Voici les 10 villes où l’on boit le plus d’alcool en Europe (Crédit : Getty Images)
La consommation de boissons alcoolisées baisse partout dans le monde et la France n’échappe pas à cette tendance généralisée. La part des adultes qui déclarent ne pas consommer d’alcool chaque semaine est désormais de 61%, contre 37% en 2000, d’après les chiffres fournis par la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Le Dry January, qui consiste à s’accorder une pause dans sa consommation d’alcool le premier mois de l’année, amplifie ce phénomène. Malgré tout, l’Europe reste l’endroit sur terre où la consommation d’alcool est la plus importante.
Pas de surprise sur le podium
Mais dans quelle ville boit-on le plus ? En se basant sur plusieurs critères tels que la quantité d’alcool moyenne consommée par habitant, le nombre d’établissements nocturnes ou le prix d’une pression, Holidu, plateforme de recherche de locations de vacances, a établi son classement. Sans surprise, Prague se hisse en tête du palmarès des villes les moins sobres d’Europe. Dans la capitale tchèque, le prix moyen à payer pour une boisson houblonnée de 0,5L s’élève à 2,27€. Exaspérée d’attirer de nombreux visiteurs ayant pour seul objectif de s’enivrer, la municipalité a pris la décision en octobre dernier d’interdire la tournée des bars organisée par certaines agences de voyage pour inciter des touristes plus « cultivés » et plus « riches » à visiter Prague.
« Personne ne se verra interdire d’aller dans un pub mais ces tournées organisées tous les soirs ne sont pas nécessaires », a réagi le directeur de l’association locale des hôtels et restaurants Vaclav Starek auprès de l’AFP. Réputée pour ses nombreux pubs, Dublin se classe deuxième même si le prix moyen de la bière est trois fois plus élevé qu’à Prague. Berlin, connue pour être la capitale européenne de la fête, a fait de la vie nocturne un puissant aimant à touristes. Elle se classe troisième.
5 villes allemandes dans le top 10
Dans le top 10 des villes les plus fêtardes d’Europe, on trouve pas moins de cinq villes allemandes. Après Berlin, deuxième, viennent Hambourg, troisième, Francfort, septième, Cologne, huitième, et Stuttgart, neuvième. Deux villes baltes figurent aussi au classement : Vilnius (Lituanie), quatrième, devance d’une courte tête sa voisine Riga (Lettonie).
Les 10 villes les moins sobres d’Europe :
Prague (république tchèque)
Dublin (Irlande)
Berlin (Allemagne)
Hambourg (Allemagne)
Vilnius (Lituanie)
Riga (Lettonie)
Francfort (Allemagne)
Cologne (Allemagne)
Stuttgart (Allemagne)
Sofia (Bulgarie)
Stockholm, la plus sage
En quête d’une destination pour ne pas être tenté par les fêtes arrosées ? Stockholm a été désignée « ville la plus sobre » du continent. Il faut dire que le tarif moyen d’une pression de 0,5L s’élève à 6,80€ dans la capitale suédoise. De quoi refroidir les plus assoiffés. Stockholm n’est pas non plus réputée pour sa vie nocturne avec seulement 5% d’activités liés à la nuit recensées, le plus faible taux de toutes les villes étudiées.
Les Italiens sont parmi les consommateurs d’alcool les plus raisonnés d’Europe puisque derrière Stockholm suivent des villes italiennes : Rome, Milan et Naples. L’alcool ne coule pas vraiment à flots non plus à Athènes, La Haye, Helsinki et Rotterdam. À Oslo non plus, sans doute à cause du prix du verre de bière qui flirte avec les 9 euros. Paris, où les tarifs peuvent aussi être prohibitifs, arrive dixième. La Ville Lumière devance Marseille et Lyon.
Les premières traces d’une production d’alcool remontent à 13 000 ans. Elle était probablement liée à des rituels. Identifié comme un fléau social, surtout à partir du XIXe siècle, l’alcool est combattu par les sociétés de tempérance. Mais les récits d’ivresse accompagnent la mémoire des hommes.
