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Date

21 juin 2023

« Un président ne devrait pas boire comme cela »


Buvant « cul sec », il met en bière le conseil de modération.

Pr. Jean Costentin

Broutilles et billevesées détournent l’attention de l’essentiel. Pourtant, comme elles enflamment la médiasphère et que le sujet s’inscrit dans nos préoccupations soyons excusés de nous y arrêter.
Dans les vestiaires, à l’issue du match de rugby Toulouse-La Rochelle, le Président de la
République, tout à l’ambiance du moment, s’est enfilé, d’un seul trait, « et glou, et glou, et glou »
une bouteille entière de bière.
Arrêt sur cette vidéo, en nous gardant d’être pisse froid ou néphalien.

  • N’était-ce pas une bière sans alcool, type Tourtel ou Bruckner, i.e. avec un degré alcoolique inférieur à 1°5 ?
  • Son degré alcoolique était-il voisin de 5°5, devenu l’étiage pour les bières du commerce, que des crues régulières envolent vers des titres extravagants (la Rochefort 10, est à 11°3)
  • S’agissait-il d’un demi (250 mL) ou d’une bouteille de 33 cL ?
  • Après tant de gaz ingérés a t’il roté d’abondance comme Dupont accoudé au zinc ?
    Trêve de prosaïsme, ce comportement ostentatoire, d’un être doué et premier représentant de l’Etat, rodé depuis 6 ans aux vicissitudes de sa fonction et sachant aligner ses comportements au cordeau de la bienséance, vaut d’être analysé.

  • Cette démonstration met à mal le concept qu’on s’applique à promouvoir, que la fête et l’ivresse alcoolique n’ont pas inéluctablement partie liée.
    Ce « cul sec » peut être assimilé à une apologie du « binge drinking », de cette « biture expresse », qui se répand dans la jeune génération, avec ses divers risques associés.
  • Dans le dictionnaire des synonymes on trouve les expressions « boire à plein gosier, à tire-larigot, au goulot, comme un grenadier, comme un plant de courge, comme un polonais, comme un pompier, comme un sonneur, comme un suisse, comme un templier, comme un tonneau, comme un trou, comme un troupier, comme une éponge ».
  • Ce « dico » devra t il s’enrichir de l’expression « comme un Président ».
    Cette ingurgitation ne permet ni de goûter, ni d’apprécier ce que l’on boit ; elle a pour unique objet une ascension brutale de l’alcoolémie, sorte de « shoot », pour un abaissement subit de l’écluse dopaminergique du noyau accumbens (pour l’exprimer en des termes neurobiologiques).
  • Ainsi, dans ses fonctions de représentation, d’exemplarité, nous ne pouvons que déplorer cette séquence peu présidentielle.
    La psychanalyse (habituée à dire tant de choses sur des riens) dépasse l’auteur de ce billet, autant que les roueries politiciennes, aussi se contentera-t-il de conclure, en détournant le titre du livre de G. Davet et F. Lhomme qui concernait F. Hollande : « un Président ne devrait pas boire ostensiblement comme cela ».
    « Le bonheur, c’est le plaisir sans remord » disait Socrate
    A votre bonne santé monsieur le président, à celle des rugbymen; et passons vite à autre
    chose.

Alcool : pourquoi la nouvelle loi irlandaise inquiète les fabricants…

Par Claire Lemaitre

En devenant le premier pays au monde à introduire un étiquetage sanitaire complet pour les produits alcoolisés, le pays suscite la controverse.

Alcool : pourquoi la nouvelle loi irlandaise inquiète les fabricants...
Crédit photo © Sipa

L ‘Irlande met le paquet contre la consommation abusive d’alcool ! Le pays a voté le mois dernier une loi qui inquiète particulièrement les fabricants, puisqu’elle leur impose d’indiquer les risques de cancer et de maladie du foie notamment sur les étiquettes de bouteilles de vin, de bière et d’autres spiritueux, à l’image de ce qui se fait déjà sur les paquets de cigarettes, images choc à l’appui !

A partir de 2026, cette mise en garde, qui fera état aussi des dangers pour les femmes pendant une grossesse, devra être inscrite en grandes lettres rouges sur toutes les bouteilles commercialisées dans le pays.

La Commission européenne a évalué au mois de février cette nouvelle législation et n’a pas soulevé d’objection, les objectifs de santé publique justifiant cette décision à ses yeux. Elle n’a par ailleurs pas jugé que l’impact serait significatif pour le marché européen. Mais ce n’est pas l’avis de neuf pays, dont la France, l’Italie et l’Espagne qui ont envoyé une lettre à Bruxelles au mois de février, lui demandant de vérifier la légalité de la loi irlandaise…

Pays pionnier

De leur côté, les États-Unis et le Mexique ont fait part de leurs préoccupations en amont des réunions du comité de l’Organisation mondiale du commerce programmées cette semaine. L’Argentine, l’Australie, le Chili, Cuba et la Nouvelle-Zélande ont également émis des réserves sur la loi.

L’Irlande a la réputation d’être un pionnier en matière de santé. En 2004, le pays était devenu le premier à interdire de fumer dans lieux de travail, les bars et les restaurants. La décision, qui avait été très controversée à l’époque, a pourtant été suivie ensuite dans toute l’Europe et dans de nombreux autres pays…

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