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juin 2024

Quatre industries provoquent chaque année la mort de près de 3 millions d’européens

Publié le 18 juin 2024

L’OMS pointe du doigt les stratégies de l’industrie du tabac, de l’alcool, des énergies fossiles et de l’alimentation ultra-transformée. @Unsplash

Fumer, boire, manger, se déplacer… En Europe, quatre industries menacent la santé de millions de citoyens. Dans un nouveau rapport, l’Organisation mondiale de la santé met en lumière les stratégies communes de ces grandes entreprises, qui mettent à mal la règlementation et les politiques de prévention des pays.

2,7 millions de décès sont provoqués chaque année en Europe* par les entreprises réunies du tabac, des combustibles fossiles, de l’alcool et de l’alimentation ultra-transformée.

C’est la conclusion d’une large étude publiée il y a quelques jours par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). A elles seules, ces “quatre industries tuent chaque jour au moins 7 000 personnes”, indique Hans Kluge directeur régional de l’organisation Onusienne, dans un communiqué.

Le tabac est le premier responsable de cette mortalité prématurée, suivi de l’industrie des combustibles fossiles source de pollution à l’ozone et aux particules fines. Puis viennent les secteurs de l’alcool et enfin de l’alimentation ultra-transformée, qui entraînent une consommation excessive en viande transformée, en sel, en boissons sucrées et en acides gras saturés. Mais au-delà des chiffres, l’OMS dénonce les stratégies communes mises en place par ces quatre secteurs d’activité, leur permettant de “façonner les environnements structurels, politiques et d’information” afin de maximiser leurs bénéfices au détriment de la santé des citoyens.

“Exploiter les personnes vulnérables”

S’appuyant sur une multitude de tactiques et déployant des “ressources considérables”, les industriels mettent à mal la lutte contre les maladies chroniques, comme les maladies respiratoires et cardiovasculaires, le diabète et les cancers qui sont dans leur ensemble à l’origine de 90% des décès en Europe. Lobbying politique, campagnes de marketing ciblées ou encore désinformation dans les médias… Autant de techniques qui “consistent à exploiter les personnes vulnérables (…), à tromper les consommateurs et à faire de fausses déclarations sur les avantages de leurs produits ou sur leur respect de l’environnement”, affirme Hans Kluge.

Parmi la trentaine d’études de cas listée dans le rapport, l’OMS pointe ainsi les stratégies permettant aux entreprises d’entraver la mise en œuvre de réglementations d’intérêt public. Pour cela, les industriels bénéficient souvent, grâce à leur position monopolistique, d’un accès privilégié aux décideurs politiques et ont recours à d’importants dispositifs de lobbying. Les auteurs du rapport notent par exemple l’influence majeure exercée par le secteur de la viande pour ralentir l’adoption de la stratégie européenne “Farm to fork”. Résultat, de nombreuses dispositions de cette feuille de route, qui visait notamment à promouvoir une alimentation végétale pourtant bénéfique pour la santé et l’environnement, sont aujourd’hui à l’arrêt.

“Un problème systémique”

L’organisation Onusienne attire également l’attention sur la manière dont certaines entreprises s’emparent de leur stratégie RSE pour redorer leur image et détourner les critiques formulées à leur encontre. C’est le cas entre autres du secteur du tabac qui finance des programmes d’éducation destinées aux jeunes, un public qu’il cible en parallèle au travers de campagnes marketing ou de partenariats avec des influenceurs. Le rapport épingle par ailleurs les stratégies de “pinkwashing” employées par l’industrie de l’alcool : d’un côté, elle s’associe à des campagnes de lutte contre le cancer du sein, de l’autre elle diffuse des fausses informations remettant en cause le facteur de risque que représente la consommation d’alcool.

En interférant avec les efforts de prévention des pays et en menaçant leur progrès en matière de santé publique, les grandes entreprises font en outre “supporter aux populations et à l’environnement le coût des dommages qu’elles causent”. Pour changer la situation, l’OMS lance un appel à l’action aux Etats membres de la région européenne. “Pendant trop longtemps, nous avons considéré que les facteurs de risque étaient essentiellement liés à des choix individuels, reconnait Frank Vandenbroucke, vice-Premier ministre belge, lors de la présentation du rapport à Bruxelles. Nous devons redéfinir le problème comme un problème systémique où la politique doit contrer les environnements d’hyperconsommation, restreindre le marketing et mettre fin à l’ingérence dans l’élaboration des politiques.”

