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juin 2023

L’Irlande va apposer sur l’alcool les avertissements sanitaires les plus sévères au monde

June 10, 2023 

L’Irlande a annoncé son intention de faire figurer sur les étiquettes des produits alcoolisés les avertissements les plus sévères au monde concernant les risques de l’alcool pour la santé.

À partir de mai 2026, les étiquettes sur l’alcool devront signaler les risques de maladie du foie et de cancer, ainsi que les risques pour les femmes enceintes. Elles devront également indiquer le nombre de calories et le nombre de grammes d’alcool contenus dans chaque boisson.

Le ministre de la santé, Stephen Donnelly, a déclaré que ce changement faisait de l’Irlande “le premier pays au monde à introduire des avertissements sanitaires complets sur les produits alcoolisés”.

Selon M. Donnelly, les nouvelles règles rendront les étiquettes plus proches de celles des autres aliments et boissons.

Le délai de trois ans jusqu’en 2026 donnera aux entreprises le temps de se préparer à l’utilisation des nouvelles étiquettes, a déclaré le gouvernement. En vertu d’une autre partie de la même loi, l’Irlande a introduit un prix minimum par gramme d’alcool en 2022.

Les groupes de santé ont soutenu le projet de nouvelles étiquettes. La Fondation irlandaise du foie a déclaré que les étiquettes contribueraient grandement à réduire les problèmes de santé causés par l’alcool, tandis que la Société irlandaise du cancer a déclaré que l’Irlande était à la pointe du progrès en matière de santé publique.

Mais Drinks Ireland, qui représente un grand nombre d’entreprises du secteur de l’alcool dans le pays, a déclaré que les nouvelles étiquettes seraient coûteuses pour les petites entreprises irlandaises et qu’elles seraient différentes des étiquettes utilisées dans d’autres pays de l’Union européenne.

Près de 50 pays disposent de lois imposant des avertissements sur l’alcool, bien qu’elles soient moins complètes que celles prévues par l’Irlande.

Par exemple, les étiquettes des boissons alcoolisées aux États-Unis doivent avertir les femmes de ne pas boire lorsqu’elles sont enceintes, que la consommation d’alcool réduit l’aptitude à conduire et que l’alcool “peut entraîner des problèmes de santé”.

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«Drogue: la mexicanisation de la France»

Par Yves Thréard

Fusillades en plein centre-ville, toxicomanes errant de parc en parc, saisies records de cocaïne dans les ports… Dans tout le pays, la consommation et le trafic de drogues font des ravages.

Le jeune homme avait 16 ans. Il est tombé, le 1er avril, sous les balles de ses tueurs, à deux pas du Vieux-Port. Il est l’une des dernières victimes de la guerre sans merci que se livrent les gangs de la drogue à Marseille. Une ville qui n’en peut plus de voir son nom associé au narcotrafic.

À chaque règlement de comptes, l’émoi est immense, mais rien ne change, en attendant les prochaines fusillades. Les cinq dernières ont eu lieu dans la nuit de mercredi: quatre blessés, dont un adolescent. Rien ne change, sauf l’ampleur du fléau. Celui-ci touche de plus en plus de mineurs et n’est plus cantonné aux quartiers réputés dangereux de la Cité phocéenne. Il s’exporte partout, et partout met en danger les honnêtes gens.

Cette inquiétante évolution est celle de toute la France, en butte à des arrivées de stupéfiants également massives depuis les ports d’Anvers, d’Amsterdam ou du Havre et, par les airs, en provenance de Guyane. L’éventail des substances s’est considérablement élargi avec l’apparition des produits de synthèse à forte dangerosité. Cette économie souterraine en plein développement a pesé, en 2022, près de 5 milliards d’euros, plus que l’achat de livres!

À lire aussi «Ma mère m’interdit de me déplacer seule»: à Marseille, la violence des narcotrafiquants mine tous les quartiers

Les mafias, dont les parrains résident souvent à l’étranger, recrutent une main-d’œuvre non seulement toujours plus jeune, mais aussi prête à déménager pour des emplois de guetteur ou de livreur payés 100 euros la journée: désormais, 40 % des mineurs présentés à la justice marseillaise pour trafic de stupéfiants ne sont pas des «locaux». Inutile de préciser que les «risques du métier» sont immenses (brimades, enlèvements, meurtres) et que l’exploitation de ces salariés au noir relève de la traite des êtres humains. Aujourd’hui, même les départements ruraux sont en proie à la vendetta, qui a pris l’ensemble du territoire en otage!

