Recherche

Mois

septembre 2023

Naomi Campbell a admis qu’elle se « tuait » avec sa dépendance à la drogue.

Alors qu’elle évoquait ses problèmes de toxicomanie dans la nouvelle série documentaire d’Apple TV+, The Super Models, Naomi Campbell a admis qu’elle prenait de la cocaïne pour surmonter les traumatismes et les chagrins de son enfance.

« Je pense que lorsque j’ai commencé à prendre de la cocaïne, l’une des choses que j’essayais de dissimuler, c’était le chagrin. La dépendance est une telle… connerie, vraiment, a déclaré candidement la top model. Vous pensez que cela va guérir cette blessure. Ce n’est pas le cas. Cela peut provoquer une peur et une anxiété énormes. Je me suis donc mise en colère. »

La superstar de la mode s’est ouverte sur la mort de son ami proche, le créateur de mode Gianni Versace, et sur l’impact qu’elle a eu sur sa vie. Le créateur a été assassiné devant sa maison de Miami Beach en 1997.

« Il était très sensible à mes sentiments, il me poussait, déclare-t-elle. Il me poussait à sortir et à aller plus loin alors que je ne pensais pas avoir la force de le faire. Alors quand il est mort, mon chagrin est devenu très grand. »

L’icône de la mode a lutté pendant cinq ans contre sa dépendance à la drogue dans les années 90. « Lorsque vous essayez de dissimuler quelque chose, vos sentiments – vous avez parlé d’abandon. J’ai essayé de couvrir cela avec quelque chose, a-t-elle admis. On ne peut pas le cacher. Je me tuais à petit feu. C’était très blessant. »

Elle a finalement décidé de s’inscrire dans un centre de désintoxication après s’être effondrée lors d’une séance de photos en 1999. « C’est l’une des meilleures et des seules choses que j’aurais pu faire pour moi à ce moment-là, a-t-elle déclaré. Il m’a fallu de nombreuses années pour travailler sur ce problème et l’affronter. Et il m’arrive encore d’y penser. Mais j’ai maintenant les outils nécessaires pour y faire face lorsque ça se présente. »

Source 

Le gouvernement ne proposera pas la légalisation du cannabis médical en 2024 en France

le 21 septembre 2023 Par Aurélien BERNARD 

Pas de cannabis médical pour la France

Le futur Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) ne comprendra en effet pas de ligne budgétaire pour généraliser le cannabis à usage médical, dont la dispensation est aujourd’hui limitée à quelque 2000 participants à l’expérimentation du cannabis thérapeutique.

Interrogée par nos soins sur les raisons de cette absence, la Direction Générale de la Santé ne nous a pour l’instant pas répondu. D’autres sources nous indiquent tout simplement l’opposition de la Mildeca et du ministère de l’Intérieur.

Franck Milone, fondateur du producteur de cannabis médical LaFleur, a pu nous répondre et nous confier qu’ils s’étaient « mobilisés auprès des autorités ces derniers mois afin de participer aux différents groupes de travail pour l’intégration du cannabis médical dans le droit commun. Les textes législatifs sont prêts, les patients et professionnels de santés sont en attentes d’un cadre clair, permettant un accès sécurisé au cannabis médical. La situation pour les patients est critique, beaucoup ont déjà été impactés l’année dernière avec les ruptures produits. Il faut que le gouvernement s’implique davantage pour cette problématique de santé publique ! La France ne devrait pas être un sous-marché. »

Pour Mado Gilanton, présidente de l’association Apaiser S&C, « c’est une décision politicienne. Les personnes qui ont pris la décision n’ont pas pu lire les différents rapports de l’expérimentation, n’ont pas été confrontées aux retours positifs des patients et à leur situation d’extrême difficulté lors des ruptures de produits. Après 5 ans de travail et des retours extrêmement positifs, c’est incompréhensible. Il subsistera peut-être des amendements qui permettront un accès compassionnel pour les personnes qui en auront les moyens, mais c’est très décevant pour les personnes impliquées et les malades. »

Le Pr Nicolas Authier pointe aussi du doigt les oppositions : « Après cinq années d’un travail sérieux sur cette question, se réveillent des forces contraires, avec leur cortège de fantasmes et aux éléments de langage irrationnels dignes des platistes. Ils vont tout faire pour restreindre au maximum l’accès de ces médicaments pourtant destinés à des patients en impasse thérapeutique et souffrance sévère. Nous devons être convainquant dans les prochaines semaines et opposer à leur idéologie, la pertinence et la rigueur de la démarche engagée lors de ces 5 années de travail et d’expérimentation. »

