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juin 2023

Drogue : le combat d’un ancien toxicomane pour sortir de 15 ans d’addictions

Publié le 16/06/2023

 Durée de la vidéo : 3 min.

 – France 2

Face aux drogues de plus en plus accessibles sur le territoire, Camel Guelloul ancien toxicomane, entend interpeller les plus jeunes sur la spirale infernale dans laquelle il a chuté. Ainsi, il va à leur rencontre dans les lycées.

Il est devenu l’adulte qu’il aurait aimé croiser adolescent. À 49 ans, Camel Guelloul raconte d’un lycée à l’autre son passé d’ancien toxicomane. « À 18 ans, j’étais alcoolo dépendant, à 19 ans, j’étais accro à la cocaïne, à 21 ans, j’étais accro à l’héroïne« , témoigne-t-il. Il effectue 250 interventions par an devant des lycéens absorbés par son histoire. Il n’a qu’un objectif : les dissuader de se droguer. Il a commencé son tour de France dans les années 2000 pour toucher le plus de jeunes possibles.

Des années de psychothérapie

« C’est intéressant qu’il en parle aussi ouvertement parce qu’aujourd’hui on a tendance à minimiser les effets« , pense une lycéenne. Camel Guelloul fête ses 20 ans d’abstinence mais le chemin a été long. Il a commencé à se droguer à 13 ans après la mort accidentelle de son père. Sa fille de neuf ans a provoqué chez lui un déclic lorsqu’elle l’a surpris en train de se droguer. S’en est suivi un mois de désintoxication et des années de psychothérapie. voir les 4 commentaires

Le médecin psychiatre Jean-Michel Delile, président de Fédération Addiction

Un congrès national sur les addictions se tient à Orléans. Plus d’un millier de participants du monde médical, sanitaire et scientifique sont réunis. Comment se sortir d’une dépendance au tabac, à l’alcool, aux drogues et d’autres addictions comme l’usage des écrans qui se développent ?

Le médecin psychiatre spécialiste des addictions Jean-Michel Delile
Le médecin psychiatre spécialiste des addictions Jean-Michel Delile – Camille Huppenoire

C’est le rendez-vous le plus important en France, consacré aux drogues et aux addictions. Un congrès national se tient à partir d’aujourd’hui et durant deux jours, à CO’Met à Orléans. 1500 participants vont échanger et débattre de ces substances qui rendent accros tous ceux qui les utilisent. Drogue, alcool, tabac : comment s’en sortir ?

D’autres formes de dépendances se développent aussi et de plus en plus, notamment chez les jeunes comme la sur exposition aux écrans, aux tablettes et aux réseaux sociaux, avec tous les comportements dangereux qui en découlent.

Nous en parlons avec le docteur Jean-Michel Delile, médecin psychiatre, président de la Fédération Addiction. Il est l’invité du 6-9H de France Bleu Orléans.

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Cannabis : responsable de 30 % des schizophrénies chez les hommes jeunes ?

Si la consommation de cannabis chez l’enfant et l’ado est un facteur de risque connu de schizophrénie, la première étude d’envergure nationale – incluant près de 7 millions de personnes suivies sur cinq décennies – révèle que les hommes sont plus touchés que les femmes, et que la proportion de schizophrénies attribuables au cannabis est en forte augmentation. Explications…

La consommation de cannabis pendant l’enfance et l’adolescence est un facteur de risque environnemental connu de schizophrénie. Cette substance peut en effet précipiter l’entrée dans la schizophrénie des sujets vulnérables, d’une part, et d’autre part aggraver l’évolution de la pathologie de ceux qui l’ont déjà développée.