La grande bacchanale avec une femme jouant du luth : un tableau de 1628 du peintre français Nicolas Poussin. | PHOTO12 VIA AFP
Nul ne sait vraiment quand l’Homme a découvert l’alcool, ni comment il a commencé à en produire. La confrontation a dû être précoce, soulignent les spécialistes du Muséum d’Histoire naturelle. Certains grands singes consomment des fruits fermentés naturellement, et recherchent cette sensation d’ivresse.
Des pépins de raisin vieux de 500 000 ans ont été trouvés sur des sites archéologiques, notamment français, mais rien n’atteste qu’ils ont servi à réaliser des boissons fermentées. Et la domestication de la vigne (comme des céréales) a eu lieu bien plus tard, entre -10 000 et -5 000 ans, dans le Croissant fertile (Proche et Moyen-Orient).
Une bière de riz
En Chine, des traces de bière de riz ont été identifiées dans des céramiques vieilles de 10 000 ans, sur le site archéologique de Shangsan. Selon les chercheurs américains de l’Institut de Stanford, à qui l’on doit cette découverte toute récente – décembre 2024 -, cette boisson fermentée devait jouer un rôle notable dans les cérémonies, et cette fonction psychoactive pourrait avoir joué un rôle dans le développement de la culture du riz dans la Chine ancienne.
Quelques années plus tôt, en 2018, un groupe d’archéologues, toujours menés par une équipe de Stanford, avait identifié les plus anciennes traces de brassage au monde, dans une grotte israélienne utilisée pour des rites funéraires il y a 13 000 ans. Cette découverte d’usage précoce de céréales fermentées contredisait la théorie, alors majoritaire, de l’apparition de la bière comme produit secondaire de la production de pain, il y a environ 5 000 ans.
Avant d’être un produit de consommation festive et séculière, il est probable que l’alcool, comme les autres produits psychotropes, ait été utilisé dans un cadre rituel. Ce qui n’exclut pas toujours la dimension festive. Déchiffré sur une tablette mésopotamienne découverte en Syrie, l’Hymne à Ninkasi, déesse suméro-akkadienne de la bière, suivi d’une véritable « chanson à boire », est ainsi un texte littéraire décrivant les étapes techniques du brassage. Il date d’il y a 4 000 ans mais pourrait être une reproduction de tablettes sumériennes plus anciennes.
Et si la modération était professée par de grands penseurs grecs antiques, comme Platon, la consommation immodérée de vin était au cœur des excès des fêtes dionysiaques (chez les Grecs) et des bacchanales (romaines, en l’honneur de Bacchus).
Rituel ou interdit
Un prêtre catholique célèbre la messe. | WIDEONET – STOCK.ADOBE.COM
L’usage du vin reste central dans la célébration catholique. Selon la Bible, lors de la Cène, Jésus aurait annoncé à ses apôtres que la nouvelle alliance avec Dieu serait consacrée par le sacrifice de son corps et par le sang versé. La Cène est rejouée lors de la célébration de l’Eucharistie. Sans remettre en cause l’usage du vin de messe, la Réforme rejette le principe de la transsubstantiation (que le vin consacré devienne vraiment le sang du Christ). Le vin est intégré dans de nombreux rituels de la religion juive et sa consommation elle-même ritualisée. L’alcool est, par contre, explicitement prohibé dans des sourates du Coran. Quant au bouddhisme, l’un de ses cinq principes, est, au-delà de l’alcool, de ne pas prendre de substance altérant l’esprit…
En Occident, les mouvements anti-alcooliques prolifèrent au XIXe siècle, avec une médicalisation et une psychiatrisation de l’alcoolisme (et l’apparition du mot : on parlait jusqu’alors d’ivrognerie). Mais aussi, à la même période, le développement d’un discours œnologique.
Dans un livre assez étonnant, L’ivresse de la Révolution, publié en 2021, le psychiatre et alcoologue Michel Craplet avait pointé le rôle de l’alcool dans les moments les plus extrêmes de la Révolution française. L’ivresse comme source de dérèglement social, sans qu’il atteigne les sphères révolutionnaires, est une des raisons de la création de sociétés de tempérance.