Selon Frantz Deschamps, président de Santé France Cannabis, « les discussions autour du PLFSS étaient déterminantes pour la filière et pour les patients. Notre crainte essentielle, c’est qu’il y ait une prolongation ou une entrée dans le droit commun, avec un statut qui n’offre pas une réelle accessibilité aux patients. La DGS a pourtant fait un travail conséquent sur le statut ad hoc pour ces médicaments et les patients en impasse thérapeutique. Contrairement à ce qui peut être dit par certains, la filière française est prête à fournir ses premiers lots aux patients. Le combat reste aujourd’hui l’entrée dans le droit commun et une réelle accessibilité. »

Quelle chance reste-t-il pour le cannabis médical en France ?

L’inclusion de la généralisation du cannabis médical dans le PLFSS 2024 était la voie royale pour sortir de l’expérimentation et aboutir à une délivrance pour les malades atteints d’au moins une des 5 pathologies éligibles (épilepsie, oncologie, douleurs neuropathiques, soins palliatifs et spasticité douloureuse).

La légalisation du cannabis médical pourra encore être proposée par amendement lors des débats autour du PLFSS, comme nous le confirme le Pr Nicolas Authier : « Faute d’arbitrage, il y aura donc un amendement du gouvernement a minima pour le faire entrer dans le droit commun – car il semble acté que l’expérimentation se termine en mars 2024 – voire un amendement transpartisan en préparation avec Caroline Janvier, comme contre-proposition si le premier ne semble pas adapté et surtout trop restrictif. »

Quel avenir pour l’expérimentation du cannabis médical ?

Deux scénarios s’offrent ici.

L’expérimentation pourrait être prolongée pour continuer d’accompagner les patients actuels et leur fournir les médicaments dont ils ont besoin. Dans ce cas, elle ne serait pas en mesure d’incorporer davantage de personnes malades.

Elle pourrait également se terminer, sans accès aux médicaments à base de cannabis pour les patients, sauf si une solution était trouvée par ailleurs via les amendements.

Source

Amine Benyamina : les drogues de synthèse sont « beaucoup plus pernicieuses »

Mercredi 20 septembre 2023

France Inter relaie ce matin l’inquiétude d’addictologues autour des mélanges d’héroïne et de cannabinoïdes de synthèse : le professeur Amine Benyamina, psychiatre-addictologue, président de la Fédération Française d’Addictologie (FFA), est l’invité de 6h20

Les spécialistes ont été alertés notamment par les ARS d’Île-de-France et de la Réunion, où l’on a recensé trois décès et six hospitalisations cet été, liés à une nouvelle substance. « C’est un mélange entre deux produits, qui entraîne ce qu’on appelle une potentialisation, c’est-à-dire une majoration des effets », explique le Pr Amine Benyamina. « L’alerte qu’on a reçue à Paris, c’est un mélange d’héroïne et de cannabinoïdes de synthèse, du cannabis fabriqué en laboratoire. Lorsque vous injectez ces deux éléments, vous créez un effet extrêmement élevé, avec un risque d’overdose. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’on reçoit des patients détenant ce type de produits ou ayant des effets qui ressemblent à leur association, on a l’obligation de les signaler. »

« On retrouve des effets comme les vomissements, la paranoïa, des phénomènes de dépersonnalisation (les gens ne savent plus où ils sont, quelle heure il est, etc.), parfois une perte de conscience et des convulsions », précise le spécialiste.

« Des comprimés aux couleurs attirantes, qui ciblent les jeunes »

Ces drogues de synthèse sont-elles plus dangereuses ? « Disons qu’elle sont beaucoup plus pernicieuses. Elles se présentent sous la forme de comprimés, on ne sait pas clairement ce que l’on consomme, et elles sont vendues par les trafiquants comme des ‘pills’ pour s’exciter, ou lutter contre la fatigue, ou faire la fête…

Ce sont des comprimés aux couleurs attirantes, qui ciblent les jeunes dans les milieux festifs. L’addiction et la dangerosité dépend du terrain où ces drogues interviennent. »

« Ce qu’il faut avoir en tête, c’est que dans ce type de drogues, contrairement aux drogues naturelles, vous pouvez multiplier sans limite la puissance du produit », alerte le Pr Benyamina. 

