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juillet 2024

Il y a tellement de bienfaits à ne plus consommer d’alcool

Jacques Pochon, Bulle

Intéressant et important de consacrer une page à la problématique de la consommation ou non d’alcool (lire La Liberté du 16 juillet, «Sobres, ils vivent très bien, merci»). En effet, le fait de ne pas boire d’alcool peut être source d’incompréhension, de jugement, de mise à l’écart quelquefois. Pourtant la doctoresse responsable du service des addictions au CHUV le dit clairement: «Moins on boit, mieux c’est.»

Je pense qu’il serait souhaitable, pour prévenir tous les problèmes de santé dus à la consommation d’alcool, ainsi que les dégâts causés sur les routes et dans les familles, d’agir pour supprimer toute publicité, d’éduquer la jeunesse pour l’inciter à ne pas commencer à boire. Une solution serait de valoriser les boissons sans alcool, de les vendre moins cher peut-être.

En ces temps où l’on se plaint de l’augmentation alarmante des primes d’assurance-maladie, le fait de diminuer fortement la consommation d’alcool serait une partie de la solution. Le raisin et le jus de raisin sont si bons! Et je ne parle pas des bienfaits au niveau de la santé, aussi bien physique que spirituelle. Notre porte-monnaie lui aussi serait content d’une telle solution. Bravo à ces jeunes pour le courage de leur décision!

Révolutionner les tests de THC : détecter le cannabis avec seulement quelques gouttes de salive

SciTechDaily

Avec seulement quelques gouttes de salive et en quelques minutes, la présence de THC peut être détectée grâce à une technique développée par les universités de Cordoue et de Valence, permettant d’accélérer le processus d’analyse et d’utiliser de très petits échantillons.

Les universités européennes ont développé une nouvelle méthode pour détecter rapidement et avec précision le THC dans de petits échantillons de salive.

Cette technique simplifie les processus traditionnels en deux étapes principales et utilise la spectrométrie de masse pour une analyse rapide. Elle représente une avancée significative dans la technologie de dépistage des drogues.

Le cannabis est la drogue illégale la plus consommée en Europe. On estime qu’environ 8 % des adultes ont consommé du cannabis en 2022. L’abus généralisé de cette substance a des conséquences sur la santé et est considéré comme un problème social important. Une ressource fondamentale pour contrôler son utilisation et éviter ces problèmes de santé serait une forme d’analyse rapide, simple, non invasive et fiable qui utilise un liquide facile à extraire, comme la salive.

Analyse innovante basée sur la salive

Afin d’accélérer ce type d’analyse et de le rendre efficace dans des échantillons de salive plus petits, le FQM-215 – Préparation d’échantillons abordable et durable Le groupe de l’Université de Cordoue a travaillé en collaboration avec le groupe GICAPC de l’Université de Valence pour concevoir une nouvelle technique d’analyse qui simplifie le traitement de l’échantillon et permet de vérifier la présence de THC (Tétrahydrocannabinol) avec seulement 0,25 ml de salive.

Des chercheurs sur la détection salivaire du cannabis

Les chercheurs qui ont mené l’étude. Crédit : Université de Córdoba

Technique de micro extraction dispersive

À cette fin, on utilise une technique appelée micro extraction dispersive par sorption, avec un barreau agitateur miniaturisé, qui « consiste en l’ajout d’un matériau capable d’extraire les analytes dans l’échantillon (dans ce cas, le tétrahydrocannabinol « L’aimant agitateur (qui se trouve dans la salive) a des propriétés magnétiques, de telle sorte que lorsqu’on place un très petit aimant (le barreau agitateur) dans le dispositif dans lequel se trouve la salive, une agitation magnétique se produit, provoquant la formation d’un vortex, dispersant les particules qui interagissent avec les analytes de l’échantillon.

Lorsque l’agitation s’arrête, les particules contenant les analytes sont à nouveau attirées par l’aimant », explique Jaime Millán Santiago, chercheur à l’UCO.

De cette façon, les molécules de THC présentes dans la salive peuvent être extraites très rapidement. « Nous avons réduit à 2 étapes ce qui serait autrement de 5 », a déclaré la professeure de l’UCO Marisol Cárdenas.

