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août 2023

Drogue : La France devient un narco-état

Le trafic de stupéfiants étend sa toile d’araignée sur tout le territoire français. Métropoles, villes moyennes, bourgs, campagnes… aucun lieu n’est préservé. Fusillades en plein centre-ville, nombre croissant de toxicomanes errant de parc en parc, saisies records de cocaïne dans le port du Havre ….

A chaque règlement de comptes, l’émoi est grand dans la population mais rien ne change jusqu’à la prochaine fusillade. L’éventail des substances s’élargit sans cesse, avec l’apport de produits de synthèse à forte dangerosité. Il s’agit maintenant d’une économie souterraine en plein développement, représentant près de 5 milliards d’euros en 2022.

Les victimes directes, consommateurs, vendeurs, sont de plus en plus jeunes, mais la terreur s’étend à toutes les générations : habitants des quartiers de « deal », passants agressés, victimes d’une balle perdue, automobilistes accidentés.
Nombre de quartiers sont devenus des zones de non-droit où notre police, malgré un travail acharné, n’arrive pas à faire reculer le fléau. Face à cette évolution dramatique, le gouvernement est incapable d’apporter des solutions à la hauteur du phénomène : ce n’est pas en annonçant que l’amende sur la détention du cannabis devra être payée immédiatement, y compris pas carte bancaire, que l’on règlera le problème. Il est évident, par ailleurs, que la seule répression du trafic de drogues ne suffit pas.

Depuis longtemps, ici même, nous avons réclamé que des de campagnes de prévention, basées sur les connaissances scientifiques, soient menées, en premier lieu au niveau scolaire, pour mettre en garde les mineurs contre les méfaits provoqués par les drogues.

Rien n’a été fait jusqu’ici, probablement parce qu’il s’agit de mesures à long terme, sans rapport avec le temps « électoral ».
Malheureusement, il est à craindre qu’il soit trop tard pour revenir en arrière et que nous soyons en train de devenir un narco-état, certains parlent même de « mexicanisation ». Cause et symptôme de l’ensauvagement d’une société déboussolée, la drogue risque de mettre en péril notre démocratie.

Jean-Pierre PUJOL

C’est bien volontiers que nous relayons ce message d’un de nos collègues du CNPERT

Jean Paul Tillement

Quand héroïne et cocaïne étaient vues comme « bonnes pour la santé »

Quand la cocaïne était recommandée contre le mal de dents des enfants (en 1885).

Publié: 13 août 2023

auteurs

  1. Francisco López-Muñoz Profesor Titular de Farmacología y Vicerrector de Investigación y Ciencia, Universidad Camilo José Cela
  2. Cecilio Álamo González Catedrático Universitario de Farmacología, Universidad de Alcalá

Universidad de Alcalá et Universidad Camilo José Cela apportent des fonds en tant que membres fondateurs de The Conversation ES.


Bon nombre des drogues dont on abuse actuellement ont commencé leur carrière en tant que médicaments « extrêmement utiles » et bénéfiques. C’est le cas de l’héroïne, de la cocaïne, du cannabis ou encore des amphétamines, entre autres.

Petit retour en arrière pour les plus fameuses substances, quand les usages étaient licites et même plébiscités. Quelles étaient donc leurs « vertus » ? CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA SUITE

Comment les drogues et l’alcool affectent-ils le corps ?

De nombreuses personnes pensent que leur mode de consommation de drogues récréatives et d’alcool n’est pas problématique, car elles estiment pouvoir maîtriser leurs usages. Toutefois, c’est rarement le cas : il suffit de leur poser la question « imagines-tu ne pas boire d’alcool/consommer de drogue pendant une fête ? » pour se rendre compte que, si leur consommation n’est pas fréquente, elle relève néanmoins de l’addiction puisqu’elles ne peuvent pas se passer de ces produits dans certaines situations. De plus, les drogues et l’alcool ont des effets sur l’organisme dès leur première ingestion.

Comment les drogues et l’alcool affectent-ils le cerveau

Comment les drogues et l’alcool affectent-ils l’organisme ?

Combien de temps la drogue reste-t-elle dans le corps ? Cas de deux drogues : L’alcool et le cannabis !.