Emmanuel Macron avait fait de la traque du trafic de drogue, principal moteur de la délinquance, un cheval de bataille de sa campagne. Dans la foulée, Gérald Darmanin promettait une opération coup-de-poing toutes les deux heures. Un an après, la mexicanisation de la France est pourtant en marche…

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VIDÉO – À consommer sans modération : la folle percée des boissons sans alcool

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Ces dernières années, les Français consomment davantage de boissons sans alcool.Il y a quelques années encore, l’option jus de fruits était souvent la seule option. Mais aujourd’hui, tout est possible : bières, vins et cocktails sans une goutte d’alcool colonisent même les cartes des restaurants.

Ce week-end, un groupe d’amis a décidé de se retrouver autour d’un verre en terrasse, à Nantes (Loire-Atlantique). La moitié ont commandé de la bière. Mais pour Nolwenn Le Bozec, ce sera un cocktail sans alcool. Cette jeune femme de 25 ans a arrêté d’en consommer il y a deux ans. Et elle est loin d’être la seule. Le gérant du bar voit affluer des clients amateurs de boissons sans alcool. Il a même fait évoluer sa carte qui propose aujourd’hui une dizaine de références contre deux ou trois seulement, il y a quelques années.

La consommation d’alcool a baissé de plus de moitié depuis 1961

Les Français restent parmi les gros buveurs en Europe. Mais depuis quelques années, leur consommation diminue. En 1961, un Français buvait près de 26 litres d’alcool par an, contre 11,5 litres en 2018. Le marché s’adapte à la nouvelle demande. Dans les grandes surfaces, les rayons dédiés au « sans alcool » s’élargissent.

Bière, grand cru et cocktail sans alcool : le boom des boissons à consommer sans modération !

Même les marques classiques des spiritueux s’y mettent. À Nantes, la première cave sans alcool vient d’ouvrir ses portes. On y trouve des bières, des cocktails et même du vin désalcoolisé. Le marché du sans alcool se développe vite, mais demeure encore minoritaire dans un pays où le vin occupe une place majeure. Près de 10% des Français consomment de l’alcool quotidiennement.

Source TF1

LA FRANCE SOUS L’EMPRISE DE LA DROGUE

Cause et symptôme de l’ensauvagement d’une société déboussolée, la drogue installe son emprise sur tout le territoire français. Métropoles, villes moyennes, bourgs, campagnes… aucun lieu n’est préservé. Aucun âge non plus : les victimes directes – consommateurs, vendeurs – sont de plus en plus jeunes, mais la terreur s’étend à toutes les générations : habitants des zones de « deal », simples passants agressés ou victimes collatérales d’une balle perdue, automobilistes accidentés…

L’affaire Palmade, très médiatisée en raison de l’identité du chauffard drogué et alcoolisé, n’est que l’un des accidents de la route attribués à la consommation de stupéfiants qui font quelque 700 morts par an. La drogue détruit des familles et ronge les cerveaux (souvent irrémédiablement chez les plus jeunes). Selon le ministère de l’Intérieur, 10% des auteurs d’homicides conjugaux en 2021 avaient consommé des substances psychoactives.

Et près de la moitié des femmes ayant subi un viol ou une tentative de viol, estimaient que leur agresseur était sous l’influence de l’alcool ou de la drogue. Celle-ci est aussi souvent consommée par des terroristes pour se donner du « courage » avant de passer à l’acte, tels les « assassins » (« ḥašišiywn », en persan) membres d’une secte musulmane qui tuaient sous l’emprise du haschisch.

Chaque jour égrène les « faits divers » dus à la drogue. Il y aurait entre 3000 et 4000 points de deal répartis sur le territoire national. On ne compte plus les règlements de compte entre trafiquants, y compris à coups de kalachnikov et en plein jour ! Rien qu’à Marseille, 26 fusillades mortelles ont eu lieu depuis le mois de janvier (avec un record dans la nuit du 3 avril avec l’exécution de deux hommes de 21 et 23 ans, et de deux adolescents de 15 et 16 ans).

Le 10 mai, une mère de famille a été tuée d’une balle perdue sous les yeux de sa fille. Lundi dernier 5 juin, encore à Marseille, un guetteur tombe sous les balles alors qu’il tentait de se réfugier dans une mosquée. Ce même 5 juin, à Nîmes, le maire annonce la fermeture de la médiathèque du quartier de Pissevin barricadé par des dealers pour protéger leur commerce.