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Le Pr Alvarez répond au maire de Bègles qui veut légaliser le cannabis

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Le Maire de Bègles L’animateur Le Pr Alvarez

« L’apéro, c’est tous les jours »… Quand la consommation d’alcool des Français dépasse les limites

SANTÉ Selon une enquête de Santé publique France, près d’un quart des adultes consomme plus de dix verres d’alcool par semaine Camille Allain

En France, près d'un quart des adultes reconnaît dépasser les recommandations de consommation d'alcool.
En France, près d’un quart des adultes reconnaît dépasser les recommandations de consommation d’alcool. — C. Allain/20 Minutes

Dans son bulletin hebdomadaire, Santé publique France révèle que 22 % des Français consomment plus d’alcool que ce que recommandent les experts de la santé.

  • Sous le soleil de Rennes, plusieurs personnes croisées en terrasse ont accepté de nous parler de leur rapport à l’alcool.
  • Si une baisse de la consommation semble se profiler chez les jeunes, l’ivresse du week-end reste cependant bien marquée.

Il était un peu plus de 17 heures quand ils se sont assis à la terrasse d’un bar de la place Sainte-Anne. Pour profiter de cette belle fin de journée, Anatole et Matis ont commandé une pinte de bière fraîche dans laquelle ils piochent régulièrement.

Les deux amis ne sont pas les seuls. En ce mardi ensoleillé, la place la plus festive de Rennes est bondée. Alors que l’année scolaire touche à sa fin, la capitale bretonne et ses 70.000 étudiants vont s’agiter jusque tard dans la soirée. Avec à la clé, un bon nombre de pintes, de shots et de ballons de vin engloutis. 

La « réputation » de Rennes ne doit pas faire oublier une réalité. Le même soir, un peu partout dans le pays, les Français joueront la même partition dans un joyeux récital de verres qui tintent. Mais à quel prix ? D’après une enquête menée par Santé publique France, 22 % des adultes ont une consommation d’alcool supérieure aux recommandations.

Dans le jargon des professionnels de santé, on parle de « plafonds de consommation d’alcool recommandés ». La ligne à adopter : deux verres par jour, pas tous les jours et pas plus de dix verres par semaine. Que ceux qui débordent lèvent la main.

« Je suis à la limite de l’addiction »

Matis fait partie de ceux-là. Du haut de ses 20 ans, l’étudiant livre un regard lucide sur sa consommation. « Pour moi, c’est apéro tous les jours, avec les potes, mes parents. Je sais que j’ai une consommation festive qui est excessive, que je suis à la limite de l’addiction. Je sais aussi que ça a un impact sur ma santé. Je le vois sur ma mémoire par exemple, j’en ai conscience.

Mais pour l’instant je profite et on verra plus tard ». Le jeune Rennais est loin des recommandations conseillées par Santé publique France et par l’ensemble des professionnels de santé. Le système de « deux verres par jour et pas tous les jours » a été élaboré en 2017 pour fixer des limites à une population baignée par la culture de l’alcool comme lien social.

« La recherche reconnaît que l’alcool est toujours dangereux, peu importe la dose. Il n’y a pas de zéro risque parce que l’alcool est cancérigène, c’est désormais établi. Le repère de deux verres par jour et pas tous les jours a été fixé comme un risque socialement acceptable, quelque chose qui parle aux gens. Au-delà de ces recommandations, on augmente significativement les risques », détaille Guylaine Benech.

A Rennes, la place Sainte-Anne fait partie des lieux festifs. Quand il fait beau, ses terrasses sont bondées, comme ici le 13 juin 2023.
A Rennes, la place Sainte-Anne fait partie des lieux festifs. Quand il fait beau, ses terrasses sont bondées, comme ici le 13 juin 2023. – C. Allain/20 Minutes

La consultante en santé publique ne semble pas surprise par les derniers résultats du baromètre. Établie en Bretagne, elle a encore pu constater que sa région, comme celle voisine des Pays-de-la-Loire, était celle où l’on buvait le plus.

L’autrice de l’ouvrage Les ados et l’alcool peut cependant se satisfaire d’une donnée extraite de cette enquête : la part des jeunes en excès de consommation a diminué : « Je pense que la connaissance des Français sur les risques de l’alcool s’est améliorée.