Détection simplifiée du THC

Après l’étape de préparation de l’échantillon vient la deuxième : « Nous transférons l’aimant miniaturisé, recouvert des particules qui ont piégé le THC qui se trouvait dans l’échantillon, et le transférons dans une aiguille, à laquelle nous appliquons une haute tension et ajoutons un solvant organique capable d’interrompre l’interaction entre le matériau extractant et le THC, générant un électrospray qui est introduit dans le spectromètre de masse » explique le chercheur.

En seulement deux étapes, et avec un très petit échantillon de salive, la concentration de cannabis dans la salive peut être déterminée en quelques minutes seulement. Cette technologie, comme l’explique le professeur Rafael Lucena, « pourrait déjà être incorporée dans les méthodes d’analyse des laboratoires de routine » et se distingue par sa sensibilité, sa sensibilité, sa précision et sa précision.

Innovation collaborative

Cette technologie est possible grâce à la combinaison de deux innovations développées par les équipes de Cordoue et de Valence. Alors que l’étape d’extraction et de préparation de l’échantillon a été conçue par l’Université de Valence, la méthode d’analyse a été conçue par cette équipe au sein du Département de chimie analytique de l’Université de Cordoue.

« Nous utilisons des aiguilles en acier inoxydable (un matériau peu coûteux et disponible) et nous profitons de la partie non métallique de l’aiguille (cavité luer) pour coupler l’aimant avec le THC, retenu sur le matériau extractant, et, pour l’immobiliser, nous utilisons un autre aimant externe, permettant ainsi au flux du solvant de passer et d’éluer les analytes, qui sortent de la pointe de l’aiguille sous forme de spray qui pénètre dans l’instrument d’analyse, où la concentration de THC est mesurée », explique Jaime Millán, l’un des créateurs de cette méthode.

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Une hausse de 30 % par rapport à 2019 : de plus en plus de conducteurs contrôlés positifs à la drogue

Les résultats des échantillons de 2023, montrent que le cannabis reste la drogue la plus souvent consommée : 58 % des échantillons salivaires en contiennent, relève Vias.

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Photo News.

En 2023, un total de 12.636 conducteurs ont été contrôlés positifs à l’une ou plusieurs drogues, ce qui représente en moyenne 35 procès-verbaux par jour. Il s’agit d’une hausse de 30 % par rapport à 2019, selon des chiffres communiqués vendredi par l’institut belge de la sécurité routière Vias. Un conducteur positif sur six l’était à plusieurs drogues.

En Belgique, près de 80 % des analyses salivaires sont effectuées par l’Institut National de criminalistique et de criminologie (INCC). Les résultats des échantillons de 2023, montrent que le cannabis reste la drogue la plus souvent consommée : 58 % des échantillons salivaires en contiennent, relève Vias.

Vient ensuite la cocaïne, présente dans un échantillon salivaire sur 3 (33 %), puis les amphétamines (13 %) et les opiacés (héroïne, morphine) (2 %).

Selon Vias, les conducteurs sous l’influence de plusieurs drogues ont 5 à 30 fois plus de risques d’être impliqués dans un accident, en fonction du type de drogue et de la dose consommée. La drogue présentant le risque d’accident le plus élevé sont les amphétamines, notamment en raison de leurs effets stimulants sur le système nerveux central.

Dans son mémorandum publié avant les élections, Vias réclamait un contrôle drogue systématique en cas d’accident. Face à ces constats, elle réitère cette demande.

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Le cannabis tue, lui aussi

Le cannabis n’est pas une drogue douce.

De nouveaux cannabinoïdes de synthèse, plus puissants que le THC, ont des effets létaux.

Professeur Jean Costentin

Cette assertion répond à cette autre « le cannabis, lui, ne tue pas ». Cette dernière exprime, de façon péremptoire et sans nuances, qu’à la différence de l’héroïne, qui peut mettre en jeu le pronostic vital si elle est utilisée à de fortes doses (« overdose »), de très fortes doses de cannabis / THC, en aigu, n’attentent pas à la vie.

Reprise avec gourmandise par divers médias, cette formule a fait flores. Ceci a contribué à banaliser et à véhiculer la fausse bonne idée et en fait la vraie mauvaise idée que le cannabis est une drogue douce. En effet, il n’existe pas de drogue douce.