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Révélations: ce que deviennent les quantités de plus en plus impressionnantes de drogues saisies

Au Maroc, une lutte sans merci contre le trafic des drogues et des stupéfiants. (Y.El Harrak/Le360)

Par Mohammed Boudarham

Le 16/06/2024

Au Maroc, les autorités optent pour la destruction par incinération des drogues saisies, soit plusieurs dizaines de tonnes chaque année. Mais, en attendant que ces tonnes de résine de cannabis, de cocaïne ou de kif en tiges partent en fumée, comment se déroule leur conservation et qui est responsable de leur gestion? Éléments de réponse.

Le 3 juin, une opération conjointe de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a permis la saisie d’une cargaison de plus de 18 tonnes de drogue à Sidi Rahal Plage. La quantité saisie constitue un record depuis le début de l’année en cours, loin devant les 10,5 tonnes saisies à Agadir le 17 mars, ou encore les 10,3 tonnes interceptées, le 27 du même mois et dans la mêle ville.

Si on sait que la destination finale des stupéfiants (cannabis, comprimés psychotropes, cocaïne et kif en tige) et des tabacs de contrebande (tabac à priser, cigarettes et autre pâtes «maâssel») saisis par les forces de l’ordre dans le cadre de leurs opérations est une décharge publique où ils sont incinérés, cette étape est précédée par d’autres verrouillées par les lois et règlements.

La phase laboratoire

Dès qu’une saisie est effectuée par l’un des corps de sécurité, civil (Sûreté nationale, douanes) ou militaire (Forces armées royales, Gendarmerie royale), des échantillons des produits récupérés sont prélevés par les éléments du Laboratoire national de la DGSN, ou envoyés pour analyse au siège de l’institution, situé sur le boulevard Roudani à Casablanca , nous explique une source sécuritaire. «À titre d’exemple, on vérifie le taux de THC d’une saisie de résine de cannabis, ou on définit le degré de pureté quand il s’agit de cocaïne», détaille notre interlocuteur.

Les résultats de ces analyses sont d’une grande utilité dans le travail de la police, puisqu’ils sont susceptibles de l’aider à déterminer la provenance de la substance en question, d’appréhender l’évolution du trafic de drogues et de surveiller les tendances sur le marché illégal des stupéfiants.

Incinération de 24 tonnes de drogue, le 31 décembre 2021 à Tanger (S. Kadry / Le360).

Quant au gros des quantités de drogue saisies, il est d’abord entreposé sous bonne garde du corps sécuritaire qui l’a intercepté, mais pas pour très longtemps. «Quand il s’agit de petites quantités, elles peuvent être confiées à la salle des scellés. Ce n’est pas le cas lorsqu’il s’agit de plusieurs tonnes de drogues. Et les choses se compliquent quand la saisie de drogue s’accompagne de celle d’encombrants matériels, comme des véhicules ou des embarcations maritimes», poursuit notre source.

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Sous l’effet de l’alcool….

..il s’introduit chez une amie à Douai et met le feu

Un Douaisien de 42 ans, actuellement détenu, a été condamné par le tribunal correctionnel pour des violences et des dégradations par incendie, à Douai, le 30 décembre.

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…Une fillette dans le coma et un chien tué : le lourd bilan d’un conducteur en état d’ivresse

Le tribunal de Cambrai a condamné un homme de 27 ans qui n’aurait pas dû prendre le volant le 24 septembre 2022 en raison d’un état d’ivresse avancé. En roulant à une vitesse excessive, il a percuté un arbre et blessé gravement une fillette qui était dans le véhicule.

2,7 millions de décès prématurés évitables par an

Chaque année en Europe, 2,7 millions de morts sont causées par le tabagisme, l’alcool, les énergies fossiles et les aliments transformés a déclaré l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ce mercredi 12 juin dans son rapport sur les déterminants commerciaux des maladies non transmissibles. Elle exhorte les gouvernements à imposer une réglementation plus stricte de ces produits nocifs pour la santé et qui mettent en péril les systèmes de santé.

