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avril 2025

Il se faisait livrer, par drone, cigarettes, téléphones et cannabis… à la prison

Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 avril 2025, deux drones destinés à approvisionner une cellule de la maison d’arrêt de Vannes (Morbihan), étaient repérés. Ce mercredi 30 avril 2025, le tribunal a condamné un vingtenaire à dix-huit mois de prison.

Samedi 26 avril 2025, deux drones destinés à approvisionner une cellule de la maison d’arrêt de Vannes (Morbihan), étaient repérés. Ce mercredi 30 avril 2025, le tribunal a condamné un vingtenaire à dix-huit mois de prison.
Samedi 26 avril 2025, deux drones destinés à approvisionner une cellule de la maison d’arrêt de Vannes (Morbihan), étaient repérés. Ce mercredi 30 avril 2025, le tribunal a condamné un vingtenaire à dix-huit mois de prison. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Il est près de minuit, ce dimanche 27 avril 2025, lorsque les policiers de Vannes (Morbihan) sont requis à la maison d’arrêt. Un drone ouvreur survole la prison, pendant qu’un second intervient pour approvisionner une des cellules. Il fait nuit et ils ont du mal à repérer le propriétaire, mais à la troisième livraison, réalisée en quelques secondes, du drone doté d’un fil suspendu à une quinzaine de mètres, le destinataire de la transaction est repéré. Dans la cellule, le jeune homme tente de balancer certains objets récupérés, à l’arrivée des surveillants, comme des cigarettes, deux adaptateurs, trois smartphones, 72 gr de cannabis et de l’herbe. Dans sa poche, deux téléphones qui vont permettre de faciliter le trafic, alors que la responsabilité de son co-détenu est vite écartée. Pour les empêcher d’intervenir, l’homme menace :  Si vous rentrez, j’ai une kalachnikov dans la main ».

Il nargue les surveillants

Finalement maîtrisé, l’homme est très énervé, gesticule mais accepte de les suivre aux douches. Au passage, il tente d’arracher un tuyau. Au petit matin, il n’est pas calmé et nargue ses surveillants d’un  Vous gagnez 2 000 € par mois, c’est ce que je fais en une soirée . Sur le chemin de la cellule disciplinaire, il continue de se débattre et trouve le moyen de mettre le feu à la couverture de la salle. Le départ de feu est maîtrisé, mais le jeune menace toujours.  Tu as intérêt à me transférer, sinon je te tue »,hurle-t-il à l’encontre d’un surveillant avant de simuler une tentative de suicide avec un cordon de son short. Il continue de donner les coups dans les portes.

Lire aussi : Contre les drones, les prisons passent à la vitesse supérieure

« J’ai fait de la provoc »

 C’est monté crescendo. J’ai été forcé à le faire », finit-il par confesser en expliquant la pression qu’il subit. Il était chargé de récupérer ces objets, qu’il devait ensuite remettre à des détenus.  J’ai des problèmes depuis le début de mon incarcération.  Et s’il est à peu près le seul à subir cette pression, c’est  parce qu’ils savent que je ne les dénoncerai pas », continue celui qui a fini par obtenir son transfert à la maison d’arrêt de Rennes. Quant à la kalachnikov ?  Je venais de passer à la fouille, et on me dit montrez, moi, vos mains, j’ai fait de la provoc », confie le détenu, incarcéré pour 14 mois pour trafic de stupéfiants. Quant aux menaces de mort,  Je m’entends bien avec eux et s’ils le disent, c’est que c’est vrai . Des menaces qui ne sont pas anodines, pour l’avocate qui représentent les quatre surveillants, marqués psychologiquement et qui ont demandé que leurs noms n’apparaissent pas.

« Je suis un petit jeune paumé »

Pour ses faits  inadmissibles  qu’il souhaite condamner avec la plus grande sévérité, le procureur Maxime Antier évoque la lutte à mener contre la facilitation du trafic en prison et les atteintes l’administration pénitentiaire, dont il faut protéger ceux qui l’incarnent. À ce titre, il requiert deux ans ferme.  Je ne suis pas un narcotrafiquant mais un petit jeune paumé »,plaide le jeune homme. En répression, le tribunal a condamné Islam Magamadov à dix-huit mois de prison avec maintien en détention, associé à une interdiction de séjour dans le Morbihan pendant cinq ans.