Société de tempérance
Une affiche de l’Union des Françaises contre l’alcool, créée en 1916 et dissoute en 1940. UNION DES FRANÇAISES CONTRE L’ALCOOL
Les premières apparaissent au XVIe siècle dans le Palatinat (un État de l’ouest de l’actuelle Allemagne). Elles se développent dans ce qui était encore les colonies britanniques d’Outre-Atlantique puis dans les nouveaux États américains, où un discours sur la Prohibition se développe à partir des années 1830.
En France, rappelle l’alcoologue Mickaël Naassila dans un ouvrage sorti début janvier (J’arrête de boire sans devenir chiant) : « La première association de tempérance antialcoolique de France a vu le jour à Amiens en 1835, fondée par le pasteur protestant Robert Wodrow.
Cette initiative marqua le début d’un mouvement social important, visant à lutter contre le fléau grandissant de l’alcoolisme, qui sévissait particulièrement parmi les classes populaires. À partir de cette première initiative, d’autres associations de tempérance se développèrent rapidement à travers le pays, notamment sous l’impulsion des Églises protestantes et de certains mouvements laïques. »
Mais le vin gardera longtemps en France (l’a-t-il perdu ?) une dimension symbolique, identitaire. La ration de « pinard » est versée quotidiennement aux Poilus de la Première Guerre mondiale. Elle est aussi promue par Vichy comme un élément de l’identité française. Et ce n’est qu’en 1956 que le président du Conseil, Pierre Mendès-France, interdit la distribution d’alcool aux enfants, dans les cantines des collèges.
Récits d’ivresse
L’imaginaire de l’alcool et de l’ivresse reste particulièrement riche. L’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe, qui a sorti plusieurs ouvrages sur l’ivresse, a basé tout son travail sur les récits : « Les récits d’ivresse émaillent de façon récurrente et secondaire, en tant que contexte événementiel banal et aléatoire, les romans, mémoires, témoignages judiciaires, descriptions cliniques, articles de presse et autres écrits. »
Elle constate dans un entretien de 2016 : « Le plus souvent, un même rapport au temps se dégage, comme une même phrase musicale : l’ivresse collective commence doucement, elle métamorphose le paysage sonore qui enfle et toute l’atmosphère du moment, elle monte en intensité jusqu’à une acmé qui souvent voit s’accroître les mobilités et les performances burlesques, parfois dangereuses, surtout lors des nuits festives de la jeunesse. Et tout retombe dans le sommeil de l’ivresse, plus profond que le sommeil ordinaire, qui fait « rouler sous la table » et tomber dans le fossé le buveur trop « gris » ou complètement « noir »». Au réveil, constate-t-elle, il est tentant pour le buveur d’attribuer ses actions en état d’ivresse à cet autre que soi qu’est le buveur ivre. Dans son Dico de la cuite, sorti en 2021, le journaliste nantais Stéphane Pajot, égrène lui aussi les termes imagés qui accompagnent le trop-boire.
Si la consommation de grandes quantités d’alcool est essentiellement profane, en France comme dans le monde, l’ivresse à fins rituelle existe encore. Dans un livre lui aussi publié en 2021, Boire avec les morts, l’anthropologue Céline Geffroy a étudié l’ivresse rituelle et collective de populations paysannes andines pour entrer en contact avec les morts : « C’est à travers la boisson alcoolisée que les hommes font entendre leurs requêtes auprès de ces entités non-humaines, car ce n’est qu’en état d’ébriété avancée que l’on peut dialoguer avec elles, qu’elles nous apparaissent en alter ego »…
L’objectif de ces consultations est d’accueillir des jeunes consommateurs en questionnement sur leur consommation, ainsi que leur entourage. Le principe est de faire le point, éventuellement de proposer une aide, avant que la consommation ne devienne problématique.
Toutes les problématiques d’addiction peuvent être abordées dans ces lieux : l’usage d’alcool, de cannabis, la pratique de jeux vidéo ou de l’utilisation d’Internet.