Les déterminants commerciaux de la santé désignent la manière dont les acteurs du secteur commercial, leurs produits et leurs pratiques influent sur la santé. Certaines de ces industries : tabac, alcool, agroalimentaire ou encore énergies fossiles déploient de nombreuses stratégies pour entraver la mise en œuvre des politiques relatives aux maladies non transmissibles (cancers, maladies respiratoires et cardiovasculaires, diabète, etc.) causées par leurs produits.

Le Dr Hans Henri P. Kluge, le directeur régional de l’OMS pour l’Europe, a déclaré : « Les tactiques de ces industries comprennent l’exploitation des personnes vulnérables par le biais de stratégies de marketing ciblées, la tromperie des consommateurs et la diffusion de fausses déclarations sur les bénéfices de leurs produits ou sur leurs certifications environnementales. »

Les maladies non transmissibles, première cause de mortalité en Europe

Ainsi, le rapport estime que le tabac, les combustibles fossiles, les aliments ultra-transformés (UPF) et l’alcool sont responsables de plus de 7 400 décès chaque jour dans les 53 États de la région Europe de l’OMS. Globalement, ces quatre industries causent environ 2,7 millions de décès prématurés évitables annuellement dans la région soit environ un quart (24,5 %) de toute la mortalité.

Le rapport de l’OMS met en lumière l’importance de reconnaître et d’aborder les influences commerciales sur la santé publique, en soulignant que des actions politiques et réglementaires sont essentielles pour réduire les conséquences délétères de certains acteurs économiques à l’origine de maladies non transmissibles.

Les activités des lobbys du tabac ont eu un impact significatif en retardant la mise en œuvre de politiques de santé publique efficaces, en minimisant les taxes sur le tabac, et en réduisant les restrictions sur la publicité du tabac. Ces lobbys ne se limitent pas à des activités nationales, mais exercent aussi une influence sur les régulations internationales. Ils cherchent à influencer les négociations et les décisions au sein d’organisations internationales telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT).

Malgré les risques pour la santé, seulement une minorité de pays européens ont appliqué des bonnes mesures dans les lieux sans tabac, ou adopté l’ensemble des bonnes pratiques en matière de lutte antitabac énoncés dans la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT). Ainsi les efforts visant à rendre les produits moins attractifs par le biais d’un emballage neutre, ou à en réduire l’accessibilité par des hausses de taxe n’aboutissent souvent pas.  Tel est notamment le cas pour l’alcool ou encore pour l’étiquetage des aliments via des nutriscores.[1]

L’OMS rappelle que le tabac est responsable de plus d’un million de décès par an en Europe, soit environ 10 % de tous les décès dans la région attribuables à ce seul facteur de risque. Les combustibles fossiles sont également un facteur important, causant près de 600 000 décès chaque année, ce qui représente environ 5 % de tous les décès. L’alcool est responsable de plus de 400 000 décès annuels. Enfin, plus de 350 000 décès sont attribués à une consommation excessive de viande transformée, de boissons sucrées et d’aliments gras et salés.

Des pratiques commerciales similaires

Ces acteurs commerciaux pointés dans le rapport s’engagent dans des pratiques quasi identiques pour façonner à leur avantage les environnements structurels, politiques et d’information. Leurs principaux objectifs sont de générer des profits, de maximiser les ventes de produits et de stimuler la consommation. Ces industries dépensent des ressources considérables pour s’opposer aux politiques de santé publique, elles s’efforcent de diffuser des données scientifiques qui leur sont favorables en taisant les conflits d’intérêt. Leurs actions renforcent les inégalités sociales en matière de santé. Enfin elles externalisent les coûts liés aux dommages causés par leurs produits sur la santé humaine et environnementale et elles aggravent considérablement le poids des maladies non transmissibles dans les systèmes de santé.

Vers une mise en place de la réglementation plus stricte

Les recommandations du rapport exhortent les gouvernements européens à imposer des réglementations plus strictes sur la commercialisation des produits nocifs pour la santé. Elles appellent à limiter les pratiques monopolistiques et à protéger les politiques publiques du lobbying de ces acteurs puissants, et à privilégier la santé publique sur les intérêts catégoriels de ces agents économiques. L’action réglementaire est d’autant plus cruciale à l’ère de la mondialisation, où les accords commerciaux internationaux et les intérêts économiques transnationaux peuvent entraver les efforts visant à protéger la santé publique.