Il y a dix ans, j’ai l’impression que tout le monde s’en fichait. Avec des événements comme le dry january, on arrive à en parler. On se donne le droit de ne pas boire sans passer pour un rabat-joie. » En France, on estime que l’alcool est la cause de 49.000 morts par an, contre 66.000 pour le tabac.

« Parfois, j’aime l’ivresse, parce que c’est cool »

Sur la place Sainte-Anne, les personnes avec qui nous nous sommes attablées se disaient conscientes des dangers de l’alcool. Mais toutes semblaient « s’en accommoder » en se fixant leurs propres repères. « Moi, je ne peux pas boire tous les jours, je n’aime pas ça. J’aime bien faire la fête le week-end en buvant pas mal de verres. Parfois, j’aime l’ivresse, parce que c’est cool.

Mais je fais gaffe parce que je sais que ce n’est pas bien. J’ai l’impression d’avoir pleine conscience de ma consommation », témoigne Anatole, une bière blonde posée devant lui. Jeanne, 19 ans, et Apolline, 18 ans ont commandé un « Monaco », mélange de bière, de limonade et de sirop de grenadine. « On est en terrasse, il fait beau, ça donne envie », explique Jeanne. A 17h30, il était en revanche « trop tôt » pour elles pour se commander une bière. « 

Depuis que j’ai mon appart, je sors plus. Mais souvent, c’est trois ou quatre verres, parfois quelques shots mais jamais plus. Je ne veux pas finir ivre morte. Et puis en hiver, je sors beaucoup moins. » Jeanne assume parfois de boire des softs en soirée quand elle n’a pas envie de s’alcooliser. Assise en face, son amie Apolline se dit « parfaitement consciente de l’effet de l’alcool sur la santé » : « si je bois à une soirée, c’est certain que je ne bois pas le lendemain. Mon corps ne le veut pas. »

Dans son bulletin hebdomadaire, Santé publique France relève que les comportements dits « à risques » sont plus fréquents chez les garçons (33,5 %) que chez les filles (14,9 %). Un constat qui semble se confirmer à la rencontre de Quentin, Alexandre et Enzo. Ces trois lycéens âgés de 17 ans ont été refusés d’un bar de la place Sainte-Anne parce qu’ils étaient mineurs.

Mais ils ont pu se commander une pinte dans le bistrot voisin sans aucun problème. « La semaine, je ne bois pas, sauf aujourd’hui. Mais le week-end, je bois beaucoup. Plus que dix verres en une soirée, ça c’est certain », assure Quentin. Souvent de la vodka coca ou des shots d’alcool fort. Et les risques pour la santé ? « Franchement, je m’en fous des recommandations. Par contre, pour la cigarette, je fais attention, parce que je sais que c’est mauvais pour ma santé ».

A ses côtés, son pote Enzo semble un peu plus raisonnable sur la bibine : « je me dis que si ça reste occasionnel, ça va. Autour de nous, tout le monde le fait. » La pression n’est pas que dans les verres. Elle est aussi dans notre rapport à la fête, aux réunions de famille et aux soirées entre potes où « la règle » est à la consommation quasi systématique.

Faut-il augmenter le prix de l’alcool en France ?

Face à ces consommations excessives du week-end, les professionnels de santé tentent de faire entendre leur message : pas plus de quatre verres par soirée et seulement à titre exceptionnel. Une recommandation bien difficile à faire passer dans le brouhaha des bars et des apparts qui accueillent ces jeunes tous les week-ends. Ils espèrent surtout que l’État se décidera un jour à monter un véritable plan de lutte contre la consommation d’alcool, comme ce fut le cas pour le tabac.

Et surtout qu’un choix politique fort sera réalisé en augmentant singulièrement le prix de l’alcool. « Tout le monde sait que ce serait efficace pour faire diminuer la consommation. Toutes les études menées dans d’autres pays le montrent ». 

