L’association de la prévention routière a mis en place un atelier prévention pour lutter contre l’alcool au volant à la base de loisirs de Bois-le-Roi.
L’été s’accompagne souvent de fêtes, avec des moments festifs parfois alcoolisés. « L’alcool est l’une des premières causes de mortalité sur la route. En 2024, cela représentait 29 % des accidents mortels », déplore Honorine Guilet, directrice régionale d’Île-de-France de l’association de la prévention routière.
Assurer sa sécurité et celle des autres
Le collectif s’est rendu près de la base de loisirs de Bois-le-Roi afin de sensibiliser adultes et enfants sur les dangers liés à la consommation d’alcool au volant.
« Il y a différentes manières d’assurer sa sécurité lors d’une soirée, raconte Xavier Momon, bénévole en Seine-et-Marne. Les fêtards peuvent dormir sur place, souffler dans l’éthylotest s’ils décident de conduire, prendre les transports en commun ou bien désigner un Sam. »
Le Sam est celui qui ne boit pas d’alcool et qui ramène les autres en toute sécurité. « Conduire sous l’empire de l’alcool met en péril sa propre sécurité et celle des autres », explique Laurence Colas, une bénévole de la prévention régionale d’Île-de-France.
Une stricte réglementation
Pas de cadeau en matière de consommation d’alcool au volant pour les automobilistes. En France, il est interdit de conduire un véhiculeavec une alcoolémie égale ou supérieure à 0,5 gramme par litre de sang. « Être au volant, c’est une grande responsabilité, confie la directrice. Cet atelier, c’est aussi passer un message : celui du bon sens, de la citoyenneté et de protéger sa vie et celle d’autrui. Pour cela, tout le monde est bienvenu pour échanger. »
L’alcool, malgré sa banalisation dans notre quotidien, a de nombreux effets néfastes sur la santé. Il affecte non seulement le foie et le cerveau, mais aussi le sommeil, l’humeur, la digestion, la peau et même le système immunitaire. Et on ne parle pas ici du nombre de cancers dont il est à l’origine.
Selon Nicole Lee, professeure au National Drug Research Institute de Melbourne, citée par Science Alert, « certains de ces effets peuvent surprendre comme les migraines ou l’anxiété au réveil ».
Bonne nouvelle toutefois : de nombreux bénéfices se manifestent dès les premiers jours d’abstinence. Pour vous en convaincre, la spécialiste a créé une chronologie qui montre ce que vous pourriez ressentir dans les premiers jours, semaines, mois et années après avoir arrêté de boire de l’alcool.
Après une journée : un regain d’énergie
Il faut environ 24 heures pour que l’alcool quitte totalement le corps. Dès ce moment, des améliorations commencent à se faire sentir. L’alcool étant diurétique, il entraîne une déshydratation.
En s’en débarrassant, le corps rétablit rapidement son équilibre hydrique, ce qui favorise une meilleure digestion, un regain d’énergie et une concentration accrue. La régulation de la glycémie, affectée (…)
Santé publique France a affirmé, jeudi 24 juillet 2025, que la consommation de cocaïne faisait peser un « poids significatif » sur l’hôpital en France. Photo d’illustration. Stéphanie Para / LA MONTAGNE/MAXPPP
Santé publique France a indiqué, jeudi 24 juillet, que la consommation de cocaïne faisait peser un « poids significatif » sur l’hôpital et les services d’urgence. Le nombre de passages liés à la consommation de cette drogue a triplé entre 2012 et 2023, avant de se stabiliser l’an dernier.
En France, la consommation de cocaïne fait peser un « poids significatif » sur l’hôpital et les services d’urgence, où le nombre de passages qui y sont liés a triplé entre 2012 et 2023, avant de se stabiliser l’an dernier, affirme jeudi 24 juillet Santé publique France (SpF).
En 2024, 5 067 passages aux urgences en lien avec l’usage de cocaïne et 1 619 hospitalisations (consécutives à un passage) ont été recensés, ce qui marque une stabilisation à « des niveaux élevés » après « une hausse continue depuis 2012 », annonce l’agence sanitaire.
Ces taux de passages aux urgences sont « très élevés en Guyane, Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie », détaille SpF – dont les chiffres incluent l’Outre-mer hors Martinique et Mayotte —, qui note de « fortes disparités régionales ».
