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juillet 2024

Pourquoi tant de personnes arrêtent de boire de l’alcool ? 

 

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Pourquoi l’alcool est encore plus dangereux l’été

Par des températures élevées, l’alcool déshydrate encore plus l’organisme. Les explications et les conseils du Dr Bernard Basset, président de l’association Addictions France.

Muriel Kaiser Muriel Kaiser

Après une rude journée de travail, vous n’avez plus qu’une idée en tête : retrouver vos amis en terrasse autour d’une bière, d’un verre de vin ou d’un cocktail. Mais savez-vous que vous ne courez pas les mêmes risques en buvant de l’alcool l’été que l’hiver ?

À l’origine déjà, « toutes les boissons alcoolisées déshydratent », explique le Dr Bernard Basset, médecin spécialiste en santé publique et président de l’association Addictions France. C’est d’ailleurs la déshydratation qui est à l’origine du mal de tête caractéristique du lendemain de soirée, par exemple.

Seule l’eau permet de s’hydrater

Problème : l’été, notre corps a déjà tendance à manquer d’hydratation en raison de la chaleur. Ajoutez-y un peu d’alcool, et vous vous retrouvez complètement déshydraté! Ne pensez donc pas qu’une bière bien fraîche vous permet de contrer les effets de la chaleur. Au contraire, elle les accentuent. 

« Ne buvez pas d’alcool si vous avez soif », préconise le Dr Bernard Basset.

Pour être en forme l’été, buvez-en en quantité et « lors de soirées festives, pensez à alterner entre verres d’alcool et verres d’eau », poursuit le spécialiste. Et de conclure : « de manière générale, limitez au maximum votre consommation d’alcool ».

Le Dr rejoint les recommandations de Santé Publique France « l’alcool c’est maximum deux verres par jour, et pas tous les jours ».

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CANNABIS : Nouvelle mise en garde contre les effets neurologiques de l’exposition prénatale

On sait que le cannabis a principalement des effets délétères sur le développement du cerveau. Cette recherche d’une équipe de l’Université de Washington à Saint-Louis, publiée  dans la revue Nature Mental Health, apporte de nouveaux indices biologiques de ces effets néfastes, liés à l’exposition in utero. Létude souligne en particulier l’effet du cannabis de suppression de la neuroinflammation, un mécanisme qui n’est pas toujours néfaste, au cours du développement neurologique du foetus.

Car les scientifiques tentent toujours de comprendre comment le cannabis peut affecter le développement neurologique à long terme en cas d’exposition du fœtus in utero. La même équipe du laboratoire de recherche comportementale et d’imagerie neurogénétique (BRAIN) de de l’Université de Washington avait déjà découvert des associations entre l’exposition prénatale au cannabis et des problèmes de santé mentale pendant l’enfance et l’adolescence, mais les mécanismes biologiques sous-jacents restaient mal compris.

L’étude identifie et décrypte certains de ces mécanismes, les étapes biologiques intermédiaires qui aboutissent à ces dommages neurologiques liés à l’exposition prénatale au cannabis. Tenter d’éclairer cet impact à long terme de l’exposition au cannabis pendant la grossesse donc in utero est un défi. D’autant qu’il existe de nombreux facteurs de confusion pouvant également affecter, in utero, la santé neurologique et mentale et le comportement de l’enfant à naître.

Comment, par exemple, différencier la cause d’un trouble du comportement à l’adolescence entre un trait héréditaire ou des facteurs environnementaux, comme l’exposition au cannabis ? Enfin, les chercheurs soulignent également la prévalence croissante de la consommation de cannabis, notamment chez les femmes enceintes, consommation qui reste sous-déclarée.

La recherche a donc utilisé des méthodes statistiques permettant de « filtrer » la plupart de ces facteurs de confusion et d’identifier des mesures biologiques des effets directs de l’exposition prénatale au cannabis. L’analyse des données de l’étude ABCD (Adolescent Brain and Cognitive Development), un projet de recherche mené auprès de 12.000 enfants, des données de consommation de substances de chaque mère avant la naissance et des données de neuroimagerie des enfants aux âges de 9-10 ans puis de 11-12 ans, révèle que :

  • environ 370 sur les 12.000 enfants participants ont été exposés in utero au cannabis avant que la mère n’apprenne qu’elle était enceinte ;
  • 195 ont été exposés avant et après que leur mère ait appris sa grossesse ;
  • les tendances observées par neuroimagerie dans le groupe d’enfants exposés au cannabis avant la naissance concordent avec une réduction de la neuroinflammation : « Il est possible que ce que nous constatons soit un effet anti-inflammatoire du cannabis qui entraîne des différences dans le développement neurologique » ;

« Mais il n’est pas toujours bon de réduire l’inflammation.