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« Avant, il y avait le cannabis, aujourd’hui la cocaïne est partout » : quand la drogue s’invite dans le monde du rugby amateur

Publié le 29/04/2025

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l’essentielDepuis quelques saisons, le comité départemental de rugby de l’Ariège a pris l’initiative d’organiser des rencontres autour du thème de la lutte contre les addictions dans le rugby. Après La Tour-du-Crieu il y a quelques semaines, c’est à Foix que les représentants des clubs étaient conviés à une nouvelle soirée d’information mais, surtout, d’échanges.

Objectif, parler sans tabou, faire un état des lieux et essayer de trouver des chemins pour, sinon stopper, du moins limiter les effets dévastateurs de ces addictions (alcool et drogue surtout). « Vous êtes en première ligne ». Frédérick Dédieu le répète, les dirigeants, bénévoles, éducateurs sont les premiers à pouvoir tirer la sonnette d’alarme. Addiction ou dépendance, le gendarme Guillaume Picard (Maison de protection des familles de l’Ariège) pose le débat.

« Même un verre, c’est quelques grammes d’alcool dans le sang ». Anthony Martineau, chef État-major départemental au sein de la police nationale en Ariège, passe ensuite la seconde. « Les problématiques du rugby, on les retrouve partout, dans toutes les strates de la société. » En Ariège, le problème des addictions est pris à bras-le-corps. « On va faire des contrôles inopinés, avant, pendant et après les matches. Mais il y a également un souci, les parents. On a du mal à les toucher. Il n’y a pas de solutions miracles, il faut explorer toutes les pistes. Vous, en tant qu’encadrants, entraîneurs, dirigeants, vous avez une responsabilité. »

« C’est aux jeunes eux-mêmes d’agir »

Le dialogue s’installe, sans frein. On se dit les choses. Maire de Saverdun, ex-président de l’UA Saverdun, Philippe Calléja intervient en tant que médecin. « Celui qui consomme des produits interdits, il triche. La levée de l’inhibition est un sujet. L’exemplarité à aussi une valeur. Ce n’est pas facile de parler à nos jeunes. L’important, c’est d’avoir le courage de parler de ces addictions. Il faut les affronter. Il faut éduquer. Et éduquer, c’est la répétition. On ne doit jamais se décourager. On a raison, il faut s’en persuader. Notre combat d’éducation est légitime. Il faut une hygiène de vie. »

Évidemment, l’alcool est en première ligne. La fameuse « troisième mi-temps » est encouragée mais doit être encadrée (« la bière sans alcool, c’est très bien »). Mais un nouveau fléau s’est invité depuis plusieurs saisons. « La drogue s’est multipliée, s’inquiète Philippe Calléja. Tout le monde s’en fout car il y en a partout. Entendre utiliser l’expression drogue douce, c’est une monstruosité. Avant, il y avait le cannabis, aujourd’hui la cocaïne est partout. C’est une réalité, ça a tout envahi. Les sportifs cherchent l’effet boost, intensif. C’est peut-être ça le plus dangereux. Il faut protéger notre rugby du monde extérieur. »

« Ne vous découragez pas, on va y arriver »

Le constat est terrible mais l’espoir est là. C’est le message qu’a voulu passer la représentante de l’association EPESS, Mylène Bacon. « Ne vous découragez pas, on va y arriver. Tous les messages de prévention sont importants. C’est aux jeunes eux-mêmes d’agir, il faut que ça vienne d’eux. Les jeunes savent communiquer, l’humain est riche. Il faut ouvrir le dialogue, insiste la députée Martine Froger. La répression n’est pas la solution. Je pense qu’il y a une responsabilisation chez les jeunes. Parler est un éternel recommencement. »

« On a une jeunesse pleine de ressources, poursuit Jean-Philippe Dargent, sous-préfet de Foix. Elle n’attend que d’être sollicitée. Elle attend qu’on l’amène sur le bon chemin. Vous, dirigeants, encadrants, bénévoles, vous avez un rôle de stimulateurs. » Le combat va se poursuivre. La mise en place de chartes de comportement dans chaque club est à l’étude. « On doit écouter les jeunes et ne pas leur imposer les choses », termine Frédérick Dedieu. La lutte contre les addictions se poursuit.

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Consommation d’alcool en France : ce que révèlent les dernières statistiques

L’alcool occupe une place centrale dans la culture française, mais les habitudes de consommation évoluent. Entre baisse de l’engouement pour le vin, popularité croissante des cocktails et influence des réseaux sociaux, les comportements changent. Décryptage des nouvelles tendances et de leur impact sur la société.