« Pendant trop longtemps, nous avons considéré les facteurs de risque comme étant principalement liés aux choix individuels. Nous devons reformuler le problème comme un problème systémique, où la politique doit contrer les ‘environnements de surconsommation’, restreindre le marketing et arrêter l’ingérence dans l’élaboration des politiques. » a rappelé Frank Vandenbroucke, vice-premier ministre belge.

L’article 5.3 de la CCLAT vise à protéger les politiques de santé publique contre l’influence de l’industrie du tabac. Il recommande de limiter et de rendre transparentes les interactions avec cette industrie, de rejeter les partenariats non contraignants, d’éviter les conflits d’intérêts, d’assurer la transparence des interactions nécessaires et de refuser les financements et dons de l’industrie du tabac. Cette approche peut être appliquée à la lutte contre les maladies non transmissibles en protégeant les politiques de santé publique des influences nuisibles, en maintenant la transparence, en évitant les conflits d’intérêts et en refusant les financements des industries contribuant aux MNT.

Enfin il est rappelé le rôle crucial de la société civile dans l’adoption et la mise en œuvre des politiques publiques. Ainsi certains pays ont obtenu des résultats positifs malgré la forte opposition de l’industrie.  Récemment, la mobilisation nationale et internationale des organisations de la société civile a contribué à l’adoption d’une législation sur le tabac en Slovénie. En Estonie, une coalition de partenaires du secteur de la santé, dont des dentistes, des infirmières et des médecins, a contribué à faire progresser la législation sur la taxation des boissons sucrées.

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Gueule de bois

8 Juin 2024

Billet d’humeur :

Non, vaincre l’alcoolisme ne rend pas invivable !

Une récente polémique a révélé au grand public une question rarement posée assortie d’une mauvaise réponse. Un jeune acteur annonçant qu’il était sorti de l’alcoolisme, s’entend rétorquer que, de moins angoissé qu’il était, il est devenu…chiant !

Par-delà la boutade – on s’adressait aussi à un humoriste – c’est la double question de l’état mental au sortir d’une addiction, ici à l’alcool, qui est posée et celle de la sociabilité du « rescapé ». Le sevrage donnerait-il la gueule de bois ?

L’alcool serait-il donc utile pour mieux vivre en société ?

De-là à dire qu’une addiction serait la solution pour vaincre son mal-être, il n’y a qu’un pas. Un pas à ne pas franchir, bien évidemment. Le constat par des proches d’une forme d’épanouissement, d’une reconquête, au sortir d’une toxicomanie est en revanche souvent rapportée, et c’est un soulagement.

Néanmoins, peu d’études (à notre connaissance) ont mesuré l’impact mental et sociétal de la sortie de l’emprise d’une drogue. Le plus souvent, on se contente d’apprécier l’acte volontaire et courageux d’un malade guéri et c’est l’essentiel.

Cependant, il est utile de rappeler que la prise de drogue est une fuite de la réalité, une recherche qui conduit rapidement à une forme d’isolement (même dans les « rave parties ») où le toxicomane se réfugie et se complait.

Sevré, il s’ouvre à nouveau à son entourage et à une vie communautaire, le contraire de
ce que suggérait cette remarque. C’est vrai pour l’alcool ainsi que pour toutes les autres substances
addictives.

Jean-Paul Tillement

Quand le cannabis se retire, il en reste plein de traces

Dr Jean Costentin juin 2024

Alors que l’Allemagne vient de légaliser le cannabis et que le cancer de la drogue ronge la France, les méfaits épigénétiques du cannabis redoublent ses dangers.

En effet, si, dans la chanson de C. Jérôme, « Quand la mer se retire/Il ne reste plus rien », il n’en va pas de même avec le cannabis, dont le déversement s’apparente à la marée noire de l’Amoco Cadiz. Le shit, ce n’est pas la mer (ça se traduit autrement, comme l’a rappelé opportunément le ministre de l’Intérieur).

Quand le cannabis se retire, il laisse chez son consommateur des empreintes aux conséquences nombreuses qui, pour certaines, peuvent être graves. Le tétrahydrocannabinol/THC du cannabis s’attarde longtemps dans l’organisme, conséquence de sa solubilité dans les lipides, dont le cerveau est particulièrement riche.

Le THC d’un « joint » (résine de cannabis égrenée dans du tabac) ou d’un « pétard » (fait du chanvre indien lui-même) perdure à des concentrations décroissantes durant une semaine, alors que chez un consommateur, régulier il se prolonge plus de deux mois après l’arrêt complet de toute consommation.