Mardi, à Valence, fermeture de deux écoles primaires après les menaces de trafiquants que gênaient les parents accompagnant leurs enfants… Les policiers et les soignants sont en première ligne des personnes agressées par des consommateurs de drogue totalement désinhibés ou « en manque ».

La panoplie des drogues ne cesse de se diversifier, guettant les consommateurs de drogues prétendument « douces » : au bout du cannabis, vient la tentation du crack (la drogue du pauvre, mélange de cocaïne et de bicarbonate), de la cocaïne, ou des drogues de synthèse, particulièrement dangereuses.

Celles-ci peuvent être confectionnées localement, s’ajoutant à l’offre des stupéfiants déversés massivement depuis les ports d’Anvers, d’Amsterdam ou du Havre ou, par les airs, de Guyane. Leur trafic est des plus lucratifs : les points de vente rapportent de 10 000 à 80 000 euros par jour, jusqu’à 150 000 euros de recette quotidienne pour les trois points de vente les plus rémunérateurs de Marseille. Sur l’ensemble du territoire, cette économie souterraine aurait rapporté, en 2022, près de 5 milliards d’euros…

Au bout du compte, il s’agit bien d’une crise de civilisation, sur fond de la désespérance de générations privées de l’héritage culturel et spirituel qui a fait l’Europe et la France, aggravée par une immigration inassimilable. Face à cette situation, le ministre de l’Intérieur mobilise préfets, policiers et gendarmes.

Mais son collègue ministre de l’Éducation nationale semble plus soucieux de faire passer le « wokisme » et la propagande transgenre dans les établissements que des campagnes de prévention contre la drogue épaulant une réforme de l’enseignement qui renouerait enfin avec l’incomparable patrimoine culturel de la France.

Concrètement, l’impuissance de l’État à juguler le cancer social de la drogue en investissant les « territoires perdus de la République » dirige la France vers une situation « à la mexicaine » alerte Yves Thréard dans Le Figaro .

Cannabis : un nouveau médicament présenté comme « révolutionnaire » pour traiter les addictions sévères

Ce médicament doit permettre de traiter les addictions sévères au cannabis alors qu’il n’existe pas encore un traitement approuvé pour traiter ces troubles, rapporte France Inter.Article rédigé par

franceinfo Publié le 09/06/2023

La France compte 900 000 consommateurs de cannabis quotidiens. Photo d'illustration. (PABLO VERA / AFP)
La France compte 900 000 consommateurs de cannabis quotidiens. Photo d’illustration. (PABLO VERA / AFP)

La société biopharmaceutique bordelaise Aelis Farma a publié, jeudi 8 juin, dans la revue scientifique anglaise Nature Medicine les résultats encourageants d’une nouvelle génération de médicaments pour traiter les addictions sévères au cannabis, rapporte France Inter vendredi 9 juin.

Une approche « révolutionnaire » selon les auteurs de cette étude, alors qu’il n’existe à ce jour aucun médicament approuvé pour traiter ces troubles.

Aelis Farma est spécialisée dans le développement de traitements pour les maladies du cerveau. Les premiers résultats publiés portent sur un médicament d’une nouvelle génération, nommé AEF0117. Il a entraîné « une réduction statistiquement significative » de la consommation de cannabis et de ses effets sur les fumeurs quotidiens, comme « aucun autre médicament n’a réussi » à le faire auparavant, d’après Margaret Haney, chercheuse américaine qui a supervisé les premières phases d’étude du médicament.

Un traitement en cours d’évaluation aux États-Unis

Ce traitement est le premier qui inhibe le récepteur CB1, celui qui est responsable des effets d’addiction au cannabis : il réduit, par exemple, les effets euphorisants de cette drogue. Il diminue aussi l’envie de prendre du cannabis, sans précipiter les conséquences du sevrage. Ce médicament se base en fait sur le mécanisme naturel utilisé par le cerveau pour combattre les effets du cannabis.

« Ces nouveaux résultats suggèrent clairement que AEF0117 pourrait être une approche efficace pour les patients cherchant un traitement pour les troubles liés à la consommation excessive de cannabis », selon Margaret Haney.

Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, il y a 900 000 consommateurs de cannabis quotidiens en France.

Ce nouveau traitement est désormais en cours d’évaluation aux États-Unis, via une étude de phase 2b (permet de déterminer la dose thérapeutique de la molécule sur une plus grande échelle), sur 330 participants souffrant d’addiction au cannabis. Les résultats devraient être disponibles d’ici mi-2024.