En 2018, l’Ecosse, pourtant réputée pour son whisky et sa bière, avait imposé un prix plancher à 50 centimes par unité d’alcool (soit environ 10 ml). D’après une étude publiée dans The Lancet, la mesure aurait permis d’éviter environ 150 décès par an. Pas négligeable dans le territoire possédant le plus fort taux de mortalité lié à l’alcool du Royaume-Uni. Mais la France y est-elle prête ?

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Lutte contre les drogues : Bilan 2022

Comment les opioïdes affectent-ils le cerveau ?

Écrit par Marine Cestes Le 12/06/2023

Les opioïdes affectent le cerveau en provoquant une euphorie et une diminution de la douleur. Ces symptômes apparaissent lorsque les opioïdes se fixent sur les récepteurs opiacés des cellules nerveuses du cerveau et les activent.

Ce qui rend les médicaments opioïdes efficaces pour soulager la douleur peut également les rendre très dangereux. En effet, à faible dose, les opioïdes peuvent provoquer une sensation de sommeil, une somnolence. 

Ils entraînent un ralentissement de la respiration et du rythme cardiaque, ce qui peut mener l’individu à la mort.

L’addiction aux opioïdes peut toucher n’importe qui. Les sensations de plaisir résultant de la prise d’un opioïde peuvent donner une envie irrépressible de continuer à les éprouver, ce qui peut conduire à la dépendance.

Les effets à court terme des opioïdes sur le cerveau

À court terme, les effets des opioïdes sur le cerveau sont :

  • le soulagement de la douleur : les opioïdes se fixent sur les récepteurs opiacés, ce qui bloque les messages de douleur et réduit la perception de la douleur ;
  • l’euphorie : ils agissent sur le « circuit de récompense » en stimulant la production de dopamine ;
  • le ralentissement de la respiration : les opioïdes inhibent les parties du tronc cérébral qui contrôlent le rythme respiratoire. Le ralentissement de la respiration peut entraîner un manque d’oxygène dans le cerveau, ce qui peut provoquer des lésions cérébrales permanentes ;
  • de la somnolence et des vertiges ;
  • la suppression du raisonnement conscient et de la conscience : par exemple, un individu consommateur d’opioïdes n’est pas conscient de sa propre détresse respiratoire.

Les effets des opioïdes à long terme sur le cerveau

Les effets à long terme des opioïdes sur le cerveau, y compris ceux prescrits par un médecin, sont :

  • l’accoutumance : l’individu prend des doses plus importantes ou plus fréquentes pour obtenir l’effet désiré ;
  • la dépendance : l’utilisation répétée d’opioïdes entraîne une modification de l’activité des cellules nerveuses. Cela peut donner à l’individu l’impression d’être soulagé par la prise du médicament. Par conséquent, lorsqu’il cesse de consommer la drogue, il éprouve un manque ;

des changements de comportement et des difficultés dans la prise de décision : la Brain Injury Association of America affirme que l’utilisation à long terme d’opioïdes provoque des changements dans la région frontale du cerveau, ce qui entraîne des troubles de la cognition, c’est-à-dire de la capacité à penser.

Les scanners cérébraux montrent une réduction du volume du cortex frontal. Ces troubles cognitifs persistent plusieurs années après la guérison.

Quel est le plus grand antidouleur ?

Il existe plusieurs types d’antidouleur qui peuvent calmer systématiquement une douleur et soulager le patient. En revanche, parmi cette multitude, l’une des plus connue est notamment la morphine. Cet antalgique est très puissant et susceptible de soulager n’importe quelle douleur chez un patient. D’ailleurs, plusieurs molécules antalgiques ont été mises en place grâce aux molécules dérivées de la morphine. Ce sont ces dernières qui sont prescrites en cas de petites douleurs ou de douleurs moyennes. En revanche, la morphine n’intervient que dans le cas des grandes douleurs.

Quel est l’antidouleur le plus puissant sans ordonnance ?