Le milieu carcéral particulièrement touché Il vient d’être révélé aux uns et confirmé aux autres (dont nous sommes) que les prisons françaises sont des super discounts de drogues ; de cannabis en particulier, qu’un tiers environ des détenus consommeraient librement.

Dans l’atmosphère débilitante de ces prisons, des détenus qui ne le consommaient pas avant leur détention vont alors s’y adonner. lls seront rendus à la liberté plus détériorés qu’ils ne l’étaient à l’entrée ; on est très loin de la rédemption promise par l’exécution de la peine ! Quand la peine cesse, l’addiction demeure…

Des effets à très long terme Pendant le très long temps de séjour du THC dans l’organisme de ses consommateurs, la drogue peut imprimer des modifications épigénétiques. Elles correspondent au « tagage » (au tatouage) de certains gènes, qui modifie très durablement leur expression.

Si leur génotype n’est pas affecté, leur phénotype peut l’être. Qui plus est, ils pourront transmettre à leur
descendance ces gènes dont l’expression est modifiée. Ainsi, les enfants qui n’auront jamais consommé cette drogue devront assumer l’héritage de leurs parents cannabinophiles sans avoir la possibilité d’y renoncer.

Ces modifications épigénétiques peuvent induire chez le consommateur lui-même des perturbations de sa maturation cérébrale (qui se déroule entre 12 et 24 ans), des déficits cognitifs, avec une baisse irréversible de son quotient intellectuel, une crétinisation, une humeur dépressive, une anxiété, une vulnérabilité à la schizophrénie ou la décompensation d’une schizophrénie latente, une appétence redoublée pour d’autres drogues (cocaïne, morphiniques)…

Ce mécanisme épigénétique opérant également chez une femme enceinte comportera, pour l’enfant à naitre, des risques de malformations, de mort subite, de retard de son développement psychomoteur, d’hyperactivité avec déficit de l’attention, de vulnérabilité aux toxicomanies, de déficit immunitaire.

Le consommateur de cannabis présente sur ses spermatozoïdes des modifications épigénétiques du gène codant la protéine GLAP2. Cette protéine synaptique est impliquée dans la plasticité neuronale ; on trouve ses altérations dans la schizophrénie, l’autisme, les troubles de l’humeur. Cette information majeure doit être connue de ceux qui ont des projets génésiques afin qu’ils épargnent à leur progéniture les troubles graves qu’ils pourraient leur transmettre.

Jean Costentin Docteur en médecine

« Un coup de massue »: alcool interdit dans les kermesses

Comment les parents s’organisent à Rennes

Début mars 2024, la ville de Rennes a rappelé la règle à tous les directeurs d’établissements scolaires : l’alcool à la fête de l’école, c’est non. Ou alors sous certaines conditions. Des associations de parents d’élèves s’inquiètent du manque à gagner. La kermesse est souvent leur principale source de revenu. Une manne directement versée aux écoles pour mener des projets éducatifs et favoriser l’inclusion.

À Rennes, la mairie a rappelé la règle, début mars 2024, la tireuse à bière la fête de l’école : c’est non. Enfin presque… (photo d’illustration).

À Rennes, la mairie a rappelé la règle, début mars 2024, la tireuse à bière la fête de l’école : c’est non. Enfin presque… (photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE.

« À Rennes, ça secoue le landerneau des Associations de parents d’élèves (APE) », confie Stéphane Tomczak, président de celle du groupe scolaire Châteaugiron Landry.

Dans un courriel envoyé aux directeurs d’école, début mars 2024, la mairie a rappelé à tous les directeurs d’école la réglementation concernant la vente d’alcool pendant les traditionnelles kermesses de fin d’année. « Conformément à la loi, il est interdit d’installer un débit de boissons de ce type à moins de 100 mètres d’un établissement », précise la Ville, qui s’appuie sur un arrêté préfectoral. Exit donc la tireuse à bière sous le préau pendant que les enfants jouent à la pêche au canard.

« On a tous appris la nouvelle avec inquiétude, raconte Stéphane Tomczak. La kermesse c’est ce qui génère le plus d’argent pour aider…

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Publicités dans le métro : à cause de l’alcool, la RATP visée par une plainte de plusieurs associations

De nombreuses publicités pour de l’alcool sont présentes dans le métro parisien, dénoncent des associations, notamment à proximité d’établissements scolaires.