Les centres spécialisés en addictologie (CSAPA) indiquent que la cocaïne est « plus fréquemment signalée comme substance principale pour les nouveaux patients entrant en traitement ».
Ces dix dernières années, le nombre d’hospitalisations liées à l’usage de cette drogue, deuxième substance illicite la plus consommée dans le monde après le cannabis, a quadruplé en France. Ces chiffres attestent des risques associés à la consommation de cocaïne et du « poids significatif », « pour la santé des Français et pour les services d’urgence et l’hôpital », des usages de cocaïne en France, dit SpF.
Ainsi, depuis 2012, le taux de passages aux urgences en lien avec la consommation de cocaïne a « plus que triplé », jusqu’en 2023, indique l’agence sanitaire, à l’instar du nombre de consommateurs et de décès directement liés à cette consommation, rapportés par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).
En 2023, 10 % des adultes en avaient déjà consommé dans leur vie et 3 % au cours des douze derniers mois, selon cette source.
Lourd impact sur la santé
Outre la dépendance, la consommation de cocaïne peut entraîner des conséquences médicales aiguës, principalement cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, thrombose) et psychiatriques (dépression, anxiété, tentatives de suicide), rappelle SpF.
Entre 2012 et 2024, sur 32 749 passages aux urgences liés à l’usage de la cocaïne, environ les trois quarts (74 %) concernaient des hommes et l’âge médian était de 32 ans, correspondant au profil des personnes les plus consommatrices au sein de la population générale.
Sur cette période, les passages aux urgences liés à la consommation de cocaïne étaient « fréquemment associés à des diagnostics de consommation d’autres substances », en « premier lieu l’alcool » (29 %), relève SpF, dont les données concordent avec celles du dispositif Drogues info service. Les autres substances étaient les narcotiques (dont les opiacés, 14 %), le cannabis (11 %) et les benzodiazépines (7 %).
L’étude d’une pneumologue de l’hôpital Lannelongue (Hauts-de-Seine) met en lumière un lien préoccupant entre consommation de cannabis inhalé et cancer du poumon, en particulier chez les adolescents. Des chiffres récents renforcent les soupçons d’un impact sanitaire jusque-là sous-estimé.
Si les effets neuropsychiques du cannabis chez les consommateurs sont désormais bien documentés, ses conséquences sur la santé pulmonaire restent moins connues. C’est sur cet angle encore peu exploré qu’a travaillé une pneumologue de l’hôpital Lannelongue, dans les Hauts-de-Seine, en étudiant les liens entre la toxicité du cannabis et le cancer du poumon, notamment chez les jeunes.
Multiplication par deux du risque de cancer du poumon
En France, on estime qu’à 17 ans, une personne sur cinq a déjà consommé du cannabis, principalement sous forme inhalée, souvent mélangé à du tabac. Cette pratique pose des questions majeures de santé publique, d’autant que les effets du cannabis sur les poumons ont longtemps été minimisés, voire présentés comme neutres ou bénéfiques dans un usage thérapeutique.
Les résultats de cette étude, couplés à d’autres travaux, montrent une multiplication par deux du risque de cancer du poumon chez les adolescents ayant consommé plus de 50 joints. Sur un échantillon d’une centaine de patients opérés pour ce type de cancer, 4 sur 10 étaient des consommateurs chroniques de cannabis.
Prévalence de consommation de cannabis
Une étude prospective affine ces résultats, en distinguant les effets du tabac, du cannabis, et de leur usage combiné. Les premiers chiffres, portant sur 150 patients de moins de 60 ans atteints d’un cancer du poumon, indiquent une prévalence de consommation de cannabis de 38 %. Un taux que les scientifiques jugent élevé et préoccupant.
Pour le docteur Tony Romuald, médecin chef du service d’addictologie au CHU de la Guadeloupe, ces résultats confirment des hypothèses déjà posées par les professionnels de santé. Il rappelle cependant qu’il est essentiel de distinguer le cannabis fumé du cannabis utilisé à des fins thérapeutiques, ce dernier ne présentant pas les mêmes risques.
Ces nouvelles données relancent le débat sur la consommation de cannabis chez les jeunes et ses conséquences à long terme, au-delà des seuls troubles psychiques déjà bien identifiés.