits stupéfiants.

De fait, il est dorénavant interdit de vendre et de consommer ces produits en France, et ce depuis mardi 13 juin 2023. 

À Rennes, les boutiques spécialisées ont reçu l’information « comme tout le monde », soit la veille de l’interdiction. « On ne va pas prendre de risque, on retire nos produits HHC de la vente, que ce soit en magasin ou sur le site internet. On s’y attendait de toute façon mais le délai est extrêmement court pour vider nos stocks », déplore le gérant du magasin Vaporiz’Me.

Le HHC retiré des rayons, un nouveau dérivé du cannabis, baptisé H4CBD, pourrait rapidement arriver sur le marché pour devenir un substitut de la molécule interdite avec des effets quasi-similaires.

Le H4CBD

La fin du HHC est un coup dur pour les commerçants car la demande était très forte. En mai dernier, le HHC représentait 8 ventes sur 10 au sein de la boutique Vaporiz’Me située au centre-ville. « Le CBD puis maintenant le HHC ont montré que les Français voulaient du récréatif dans un cadre contrôlé (…) Ce qui est sûr c’est qu’il y aura d’autres produits après le HHC », prévenait ce gérant rennais. 

C’est ce qui est en train de se produire avec l’arrivée du H4CBD. Comme le HHC, ce dernier est un produit semi-synthétique. Et comme le HHC, le H4CBD se situe dans une zone grise où la réglementation autour de ce nouveau semi-synthétique n’est pas encore clairement définie.

« Nos clients sont en recherche constante d’alternative au cannabis alors nous avons anticipé l’interdiction du HHC afin de trouver un substitut pour répondre à la demande », explique le commerçant.

C’est quoi un produit semi-synthétique ?

À l’inverse d’un produit naturel, un produit synthétique n’est pas contenu dans une plante. Un produit semi-synthétique, comme le H4CBD, est composé d’éléments naturels et synthétiques. Le H4CBD est conçu à partir de fleurs de CBD (produit naturel) auxquelles on ajoute des composants chimiques en laboratoire, ce qui crée les effets psychoactifs. Le procédé chimique s’appelle hydrogénation et s’effectue le plus souvent par chauffage à haute température.

Selon les premiers retours, les effets du H4CBD seraient moins forts que ceux du HHC mais beaucoup plus puissant que le CBD. Le nouveau dérivé, provenant majoritairement d’Italie ou de France, devrait arriver sur le marché durant l’été 2023. 

« Une course sans fin »

Face à la situation, Nicolas Bonnet, addictologue, dénonce une « course sans fin » en raison de « la politique sécuritaire » de l’Etat en matière de stupéfiants et de « la stratégie des commerçants consistant à rechercher une copie du dérivé ». 

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