Des doses même très élevées de cannabis n’induisent pas de paralysie respiratoire. Le bulbe rachidien et son centre respiratoire ne comportent pas de récepteurs CB1 dont la stimulation pourrait paralyser cette fonction. Par contre des récepteurs opioïdes de type mu / m, qui sont la cible des agents morphiniques ou apparentés (opiacés ou opioïdes) sont abondants dans cette région cérébrale où leur stimulation, si elle est intense, paralyse la respiration.  Il n’empêche que de nouveaux cannabinoïdes de synthèse, beaucoup plus puissants que le THC, ont en aigu des effets létaux.

Qu’il n’y ait pas « d’overdoses » avec le cannabis, ne permet en rien de généraliser la notion de son innocuité et de la formuler « le cannabis, lui, ne tue pas » ; érigeant cette assertion tel un acte de foi, un mantra, le onzième commandement d’un décalogue devenu undécalogue. C’est pourtant, comme on va le voir, manifestement faux.

Le cannabis tue sur la route ; se situant presque au niveau de l’alcool, utilisé seul il est responsable de  731 morts en 2019 (23% des morts, contre 32% pour l’alcool). Sa fréquente, pour ne pas dire très banale association à l’alcool, à d’autres drogues, et à certains médicaments psychotropes multiplie par 29 le risque d’accidents mortels de la route.

Les effets désinhibiteurs du cannabis peuvent conduire : à des comportements auto- ou hétéro-agressifs : des défenestrations, des rodéos automobiles, des relations sexuelles non protégées par des préservatifs (le « monter à cru » des soirées homosexuelles amène à rappeler que si les traitements contre le SIDA ont fait d’énormes progrès, ils ne guérissent pas cette infection, qui peut encore tuer).

Le cannabis, par le jeu de l’escalade toxicomaniaque, incite à l’usage d’autres drogues, au nombre desquelles des opiacés et opioïdes, dont l’abus peut déboucher sur des overdoses mortelles.

Le cannabis peut induire de novo, ou décompenser, ou aggraver, la schizophrénie, affection dans laquelle l’espérance de vie est abrégée en moyenne d’une vingtaine d’années, 10% des schizophrènes meurent de mort violente.

 La dépression que peut induire le cannabis peut être à l’origine de tentatives de suicide, dont certaines aboutissent à des couronnes mortuaires.

La toxicité du cannabis est supérieure à celle du tabac (responsable de 75.000 morts chaque année en France). Sa toxicité résulte d’une production 6 à 8 fois plus élevée de goudrons cancérigènes (pour la sphère ORL et broncho-pulmonaire) et de 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone / CO avec sa toxicité cardio vasculaire (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, pancréatites…).

Diffuser l’idée que le cannabis ne tue pas est pire qu’une faute, c’est un crime, car il livre les crédules à la toxicité de cette drogue qui leur est dissimulée.

Les Européens sont les plus gros consommateurs d’alcool dans le monde, alerte l’OMS

Par Le Figaro avec AFP

Un record peu glorieux mais qui ne bouge pas depuis plus de 10 ans. Avec une consommation annuelle moyenne de 9,2 litres d’alcool pur par habitant, les Européens sont les plus gros buveurs dans le monde, selon un communiqué diffusé jeudi par la division Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«La région européenne continue de détenir le record peu enviable des niveaux les plus élevés de consommation d’alcool et des dommages qui y sont liés dans le monde», a déclaré le docteur Gauden Galea, un responsable de l’OMS Europe cité dans le communiqué, s’appuyant sur les dernières données disponibles, en 2019.

Dans les pays de l’Union européenne, «il n’y a pas eu de changements significatifs dans les niveaux de consommation d’alcool depuis plus de dix ans», déplore l’Organisation mondiale de la santé.

Les sagas et les stratégies de l’éco. La vie et les coulisses des entreprises, du monde des affaires et de celles et ceux qui l’animent, par Bertille Bayart.

Les habitants des Amériques arrivent en deuxième position selon le dernier rapport de l’OMS paru en juin sur la consommation d’alcool mondiale, avec 7,5 litres en moyenne chaque année. Dans le détail, ce sont les hommes qui ont la consommation d’alcool la plus importante en Europe : 14,9 litres par an en moyenne, soit quatre fois plus que les femmes (quatre litres par an).

Un adulte sur dix (11%) en Europe souffre d’un trouble lié à la consommation d’alcool et près d’un sur vingt vit avec une dépendance à l’alcool (5,9%), souligne l’OMS Europe qui regroupe 53 pays d’Europe et d’Asie centrale.

