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Date

18 juin 2025

15% des Français ne boivent pas d’alcool

LINFO.RE – créé le 18.06.2025 à 08h59 – mis à jour le 18.06.2025 à 08h59 – Matthieu Patou-Parvédy

La Fédération Française des Spiritueux constate une diminution de la consommation d’alcool en France. 15% des Français ne boivent plus une goutte d’alcool.

« Depuis quelques temps (…) on a des non-consommateurs absolus, qui ne boivent pas une goutte, ni chez eux, ni dans un cadre de convivialité, et qui l’assument.  », indique Thomas Gauthier, directeur général de la Fédération Française des Spiritueux (FFS) à l’Agence France Presse. En tout, ils représenteraient 15% des Français.

Une absence de consommation d’alcool qui concerne tous les pans de la population. Mais la tendance s’accentue surtout chez la jeune génération. Entre 2020 et 2024, la part des non-acheteurs d’alcool (à domicile) a progressé de 50% chez les 18-34 ans.

Par conséquent, les achats de spiritueux diminuent. Ils connaissent un recul à hauteur de 2,6% en volume. Et ce, peu importe les réseaux de distribution : grandes surfaces, cavistes, cafés ou encore duty free.

Dans les cafés et restaurants, la FFS explique le repli des consommations par la météo défavorable de l’année passée.

La consommation de cannabis peut doubler le risque de décès par maladie cardiaque

cannabis médical

Une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique Heart, a montré que la consommation de cannabis peut doubler le risque de décès par maladie cardiovasculaire et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral de 20 pour cent, a-t-elle rapportéLe gardien.

Les données proviennent d’une analyse mondiale menée par des chercheurs de l’Université de Toulouse en France, qui ont déclaré que les résultats « soulèvent de sérieuses questions sur les risques pour la santé associés au cannabis ».

Le nombre de personnes consommant du cannabis et des produits contenant des cannabinoïdes a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie. Bien que le lien entre cannabis et problèmes cardiaques ait déjà été évoqué, l’ampleur du risque n’avait pas été clarifiée jusqu’à présent.

Les chercheurs ont examiné les données recueillies dans le cadre de 24 grandes études, menées entre 2016 et 2023, portant sur environ 200 millions de personnes.

L’analyse a montré que la consommation de cannabis est associée à :

Risque accru de 29 % de syndrome coronarien aigu (problèmes cardiaques graves)

Risque d’accident vasculaire cérébral 20 % plus élevé

Doubler le risque de mourir d’une maladie cardiaque

Bien que les chercheurs aient reconnu que cette étude comporte certaines limites, comme le manque de données précises sur la quantité de consommation de cannabis et le fait que la plupart des études étaient observationnelles, ils ont souligné qu’il s’agit d’une « analyse complète des données publiées jusqu’à présent sur l’association entre le cannabis et les maladies cardiaques majeures ».

« Ces résultats devraient sensibiliser le grand public au potentiel du cannabis à causer des dommages cardiovasculaires », indique le communiqué de l’étude.

Dans un éditorial conjoint sur l’étude, le professeur Stanton Glantz et le Dr Lynn Silver de l’Université de Californie à San Francisco, ont écrit que l’étude soulève de sérieuses questions quant à savoir si le cannabis présente un risque pour le cœur.

« Cette étude soulève de sérieuses questions sur l’hypothèse selon laquelle le cannabis présente peu de risques pour le cœur », ont écrit les professeurs dans l’éditorial en question.

Ils ont ajouté que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre si les risques proviennent uniquement des produits inhalés ou également d’autres formes de cannabis, comme les produits comestibles ou synthétiques.

« Le cannabis est aujourd’hui plus puissant et s’est développé en une large gamme de produits inhalables à haute concentration, de cannabinoïdes synthétiques et de produits comestibles contenant du cannabis », ont-ils écrit.

Les médecins ont souligné qu’il est nécessaire de comprendre « si le risque provient des cannabinoïdes eux-mêmes ou de particules, de composés aromatiques ou d’autres éléments qui sont inhalés pendant l’utilisation ».

En conclusion, ils ont suggéré que le cannabis soit inclus dans la stratégie de prévention des maladies cardiaques en mentionnant dans la réglementation les risques pour la santé qu’il présente.

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