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Date

15 février 2024

Les nouveaux marchés de la drogue sous la loupe des professionnels de la santé

Près de 200 spécialistes romands et francophones de l’addictologie étaient réunis jeudi à Neuchâtel pour le congrès annuel de la branche. Parmi les thèmes abordés, la propagation du « crack de rue » et les réponses qu’on peut lui apporter

Les addictions sont multiples, de l’alcool aux opioïdes en passant par le tabac. Ou encore les jeux d’argent, les jeux vidéo et les réseaux sociaux. Des dépendances très vastes qui demandent cependant des approches spécifiques quand il s’agit de les traiter. Près de 200 spécialistes romands et francophones de l’addictologie étaient réunis jeudi à Neuchâtel, à l’occasion du congrès annuel du Collège romand de médecine de l’addiction. Un moment d’échange et de réflexion sur les influences extérieures qui peuvent mener à une dépendance, mais aussi les traiter. L’addiction étant une problématique variable, selon les lieux et leurs législations.

Jean-Marie Coste, responsable de l’accompagnement et des soins à Addiction Neuchâtel

Si Neuchâtel est connu pour sa consommation de méthamphétamines, Genève connaît, elle, une flambée de consommation de « crack de rue » depuis 2021. Cette substance, dérivée de la cocaïne, y est désormais vendue directement prête à l’usage, la rendant plus accessible. Une problématique qui inquiète au-delà de la Cité de Calvin, avec la crainte de voir le crack débarquer dans les autres villes romandes. Lausanne est d’ailleurs déjà touchée, d’où l’importance pour les professionnels de la santé de s’informer sur les réponses à apporter à cette addiction. Présente lors de cette journée sur les addictions, Tiphaine Robet est médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève. Chaque jour, elle arpente la Cité de Calvin pour aller au contact de la population dépendante à ce nouveau fléau. Des maraudes qui entrent dans un programme « extra-muros » mis sur pied par le service d’addictologie psychiatrique des HUG.

Tiphaine Robet, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève et cheffe du projet « crack extra-muros »

Les observations du terrain permettent de mieux comprendre comment prendre en charge les consommateurs de crack. Ces derniers étant en grande majorité polytoxicomanes, même s’il n’existe pas de substitut au crack, il est néanmoins possible de stabiliser leur consommation, voire de la réduire en traitant leurs autres addictions.

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Belgique : Infor Drogues devient Infor Drogues ET addictions pour s’ouvrir à des dépendances plus larges

Pour évoquer ce changement de nom et de perspectives, Antoine Boucher, porte-parole d’Infor Drogues et Addictions, était l’invité du 12h30.

Ne dites plus “Infor Drogues”, mais bien “Infor Drogues et addiction”. L’asbl vient tout juste de changer de nom. “Les drogues sont toujours présentes, l’actualité le souligne malheureusement. Cependant, d’autres comportements se développent dans notre société. Ils ne sont pas forcément reconnus par le grand public comme quelque chose de similaire. Il y a de plus et plus d’”addicts” et sans consommer de produit. Ça concerne le jeu, surtout les jeux d’argent, mais le sport aussi par exemple”, explique Antoine Boucher.

La structure veut être perçue comme un service qui va répondre aux besoins de ces profils différents. “Le suffixe “drogue”, ne les conduit pas directement à nous téléphoner ou à faire appel à notre service d’accompagnement”, détaille-t-il encore.

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