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Date

8 février 2025

Un marché criminel florissant

Avec un chiffre d’affaires estimé à près de 4,8 milliards d’euros par an, le trafic de cannabis représente une source majeure de revenus pour le crime organisé.

Plus de 200 000 personnes seraient impliquées dans ce commerce illégal, révélant l’ampleur économique du phénomène. Le développement de pratiques commerciales aujourd’hui médiatisées mais déjà anciennes (livraison rapide, promotions, systèmes de fidélisation) montre que les réseaux criminels adaptent leurs stratégies pour conserver leurs clients, comme toute bonne entreprise.

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Vapotage de cannabis de synthèse : des pratiques “plus risquées qu’on ne le pense »

Deux adolescents vapotent

Publié le 07 févr. 2025 par Hélène Bour

Suite à de nouveaux signalements, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alerte quant à la dangerosité de la consommation de substances psychoactives via la cigarette électronique.À lire plus tardPartager

Buddha blues, PTC pour “Pète ton crâne”. La presse évoque régulièrement ces produits à base de cannabis de synthèse, et dont la consommation augmente chez les jeunes.

Ce jeudi 6 février, c’est l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui a tenu à tirer la sonnette d’alarme. Indiquant avoir reçu de nouveaux signalements de cas d’effets indésirables graves après consommation de substances psychoactives par vapotage (e-cigarette ou cigarette électronique), l’agence assure qu’il s’agit de pratiques “plus risquées qu’on ne le pense”.

Le mode de consommation par vapotage ne réduit pas les risques liés à l’usage de ces produits illicites. Il peut au contraire les augmenter, l’action des produits étant plus rapide”, avertit l’agence dans son point d’actualité (Source 1), ajoutant que les adolescents sont particulièrement concernés par ces pratiques.

Et l’agence de lister les risques graves pour la santé que présentent ces cannabinoïdes de synthèse (PTC ou Buddha Blue) : “troubles psychiatriques (épisodes délirants, hallucinations, idées suicidaires, attaque de panique), troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), troubles cardiovasculaires (tachycardie, douleur thoracique), problèmes rénaux, addiction sévère avec syndrome de sevrage mais aussi malaises, amnésies, pertes de connaissance, voire convulsions”.

Une enquête qui se poursuit

L’ANSM indique avoir mobilisé les centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A) dès 2019, pour mener une enquête sur le vapotage de substances psychoactives (hors nicotine), enquête qui est toujours en cours.

“Sur les années 2021-2022, les résultats montrent une augmentation des signalements d’effets indésirables consécutifs à la consommation de substances psychoactives par cigarette électronique, notamment chez des mineurs. En 2024, de nouveaux cas d’intoxications au PTC ont été signalés chez des adolescents qui ont dû être hospitalisés après avoir vapé du PTC”, précise encore l’ANSM.

Mélanges et produits “fait maison” encore plus délétère

L’Agence avertit également quant à la dangerosité des mélanges, car les cannabinoïdes de synthèse, déjà dangereux en soi, sont parfois associés à d’autres substances, telles que des benzodiazépines de synthèse, ce qui augmente les risques d’intoxications et d’effets indésirables graves. “Attention aussi aux mélanges DIY (do-it-yourself). Il s’agit de la fabrication de compositions « maison » à partir du mélange d’e-liquides et composants. Ces mélanges sont dangereux car ils entraînent un risque plus élevé de surdosage de cannabinoïdes et d’interaction entre les substances”, prévient l’instance.

Les consommateurs d’e-liquides sont invités à la vigilance lors de l’achat de ces produits, et à éviter les mélanges “fait maison”. En cas de symptômes de type nausées, vomissements, malaise, amnésie, perte de connaissance, épisode délirant ou encore hallucinations après avoir vapoté, il faut contacter immédiatement les secours (15, 18 ou 112).

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Mon ado consomme du cannabis : comment réagir ? Les conseils d’un psychiatre

Louis Tardy

Avec le Dr Jean-Luc Martinez, psychiatre à Marseille, à la Clinique des 3 Cyprès.