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Par Isabelle MAGDELENAT DELOGE, Journaliste web.

La France, patrie du vin et des spiritueux, entretient un rapport particulier avec l’alcool. Si les boissons alcoolisées sont associées aux traditions et aux moments de convivialité, elles constituent aussi un enjeu de santé publique majeur. Chaque année, des millions de Français consomment de l’alcool, avec des tendances de consommation qui varient selon l’âge et les influences culturelles. Alors que les jeunes générations semblent moins attachées au vin que leurs aînés, elles se tournent davantage vers des boissons plus modernes, comme les cocktails ou la bière artisanale.

En parallèle, la question des risques liés à l’alcool reste centrale. Avec un coût social estimé à plus de 118 milliards d’euros par an, l’alcoolisme est un problème de santé publique de premier ordre. L’État et les associations mènent des campagnes de sensibilisation pour limiter les excès, notamment à destination des plus jeunes. Toutefois, les campagnes de prévention peinent parfois à rivaliser avec les stratégies marketing des marques, omniprésentes sur les réseaux sociaux via des influenceurs. Décryptage de cette relation complexe entre les Français et l’alcool.

Les habitudes de consommation : un fossé entre générations

La consommation d’alcool en France varie considérablement en fonction de l’âge. Les 18-24 ans sont 27,3 % à boire chaque semaine, une proportion nettement inférieure à celle des générations plus âgées. En effet, 43,8 % des 65-75 ans consomment de l’alcool de manière hebdomadaire, signe que les habitudes évoluent avec le temps.

Si le vin a longtemps été la boisson préférée des Français, son déclin est notable. En 1975, un Français consommait en moyenne 100 litres de vin par an, un chiffre qui a fortement chuté puisque aujourd’hui les Français en consomment 35 litres par an. Le vin reste tout de même la boisson préférée de 60% des Français. La bière arrive en deuxième position avec 58%, vient ensuite le champagne avec 39%, les cocktails avec 31%, le cidre avec 22% et enfin les spiritueux pour 21% des personnes interrogées.

Les campagnes comme le Dry January, qui incite à une pause d’un mois sans alcool, attirent de plus en plus d’adeptes. En 2024, 4,5 millions de Français y ont participé, un chiffre en constante augmentation. Cette prise de conscience, encouragée par les autorités sanitaires et relayée sur les réseaux sociaux, témoigne d’une évolution vers une consommation plus modérée et réfléchie.

L’influence des réseaux sociaux sur la consommation

La publicité pour l’alcool est strictement encadrée en France depuis la loi Évin, mais cela n’empêche pas les marques de contourner ces restrictions via les influenceurs. En 2023, plus de 483 influenceurs ont promu près de 800 marques d’alcool sur les réseaux sociaux. Un phénomène préoccupant, car ces contenus, souvent non signalés comme publicitaires, touchent une audience jeune et influençable.

Le marketing digital joue un rôle clé dans l’évolution des tendances de consommation. Les marques misent sur des campagnes attractives, des collaborations avec des influenceurs et des événements exclusifs pour séduire la génération ZCocktails sophistiqués, bières artisanales et alcools premium sont devenus les nouveaux symboles de convivialité, reléguant le vin à une image plus traditionnelle et vieillissante.

Cette omniprésence pose la question de la régulation : comment protéger les jeunes consommateurs sans brider totalement la communication des marques ? Les autorités tentent de renforcer la transparence et de responsabiliser les influenceurs, mais la frontière entre publicité et contenu organique reste souvent floue.

Les enjeux sanitaires et économiques de l’alcool

L’alcool représente un défi majeur pour la santé publique en France. 85 % des 16-17 ans ont déjà goûté à l’alcoolune précocité qui inquiète les experts. La banalisation de la consommation dès l’adolescence peut entraîner des comportements à risque, notamment l’alcoolisation excessive lors des soirées étudiantes.

Au-delà des problèmes de santé, le coût économique et social de l’alcool est considérable. L’alcool entraîne chaque année un coût estimé à 118 milliards d’euros, englobant les dépenses de santé, les pertes de productivité et les conséquences sociales (accidents, violences, addictions). Face à cette réalité, le gouvernement tente d’intensifier les actions de prévention et de lutte contre l’alcoolisme.