2,6 millions de personnes meurent de l’alcool chaque année dans le monde

«En Europe, l’alcool est une cause majeure de mortalité avec environ 800.000 décès chaque année», relève-t-elle. Il provoque de nombreuses maladies non transmissibles, telles que les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques.

Ces maladies «sont responsables de 90% de l’ensemble des décès dans la région (délimitée par l’OMS) et de 85% des années vécues avec un handicap», selon l’OMS.

L’organisation enjoint les pays européens «à augmenter les taxes sur les boissons alcoolisées, à mettre en œuvre des restrictions globales sur la commercialisation de l’alcool et à réduire la disponibilité de l’alcool».

Le cannabis tue,  lui aussi !

Pr. Jean Costentin

Cette assertion répond à cette autre « le cannabis, lui, ne tue pas ». Cette dernière exprime, de façon péremptoire et sans nuances, qu’à la différence de l’héroïne, qui peut mettre en jeu le pronostic vital si elle est utilisée à de fortes doses (« overdose »), de très fortes doses de cannabis / THC, en aigu, n’attentent pas à la vie.

Reprise avec gourmandise par divers médias, cette formule a fait flores. Ceci a contribué à banaliser et à véhiculer la fausse bonne idée et en fait la vraie mauvaise idée que le cannabis est une drogue douce. En effet, il n’existe pas de drogue douce. Des doses même très élevées de cannabis n’induisent pas de paralysie respiratoire.

Le bulbe rachidien et son centre respiratoire ne comportent pas de récepteurs CB 1 dont la stimulation pourrait paralyser cette fonction. Par contre des récepteurs opioïdes de type mu / , qui sont la cible des
agents morphiniques ou apparentés (opiacés ou opioïdes) sont abondants dans cette région cérébrale où leur stimulation, si elle est intense, paralyse la respiration.

Il n’empêche que de nouveaux cannabinoïdes de synthèse, beaucoup plus puissants que le THC, ont en aigu des effets létaux. Qu’il n’y ait pas « d’overdoses » avec le cannabis, ne permet en rien de généraliser la notion de son innocuité et de la formuler « le cannabis, lui, ne tue pas » ; érigeant cette assertion tel un acte de foi, un mantra, le onzième commandement d’un décalogue devenu undécalogue.

C’est pourtant, comme on va le voir, manifestement faux. Le cannabis tue sur la route ; se situant presque au niveau de l’alcool, utilisé seul il est responsable de 731 morts en 2019 (23% des morts, contre 32% pour l’alcool).

Sa fréquente, pour ne pas dire très banale association à l’alcool, à d’autres drogues, et à certains médicaments psychotropes multiplie par 29 le risque d’accidents mortels de la route. Les consommateurs de cannabis ont souvent des troubles psychiques et même psychiatriques, qui leur fait utiliser d’autres drogues (escalade toxicomaniaque) ainsi que divers médicaments psychotropes.

Les effets désinhibiteurs du cannabis peuvent conduire : à des comportements auto- ou hétéro-agressifs : des défenestrations, des rodéos automobiles, des relations sexuelles non protégées par des préservatifs (le « monter à cru » des soirées homosexuelles amène à rappeler que si les traitements contre le SIDA ont fait d’énormes progrès, ils ne guérissent pas cette infection, qui peut encore tuer).

Le cannabis, par le jeu de l’escalade toxicomaniaque, incite à l’usage d’autres drogues, au nombre desquelles des opiacés et opioïdes, dont l’abus peut déboucher sur des overdoses mortelles.
Le cannabis peut induire de novo, ou décompenser, ou aggraver, la schizophrénie, affection dans laquelle l’espérance de vie est abrégée en moyenne d’une vingtaine d’années, 10% des schizophrènes meurent de mort violente.

La dépression que peut induire le cannabis peut être à l’origine de tentatives de suicide, dont certaines aboutissent à des couronnes mortuaires. La toxicité du cannabis est supérieure à celle du tabac (responsable de 75.000 morts chaque année en France).

Sa toxicité résulte d’une production 6 à 8 fois plus élevée de goudrons cancérigènes (pour la sphère ORL et broncho- pulmonaire) et de 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone / CO avec sa toxicité cardio pancréatites…).

