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Date

27 décembre 2023

2023 a bien confirmé que chaque verre d’alcool est mauvais pour la santé (un point c’est tout !)

Attention : cette lecture risque de nuire gravement au nombre de bouteilles de vin et d’alcool que vous avez prévu de consommer pendant les fêtes

Par Andrew Zaleski 27 décembre 2023

alcool mauvais pour la sant

Cette année, ma femme et moi étions en charge des boissons pour le repas de Thanksgiving. Quand ma mère a appris qu’on avait acheté de l’alcool, 7 bouteilles de vin pour arroser un festin dont la moitié des 11 invités étaient en âge de boire, elle m’a balancé par texto : “Mon Dieu !”. Et bien entendu, malgré la quantité d’alcool apportée avec nous, on a quand même trouvé le moyen de commencer les festivités par des bières au bar du coin.

Je ne serais sans doute pas aussi décomplexé à l’idée de divulguer ces informations si je n’étais pas convaincu que la plupart des Américains sont concernés par le problème. Les chiffres montrent que Thanksgiving, les vacances d’hiver et le réveillon du Nouvel An font partie des fêtes les plus alcoolisées de l’ année.

Entre amis et en famille, les festivités s’accompagnent souvent d’une consommation d’alcool. Pour certains, une longue journée de travail est une justification suffisante pour boire un verre ou deux. (Un de mes amis aime à me dire que “la bière froide du vendredi frappe plus fort”).

Je ne compte plus le nombre de fois où je suis entré dans la salle des fêtes locale avec la grand-mère de ma femme, 86 ans, toujours prête à faire des folies après deux Corona Lights. Pour bon nombre d’entre nous, l’alcool fait partie intégrante de la vie.

Pourtant, qu’on s’en remette aux conclusions de toutes les études, aux recherches diverses et variées et autres discours de santé publique, la vérité reste tristement invariable : toute quantité d’alcool, même infime, est néfaste pour la santé.

Il n’existe aucun niveau de consommation d’alcool qui n’affecte pas la santé d’une manière ou d’une autre

“Pour résumer, notre argument est qu’aucune quantité d’alcool n’est indolore”, déclarait George Koob, directeur de l’Institut national sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme en avril dernier, dans le cadre d’un podcast. Cette déclaration reflète ce que d’autres groupes nationaux et internationaux se sont échinés à rappeler tout au long de 2023.

Dans un article publié dans The Lancet Public Health en janvier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré qu’il n’existe aucun niveau de consommation d’alcool qui n’affecte pas la santé d’une manière ou d’une autre.

Après avoir affirmé pendant des années que les hommes devaient limiter leur consommation hebdomadaire d’alcool à 15 verres au maximum, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCLAT), dans de nouvelles directives publiées le même mois que le rapport de l’OMS, a affirmé que la quantité idéale d’alcool qu’une personne peut boire est tout simplement nulle.

Selon le CCLAT, plus de six verres par semaine augmentent le risque de cancer, de maladies cardiovasculaires et de maladies du foie.

Dans un article du magazine Time consacré aux clarifications apportées par le CCLAT sont cités les propos de John Callaci, chercheur au sein du programme de recherche sur l’alcool de l’université Loyola de Chicago, qui affirme qu’il a été établi qu’au cours des deux dernières décennies, “il est de plus en plus évident que l’alcool n’est pas bon pour la santé”.

Devant de telles affirmations, le James Bond de Daniel Craig, imbibé de martinis, doit bien se retourner dans sa tombe… Aux États-Unis, on n’avait jamais autant mis en lumière les conséquences de la consommation d’alcool qu’avec cet article écrit par Dana G. Smith et publié en première page du New York Times en janvier.

L’article, qui a recueilli près de 900.000 vues sur X (ex-Twitter), offrait une perspective nouvelle sur la question. Les gens ont tendance à penser aux effets néfastes de l’alcool en termes de consommation excessive.

Il n’est pas mauvais de boire quelques verres tous les soirs. Cela n’empêche que les dommages cellulaires, l’augmentation de la pression artérielle, les maladies coronariennes, le cancer colorectal, le fait d’être un imbécile belliqueux : boire modérément peut aussi causer tout cela.

Pour tous ceux qui suivent les recommandations du groupe de travail américain sur les services préventifs, l’article du Times n’était pas vraiment une nouvelle. La limite est de deux verres par jour pour les hommes et d’un verre par jour pour les femmes, que vous passiez du lundi au vendredi sans toucher au vin, à la liqueur ou à la bière.

Néanmoins, la multiplication des déclarations publiques, des interviews et articles sur l’alcool au cours de l’année écoulée tend à contredire les idées reçues sur une pseudo consommation “saine” d’alcool. Il n’est pas difficile, par exemple, de trouver des recherches indiquant que l’alcool pourrait même être bon pour la santé.

Un article publié en 1999 dans le New England Journal of Medicine concluait que “la consommation légère à modérée d’alcool réduit le risque global d’accident vasculaire cérébral… chez les hommes” (l’article précisait que le bénéfice était observé avec un verre par semaine, et pas nécessairement un verre par jour).

Le vin rouge, en particulier, a été loué pour ses propriétés polyphéniques, notamment la présence de resvératrol, qui est l’un des produits préférés des adeptes de la lutte contre le vieillissement. (Cela rappelle la fois où le regretté Christopher Hitchens, qui en connaissait sans doute un rayon en matière d’éthanol, avait déclaré à Bill Maher que “tous les buveurs de Chardonnay ont perdu leur temps”).

Par ailleurs, une analyse beaucoup plus récente, publiée en mars, a montré que boire un ou deux verres par jour ne réduit pas le risque de mortalité par rapport au fait de ne pas boire du tout.