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On a testé le HHC, le « cannabis légal »

La substance, que les autorités envisagent d’interdire, promet des effets psychoactifs semblables à ceux du cannabis. Verdict après avoir goûté des gommes contenant chacune 30 mg de ce produit.

Par Clément Pétreault

Derive synthetique du cannabis, le HHC, vendu notamment sous forme de bonbons, pourrait bientot etre interdit en France.
Dérivé synthétique du cannabis, le HHC, vendu notamment sous forme de bonbons, pourrait bientôt être interdit en France.© Houin/BSIP via AFP

Ce sont des bonbons qui font fureur auprès des jeunes, des petites figures gélifiées imprégnées d’hexahydrocannabinol, ou HHC, une drogue de synthèse aux effets psychoactifs comparables au cannabis. Sauf que le HHC, à la différence du cannabis, est en vente libre, en raison d’un vide juridique qui ne permet pas de le considérer comme un psychotrope.

Cette situation ne devrait cependant pas perdurer, la direction générale de la Santé envisageant de classer le HHC dans la catégorie des stupéfiants de synthèse. Attirés par la promesse d’un moment « festif » et mus par un goût affirmé pour les expériences nouvelles, nous avons décidé de tester le HHC avant que celui-ci ne soit probablement frappé d’interdiction.

Moyennant une quarantaine d’euros, nous avons donc commandé des bonbons au HHC sur l’un des innombrables sites Internet qui proposent du CBD. La plupart de ces sites se sont récemment mis au HHC, y compris Amazon, qui commercialise cette substance sous la forme d’huile ou de distillat…

Notre choix s’est porté sur des gommes de couleurs acidulées, contenant chacune 30 mg de HHC, un dosage semble-t-il très (trop ?) élevé, si l’on compare les produits commercialisés sur les sites marchands. L’emballage porte la mention de « cannabis légal » et promet une « relaxation intense », tout en précisant que « ce produit n’est pas un stupéfiant », précaution juridique, mais affirmation totalement mensongère au regard des effets qui ont suivi l’absorption de ce bonbon aux allures innocentes.

Sensation de tangage

Une demi-heure après l’ingestion, les premiers signes se font sentir : modification de la perception de l’espace et de l’équilibre, accélération du rythme cardiaque, sensation de décontraction glissant vers l’apathie, euphorie…

Au bout d’une heure, les effets se renforcent, rejoints par d’autres manifestations : membres incroyablement lourds, rire idiot, soif inextinguible, paranoïa, pensées absurdes et totalement incompréhensibles pour toute personne ayant (raisonnablement) refusé ces bonbons… Ceux qui ont pu assister à ce ramollissement général du corps et de l’esprit n’ont pas hésité à évoquer un « spectacle assez pathétique » (qu’ils soient indulgents pour cette soirée écourtée).

Une heure et demie après l’absorption commence une phase de somnolence accompagnée d’une écœurante sensation de tangage. Dans un état semi-comateux, les murs bougent, le bruit dans les arbres ressemble à un murmure que l’on tentera de déchiffrer pendant des heures. Sans succès évidemment. Bref, à la différence du CBD, dont les effets semblent encore à démontrer, le HHC « défonce » vraiment très fort et très longtemps.

Se shooter est une activité incroyablement chronophage : le fabricant garantit une durée de quatre heures, mais c’est, hélas, beaucoup plus long. Entre la durée des effets et le temps nécessaire pour s’en remettre, mieux vaut disposer d’une bonne journée devant soi.

Pendant toute cette durée, mieux vaut renoncer à conduire, à prendre des décisions importantes ou tout simplement à interagir avec autrui ou à faire des phrases complètes.

LES ENTREPRENEURS CHARENTAIS À L’ÉPREUVE DES STUPS AU TRAVAIL

Les entrepreneurs charentais à l’épreuve des stups au travail

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Par Jean-François BARRÉ – jf.barre@charentelibre.fr, publié le 4 juin 2023

Le phénomène, difficile à évaluer et à quantifier précisément, inquiète les chefs d’entreprise. La confédération des PME organise une rencontre sur le sujet Pour comprendre et prévenir.

Ça peut tous nous arriver ». Thierry Grandières est tombé des nues quand l’un de ses salariés s’est retrouvé sans permis pour huit mois. Positif aux stups sur un contrôle. « Confronté au fait pour la première fois. On doit s’adapter à la situation. Et ce qui nous a interpellés derrière le contrôle d’une personne en ébriété ou sous l’emprise de stupéfiants, c’est que doit-on faire, qu’est-ce qui existe dans le code du travail. ».