On a aussi besoin de rire de temps en temps !

Addictions : « L’alcool, cause majeure mais sous-estimée de la violence ordinaire »

À la Une de la presse, ce mercredi 17 juillet, le blocage des discussions au sein du Nouveau front populaire, toujours sans candidat pour Matignon.

À la Une de la presse française, le blocage des discussions au sein du Nouveau front populaire, toujours sans candidat pour Matignon.

L’incapacité de la gauche à trouver un accord commence à susciter l’impatience, voire la « consternation » des électeurs, d’après Libération, qui dégaine, pour l’occasion, son « Matignon pour les nuls ». « Arrêtez de jouer » : L’Humanité, le journal communiste évoque, lui, « l’exaspération » des sympathisants de gauche. Un militant prévient : « J’ai envie de dire aux chefs de partis que l’Histoire les jugera ». 

Le Parisien/Aujourd’hui en France ne met pas tout le monde dans le même panier et assure que si les négociations échouent, ce sera la faute des Insoumis, dont « la stratégie du chaos » et les « incessantes provocations » saboteraient l’union de la gauche et « lasseraient les électeurs ». 

La Croix, le journal chrétien, tente de jouer les juges de paix, en faisant « l’éloge de la lenteur », et en appelant à s’armer d’un peu de patience. « Le désordre actuel, plaide le journal, est sans doute un temps nécessaire de maturation. Il deviendra un investissement hautement ​rentable si les tractations s’engagent vraiment et permettent de rendre utiles les trois années qui viennent ».

La situation politique actuelle en France passionne la presse étrangère. The Wall Street Journal, quotidien américain, prend acte de la démission du gouvernement de Gabriel Attal – qui reste en place pour « le traitement des affaires courantes » et s’inquiète de « l’aggravation de la paralysie politique » à moins de 10 jours des JO de Paris 2024.

En Suisse, La Tribune de Genève voit la France ballottée « entre une gauche déchirée et un Macron manœuvrier », tandis que Le Temps, autre quotidien suisse, ironise sur cette gauche française qui « réalise le rêve » d’Emmanuel Macron en se déchirant et « donne un aperçu peu rassurant de ce à quoi pourrait ressembler son gouvernement ». The Financial Times, enfin, observe la façon dont la France « lutte pour faire revivre l’art perdu du compromis politique ».

Pour le quotidien britannique, qui fait un parallèle entre les manifestations après les élections du 7 juillet et celles de mai 1958 pour la défense de la IVème République, « l’actuelle assemblée sans majorité et les querelles entre alliés font ressurgir les souvenirs traumatisants de l’instabilité gouvernementale » du passé.

Dans la presse, on retrouve également l’enquête du Monde sur la consommation d’alcool en France. Le journal alerte sur les ravages sanitaires et sociaux provoqués par la consommation excessive d’alcool, « une cause majeure mais sous-estimée des violences ordinaires », notamment familiales, comme en témoignent les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.

L’une des constantes de ces violences résiderait plutôt, selon le journal, « dans ce qui est présenté, (précisément), comme l’un des piliers de la « civilisation » » française : les addictions et leurs conséquences (en particulier pour l’alcool), « banalisées au point d’en être devenues presque invisibles », alors que l’excès d’alcool remplit les tribunaux et les prisons, notamment à Béziers, autoproclamée « capitale mondiale du vin ».

Le procureur de la République Raphaël Balland y a réalisé une étude inédite sur la place des addictions : sur plus de 800 dossiers de violences, les auteurs avaient consommé de l’alcool, des stupéfiants ou les deux, dans les 75 % des cas.

Si ces violences dites « ordinaires » restent cantonnées la plupart du temps à la rubrique « faits divers », elles s’invitent en première page des journaux, lorsqu’elles mettent en cause des personnalités, comme l’affaire du viol présumé d’une Argentine par deux joueurs du XV de France.

Une affaire où il est beaucoup question de troisièmes mi-temps trop arrosées. Du côté de la Fédération française de rugby, on assure que des leçons ont été tirées. « La responsabilité de la FFR, c’est d’éduquer. C’est de dire ce qui est autorisé ou non, de sanctionner. Pas de monter la garde chaque nuit devant l’entrée de l’hôtel officiel », déclare son président, Florian Grill, dans L’Équipe.

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