1. Le Cannabis

2. L’alcool

Cliquez ici pour lire l’article

Le tabagisme recule dans le monde, mais…

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, le 31 juillet, un rapport sur « l’épidémie mondiale du tabagisme ». S’il diminue, « il reste encore beaucoup à faire ».

Bonne nouvelle : le tabagisme recule dans le monde. Il est passé de 22,8 % de la population en 2007 à 17 % en 2021, se félicite l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un rapport publié le 31 juillet. Il dresse le bilan des quinze ans de son programme Mpower de lutte antitabac.

Mpower s’articule autour de six types d’actions publiques : protéger la population contre la fumée du tabac, augmenter les taxes, surveiller la consommation, offrir une aide à ceux qui veulent arrêter, mettre en garde contre les dangers et faire respecter l’interdiction de publicité en faveur du tabac.

Elles portent leurs fruits. Sans elles, 300 millions de fumeurs supplémentaires s’ajouteraient au compteur des 1,3 milliards selon, l’organisation.

Trois quarts de la population mondiale sont protégés par au moins une politique préconisée par le MPOWER, cinq fois plus qu’en 2007. Un réel progrès, mais 2,3 milliards de personnes vivent dans un des 44 pays qui n’a pas encore de mesure de protection. Elles ne sont pas si simples à mettre en place.

Une industrie du tabac qui pèse encore lourd

Face aux pressions de l’industrie du tabac, l’OMS reconnaît volontiers les obstacles à franchir. « C’est une industrie puissante et pleine de ressources qui, aujourd’hui encore, continue de croître en termes de profits et d’influence. Mais nous pouvons riposter », affirme le directeur du département de la Promotion de la santé à l’OMS, le Dr Ruediger Krech. Les 168 pays signataires de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, premier traité international contraignant de l’organisation (dont est issu le programme Mpower), ne sont pas autorisés à collaborer avec l’industrie pour mettre en place les politiques de santé publique.

Les Pays-Bas et l’île Maurice ont rejoint le Brésil et la Turquie dans la liste des parfaits élèves, ayant activé tous les leviers protection du programme. « Maurice est devenu le premier pays d’Afrique et les Pays-Bas le premier pays de l’Union européenne à mettre en œuvre l’ensemble complet des politiques de lutte antitabac de l’OMS au plus haut niveau », a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Et huit autres États, dont deux de l’Union européenne (l’Espagne et l’Irlande), sont à une mesure de rejoindre le rang des premiers de la classe. La France parvient à mettre en place des politiques efficaces, notamment en matière de prévention. Mais elle peut encore s’améliorer, notamment sur les zones sans tabac (terrasses de café par exemple).

« Il reste encore beaucoup à faire », estiment les auteurs du rapport, et c’est dire ! Le tabac et les maladies liées à sa consommation font environ 8,7 millions de morts par an. Dont 1,3 million de victimes du tabagisme passif.

Source Ouest France

Les cigarettes électroniques dans le viseur

Pourquoi le Venezuela interdit la cigarette électronique ?

Le pays d’Amérique latine a jugé la cigarette électronique addictive et nocive pour la santé. Sa vente et bien sûr sa possession sont désormais interdites. « Elles sont devenues à la mode. Beaucoup de jeunes ont cru à l’histoire selon laquelle ils pouvaient fumer et que cela n’aurait pas d’ effets sur la santé », a déclaré le président Nicolás Maduro . Le Venezuela n’a pas interdit pour autant le tabac.

D’autres pays règlementent-ils ce type d’appareils ?

Au total, 121 pays encadrent déjà les cigarettes électroniques délivrant de la nicotine, la substance la plus addictive du tabac. Parmi eux, 34 ont interdit complètement sa vente, comme le Mexique. Mais encore 2 milliards de personnes vivent dans des pays qui n’ont pas légiféré sur son utilisation.

La Commission européenne veut réglementer les arômes des liquides utilisés dans les e-cigarettes, très prisés des jeunes consommateurs. Elle a déjà légiféré sur le cadre de sa commercialisation (étiquetage des produits, etc.).

Lire aussi : Le premier procès contre un fabriquant d’e-cigarettes s’est ouvert aux États-Unis

Que dit l’Organisation mondiale de la santé ?

L’OMS juge les cigarettes électroniques « nocives pour la santé ». Mais selon elle, le recul manque pour évaluer les effets de son utilisation et son exposition sur le long terme. Cependant elle valide l’hypothèse selon laquelle l’utilisation d’e-cigarettes initie les jeunes à la pratique de fumer (le geste, la nicotine, etc.)