Tout est question de timing. Une réduction trop importante de l’inflammation au mauvais moment peut affecter la façon dont le cerveau se développe ».

  • cet effet pourrait ne pas provenir de la consommation de cannabis elle-même, mais plutôt des produits de combustion du cannabis qui semblent déclencher un vieillissement accéléré et des effets cognitifs.

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Lettre du CNPERT de Juillet 2024

Présentation du Président du CNPERT, JP Goullé

Voici le sommaire de la lettre N°91 de juillet 2024 du CNPERT :

Page 1 – Dans son éditorial, Jean-Pierre Goullé évoque l’échec sanitaire cuisant en Oregon, deux ans après la dépénalisation de toutes les drogues. La situation étant devenue complètement hors de contrôle, cet État américain est contraint de faire machine arrière.

Page 2 – Gérard Dubois, relate les très intéressants résultats d’une vaste étude sur la mortalité à court et à moyen terme après l’arrêt du tabac. Il rappelle également qu’avec 8 millions de morts par an dans le monde, le tabac constitue la première cause évitable de décès.

Page 3 – François Topart et ses collègues du Comité National Contre le Tabagisme, exposent toutes les raisons qui devraient conduire à l’interdiction des filtres de cigarettes. Mentionnons que leurs travaux ont été primés par l’Académie de médecine en 2023.

Pages 3, 4, 5 – Claude Matuchansky, résume un travail qui montre que la légalisation du cannabis « récréatif » au Canada depuis 2018 s’est associée à une augmentation de 40% des hospitalisations pour psychoses et états psychotiques.

Page 5 – Jean-Pierre Goullé, reprenant un article de la revue « Addiction », souligne que la légalisation du cannabis aux États-Unis est responsable d’une multiplication par 20 de sa consommation entre 1992 et 2022. Ainsi, pour la première fois en 2022, le nombre de consommateurs quotidiens de cannabis a dépassé celui de l’alcool.

Page 5, 6 – Alexis Demas, attire notre attention sur les intoxications accidentelles au cannabis chez l’enfant, risque collatéral de la légalisation.

Pages 6, 7 – Yvan Touitou, dans le cadre d’une séance qu’il a organisée à l’Académie de médecine, évoque avec le développement d’Internet, un nouveau venu dans la liste des addictions chez l’enfant et l’adolescent : le jeu vidéo en ligne.

Pages 7,8 – Emmanuel Le Taillandier au travers du titre « La France des enfers naturels » s’inquiète de la forte progression de la consommation de cocaïne, consommation qui touche désormais tous les milieux sociaux et atteint les zones les plus reculées.

JP Goullé

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Présentation de JP Tillement

Chers collègues,

C’est par un « scoop » impressionnant que débute cette lettre de juillet 2024 (N° 91) du CNPERT.

L’arrêt du tabac ne garantit pas pour autant qu’il évite, à l’ancien fumeur, la survenue d’un cancer du poumon. Ce risque, longtemps prédominant chez l’Homme, augmente maintenant chez la Femme.

Le Collège National de Lutte contre le Tabagisme, étudiant le rôle des filtres des cigarettes, prouve que non seulement ils ne sont d’aucune utilité protectrice, mais qu’au contraire ils facilitent l’acceptabilité du tabac, donc son usage et contribuent en outre à la pollution.

Les dernières observations des conséquences délétères de la légalisation du cannabis en Amérique du Nord (USA et Canada) confirment ce qui était prévisible, une augmentation de consommation et une hausse des hospitalisations des toxicomanes pour psychoses. En outre, leurs enfants sont aussi parfois atteints, probablement par contact familial.

L’addiction comportementale, essentiellement par les jeux vidéo, se développe rapidement chez les enfants. Cette « toxicomanie sans drogue », difficile à maitriser par les parents, s’accompagne aussi d’une toxicité oculaire et neurologique due à la lumière artificielle en excès. La vigilance s’impose.

Enfin de bonnes lectures vous sont proposées dans le cadre de « La France des enfers naturels ». Notre pays est-il devenu un narco-état et les addictologues remplacés par des urgentistes ?

N’hésitez pas à nous apporter vos propres observations des méfaits des drogues, toute nouvelle preuve est utile, les décideurs d’ l’Orégon en ont manqué.

Bonnes vacances et à bientôt

                                                                                                     Jean-Paul Tillement

Pourquoi l’alcool « ne s’invite » plus aux apéros ?