Des lieux ouverts et confidentiels
Présentes dans la quasi-totalité des départements français, ces consultations proposent un accueil gratuit et confidentiel. Elles se déroulent au sein des Centres spécialisés d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou dans des lieux spécialisés dans l’accueil des jeunes (Maisons des adolescents et Points accueil écoute jeunes).
Les jeunes peuvent s’y rendre seuls ou accompagnés de leur parent ou d’un proche. Les parents peuvent également être reçus avec ou sans le jeune concerné.
Reportage CJC
Une prise en charge sur mesure pour les jeunes…
Bien que s’adressant principalement à des jeunes entre 12 et 25 ans, selon leur problématique, des personnes plus âgées peuvent également être accueillies dans ce cadre.
Le premier entretien est généralement consacré à l’évaluation de la situation du jeune et au bilan de sa consommation. Au-delà du regard porté sur la problématique de consommation, la situation du jeune est évoquée dans sa globalité. Peuvent être abordés la scolarité, les liens familiaux et amicaux, le mal-être éventuel, la santé, etc.
Suite à cette étape d’évaluation de la situation, le professionnel et le jeune s’orientent de façon conjointe vers la prise en charge la mieux adaptée. L’arrêt de la consommation ou la réduction de celle-ci pourront être envisagés. Si d’autres difficultés émergent au cours des entretiens, une prise en charge complémentaire pourra être proposée.
L’accompagnement peut se poursuivre durant une période plus ou moins longue selon la situation du jeune.
… et pour leur entourage
L’entourage est reçu au sein de ces lieux comme un acteur à part entière. Il y trouvera un soutien, une écoute attentive et bienveillante ainsi que des informations précises sur les produits et sur les addictions.
En fonction de la problématique et de la relation avec le jeune concerné, l’accompagnement pourra se mettre en place avec l’entourage seul ou avec le jeune. La prise en charge peut prendre la forme d’une aide éducative, d’un soutien individuel ou d’une approche de groupe. Dans cette approche groupale, les parents confrontés à des difficultés similaires peuvent s’épauler en s’apportant leur expérience respective.
Pour trouver une adresse près de votre domicile, vous pouvez consulter la liste des consultations jeunes consommateurs : Cliquez ici
Depuis l’hospitalisation de deux adolescents suite à la prise de PTC, on entend beaucoup parler de cette drogue. On fait le point :
Le PTC qu’est-ce que c’est ?
Difficile de dire précisément ce qui est vendu sous l’appellation PTC (Pète ton Crâne) mais il s’agit généralement d’un cannabinoïde de synthèse (ou cannabis de synthèse). Le PTC peut se présenter sous la forme de liquide pour vapoteuse ou être pulvérisé sur des mélanges de plantes séchées (appelés blend) que l’on fume. Parfois on le trouve aussi sous forme de poudre.
Le PTC contient des substances qui imitent les effets du cannabis. Il ne contient pas de THC, le principe actif à l’origine des effets du cannabis.
PTC Pète ton crâne, Buddha Blue, CEB… tout ça c’est du cannabis de synthèse
Des effets plus forts que le cannabis, des risques plus importants
Le PTC a des effets plus forts que le cannabis et peut être à l’origine d’effets secondaires inattendus comme des hallucinations, un sentiment d’anxiété, une agitation, une irritabilité.
Les intoxications récentes au « PTC » ont montré que ces drogues présentent aussi des risques plus importants :
– Des troubles psychiatriques : crise de paranoïa, attaque de panique
– Agressivité contre soi-même pouvant aller jusqu’à des idées suicidaires.
– Difficulté à bouger, vertiges, perte d’équilibre
– Tachycardie et autres troubles du rythme cardaiaque
– Surdose pouvant entraîne le décès.
Les produits vendus sous le nom de PTC peuvent être de compositions sensiblement différentes : certains sont parfois très dosés et présentent des risques élevés d’effets secondaires graves et de surdose.
Le PTC est aussi plus addictif que le cannabis et les usagers qui souhaitent arrêter d’en consommer peuvent être confrontés à des difficultés inattendues. Une aide extérieure peut être nécessaire.