Ainsi, ceux qui fument avec ce genre d’appareils ont plus de risque de consommer du tabac. Si la majorité des pays interdisent la vente de cigarettes « classiques » aux mineurs, ils ne sont que 45 % à l’avoir fait pour les e-cigarettes, comme en France.

L’OMS alerte également dans ses derniers rapports sur l’évolution rapide de ce type de produits, qui rend son encadrement difficile.

La COP10 peut-elle changer quelque chose ?

La COP10 de la convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac se déroulera en novembre, au Panama. La réglementation des cigarettes électroniques sera un des principaux sujets sur la table, notamment la taxation des liquides. L’OMS milite pour les intégrer dans son programme Mpower, mis en place il y a quinze ans pour lutter contre le tabac et accompagner les pays dans la mise en place de politiques publiques.

Alcool : un verre par jour suffit à faire grimper la pression artérielle au fil des ans

Boire un verre d’alcool suffit pour augmenter la tension artérielle au fil des années, même chez les adultes sans hypertension, prévient l’American Heart Association, organisme américain à but non lucratif qui a pour but de favoriser et améliorer les soins cardiaques.

Alcool : un verre par jour suffit à faire grimper la pression artérielle au fil des ans

PETRENKOD/ISTOCK


L’ESSENTIEL

  • La consommation régulière d’alcool peut augmenter la pression artérielle au fil des ans, et cela dès un seul verre.
  • Ce lien entre l’alcool et la hausse de la pression artérielle s’observe également chez les personnes ne souffrant pas d’hypertension au début de l’étude.
  • Pour ces travaux, les chercheurs ont analysé sept études portant sur plus de 19.000 adultes aux États-Unis, en Corée et au Japon.

Voici la mise en garde de l’American Heart Association après la publication d’une étude menée par des chercheurs italiens et américains dans sa revue Hypertension le 31 juillet 2023.

Des preuves de l’effet de l’alcool sur la tension artérielle

L’étude, qui a examiné les données de plusieurs travaux menés aux États-Unis, en Corée et au Japon, a révélé que les personnes qui buvaient régulièrement – même ……CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA SUITE

Cannabis : un traitement contre l’addiction bientôt disponible ?

Grâce à ce traitement, les médecins pourraient ainsi éviter la prescription d'anxiolytiques ou de somnifère pour traiter les conséquences liées à l'arrêt du cannabis.
Grâce à ce traitement, les médecins pourraient ainsi éviter la prescription d’anxiolytiques ou de somnifère pour traiter les conséquences liées à l’arrêt du cannabis.

Pour lutter contre l’addiction du cannabis, un traitement, développé aux Etats-Unis, atténuerait les effets de cette drogue tout en diminuant l’envie d’en consommer. Aux USA, des essais sont en train de déterminer les doses qui pourraient être efficaces sur 300 patients.

Bientôt un traitement contre l’addiction au cannabis ? L’enthousiasme est né de la publication des résultats de la phase 2 d’un essai clinique qui…… cliquez ici pour lire la suite

ALCOOL, DROGUE, VITESSE :

Le nombre d’accidents mortels sur les autoroutes a augmenté de 43% en 2022, tuant 188 personnes, selon l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa).

Les accidents mortels sur autoroute ont augmenté de 43% en 2022, avec 188 tués, principalement des conducteurs jeunes (moins de 35 ans) fortement alcoolisés ou sous l’emprise de stupéfiants, selon des données du secteur publiées mercredi.

En plein chassé-croisé des vacances d’été, l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa), qui publie ce bilan annuel, s’alarme d’une ….. Cliquez ici pour lire la suite

Les chiffres stupéfiants du « coût social » de l’alcool et du tabac

Le tabac est le stupéfiant qui coûte le plus cher à la société française, avec 156 milliards d’euros par an. Il est suivi par l’alcool, 102 milliards. Et enfin les drogues illicites, qui pèsent 7,7 milliards. Ce total vertigineux de près de 266 milliards d’euros a été rendu public lundi, dans une note de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), réalisée par l’économiste Pierre Kopp.

Ces chiffres prennent notamment en compte le coût des…. LIRE LA SUITE

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