Cependant, la régulation se heurte à des intérêts économiques puissants. La France compte plus de 33 754 cafés, bars et pubs, un secteur qui génère des milliers d’emplois. L’industrie de l’alcool représente un poids économique considérable, ce qui explique en partie la difficulté d’imposer des restrictions plus strictes. Entre impératifs de santé publique et enjeux économiques, la France peine à trouver un équilibre.

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SANTÉ – Chine: première implantation réussie d’une puce anti-alcool dans le corps d’un patient

26 avril 2025

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Une opération chirurgicale a été réalisée à Fuyang, en Chine, au cours de laquelle un médicament à libération prolongée, le chlorhydrate de naltrexone, a été implanté sous la peau du bas-ventre d’un patient, via une incision d’à peine 1 cm.

Ce médicament agit en bloquant les récepteurs de plaisir liés à la consommation d’alcool, réduisant ainsi le désir psychologique de boire. L’intervention, réalisée sous anesthésie locale, dure moins de 5 minutes.

Le patient, nommé « Li » — un quadragénaire — souffrait d’alcoolisme depuis plus de vingt ans. Malgré de nombreuses tentatives de traitement, il rechutait constamment, avec neuf hospitalisations pour des crises de dépendance. L’alcool avait non seulement gravement affecté sa santé, mais avait aussi détruit ses relations familiales, marquées par des disputes fréquentes et un comportement agressif.

Face à cette nouvelle option thérapeutique proposée par l’hôpital, « Li » a décidé de tenter l’implantation de l’implant après avoir consulté sa famille.

Cette technique est désormais disponible dans plusieurs villes chinoises telles que Chengdu, Wenzhou et Zhoukou.

En février 2025, un autre patient, âgé de 35 ans dans la province du Hubei, a rapporté avoir complètement perdu toute envie de consommer de l’alcool, même en sentant son odeur.

Avantages de cette technologie  :

Intervention chirurgicale minime (1 cm seulement).

Réalisée sous anesthésie locale,

Durée d’opération très courte (moins de 5 minutes).

Effet thérapeutique prolongé,

Réduction significative de l’envie psychologique de consommer.

Cet exploit médical représente une avancée importante dans le traitement de l’alcoolisme, offrant une solution pratique aux patients pour qui les méthodes traditionnelles ont échoué.

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La lettre du CNPERT (Avril 2025)

 Lettre N°95   

Président : Pr. Jean-Pierre Goullé 
    

EDITORIAL du Président du CNPERT Jean-Pierre Goullé 

­L’opération « mois de janvier sobre » ou « dry january » se déroule dans l’hexagone depuis 2020 : c’est donc la sixième édition en 2025. Elle connaît chaque année un succès croissant, puisqu’en 2024, ce défi a été suivi par près de 4,5 millions de personnes selon une étude qui a été publiée en décembre 2024 et qui est résumée dans cette lettre N°95.  

Il est regrettable que l’opération « mois de janvier sobre » n’ait pas reçu de soutien officiel. Le retrait du gouvernement du lancement initial a privé la campagne du financement nécessaire à la publicité, notamment via un site Web dédié et une application pour smartphone, indispensables à la diffusion, afin d’améliorer la sensibilisation à la consommation de boissons alcooliques, mais aussi la participation du plus grand nombre à cette campagne.  

En France, le marché des boissons rafraîchissantes sans alcool, terme consacré, est très réglementé. Il est régi par le décret 92-307 en date du 31 mars 1992. Le titre alcoométrique doit être inférieur ou égal à 1,2% par volume, soit 12 g d’alcool pur pour un litre – pour celles qui atteignent ce chiffre, l’équivalent d’une « unité alcoolique » (10 g) – on devrait donc plutôt parler de teneur réduite en alcool.  

Le marché de ces boissons se développe considérablement, qu’il s’agisse de bières, de cocktails ou encore de vins. Davantage de produits sont proposés aux consommateurs, qui peuvent ainsi déguster une boisson dont le goût, les arômes et les sensations sont assez similaires à ceux d’une boisson alcoolique traditionnelle.  En France, le marché a augmenté de 13% en 2021 et il connaît chaque année une progression d’environ 10%. Au niveau mondial, le marché des boissons pauvres en alcool ou qui n’en contiennent pas, a connu une hausse de 7% entre 2021 et 2022.  