Les intoxications récentes au PTC ont concerné des adolescents de 15 ans. Il semblerait que certaines consommations soient le résultat de défis lancés entre ados ou le résultat d’une pression sociale entre eux. Cependant des usages réguliers de ces substances semblent exister également.
Bien qu’ils soient pour la plupart interdits, les cannabinoïdes de synthèse s’achètent facilement sur internet. Ils sont proposés sous des noms attractifs (PTC, Buddha Blue…) et leur forme liquide qui peut être utilisée dans une vapoteuse passe inaperçue auprès des adultes.
Un mouvement inquiétant qui a déjà été pris en compte par certaines collectivités, à l’image de cette campagne d’information de la communauté d’agglomération de Bar-le-Duc Sud Meuse :
11 millions d’alternatives sans alcool vendues en 2024 chez Delhaize
28/01/2025
Kobbeghem, le 28 janvier 2025 – La consommation d’alternatives sans alcool connaît une progression constante en Belgique. Avec 11 millions d’alternatives sans alcool vendues en 2024, Delhaize se positionne à l’avant-garde en répondant à cette demande croissante de ses clients. Grâce à un assortiment impressionnant de plus de 150 références non alcoolisées, dont 25 nouvelles introduites en 2024, Delhaize s’engage à offrir à ses clients des options variées et de qualité.
Initiatives acclamées : Dry January et Tournée Minérale
Les deux premiers mois de l’année voit la participation enthousiaste des Belges à deux initiatives majeures : Dry January et Tournée Minérale. Dry January, initié en 2013 par l’organisation britannique Alcohol Change UK, incite les participants à s’abstenir d’alcool durant le mois de janvier pour encourager une meilleure santé et briser des habitudes de consommation problématique.
Quant à Tournée Minérale, lancée en 2017 par la Fondation contre le Cancer en Belgique, elle fixe un défi similaire pour le mois de février et aide les participants à réfléchir à leur consommation d’alcool et à en constater les bienfaits.
Un engagement constant
Chez Delhaize, l’assortiment des alternatives sans alcool ne change pas spécifiquement pour cette période, malgré l’augmentation saisonnière de 10% de la demande. En effet, ce large assortiment est disponible toute l’année. Avec plus de 11 millions de bouteilles sans alcool vendues en 2024 grâce à un large choix parmi plus de 150 références non alcoolisées disponibles, Delhaize répond non seulement à la demande mais innove aussi chaque année.
L’enseigne au lion a notamment introduit 25 nouveaux articles en 2024 parmi les spiritueux, les bières et les mousseux. Pour la catégorie des vins sans alcool par exemple, il s’agit d’une augmentation de 16% par rapport à 2023 avec plus d’un million de bouteilles vendues.
Tendance de ventes et impact
Les périodes de vente les plus élevées pour les boissons sans alcool chez Delhaize sont évidemment les mois de janvier et février avec les initiatives Dry January et Tournée Minérale mais aussi la période des fêtes de fin d’année, entre la mi-novembre et la fin du mois de décembre. Plus surprenant, la période estivale entre mai et août rencontre également un pic important.
Au cours des dernières années, Delhaize a su accompagner ses clients dans cette évolution de la consommation, en offrant à ses clients toujours plus d’alternatives savoureuses et innovantes sans alcool tout au long de l’année.
Des lots de cocaïne, aux douanes de Lille (ILLUSTRATION) – Jody Amiet – AFP
Selon le dernier rapport de l’Observatoire des drogues et des tendances addictives (OFDT) paru ce lundi 27 janvier, plus d’un million de Français ont pris au moins une fois de la cocaïne en 2023, un chiffre en hausse
La poudre blanche toujours en hausse. Le marché de la cocaïne continue de s’étendre dans l’Hexagone, au point d’être en passe de devenir le plus gros marché de drogue illicites en termes de valeur, dépassant ainsi le cannabis, selon un nouveau rapport de l’Observatoire des drogues et des tendances addictives (OFDT) sur la consommation en 2023, paru ce lundi 27 janvier.