Thierry Grandières est patron de deux PME dans l’aménagement de locaux, adhérent à la CPME, la confédération des petites et moyennes entreprises. Il a parlé de son histoire à d’autres chefs d’entreprise. Il s’est rendu compte qu’il n’était « pas le seul ». Deux autres dirigeants lui ont fait part de leurs préoccupations. « Comme des lanceurs d’alerte ». Et « ce…

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Roland-Garros 2023 : certains joueurs s’interrogent sur l’attitude irrespectueuse, voire alcoolisée, d’une partie du public

Le tournoi de Roland-Garros aborde dimanche 4 juin les huitièmes de finale, avec chez les hommes l’un des favoris, le numéro 3 mondial Novak Djokovic, opposé au Péruvien Juan Pablo Varillas. Le Serbe est plutôt malmené par les spectateurs parisiens : sifflé, hué, critiqué… et il n’est pas le seul.

Les tribunes du stade Roland-Garros à Paris, le 3 juin 2023 (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)
Les tribunes du stade Roland-Garros à Paris, le 3 juin 2023 (LE PARISIEN / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

Quand le kinésithérapeute arrive sur le court, vendredi 2 juin, pour masser la cuisse de Novak Djokovic, le Serbe mène deux sets à zéro face à l’Espagnol Davidovitch Fokina. Face à un public hostile, Djokovic, jusque-là impassible, fait un signe pour inciter à faire encore plus de bruit.

Après sa victoire, le numéro 3 mondial revient sur l’incident lors de sa conférence de presse :   » Il y a des gens qui aiment siffler tout ce que tu fais. C’est quelque chose que je trouve irrespectueux. Franchement, je ne comprends pas. Mais c’est leur droit : ils ont acheté un billet, ils peuvent faire ce qu’ils veulent. » 

« 99 % du temps, je ne dis rien, mais parfois je réponds parce que quand quelqu’un n’est pas respectueux, il ou elle doit avoir une réponse à son comportement. »Novak Djokovic en conférence de presse

Mais celui qui subit sans doute le plus l’ire du public, c’est Taylor Fritz. L’Américain, tête de série numéro 9, a eu le tort d’éliminer le dernier Français en lice, Arthur Rinderknech, et de conclure la rencontre en posant son doigt sur la bouche. Si bien que son interview sur le court, après le match, s’est transformée en bronca. Arthur Rinderknech, qui assure avoir déjà connu ça ailleurs, avance un début d’explication : « J’ai eu trois ou quatre fois, en Australie, des grosses ambiances contre des Australiens. Je pense qu’ils étaient encore plus bourrés que les Français ce soir ! » 

Alcool à volonté

Et c’est vrai que dans les allées du stade Roland-Garros, les spectateurs ont le choix entre champagne, rosé, Pim’s, Spritz… Il y a même cette année un tout nouveau stand « bières express », où chacun se sert sa bière pression.

Le stand remporte un franc succès, et on retrouve ensuite ces consommateurs euphoriques en tribune, comme ce jeune homme qui avoue être « arrivé à 10h30 » et en être à « la quatrième » bière à 15h.

Ravi, dit-il, de retrouver une ambiance qui rappelle les grands stades : « Au foot, c’est toujours un peu fou. Au tennis, pour moi, c’est très calme. Cette année, c’est un peu différent. » 

« Dans les tribunes, tout le monde siffle, tout le monde fait les olé, etc… Au moins il y a de l’ambiance dans les tribunes ! »Un spectateur à Roland-Garros

Cette évolution est liée à la hausse de la fréquentation à Roland-Garros. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, mais pendant les qualifications, par exemple, il y a eu une augmentation de 75% par rapport à l’an dernier. 

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Thierry Ardisson se livre sur son addiction à la drogue :

« Je ne voulais pas me considérer malade, ce qui était le cas malheureusement »

Maïlis Rey-Bethbeder

French TV host Thierry Ardisson poses during a photo session in Paris on April 20, 2022. (Photo by JOEL SAGET / AFP) (Photo by JOEL SAGET/AFP via Getty Images)
Thierry Ardisson se livre sur son addiction à la drogue : « Je ne voulais pas me considérer malade, ce qui était le cas malheureusement ». (Photo by JOEL SAGET/AFP via Getty Images)

Intervenant dans le documentaire « L’âge d’or de la pub », sur France 3 ce vendredi 2 juin, Thierry Ardisson s’est installé depuis longtemps dans le paysage audiovisuel français. S’il a l’occasion de participer à de nombreuses soirées depuis le début de sa carrière à la télévision, l’animateur a découvert le monde de la nuit bien avant, en tant que DJ puis publicitaire. Une période à partir de laquelle il est devenue dépendant aux drogues, dont il a eu énormément de mal à se défaire.