Toute prise de médicament doit se faire sous l’observation d’un médecin. Il est vivement interdit de pratiquer l’automédication qui peut vous conduire aux urgences ou dans un asile. Veuillez donc demander l’avis d’un médecin avant la prise de n’importe quel médicament. En effet, les antidouleurs, les pharmacies en disposent en quantité suffisante. 

Mais l’une de ces antalgiques est généralement prescrite sans ordonnance. Il s’agit de “l’acétaminophène”. C’est un médicament très utilisé contre les douleurs dans plusieurs situations. Pourquoi ? En réalité, les médecins estiment qu’il est bien toléré et agit efficacement sur la douleur ainsi que la fièvre.

Toutefois, toute consommation de ce médicament reste du domaine médical et doit être prescrite par votre médecin qui vous connaît mieux.

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HHC interdit : à Rennes, un nouveau dérivé arrive sur le marché pour le remplacer

Baptisé H4CBD, ce dérivé du cannabis est relativement nouveau et présente des effets similaires au HHC. Il devrait bientôt venir remplacer la molécule interdite.

L'agence du médicament a placé le HHC et deux de ses dérivés sur la liste des produits stupéfiants.
L’agence du médicament a placé le HHC et deux de ses dérivés sur la liste des produits stupéfiants. (©Pixabay)

Par Hugo Murtas Publié le 13 Juin 23

L’agence du médicament a placé l’hexahydrocannabinol (HHC) et deux de ses dérivés, le HHC-acétate (HHCO) et l’hexahydroxycannabiphorol (HHCP), sur la liste des produits stupéfiants.

De fait, il est dorénavant interdit de vendre et de consommer ces produits en France, et ce depuis mardi 13 juin 2023. 

À Rennes, les boutiques spécialisées ont reçu l’information « comme tout le monde », soit la veille de l’interdiction. « On ne va pas prendre de risque, on retire nos produits HHC de la vente, que ce soit en magasin ou sur le site internet. On s’y attendait de toute façon mais le délai est extrêmement court pour vider nos stocks », déplore le gérant du magasin Vaporiz’Me.

Le HHC retiré des rayons, un nouveau dérivé du cannabis, baptisé H4CBD, pourrait rapidement arriver sur le marché pour devenir un substitut de la molécule interdite avec des effets quasi-similaires.

Le H4CBD

La fin du HHC est un coup dur pour les commerçants car la demande était très forte. En mai dernier, le HHC représentait 8 ventes sur 10 au sein de la boutique Vaporiz’Me située au centre-ville. « Le CBD puis maintenant le HHC ont montré que les Français voulaient du récréatif dans un cadre contrôlé (…) Ce qui est sûr c’est qu’il y aura d’autres produits après le HHC », prévenait ce gérant rennais. 

C’est ce qui est en train de se produire avec l’arrivée du H4CBD. Comme le HHC, ce dernier est un produit semi-synthétique. Et comme le HHC, le H4CBD se situe dans une zone grise où la réglementation autour de ce nouveau semi-synthétique n’est pas encore clairement définie.

« Nos clients sont en recherche constante d’alternative au cannabis alors nous avons anticipé l’interdiction du HHC afin de trouver un substitut pour répondre à la demande », explique le commerçant.

C’est quoi un produit semi-synthétique ?

À l’inverse d’un produit naturel, un produit synthétique n’est pas contenu dans une plante. Un produit semi-synthétique, comme le H4CBD, est composé d’éléments naturels et synthétiques. Le H4CBD est conçu à partir de fleurs de CBD (produit naturel) auxquelles on ajoute des composants chimiques en laboratoire, ce qui crée les effets psychoactifs. Le procédé chimique s’appelle hydrogénation et s’effectue le plus souvent par chauffage à haute température.

Selon les premiers retours, les effets du H4CBD seraient moins forts que ceux du HHC mais beaucoup plus puissant que le CBD. Le nouveau dérivé, provenant majoritairement d’Italie ou de France, devrait arriver sur le marché durant l’été 2023. 