« En 2023, 1,1 million de Français ont pris au moins une fois (de la cocaïne) dans l’année contre 600.000 en 2017 », rapporte l’OFDT.
L’Observatoire des drogues évoque une « croissance rapide » de ce marché, dans un contexte plus global « d’augmentation significative des niveaux de production mondiale ».
L’Hexagone comme zone importante de transit
Selon l’OFDT, cette croissance survient dans un « contexte d’explosion de la production mondiale grâce aux gains de productivité et l’optimisation du trafic ».
« La position géographique de la France la rend particulièrement vulnérable à cette variation de production », estime l’OFDT.
Ce dernier souligne notamment que « les frontières terrestres de l’Hexagone font d’elle une zone de transit pour la cocaïne en provenance d’autres ports ».
Elle met par ailleurs en avant le fait que la France possède « le deuxième domaine maritime mondial avec plus de 20.000 kilomètres de frontières maritimes avec 30 États ». Le pays possède également des territoires d’Outre-mer « proches des grandes zones de production ».
Malgré cette hausse, l’OFDT indique qu’à la fois le trafic de cocaïne et le nombre de volumes saisis ont baissé dans le port du Havre en 2023, après le renforcement des mesures de sécurité. Cette diminution est loin d’être anodine, puisqu’elle a permis une baisse de 16% des saisies de cocaïne entre 2022 et 2023.
Près de 130 tonnes de cannabis saisies en 2022
Le cannabis représente malgré tout toujours le plus gros marché de drogues illicites dans l’Hexagone, avec jusqu’à 128,6 tonnes interceptées en 2022, un record, et 5 millions de consommations annuels.
Parmi les saisies réalisées, celles de cannabis sous forme d’herbe sont notamment en croissance, puisqu’elles passent de 6% en 2013 à 30% en 2023.
L’observatoire des drogues note par ailleurs une augmentation de la teneur moyenne en THC, la principale molécule active du cannabis, dans les lots saisis, que ce soit lors des ventes faites de façon physique ou en ligne. Des variétés de cannabis au THC très concentré, et donc aux effets plus importants sur les consommateurs, ont fait leur apparition.
Une sophistication des trafics
Le marché de la MDMA, appelée ecstasy lorsqu’elle est consommée sous forme de comprimés, se situe loin derrière le cannabis et la cocaïne, mais connaît une nette augmentation elle aussi.
En 2023, plus de 4 millions de comprimés d’ecstasy ont été interceptés par les forces de l’ordre en France. Mais là encore, la situation de la France, en carrefour, joue un rôle primordial sur les chiffres recensés, puisque seulement 30% des comprimés étaient destinés au marché hexagonal, le reste étant en transit avant d’être destinés notamment au Royaume-Uni et à la Turquie.
L’Observatoire des drogues note globalement que les différents marchés de stupéfiants sont marqués par une « concurrence intense entre les trafiquants », mais aussi un « perfectionnement des pratiques de vente » avec notamment le développement du recours au numérique pour à la fois « promouvoir » les produits, entrer en contact avec des clients ou encore développer un réseau de vente.
Un mois sans alcool pour retrouver santé et bien-être? Avec le Dry January et la Tournée Minérale, les bienfaits se multiplient : meilleur sommeil, énergie accrue, perte de poids, et réduction des risques de maladies graves comme les cancers ou la cirrhose.
Et si vous arrêtiez l’alcool durant un mois entier ? C’est le principe du Dry January, populaire en France et de la Tournée Minérale (en février) chez nous. « C’est merveilleux« , réagit la diététicienne Pascale Robience, sur le plateau du RTL info 13h. La spécialiste liste les bienfaits de l’abstention : « Un meilleur sommeil, plus d’énergie, une sensation de bien-être et en plus une perte de poids« .
Au-delà du fait que l’alcool, après l’euphorie, mène généralement à « un peu de morosité voire un état dépressif« , il y a également des risques de développer certaines maladies, notamment des cancers : « Il a été démontré que le cancer de la bouche, de l’œsophage, de la gorge, du foie, du côlon, du rectum et du sein étaient en lien direct avec une consommation régulière et excessive d’alcool« .