Le chiffre d’affaires s’établissait à 11 milliards de dollars en 2022, contre 8 milliards en 2018. Il est certain que les habitudes de consommation évoluent : aujourd’hui de plus en plus de personnes se tournent vers des boissons non alcooliques pour des raisons personnelles, professionnelles, religieuses, de santé, mais aussi de mode de vie. Dans ce numéro, deux résumés sont consacrés à l’alcool. Le premier, par le Dr Alexis Demas, fait la synthèse d’une étude française publiée récemment sur le « dry january ». Le second, par le Pr Jean-Paul Tillement, dresse le bilan de l’alcoolisme en France en 2023.

Jean-Pierre Goullé­Le « Dry January » en France : Un défi d’un mois pour un impact durable sur la consommation d’alcool

Depuis son lancement au Royaume-Uni en 2013, la campagne « Dry January » (ou Janvier sobre) a gagné du terrain dans de nombreux pays, dont la France. L’objectif ? Encourager les participants à s’abstenir de toute consommation d’alcool pendant un mois, dans l’espoir d’adopter une relation plus modérée et consciente avec cette substance.
Une récente étude française, publiée dans Frontiers in Public Health, a examiné la prévalence et les caractéristiques des participants à cette campagne en France.­Lire la suite 

­L’alcoolisme en France en 2023, le bilan de l’OFDT­Comme chaque année, l’OFDT présente le bilan analytique de l’alcoolisme en France en trois volets : l’offre d’alcool, ses usagers et les conséquences encourues.
Le volume d’alcool pur mis en vente en 2023 est d’environ 6 millions d’hectolitres, répartis en ….Lire la suite 

Le tabac : Combien ?
Le tabac tue. C’est entendu. Mais combien ? Les 75.000 morts annuelles en France (55.000 hommes et 20.000 femmes soit 3 décès par an et par bureau de tabac) ne sont guère parlants car ils sont dispersés, sous des diagnostics divers, et ne tiennent pas dans le champ de vision.

C’est un peu mieux si l’on dit que les 8.000.000 de décès annuels dans le monde équivalent à 44 Airbus A380 de 500 places qui s’écrasent chaque jour.

C’est plus impressionnant, mais ce qui l’est plus encore, c’est…..Lire l’article­

Drogues illicites en France : niveaux d’usage en 2023
Alors que l’usage de drogues illicites ne cesse de progresser dans notre pays, les niveaux de consommation sont préoccupants. En effet, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) a dévoilé récemment les résultats de son enquête 2023 sur ces consommations.

La précédente enquête comparable, remontant à 2017, a montré en 6 ans une nette hausse des usages. La présente étude a été réalisée à partir d’un échantillon représentatif de 15.000 personnes âgées de 18 à 75 ans de France métropolitaine…. Lire la suite 

­­Le nourrisson, un utilisateur nouveau et insoupçonné des écransIl est courant d’observer que des enfants, parfois très jeunes, sont exposés à des écrans dans leur environnement quotidien. Des études ont révélé que les nourrissons et les enfants français âgés de 0 à 3 ans passent en moyenne 30 minutes par jour devant des écrans jusqu’à l’âge de 12 mois, puis 50 minutes de 24 à 29 mois et près d’une heure de 30 à 35 mois (Le Heuzey and Turberg- Romain, 2015)…­Lire l’article­

Résumé du rapport de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives) sur les traitements de substitution aux opiacés (12-2024)Ce rapport fait appel à de nombreuses études statistiques issues des services publics (dont la CNAM) et est illustré de figures claires qui montrent des évolutions sur la période 2012- 2023.

Rappelons que les traitements des personnes dépendantes des opiacés/opioïdes sont organisés en France depuis près de 30 ans, avec – entre autres – la mise à la disposition de l’ensemble du corps médical de la buprénorphine haut dosage (BHD), alternative recommandée face aux risques de surdose liés à l’autre médicament de substitution, la méthadone ; le double but initial était (i) de supprimer les risques de surdoses mortelles des injections IV d’héroïne et les risques infectieux (VIH et hépatites, liés aux échanges de seringues), et (ii) de permettre la réinsertion sociale des consommateurs.