« Une course sans fin »

Face à la situation, Nicolas Bonnet, addictologue, dénonce une « course sans fin » en raison de « la politique sécuritaire » de l’Etat en matière de stupéfiants et de « la stratégie des commerçants consistant à rechercher une copie du dérivé ». 

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HHC : quelle est cette drogue de synthèse, dérivée du cannabis, désormais interdite en France ?

Maéva Ferrenz

Publié le 12/06/2023 à 16h31 Sauvegarder

Le HHC, pour Hexahydrocannabinol, est un dérivé du cannabis qui présente de nombreux risques pour la santé. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) vient de l’ajouter à la liste des stupéfiants. Sa production, sa vente et sa consommation seront donc interdites à compter du 13 juin 2023.

HHC : quelle est cette drogue de synthèse, dérivée du cannabis, désormais interdite en France ?

Vous connaissez sûrement le THC, pour Tétrahydrocannabinol, mais avez-vous déjà entendu parler du HHC, ou Hexahydrocannabinol ? Depuis quelques temps, ce dérivé hydrogéné du cannabis fait parler de lui, notamment via les réseaux sociaux. En effet, sa consommation serait de plus en plus répandue, ce qui inquiète les autorités sanitaires : l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) vient donc de le classer comme stupéfiant.

Le HHC et deux de ses dérivés sont désormais interdits en France

Dans un communiqué publié le 12 juin, l’instance explique que cette décision fait suite à des travaux menés par les centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A). Ces documents avancent que le HHC « présente un risque d’abus et de dépendance équivalent à celui du cannabis« .

L’ANSM a donc décidé de l’inscrire sur la liste des stupéfiants avec deux de ses dérivés, appelés le HHC-acétate (HHCO) et l’hexahydroxycannabiphorol (HHCP). « Ainsi, leur production, leur vente et leur usage notamment, sont interdits en France à partir du 13 juin 2023« , est-il également précisé.

HHC : quels peuvent être les effets de ce dérivé du cannabis ?

Que ce soit sur Internet ou dans des boutiques spécialisées dans le CBD, le HHC pouvait, jusqu’à présent, s’acheter très facilement. Mais quels sont les effets de ce dérivé du cannabis ? Dans une interview accordée à Libération, Nicolas Authier, médecin psychiatre au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Clermont-Ferrand et spécialiste de l’usage médical des plantes, avançait qu’il aurait « les mêmes effets indésirables potentiels que son cousin (le THC) : neurocognitifs, neuropsychiatriques, […] digestifs et cardiovasculaires« .

L’ANSM recense effectivement des vomissements, des tremblements, de la confusion mentale, de la tachycardie ou encore des douleurs thoraciques. Pour Philippe Batel, médecin addictologue interrogé par nos confrères de Brut, on peut également observer une « augmentation de l’appétit » et même parfois une « augmentation de l’anxiété« . Cependant, les effets ne sont pas les mêmes chez tout le monde : « Ça va dépendre de la quantité consommée et de la vulnérabilité individuelle« , assurait Nicolas Authier.

Le marché de certaines drogues de synthèse évolue très rapidement

Dans un rapport publié le 17 avril dernier, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies avait déjà insisté sur l’évolution extrêmement rapide des « marchés de l’hexahydrocannabinol (HHC) et des cannabinoïdes semi-synthétiques (SSC) » et alertait sur le fait que les informations actuellement disponibles étaient « relativement limitées« .

La France rejoint donc la liste des pays européens ayant récemment décidé d’interdire cette substance, comme l’Autriche, la Belgique ou encore le Danemark. Si vous êtes en proie à une addiction au HHC, n’hésitez pas à aller consulter un médecin ou à vous rendre sur la plateforme Drogues Info Service, afin d’obtenir l’aide d’un professionnel de santé. Vous pouvez recenser tout effet indésirable lié à la consommation de stupéfiants sur le site du gouvernement.

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