Publié le 07/02/2025

Mon ado consomme du cannabis : comment réagir ? Les conseils d'un psychiatre ISTOCKPHOTO / Valeriy_G

Le cannabis est la drogue illégale la plus consommée en France. Les jeunes pouvant y être particulièrement exposés, comment réagir si son adolescent en consomme ? Un psychiatre livre ses conseils.

En France, le cannabis est la drogue illégale la plus consommée en France, avec 900.000 usagers quotidiens, d’après les chiffres de l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances Addictives (OFDT), paru le 15 janvier dernier. Ce rapport, publié chaque année, se concentre principalement sur la population française âgée de 11 à 75 ans. Outre le risque d’addiction, la consommation de cannabis augmente également, à court terme, le risque de troubles anxieux et dépressifs. À long terme, elle augmente le risque de maladies neuro-cardiovasculaires et de cancers.

Alors, que faire face à un adolescent qui consomme du cannabis ? On fait le point avec le Dr Jean-Luc Martinez, psychiatre à Marseille, à la Clinique des 3 Cyprès.

Consommation de cannabis chez l’adolescent : quand faut-il s’inquiéter ?

“Le principal facteur qui pousse un adolescent à expérimenter le cannabis est le comportement social”, présente le Dr Jean-Luc Martinez. En d’autres termes, c’est sous l’impulsion de son entourage que le jeune peut consommer pour la première fois ce type de produit. En ce qui concerne la dépendance, elle dépend de nombreux facteurs. Le spécialiste énumère le contexte familial, le niveau d’anxiété et de mal-être ou encore la situation de vie au moment de la rencontre avec le produit.

Alors, à quel moment faut-il s’inquiéter ? Le Dr Jean-Luc Martine évoque la régularité de la consommation“Au-delà du ponctuel, si la consommation est régulière, même une fois par semaine”. Les changements au niveau du comportement de l’adolescent sont aussi des signes d’une potentielle addiction. “Des changements dans le comportement de l’enfant (violence, retrait de la vie sociale), un repli sur lui ou encore le fait qu’il s’écarte de la vie de famille sont autant de signes que le parent peut repérer”.

Comment aider un adolescent qui consomme du cannabis ?

Le Dr Jean-Luc Martinez conseille dans un premier temps aux parents de s’informer sur le sujet, afin, éventuellement, de pouvoir répondre aux questions du jeune. Des ressources sont notamment disponibles sur le site Drogues-Info-Service.

Le psychiatre insiste également sur l’importance de la relation entre le parent et l’adolescent. “Le principal atout d’un parent, c’est la qualité relationnelle”. Ainsi, il est important d’être présent, mais sans être dans le jugement. Il convient donc d’éviter de dire des phrases culpabilisantes, mais au contraire d’être un soutien pour le jeune. Lorsque la communication est possible, le psychiatre conseille également aux parents d’être disponibles et “d’écouter ce que l’adolescent a à dire”. De plus, cela peut aussi permettre de mesurer son envie d’arrêter.

Parmi les actions qu’il est possible de faire face à un adolescent qui consomme du cannabis, le psychiatre recommande de se “concentrer sur les solutions”. Il est possible de chercher avec le jeune d’autres possibilités que la consommation de cannabis pour qu’il se sente bien. Cela peut se faire également avec des activités positives, comme la pratique d’un sport ou d’une activité extérieure. Il faut également l’inclure autant que possible dans la vie de famille s’il s’en est retiré. Cela peut se manifester par le fait de prendre tous les repas ensemble.

Enfin, une aide extérieure peut être une bénéfique. Pour cela, il est possible de se tourner vers les Centres spécialisés d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), qui proposent un accueil gratuit et confidentiel. Il est possible de demande de l’aide à la Maison des adolescents (MDA) ou encore de contacter des lignes d’écoute gratuites, comme le 0.800.23.13.13.

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