« Et c’est la classe de drogues qui a le plus multiplié sa prévalence, sa présence dans les lieux de consommation ces dernières années. Il y a une certaine forme de facilité d’accès, parce qu’on a le sentiment que c’est plus discret. »

Source

Déconsommation d’alcool pour 69 % des Français

Par Alexandre Abellan Le 19 septembre 2023  

Déconsommation d'alcool pour 69 % des Français

« Les cocktails sans alcool ou à faible teneur en alcool sont désormais ancrés dans les habitudes des consommateurs » estime CGA by Nielsen IQ. – crédit photo : Adobe Stock (MauriceNo)

La déconsommation de boissons alcoolisées a encore de beaux jours devant elle en France. D’après l’enquête menée en Consommation Hors Domicile (CHD) par CGA by Nielsen IQ*, 52 % prévoient de réduire considérablement ou légèrement leur consommation d’alcool au cours des 12 prochains mois, 16 % ont déjà commencé à modérer leur consommation et 31 % comptent ne rien changer.

Ces orientations se traduisent déjà par de nouveaux modes de consommations, avec le développement des boissons sans alcool et à faible teneur en alcool (no/low). « 41 % des personnes sondées boivent désormais des « mocktails » (cocktails sans alcool) lorsqu’elles sortent, et 34 % optent pour une bière sans alcool ou à faible teneur en alcool » indique un communiqué de CGA by Nielsen IQ.

Dans ce paysage, les vins no/low sont à la traîne, avec 15 % de sondés indiquant en boire « généralement lorsque vous sortez » (moins que les 17 % des virgin cocktails, mais plus que les 12 % des purs spiritueux sans alcool).

« Les consommateurs français se préoccupent plus de leur santé, ce qui a d’importantes répercussions sur leur consommation d’alcool » pointe dans un communiqué Julien Veyron, le directeur des solutions clients pour la France de CGA by Nielsen IQ, ajoutant que « cette tendance évolue rapidement et, à mesure que les fournisseurs développent leurs portefeuilles de produits sans alcool ou à faible teneur en alcool, il est essentiel de bien comprendre les motivations et les préférences des consommateurs. » Ainsi, « l’ananas, la fraise et la framboise sont les trois arômes préférés des consommateurs lorsqu’il s’agit de mocktails » avance l’étude.

CGA by Nielsen IQ précise que « les consommateurs sont prêts à payer en moyenne 6 euros pour un cocktail sans alcool ou à faible teneur en alcool lorsqu’ils sortent, soit 4 euros de moins que pour un cocktail alcoolisé ». Ce qui n’empêche pas les consommateurs de no/low de dépenser 9 % de plus en CHR (86 € par mois contre 79 pour les autres), ces clients étant plus réguliers en CHD (53 % visitent au moins un établissement par semaine, contre 44 % pour les autres).

Source

La consommation d’alcool, nuit au cerveau….

….quelle qu’en soit la quantité

Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont découvert que toute quantité d’alcool, quelle qu’elle soit, est nocive pour le cerveau. Les chercheurs ont étudié la relation entre la consommation d’alcool de 25 000 personnes et leur cerveau à l’aide de scanners.

L’alcool affecte la matière grise du cerveau, qui est la zone où l’information est traitée. Plus les participants buvaient, plus « le volume de leur matière grise diminuait ». Les chercheurs ont déterminé que l’alcool contribuait à une réduction de 0,08 % du volume du cerveau.

Une réduction considérablement importante par rapport à d’autres facteurs.

En outre, rien ne permet de penser que certains types d’alcool ont un effet plus néfaste sur le cerveau que d’autres. En outre, l’hypertension artérielle, l’obésité et la consommation excessive d’alcool peuvent accroître le risque de troubles cérébraux

Source

CANNABIS : Pourquoi sa consommation peut vous plomber

Le cannabis pourrait être une source importante mais encore négligée d'exposition au plomb et au cadmium (Visuel Adobe Stock 606696934).

Des taux élevés de contaminants en particulier de métaux dans le sang et dans les urines des consommateurs de cannabis sont révélés par cette recherche menée à la Mailman School of Public Health de l’Université Columbia.

C’est l’une des premières études à rapporter les niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de cannabis, et à faire précisément le lien entre une consommation autodéclarée de cannabis et des preuves d’exposition aux métaux chez les consommateurs. Jusqu’ici de telles études s’étaient bornées à analyser la composition du cannabis.

