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Date

22 avril 2025

Grossesse : pourquoi les pères ne doivent pas boire d’alcool trois mois avant la conception d’un bébé

Une étude révèle que la consommation d’alcool par le père avant la conception peut affecter la santé du fœtus. Cela augmente les risques de malformations et de complications.

Une échographie de foetus (photo d’illustration)

On le martèle depuis des années : grossesse et alcool ne font pas bon ménage. Et pour cause, cela peut engendrer une malformation chez le fœtus.  Jusque-là, la prévention visait plutôt la mère. Pourtant, le père a aussi sa part de responsabilité. C’est ce que souligne Bérénice Roy-Doray, professeure en génétique à l’Université de la Réunion et directrice du Centre Ressources TSAF de la Réunion, explique 20 Minutes.  

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Certains enfants, qu’elle recevait en consultation, présentaient des troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) alors que leur mère n’avait pas consommé une goutte d’alcool pendant sa grossesse. Des documents scientifiques sont venus corroborer ses analyses : si le père boit avant la conception de son enfant, cela risque bien d’impacter la santé de ce dernier. 

Les conséquences peuvent être graves, même s’il s’agit d’une consommation faible car cela altère la qualité et la quantité des spermatozoïdes. 

Risque de mort « in utero » et d’accouchement prématuré

« Si le père consomme de l’alcool avant la conception, cela va donner lieu à des anomalies d’expression de gènes, notamment ceux impliqués dans la croissance et le développement du bébé et de son cerveau », confie la spécialiste à nos confrères. Les risques de fausse couche, de mort in utero, d’accouchement prématuré et, par la suite, de développer des malformations sont donc largement augmentés. À lire aussi

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En France, « la fréquence des TSAF est estimée à 1% des naissances, soit environ 8.000 enfants par an », indique le site Vivre avec le SAF.

Pas irréversible

Pour éviter de porter atteinte à la santé de sa progéniture, il est donc recommandé, pour le père et la mère, de ne plus boire d’alcool trois mois avant le lancement du « projet bébé »,  le renouvellement complet du stock de spermatozoïdes étant de cette durée. 

« Si les femmes devront poursuivre cette abstinence jusqu’à la naissance de l’enfant, voire l’allaitement, les hommes pourront, eux, reprendre dès la découverte de la grossesse », précise Denis Lamblin, pédiatre à la retraite et président de l’association SAF France, auprès de 20 Minutes.

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Par Stéphane Demorand

lundi 21 avril 2025

Les principales addictions avec substances concernent le tabac, l’alcool, le cannabis, les psychostimulants, les opiacés (héroïne, morphine) et les amphétamines.  - Credit:Sandra Baker / Alamy Stock Photo / https://www.alamy.com / Alamy Stock Photo
Les principales addictions avec substances concernent le tabac, l’alcool, le cannabis, les psychostimulants, les opiacés (héroïne, morphine) et les amphétamines. – Credit:Sandra Baker / Alamy Stock Photo / https://www.alamy.com / Alamy Stock Photo

En lisant le livre Addictions (éditions Marabout) du Pr Amine Benyamina, une évidence s’impose à nous : nous souffrons peut-être tous d’une addiction. Son livre, riche et documenté, nous concerne tous et chacun d’entre nous serait bien avisé de se le procurer. Amine Benyamina est chef de service d’addictologie à l’hôpital Paul Brousse (94), il est aussi le président de la Fédération française d’addictologie. Le natif d’Oran (Algérie) livre ses combats contre les addictions mais aussi contre les puissants lobbys et la rigidité de l’administration.

Amine Benyamina décrit avec délicatesse le lien singulier tissé avec ses patients, mélange de distance dans l’acte psychiatrique et de cette proximité qui ouvre la discussion, voire la confession, nécessaire à la thérapie. Il évoque ses craintes sur l’évolution des drogues toujours plus nombreuses et la multiplication des drogues de synthèse dont la composition évolue très vite, ce qui conduit à une profonde modification du type d’addiction.

Il invoque le fléau de la polyconsommation chez les jeunes adultes qui combinent parfois différents produits et pratiquent la sexualité sous substances. Il s’inquiète enfin de la nouvelle tendance qui est la consommation de psychostimulants tels que la cocaïne, le crack ou encore certaines substances de synthèse, consommation qui s’associe à des troubles psychiatriques tels que la dépression, les idées suicidaires.

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