Parmi toutes ces opinions contradictoires, une chose semble claire : il est peut-être temps d’accepter le fait que toute quantité d’alcool est, en fait, préjudiciable à notre bien-être. Cela pourrait expliquer que les ventes d’imitations alcool — comme les breuvages artisanaux de l’Athletic Brewing Company, qui se place au en deuxième position du classement national des boissons non alcoolisées derrière la Heineken 0.0 — ont augmenté d’un tiers au cours de la seule année dernière, alors que les ventes d’alcool authentique, elles, ont stagné.

Alors, que faire ? La réponse n’est peut-être pas de supprimer totalement l’alcool si vous êtes du genre à boire quelques verres, mais l’expression pourrait prendre un nouveau sens.

Source

Ne reproduisons pas avec le cannabis le désastre tabagique

Pr. Jean Costentin

Ce désastre ressortit de différentes causes,  mues par la pharmacodépendance à la nicotine ; il est la résultante de roueries, d’habiletés, de démagogies, d’ignorances, d’omissions, d’actions variées… Il est la somme de défaillances des politiques, des éducateurs, de la voracité de lobbies insatiables, n’ayant aucune considération pour l’Homme. Leur irresponsabilité illimitée est si diffuse qu’on ne se souvient plus que des quelques personnalités ayant tenté de limiter la casse (Simone Veil, Claude Evin …).

De multiples subterfuges ont été déployés pour recruter en France nos 13 millions de fumeurs ; l’imagination vient de loin : oublions les chiques et poudres à priser, les cigarettes au chocolat ; les cigarettes par paquet de 4 (les P4 ou Parisiennes) accessibles  au budget des gamins ; les cartouches de « cigarettes de troupe » offertes aux conscrits modèle 1960 ; les publicités identifiant la cigarette à la virilité, à l’émancipation féminine, à la séduction ; le  tabac à rouler bon marché, avec des dispositifs facilitant cette opération aux mains inexpertes ; les additifs (chromones) qui intensifient la libération de dopamine (le médiateur du plaisir) à l’arrivée de la nicotine dans le cerveau ; à ce plaisir redoublé succède un plus vif déplaisir, qui incite à fumer très vite une autre cigarette pour l’apaiser ;  les recharges de e-cigarettes aux saveurs appréciées des adolescents ; les perles de nicotine ; le tabac chauffé ; le snuss (qui fait florès en Suède) ; les e-cigarettes à jeter….

Le gouvernement qui hérite d’un tel passif, avec une première Ministre qui ne peut s’empêcher de vapoter dans l’hémicycle, donne la mesure des difficultés éprouvées pour remonter  la pente et répondre à la déclaration ambitieuse du président de la République  voulant que naisse en 2032 la première génération sans tabac (à l’instar de la  Grande  Bretagne et de la Nouvelle Zélande, mais qui semblent après avoir fait courageusement un pas en avant, en faire deux en arrière).

 Cette ambition présidentielle va au-delà du seul tabac, car briser le barreau nicotine dans l’échelle des toxicomanies, rendra plus difficile l’accès aux autres drogues. Le cannabis, porté sur les épaules du tabac  est en premier concerné.

Les effets épigénétiques de la nicotine (tabac) et du THC (cannabis) sont le portail d’entrée dans diverses autres toxicomanies.

Par cohérence, il est urgent, que le porte-parole du gouvernement, O. Véran, chef d’orchestre du grand Opéra bouffe « Le cannabis pour tout (« thérapeutique ») et pour tous (« récréatif »)  brule enfin ce qu’il a adoré et adore ce qu’il a brulé.

Il est urgent qu’il siffle la fin de la mission parlementaire créée à son instigation, qui s’échine à faire croire aux vertus thérapeutiques du cannabis et à promouvoir le cannabis scandaleusement présenté comme « récréatif ».

Il devra rappeler que le cannabis a une toxicité physique 6 à 8 fois supérieure à celle du tabac, à laquelle s’ajoutent de nombreux troubles psychiques, dont psychiatriques ; que c’est la drogue de la crétinisation, qui plombe beaucoup de trajectoires de vie ; qui rend impossible le sevrage du tabac déjà si aléatoire quand il s’impose seul ; cannabis dont les effets épigénétiques ouvrent la porte à d’autres drogues, dont il intensifie la perception (cocaïne, héroïne) et incite à une escalade toxicomaniaque devenue incontestable ; de semblables effets épigénétiques induisent une vulnérabilité aux troubles anxieux, dépressifs, psychotiques, aux déficits immunitaires, cognitifs…

Les nombreux militants de la légalisation du cannabis, qui pour beaucoup pérorent encore, devraient être contraints au silence, dont plusieurs addictologues à contre-emploi ; la « Fédération Addiction » grassement abondée par l’État ; la MILDT devenue MILDECA dont trois présidents ont ostensiblement milité pour la légalisation du cannabis, à l’exception de E. Apaire et N. Prisse ; les journaux « Le Monde » et « Libération », avec une mention particulière à  « Valeurs Actuelles » qui est parvenu à ne jamais parler du cannabis au cours des 5 dernières années.

Le fumeux et fallacieux « Rapport Roques » qui, sur la base de critères qui lui étaient propres, déclarait que le cannabis , moins nocif que le tabac, devait être légalisé, sans  bien sûr envisager d’interdire ce premier.

Dans ce marigot, l’objectif affiché par le Président de la République parait herculéen tant il aura à faire pour nettoyer ces écuries d’Augias. Son importance pour notre Jeunesse, pour la Santé physique et psychique de nos concitoyens ainsi que pour la Société, justifie les efforts intenses qu’il faudra y consacrer.  

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