Avant d’avoir la carrière qu’on lui connaît, Thierry Ardisson a eu d’autres vies. Ainsi, dans les années 60, il officie en tant que DJ sur la Côte d’Azur, dont sont originaires ses parents. À 17 ans, il travaille dans une discothèque de Juan-les-Pins. C’est durant cette période qu’il découvre la drogue, en teste plusieurs jusqu’à devenir accro et mener un long combat pour s’en débarrasser.

La Minute de Thierry Ardisson

« On a été la première génération à avoir la drogue en vente libre »

« Je suis devenu disquaire au Whisky à gogo, et j’ai découvert la musique et j’ai découvert la nuit. (…) Une fois que j’avais fini mon boulot à Juan-les-Pins, on allait à Cannes dans des endroits louches », a révélé Thierry Ardisson au micro de France Bleu, en février 2022.

Arrivé à Paris, il continue à consommer de la drogue, dans les soirées au Palace ou aux Bains Douches, mythiques club de l’époque. Dans ces ambiances festives, la drogue est démocratisée sans plus de prévention, des moments dont se souvient Thierry Ardisson :

« Honnêtement, on a été la première génération à avoir la drogue en vente libre. Avant nous, la drogue, l’héroïne, c’était réservé aux jazzmen afro-américains. Personne n’en prenait. Certains prenaient de l’opium, mais ce n’était pas courant. »

Des habitudes dont il est difficile de se défaire, notamment quand, alors publicitaire, Thierry Ardisson trouve des slogans très efficaces en fumant « trois à quatre pétards par jour », comme il l’a expliqué en 2017 au magazine Playboy. « Vieille habitude : un bain, un pétard, un concept. « Lapeyre, y’en a pas deux », j’ai trouvé ça dans mon bain moussant, complètement défoncé », a-t-il poursuivi.

Lors d’un voyage avec sa femme, après une rencontre avec un milliardaire, la prise de drogues dures devient quotidienne et facile pour l’animateur : « En 1974, j’ai connu la « easy life », on était à Bali, je sniffais de la super poudre toute la journée sans m’en rendre compte. Mais le problème avec l’héroïne, c’est qu’au début, tu en prends pour être bien et après, tu en prends pour ne plus être mal. Donc bon, est arrivé un moment où il a fallu globalement passer à autre chose. »

En France, comme partout ailleurs en Europe, la pratique du chemsex fait des victimes. Le terme est la contraction de « Chemicals »(drogues ) et de sexe. Elle consiste à la consommation de drogues dans le cadre de rapports sexuels. Jean-Luc Romero, homme politique adjoint à la mairie de Paris, fait la lumière sur une pratique dangereuse qui peut s’avérer mortelle et qui l’a privé de l’homme de sa vie. 

« J’en ai c*ié pendant trois mois »

Déterminé à se débarrasser de cette addiction, l’animateur décide de partir outre-Atlantique, comme il l’a rapporté à France Bleu : « Moi j’ai quitté la France, je n’ai pas voulu médicaliser le truc. Je n’ai pas voulu aller à l’hôpital prendre de la métadone et tout ça. Je ne voulais pas me considérer malade, ce qui était le cas malheureusement. Je suis parti aux États-Unis dans un endroit où j’étais sûr de ne pas en trouver. Mais j’en ai c*ié pendant trois mois (…) Je m’en suis sorti, mais c’est ce que j’ai fait de plus dur dans ma vie. »

Le présentateur regrette de ne pas avoir eu davantage de sensibilisation aux dangers de la drogue et insiste sur l’importance d’en informer les jeunes générations.

« Aujourd’hui, les gens on leur dit : ‘Fais gaffe, l’héro, c’est très dur d’en sortir, la cocaïne ça va te bouffer la partie blanche du cerveau' » a-t-il constaté, avant de poursuivre : « On sait ce que ça fait. Nous, on s’est jetés dedans la tête la première. »

S’il semble avoir cessé de consommer des drogues dures, Thierry Ardisson se bat encore contre ses vieux démons et n’a pas tout arrêté : en 2018 notamment, contrôlé avec sept grammes de cannabis, il a écopé d’une amende de 50 euros.

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