Ces traitements de substitution des opiacés (TSO) devaient aussi, à terme, permettre des sevrages secondaires, éventualité qui a été malheureusement oubliée depuis…Lire le résumé­­
Une nouvelle piste dans le traitement des addictions ?­Les « incrétines », qui sont des substances libérées par le tube digestif (iléon, colon) à l’arrivée du bol alimentaire, font baisser la glycémie, en stimulant la sécrétion d’insuline par le pancréas. Parmi ces incrétines le GLP- 1 (glucagon-like peptide-1) et le GIP (glucose- dependent insulinotropic polypeptide).­Lire l’article 

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Cannabis et schizophrénie

 ­Une imagerie PET scan (tomographie par émission de positrons) a permis de constater une réduction des synapses (éléments spécialisés dans la communication entre les cellules nerveuses/neurones) dans certaines régions du cerveau.

Cette réduction a été observée à des stades très précoces de la schizophrénie chez des sujets jeunes … ­Lire l’article

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Pr. Jean-Pierre Goullé 

La légalisation de l’usage « récréatif » du cannabis causerait de graves problèmes en termes de santé publique

De manière récurrente, l’idée d’une légalisation de l’usage récréatif du cannabis réapparait dans le débat politique, avec comme argument que cet usage ne poserait, en pratique, pas de problème en matière de santé publique.

Or, depuis 2021[1] et 2023[2], dates auxquelles l’Académie nationale de médecine s’était déjà exprimée, les données médicales récemment publiées confirment au contraire les problèmes survenus dans les pays ayant procédé à une telle légalisation :

– Augmentation entre 12 et 22 % du nombre d’hospitalisations dues au cannabis chez les adultes comme en Ontario[3], et multiplication par 3 de celui chez les enfants de 0 à 9 ans après empoisonnement par absorption de produits à base de cannabis au Canada[4] ;

– Multiplication par 2 de la proportion d’automobilistes hospitalisés après un accident de la route avec un résultat positif au dépistage du THC (Canada avant et après la légalisation[5]) ;

– Augmentation par un facteur 3 du nombre de patients psychotiques au Canada. La proportion de nouveaux cas de schizophrénie associés à un usage de cannabis est passée de 3,7 % avant la légalisation à 10,3 % après la légalisation, les jeunes hommes de 19 à 24 ans étant les plus vulnérables. Le risque de développer des troubles psychotiques a été, par ailleurs, multiplié par 11 chez les 12 à 19 ans[6];

– Contrairement à ce qui est indiqué dans le rapport parlementaire n°974 du 17 février 2025, la modification de la législation ne permettrait pas un accès aux traitements de substitution des usagers à risques, un tel traitement n’existant toujours pas ni pour le cannabis, ni d’ailleurs pour la cocaïne.

De même, les données de la littérature permettent de s’inscrire en faux par rapport aux autres allégations des promoteurs de la légalisation :

– Une augmentation et non une baisse de la consommation et un maintien du marché illicite

La prévalence de la consommation du cannabis a augmenté après la légalisation, aussi bien au Canada qu’aux USA. Aux USA, où l’on dispose déjà d’un assez grand recul, le nombre de consommateurs a été multipliée par 20, passant de 0,9 million en 1992, avant la légalisation, à 17,7 millions après sa légalisation dans de nombreux États. Le nombre de consommateurs quotidiens de cannabis dépasse désormais celui de l’alcool[7].

Dans les pays où le cannabis a été légalisé, le marché noir n’a pas disparu. Le cannabis légal sera toujours plus cher que l’illégal, dénué de toute taxe. Il s’est même réorganisé vers des drogues à effets sanitaires plus importants (Uruguay, USA, Canada[8]).

– Le contrôle d’un taux minimal de THC dans le cannabis n’a pas été obtenu

Comme cela a été démontré en Uruguay où le taux du cannabis légal est passé de 2 % lors de la légalisation à 15 % aujourd’hui[9]. Comment faire consommer du cannabis faiblement dosé à des utilisateurs habitués à des taux de 15 ou 20 % ?

– Il est paradoxal de proposer une légalisation pour faire de la prévention et même la financer

Légaliser le cannabis pour faire de l’éducation et de la prévention aux plus jeunes notamment en insistant sur ses méfaits, est illogique alors que permettre à un adulte de se le procurer librement rendra inévitablement plus incitative sa consommation par les plus jeunes.