En 2023, 30 % des Français déclaraient consommer des boissons sans alcool ou avec peu d’alcool, selon le baromètre Sowine. Pour surfer sur cette tendance, les restaurants, bars et boîtes de nuit proposent de plus en plus de boissons sans alcool. Benjamin Muller revient sur ce phénomène dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Une nouvelle tendance s’inscrit de plus en plus dans le pays : les soirées sans alcool. Les Français, par ailleurs, boivent de moins en moins, si bien que les restaurants, les boites de nuit et les supermarchés proposent de nombreuses alternatives. Les explications de Benjamin Muller dans Bonjour ! La Matinale TF1.

La tendance « No/Low » ne faiblit pas en France

Pour beaucoup de Français, le « Dry January » continue une bonne partie de l’année. Alors qu’une vingtaine d’années auparavant, les soirées sans alcool étaient très marginales, aujourd’hui, elles ont de plus en plus le vent en poupe. D’après les données du ministère de la Santé, 6 Français sur 10 déclarent ne pas boire chaque semaine. Dans les années 2000, ils étaient 4 Français sur 10. ! C’est ce qu’on appelle la tendance « No/Low » (pas ou peu d’alcool). La raison principale qui explique cette baisse de la consommation d’alcool ? La santé. En effet, les campagnes de santé publique ont un écho sur la population. Les jeunes, par ailleurs, se détournent de l’alcool et notamment du vin. On note aussi que les ventes de bières et les cocktails sans alcool sont en augmentation de 25 %. Enfin, en termes d’image, c’est de moins en moins mal vu de ne pas boire, même si certains doivent encore se justifier.

Les mocktails s’invitent à la carte des restaurants

Pour suivre cette tendance sans alcool, les établissements se sont adaptés et proposent de plus en plus de boissons non alcoolisées, que ce soient les bars, les boîtes de nuit, les supermarchés et même les restaurants. En effet, il est aujourd’hui possible de trouver des mocktails à la carte dans les restaurants étoilés. Par ailleurs, les « sober party » se développent de plus en plus en France. 

Né en Suède, ce concept prône donc le zéro alcool. Ainsi, dans ce type de soirée, si une personne a déjà bu, elle ne peut pas entrer. Et pour vérifier, les responsables de la soirée font souffler les participants dans un éthylotest. Loin d’être une création marketing ou un effet de mode, cette tendance à la sobriété joyeuse a d’ailleurs donné naissance à de nouveaux métiers comme les « sobreliers », contraction entre « sobriété » et « sommelier ». Ces professionnels proposent des accords entre les plats et les boissons sans alcool dans les restaurants.

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Boire ou conduire : l’IA pourra bientôt détecter quand vous êtes saoul

© Getty Images

Des chercheurs australiens ont mis en place une caméra capable de détecter notre alcoolémie, une technologie qui permettrait bientôt de réguler la conduite en état d’ivresse ?

Si boire de l’alcool devrait prohiber la prise du volant, les chiffres nous montrent que nombreux sont encore les conducteurs qui roulent avec un coup dans le nez. Face à ce comportement délétère, de nombreuses technologies ont tenté d’enrayer le problème, avec un succès relatif.

Récemment, des chercheurs australiens ont développé un prototype qui permettrait sur une simple analyse faciale d’établir si un conducteur est capable de prendre le volant ou non. Une caméra qui serait capable de deviner combien de bières ont été ingurgitées, en bref.

Pour développer ce dispositif, soixante volontaires ont participé à l’expérience. Tous ont consommé de l’alcool en quantités différentes et été placés dans des simulateurs de conduite, filmés par une caméra. Les données ont ensuite été soumises à l’analyse d’une IA «  à la recherche de corrélations significatives entre les expressions du visage et le niveau d’alcoolisation« , comme l’explique Korii qui rapporte que les résultats de l’étude sont prometteurs : dans 75% des cas, l’intelligence artificielle détecte avec une précision étonnante (de 0,5 g/l dans le sang) le niveau d’alcoolémie des volontaires. 

Une caméra utilisée pour surveiller sur les routes ?

Il serait donc possible d’évaluer son propre taux d’alcool avant de prendre le volant, mais si l’on sait qu’on ne peut compter sur la seule bonne volonté des conducteurs, ce dispositif pourrait à l’avenir être employé par les forces de l’ordre, comme l’indique le chercheur principal, le Dr Syed Zulqarnain Gilani au média New Atlas : « la prochaine étape de nos recherches consistera à définir la résolution d’image nécessaire à l’utilisation de cet algorithme. Si les vidéos à faible résolution s’avèrent suffisantes, cette technologie pourra être utilisée par les caméras de surveillance installées sur le bord des routes, et les forces de l’ordre pourront s’en servir pour prévenir la conduite en état d’ivresse. » 

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