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Date

7 janvier 2024

Une « super-puff » promettant 9 000 bouffées se répand en France… avant d’être interdite ?

Article réservé aux abonnés – Par Antoine Decléty

Toujours plus puissant et imposant. Un nouveau modèle de « puff » proposant davantage de bouffées, la 9K, est apparu en France alors que l’interdiction de ces cigarettes jetables vient d’être votée.

Alors que les puffs vont être interdites, la 9K, un nouveau modèle de « super-puff » promettant jusqu’à 9 000 bouffées, se fait une place de plus en plus proéminente chez les jeunes.
Alors que les puffs vont être interdites, la 9K, un nouveau modèle de « super-puff » promettant jusqu’à 9 000 bouffées, se fait une place de plus en plus proéminente chez les jeunes. (Nicolas Créach/Le Télégramme)

D’ici à la rentrée scolaire 2024, les « puffs », ce sera terminé. C’est, du moins, ce que prévoit leur interdiction, votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le 4 décembre dernier, avant que le texte ne prenne la direction du Sénat.

Pour rappel, ces cigarettes électroniques jetables, particulièrement prisées des jeunes générations, contiennent, pour certaines, de la nicotine et disposent d’un nombre de bouffées prédéfini avant d’être rendues inutilisables.

L’équivalent de 18 paquets de cigarettes !

« Dry January » ou pas, le secteur du sans-alcool a le vent en poupe

À l’instar du « Dry January » qui se démocratise en France, la tendance du sans-alcool semble se confirmer chez des cavistes spécialisés.

Article rédigé par Guillaume Gaven – Radio France Publié le 07/01/2024 09:16

Elaboration de cocktails sans alcool par les étudiants du centre de formation d'apprentis Adrien Zeller à Illkirch (Bas-Rhin), le 2 mars 2023. (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)
Elaboration de cocktails sans alcool par les étudiants du centre de formation d’apprentis Adrien Zeller à Illkirch (Bas-Rhin), le 2 mars 2023.      (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)

C’est un caviste pas comme les autres. Le premier en France à ne vendre que du sans-alcool. En ce début janvier, la petite boutique du « Paon qui boit », implantée dans le nord de Paris, ne désemplit pas. « Dry January » oblige, mais pas seulement. Il y a Murielle : « Je me marie donc il faut que je reste sobre toute la soirée et une bonne partie de l’année aussi, confie-t-elle. Ce sera ma cuvée à moi : pétillant blanc et rouge. Mais peut-être qu’il y aura des invités qui ne boiront pas d’alcool ».

L’offre de boissons sans alcool se développe beaucoup, analyse Augustin Laborde, le fondateur de la cave du Paon qui boit. « En un an et demi d’existence, on a vu cette tendance se développer et surtout se confirmer très concrètement, relate le caviste. Lorsqu’on a ouvert, il y avait à peu près 250 références, maintenant il y en a plus de 500″. 

C’est signe, pour Augustin Laborde, que les producteurs s’y mettent. « Il y a vraiment plein de propositions qui arrivent, qui n’existaient pas il y a encore un an », ajoute-t-il. Pareil du côté de la clientèle, s’il est conscient que le « Dry January » est un accélérateur pour janvier, « il y a quand même une tendance de fond », remarque-t-il.

Le marché du sans-alcool se développe vite. La Maison Chavin s’est fait une spécialité de vin sans alcool premium. Aujourd’hui, le sans-alcool représente la moitié de son chiffre d’affaires, toujours en hausse selon Mathilde Boulachin, la présidente de la maison. 

« On vient de terminer l’année avec une envolée de 23% pour le sans-alcool, détaille-t-elle. Par contre, si on regarde la croissance dans le vin, on constate que le vin est en souffrance, comme ce qu’il se passe à l’échelle internationale. Donc chez nous, la croissance vient par le sans-alcool », confirme-t-elle.

Un plus gros marché en Allemagne et en Angleterre

Reste que le sans-alcool est encore une niche : 1 à 2% du marché, selon l’institut CGA, spécialiste de la consommation. « Aujourd’hui, c’est un petit marché en France, aussi bien en termes de pénétration consommateurs qu’en termes de consommation en valeur absolue, c’est carrément un marché qui a beaucoup progressé ces dernières années, notamment depuis le Covid », selon Julien Veyron, directeur des solutions clients. « On voit en tout cas que l’appétit des consommateurs pour ce souci de santé et de modération d’alcool est grandissant », ajoute-t-il.

Néanmoins, « ce que l’on constate à court terme, c’est que l’inflation a quand même ralenti la tendance. Ce sont des produits qui sont parfois assez valorisés sans dire que c’est cher », tempère-t-il.

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