Cependant, précise l’auteur principal, Katelyn McGraw, chercheur en sciences de la santé environnementale à la Columbia Public Health, « la plante de cannabis est un piégeur de métaux ». C’est pourquoi l’équipe a eu l’idée les niveaux de biomarqueurs métalliques chez les consommateurs de cannabis.

L’étude a analysé les données de 7.254 participants de la cohorte NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey for the years) sur la période 2005-2018 qui ont été classés selon leur consommation : non consommateur de cannabis et non-consommateur de tabac, consommateur de cannabis exclusivement, fumeur de tabac exclusivement et consommateur de cannabis et de tabac. Le taux de cotinine sérique a permis de vérifier le tabagisme. L’équipe a mesuré 5 métaux dans le sang et 16 dans l’urine. L’analyse constate que :

  • les participants qui consomment exclusivement du cannabis présentent des taux de plomb significativement plus élevés dans le sang (1,27 ug/dL) et dans l’urine (1,21 ug/g de créatinine) vs les consommateurs de cannabis et de tabac.

Aux États-Unis, un territoire « en avance sur la légalisation » déjà 28 États réglementent les concentrations d’arsenic inorganique, de cadmium, de plomb et de mercure dans les produits à base de cannabis, cependant les limites « des doses admissibles » varient selon le métal et selon les États.

Les chercheurs insistent sur le manque de données sur les contaminants du cannabis, en particulier les métaux qui devraient faire au plus tôt l’objet d’une règlementation et d’un contrôle, compte-tenu du nombre croissant de consommateurs de cannabis.

Source

Alcool : l’étiquetage sanitaire devrait être obligatoire partout dans l’UE, selon un nouveau rapport

Clara Bauer-Babef

Les bouteilles de vins et spiritueux vendus en Irlande devront bientôt afficher des messages de prévention à l’attention des consommateurs, à l’instar de ceux inscrits sur les paquets de cigarettes, d’ici mai 2026. 

Alors que l’Irlande a reçu le feu vert de la Commission européenne en janvier 2023 pour afficher des messages de prévention sur ses bouteilles d’alcool, le Centre de Politique européenne (CEP) aimerait voir la règle appliquée dans tous les États membres. 

Les bouteilles de vins et spiritueux vendus en Irlande devront dès mai 2026 afficher des messages de prévention à l’attention des consommateurs, à l’instar de ceux inscrits sur les paquets de cigarettes.

Les Irlandais pourront donc bientôt lire des messages comme « La consommation d’alcool provoque des maladies du foie » ou bien « Il existe un lien direct entre l’alcool et les cancers mortels ».

Si le Comité permanent des médecins européens (CPME) salue cette décision, les lobbies viticoles ne l’entendent pas de cette oreille et s’inquiètent d’une fragmentation du marché unique.

En effet, les règles de commercialisation des biens et marchandises sont uniformisées à l’échelle européenne : si un pays décide d’imposer ses propres règles, cela pourrait déséquilibrer la compétition entre producteurs européens.

« La décision de la Commission européenne est un coup de canif. Cela crée un précédent extrêmement périlleux », avait estimé la Fédération des Exportateurs de Vins & Spiritueux de France (FEVS) en juin dernier.

Mais pour le Centre de Politique Européenne (CEP), la future loi irlandaise est un exemple qui gagnerait à être appliqué dans tous les pays membres.

« Compte tenu du risque sanitaire avéré de l’alcool, il est légitime d’introduire cette nouvelle obligation d’étiquetage partout dans l’Union européenne », estime Victor Warhem, économiste et représentant du CEP en France, lors d’un entretien avec Euractiv.

Si l’étiquetage protège la santé des consommateurs, quelles conséquences pour les producteurs de vin qui y voient une menace directe pour le marché unique ?

« Les dispositions incluses dans la réglementation irlandaise en matière d’étiquetage sont incompatibles avec le droit communautaire en vigueur et constituent une entrave injustifiée et disproportionnée aux échanges dans le cadre de la législation communautaire », avait réagi le Comité européen des entreprises vins.

Le lobby français du vin juge « périlleux » l’étiquetage des bouteilles en Irlande

L’Irlande a reçu en janvier dernier le feu vert de la Commission européenne pour doter ses bouteilles d’alcool d’une étiquette sanitaire. Une décision vivement critiquée par les exportateurs de vins français qui craignent pour le marché unique.

Étiqueter pour la prospérité ?