Comment déterminer si sa consommation accroît le risque de maladie ? « On chiffre surtout le niveau de toxicité par rapport au foie et on sait pertinemment bien que l’alcool est toxique à partir de deux verres, donc 20 grammes d’alcool chez la femme et trois verres (30g d’alcool) chez l’homme par jour », explique Pascale Robience.
La cirrhose peut évoluer vers un cancer du foie et dans ce cas-là, il faut vraiment une abstention totale et absolue de l’alcool
Parmi les maladies du foie, la cirrhose est souvent nommée. « Elle n’est absolument pas réversible« , précise-t-elle. « C’est une pathologie chronique au cours de laquelle les cellules du foie sont complètement détruites et remplacées par du tissu fibreux. Cette cirrhose, elle peut évoluer vers un cancer du foie et dans ce cas-là, il faut vraiment une abstention totale et absolue de l’alcool« .
« Par contre, pour les maladies cardiovasculaires, c’est plutôt au-delà de deux verres de vin que l’on augmente le risque« , ajoute la diététicienne. « L’alcool en faible quantité a un effet vasodilatateur, donc qui régule la tension artérielle. C’est plutôt bénéfique, ça a été démontré dans les bienfaits de l’alimentation méditerranéenne. Mais au-delà de ces deux verres d’alcool, il a un effet vasoconstricteur. Ça contracte les vaisseaux, ça augmente la pression dans les tuyaux, donc l’hypertension artérielle, ça augmente également le risque d’hémorragie cérébrale« , complète-t-elle.
L’alcool peut également avoir des effets à long terme sur le cerveau et provoquer des troubles cognitifs. « On a remarqué que ça pouvait influencer de façon défavorable la mémoire, la capacité de concentration, donc attention aussi si on en consomme régulièrement« .
Et puis, les effets de l’alcool n’impactent pas seulement la santé. Risques d’accidents volants, conséquences sur les relations familiales et relationnelles, … Les raisons de ralentir, voire d’arrêter sont nombreuses. « Du point de vue de la diététicienne que je suis, ne pas oublier que l’alcool fournit une quantité non négligeable d’énergie et que si on en consomme, cela fait grossir« , termine Pascale Robience.
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, le 11 octobre 2024, lors de sa visite au centre de rétention administrative au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) – JULIEN DE ROSA / AFP
Le ministre de l’Intérieur s’oppose ce vendredi au maire de Grenoble, Éric Piolle, qui réclame un référendum sur la dépénalisation du cannabis
Un référendum sur la dépénalisation du cannabis? C’est l’idée partagée par le maire écologiste de Grenoble Éric Piolle ce jeudi 24 janvier qui a appelé Emmanuel Macron à organiser un référendum sur cette question.
« On met de plus en plus de gens en prison, mais pour autant (…) le niveau du trafic est toujours aussi élevé », a déclaré sur France info l’élu, qui a déjà par le passé évoqué une légalisation encadrée du cannabis.
« Je propose que le président de la République prenne l’initiative de faire un référendum sur le sujet, ça permettra de poser le sujet avec hauteur, plutôt que de s’embrouiller », a déclaré le maire grenoblois.
Les trafiquants de drogue, des « marchands de mort »
La ville de Grenoble est régulièrement le théâtre de règlements de compte liés au trafic de stupéfiants. En août dernier, le procureur de la République de Grenoble Éric Vaillant avait dénoncé « une guerre des gangs intense, avec des fusillades quasi-quotidiennes ».
Mais, de son côté, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est montré opposé à une telle consultation. « Le maire de Grenoble (…) veut littéralement trouver une ‘manière de vivre’ avec ces marchands de mort », a écrit ce vendredi 24 janvier le ministre de l’Intérieur sur X.
« Le seul modus vivendi (manière de vivre, NDLR) acceptable avec les narco-racailles, c’est la prison », a poursuivi Bruno Retailleau.