L’Académie nationale de Médecine,

Considérant :

– La situation actuelle de la France en matière de consommation de cannabis ;

– La démonstration du risque sanitaire de sa légalisation au vu de la littérature scientifique publiée dans les pays où elle a déjà eu lieu ;

– L’échec de cette politique en matière de consommation ;

Recommande :

– de maintenir l’interdiction en France de la vente et de la consommation du cannabis, compte tenu de tous ses effets toxiques ;

– de poursuivre et d’amplifier les programmes de prévention et d’information sur la toxicité de cette drogue, dès le plus jeune âge, afin de faire diminuer l’importante consommation en France, la première en Europe, ce qu’une légalisation ne pourrait qu’accentuer.

CONTACT PRESSE : Virginie Gustin +33 (0)6 62 52 43 42 virginie.gustin@academie-medecine.fr

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE, 16 rue Bonaparte – 75272 Paris cedex 06

Site : http://www.academie-medecine.fr / Twitter : @Acadmed

– Communiqué bi-académique de médecine et pharmacie du 7 avril 2021 : Consultation citoyenne sur le cannabis « récréatif » : un choix politique en conflit évident avec la santé publique.

– Communiqué de l’Académie de médecine du 23 octobre 2023 : La légalisation de l’usage « récréatif » du cannabis serait une grave erreur sanitaire.

– Myran DT, Pugliese M, Tanuseputro P, et al. The association between recreational cannabis legalization, commercialization and cannabis-attributable emergency department visits in Ontario, Canada: an interrupted time-series analysis. Addiction 2022; 117:1952-60

– Myran DT, Tanuseputro P, Auger N, et al. Pediatric hospitalizations for unintentional cannabis poisonings and all-cause poisonings associated with edible cannabis product legalization and sales in Canada. JAMA Health Forum 2023; 4:e225041

– Brubacher JR, Chan H, Erdelyi S, et al. Cannabis legalization and detection of tetrahydrocannabinol in injured drivers. N Engl J Med 2022; 386:148-56

– Myran DT et al., Changes in incident schizophrenia diagnoses associated with cannabis use disorder after cannabis legalization. JAMA Netw Open, 2025; 8(2) : e2457868

– Caulkins JP, Changes in self-reported cannabis use in the United States from 1979 to 2022. Addiction, 2024; 119(9) : 1648-1652.

– Gonzalez-Nieto P et al., Not just fentanyl: Understanding the complexities of the unregulated opioid supply through results from a drug checking service in British Columbia, Canada. Int J Drug Policy. 2025; 138:104751.

  https://latinamericareports.com/uruguayan-pharmacies-to-offer-cannabis-with-higher-thc-levels/9971/

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Drogues : Darmanin veut généraliser la confiscation des téléphones des consommateurs

La Croix (avec AFP)

Publié le 24 avril 2025

Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a annoncé jeudi 24 avril la généralisation de l’expérimentation de la confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogues.

Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a annoncé jeudi 24 avril la généralisation de l’expérimentation de la confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogues.  Ludovic MARIN / AFP/Archives

La confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogues va être généralisée, a annoncé jeudi 24 avril 2025 le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Cette mesure avait été expérimentée par le procureur de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques.Partager

Le ministre de la justice Gérald Darmanin a annoncé jeudi 24 avril la généralisation de l’expérimentation de la confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogues.

Le ministre entend ainsi généraliser une expérimentation menée par le procureur de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) visant à saisir et confisquer les téléphones portables utilisés par les usagers pour effectuer leurs transactions via des messageries cryptées.

« Aujourd’hui, la loi nous permet de saisir un téléphone portable, une voiture, une moto, un quad », de les « confisquer »« c’est-à-dire (les) vendre avant même que la personne soit condamnée », a déclaré Gérald Darmanin« L’expérimentation que met en place le procureur de Bayonne, nous allons la généraliser. »

« La saisie de manière générale, la saisie d’argent, la saisie de voitures, la saisie de téléphones, la saisie de vos objets est parfois plus dissuasive qu’une poursuite judiciaire », a-t-il ajouté.

« Ubershit », « Ubercoke »

Sur les ondes de la radio locale Ici Pays basque, le procureur de Bayonne Jérôme Bourrier a défendu « une répression plus assumée de l’usage des stupéfiants et des consommateurs ».

Il s’agit de mettre en place la « saisie et confiscation systématique des smartphones des usagers de stupéfiants dès lors qu’il est établi en procédure que ce téléphone portable a été utilisé dans la relation entre l’usager et son vendeur », a expliqué le magistrat.