Mais selon un rapport du CEP publié en août dernier, étiqueter toutes les bouteilles d’alcool vendues en Europe aurait, au contraire, des bienfaits économiques pour la filière des vins et spiritueux.

« Cela aurait pour effet d’éviter de multiplier les coûts d’étiquetage pour les producteurs d’alcool, notamment français, espagnols et italiens ou de conduire ces derniers à se détourner du marché irlandais avec des conséquences encore plus négatives sur la santé du secteur », peut-on lire dans le rapport.

D’autant que le marché du vin est en crise, selon Victor Warhem, qui note que si les grands producteurs de vin vont pouvoir prendre en charge ces coûts supplémentaires, pour les petits producteurs cela risque de poser problème.

Mais la France, l’Italie et l’Espagne ne l’entendent pas de cette oreille.

En réaction à la future loi irlandaise, les trois pays, qui produisent à eux seuls 47 % de l’ensemble des bouteilles de vin vendues dans le monde, ont décidé de travailler à l’élaboration d’un document commun pour contester la décision de la Commission.

À ce jour, la Commission européenne n’a pas reçu de lettre de la coalition et estime que la future législation irlandaise ne porte pas atteinte au marché unique. Mais à l’aube des élections européennes, nul doute que le dossier sera au menu des débats à Bruxelles et à l’agenda de la future Commission.

D’ici là, dès décembre 2023, les bouteilles de vin vendues dans l’UE devront tout de même indiquer les ingrédients et les valeurs nutritionnelles sur leurs étiquettes au moyen d’un QR code.

Source

Cannabis : Prendre du CBD ou conduire, il faut choisir

INFRACTION Les conducteurs qui consomment ce produit risquent une condamnation sévère

Julie Polizzi pour 20 Minutes

Que ce soit sous forme de crème, de baume, de gouttes à mettre sous la langue ou encore d’herbe à fumer, la commercialisation des produits à base de cannabidiol, plus connu sous l’acronyme CBD, s’est largement développée ces dernières années.

Néanmoins, un flou juridique persistait : cette consommation est-elle compatible avec la conduite d’un véhicule ? Le feuilleton judiciaire a été tranché.

Consommer oui, conduire non

Si l’article R. 5132-86 du code de la santé publique prohibe depuis très longtemps le cannabis, il autorise cependant le commerce de « variétés de cannabis dépourvues de propriétés stupéfiantes ».

Et justement, le Conseil constitutionnel a estimé (dans une décision du 7 janvier 2022) que les produits à base de CBD n’entraient pas dans le champ de la définition de stupéfiant puisqu’ils n’entraînaient pas de risque de dépendance ou d’effets nocifs pour la santé. Pour cela, il faut toutefois que la teneur en THC (tétrahydrocannabinol) du produit ne dépasse pas 0,3 %.

Le 29 décembre 2022, le Conseil d’État a d’ailleurs confirmé cette analyse en relevant « qu’en l’état des données de la science, si le cannabidiol a des propriétés décontractantes et relaxantes ainsi que des effets anticonvulsivants, il ne présente pas de propriétés psychotropes et il ne comporte pas les mêmes effets indésirables que le delta-9-tétrahydrocannabinol ».

Mais de là à prendre le volant, c’est une tout autre histoire ! En effet, même avec cette faible teneur, un contrôle salivaire par les forces de l’ordre peut vous faire apparaître positif au tétrahydrocannabinol.

Le Code de la route réprime la conduite sous l’emprise de stupéfiants
Le Code de la route réprime la conduite sous l’emprise de stupéfiants – iStock

Attendez au moins 7 heures

Au cours des deux dernières années, de nombreux automobilistes consommant du CBD ont ainsi été condamnés pour ce motif. Comme axe de défense, les avocats recommandaient donc de conserver les factures d’achat de ces produits, mais aussi de demander un prélèvement sanguin (plus précis) en plus du prélèvement salivaire lors du contrôle, et enfin de s’orienter vers un laboratoire spécialisé capable de prouver que les traces de THC provenaient de CBD et non de cannabis.

Mais pendant combien de temps faut-il alors s’abstenir de conduire ? Selon certaines études, le THC serait en effet détectable dans la salive de 8 à 24 heures après sa consommation, et même jusqu’à 8 jours après pour les fumeurs réguliers.

En revanche, il n’existe pas de données claires pour les traces contenues dans les produits au CBD. Par prudence, les avocats recommandent d’attendre au moins 7 heures.

Source

Annulation des campagnes de préventions sur les dangers de l’alcool 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