Par Le Huff Post avec AFP

Des associations dénoncent l’omniprésence de publicité pour alcools dans le métro.

GRANT FAINT / GETTY IMAGES

Des associations dénoncent l’omniprésence de publicité pour alcools dans le métro.

Quand on ne boit pas d’alcool, les commentaires « intrusifs » et les injonctions sont légion

Ces associations, dont fait partie France Assos Santé, la Ligue contre le cancer, l’Union nationale des associations familiales (Unaf), la Fédération nationale des amis de la santé (FNAS) et l’association Entraid’addict, déposeront cette plainte au tribunal de Paris pour « provocation directe à la consommation d’alcool à l’encontre des mineurs ».

« En 4×4 mètres, l’alcool, sous toutes ses formes, ruisselle sur les murs du métro parisien, s’indignent les associations. Impossible d’échapper au matraquage publicitaire qui, en toute situation et dans toutes les stations de la RATP, invite insidieusement l’ensemble des usagers des transports publics à trinquer, banalisant du même coup l’usage des boissons alcoolisées, présenté comme convivial et festif. »

Une précédente plainte l’année dernière

L’an dernier, une plainte avait déjà été déposée par ces mêmes associations à l’encontre de la RATP. Elle avait été rejetée car jugée insuffisamment documentée, a expliqué à l’AFP Emmanuel Ricard, porte-parole de la Ligue contre le cancer. « Si le procureur la rejette à nouveau cette année, nous nous constituerons partie civile », a-t-il ajouté.

Une lettre ouverte au PDG de la RATP, l’ancien Premier Ministre Jean Castex – qui devrait être reconduit pour un second mandat à la tête de l’entreprise après proposition d’Emmanuel Macron -, était aussi restée sans suite. « La RATP est une entreprise nationale et son PDG a été Premier Ministre et directeur de cabinet du ministère de la Santé » (du temps de Xavier Bertrand), a rappelé Emmanuel Ricard.

La loi Évin de 1991, qui consacrait la primauté de la santé publique sur les intérêts économiques, a été petit à petit dénaturée et vidée de sa substance, selon les associations. La jeunesse vit ainsi dans un environnement saturé de stimuli incitant à consommer de l’alcool, alors même que sa vente est interdite aux mineurs, regrettent-elles.

« En Outre-mer, l’affichage près des écoles a été interdit. La France étant un pays républicain, cette mesure devrait s’imposer sur l’ensemble du territoire », plaide Emmanuel Ricard. L’alcool est responsable d’environ 41 000 morts par an en France, ce qui en fait la deuxième cause de décès prématurés par cancers, maladies cardiovasculaires ou digestives, selon les données de Santé publique France.

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Etude: La consommation quotidienne de cannabis dépasse la consommation quotidienne d’alcool aux États-Unis

  • En 2022, près de 17,7 millions de personnes consommaient du cannabis quotidiennement ou quasi quotidiennement, contre 14,7 millions de buveurs d’alcool quotidiens ou quasi quotidiens, selon une nouvelle étude

La consommation quotidienne de cannabis aux États-Unis a dépassé la consommation quotidienne d’alcool, selon une nouvelle étude.
Dans l’étude publiée mercredi par la revue Addiction, la consommation quotidienne d’alcool et de marijuana à travers le pays a été examinée, en utilisant les données de l’enquête nationale américaine sur la consommation de drogues et la santé.
En 2022, près de 17,7 millions de personnes consommaient du cannabis quotidiennement ou quasi quotidiennement, contre 14,7 millions de buveurs d’alcool quotidiens ou quasi quotidiens, selon l’étude.

« Les tendances à long terme de la consommation de cannabis aux États-Unis correspondent de manière parallèle aux changements dans la politique relative au cannabis, avec des baisses pendant les périodes de plus grandes restrictions et une croissance pendant les périodes de libéralisation politique.

Une tranche croissante de consommateurs de cannabis déclare en consommer quotidiennement ou
quasiment quotidiennement et leur nombre dépasse désormais celui des buveurs quotidiens et quasi quotidiens », indique l’étude.

Selon l’étude, basée sur des données allant de 1979 à 2022, la consommation de cannabis a atteint son niveau le plus bas en 1992.

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