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Grossesse : pourquoi les pères ne doivent pas boire d’alcool trois mois avant la conception d’un bébé

Une étude révèle que la consommation d’alcool par le père avant la conception peut affecter la santé du fœtus. Cela augmente les risques de malformations et de complications.

Une échographie de foetus (photo d’illustration)

On le martèle depuis des années : grossesse et alcool ne font pas bon ménage. Et pour cause, cela peut engendrer une malformation chez le fœtus.  Jusque-là, la prévention visait plutôt la mère. Pourtant, le père a aussi sa part de responsabilité. C’est ce que souligne Bérénice Roy-Doray, professeure en génétique à l’Université de la Réunion et directrice du Centre Ressources TSAF de la Réunion, explique 20 Minutes.  

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Certains enfants, qu’elle recevait en consultation, présentaient des troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) alors que leur mère n’avait pas consommé une goutte d’alcool pendant sa grossesse. Des documents scientifiques sont venus corroborer ses analyses : si le père boit avant la conception de son enfant, cela risque bien d’impacter la santé de ce dernier. 

Les conséquences peuvent être graves, même s’il s’agit d’une consommation faible car cela altère la qualité et la quantité des spermatozoïdes. 

Risque de mort « in utero » et d’accouchement prématuré

« Si le père consomme de l’alcool avant la conception, cela va donner lieu à des anomalies d’expression de gènes, notamment ceux impliqués dans la croissance et le développement du bébé et de son cerveau », confie la spécialiste à nos confrères. Les risques de fausse couche, de mort in utero, d’accouchement prématuré et, par la suite, de développer des malformations sont donc largement augmentés. À lire aussi

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En France, « la fréquence des TSAF est estimée à 1% des naissances, soit environ 8.000 enfants par an », indique le site Vivre avec le SAF.

Pas irréversible

Pour éviter de porter atteinte à la santé de sa progéniture, il est donc recommandé, pour le père et la mère, de ne plus boire d’alcool trois mois avant le lancement du « projet bébé »,  le renouvellement complet du stock de spermatozoïdes étant de cette durée. 

« Si les femmes devront poursuivre cette abstinence jusqu’à la naissance de l’enfant, voire l’allaitement, les hommes pourront, eux, reprendre dès la découverte de la grossesse », précise Denis Lamblin, pédiatre à la retraite et président de l’association SAF France, auprès de 20 Minutes.

Drogues, sexe, écrans ou sport : un traitement de choc contre la dépendance

Par Stéphane Demorand

lundi 21 avril 2025

Les principales addictions avec substances concernent le tabac, l’alcool, le cannabis, les psychostimulants, les opiacés (héroïne, morphine) et les amphétamines.  - Credit:Sandra Baker / Alamy Stock Photo / https://www.alamy.com / Alamy Stock Photo
Les principales addictions avec substances concernent le tabac, l’alcool, le cannabis, les psychostimulants, les opiacés (héroïne, morphine) et les amphétamines. – Credit:Sandra Baker / Alamy Stock Photo / https://www.alamy.com / Alamy Stock Photo

En lisant le livre Addictions (éditions Marabout) du Pr Amine Benyamina, une évidence s’impose à nous : nous souffrons peut-être tous d’une addiction. Son livre, riche et documenté, nous concerne tous et chacun d’entre nous serait bien avisé de se le procurer. Amine Benyamina est chef de service d’addictologie à l’hôpital Paul Brousse (94), il est aussi le président de la Fédération française d’addictologie. Le natif d’Oran (Algérie) livre ses combats contre les addictions mais aussi contre les puissants lobbys et la rigidité de l’administration.

Amine Benyamina décrit avec délicatesse le lien singulier tissé avec ses patients, mélange de distance dans l’acte psychiatrique et de cette proximité qui ouvre la discussion, voire la confession, nécessaire à la thérapie. Il évoque ses craintes sur l’évolution des drogues toujours plus nombreuses et la multiplication des drogues de synthèse dont la composition évolue très vite, ce qui conduit à une profonde modification du type d’addiction.

Il invoque le fléau de la polyconsommation chez les jeunes adultes qui combinent parfois différents produits et pratiquent la sexualité sous substances. Il s’inquiète enfin de la nouvelle tendance qui est la consommation de psychostimulants tels que la cocaïne, le crack ou encore certaines substances de synthèse, consommation qui s’associe à des troubles psychiatriques tels que la dépression, les idées suicidaires.

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