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juillet 2025

Drogue : trois fois plus de passages aux urgences liés à la cocaïne entre 2012 et 2023

La Croix (avec AFP) 24 juillet 2025

Santé publique France a affirmé, jeudi 24 juillet 2025, que la consommation de cocaïne faisait peser un « poids significatif » sur l’hôpital en France. Photo d’illustration.
Santé publique France a affirmé, jeudi 24 juillet 2025, que la consommation de cocaïne faisait peser un « poids significatif » sur l’hôpital en France. Photo d’illustration.  Stéphanie Para / LA MONTAGNE/MAXPPP

Santé publique France a indiqué, jeudi 24 juillet, que la consommation de cocaïne faisait peser un « poids significatif » sur l’hôpital et les services d’urgence. Le nombre de passages liés à la consommation de cette drogue a triplé entre 2012 et 2023, avant de se stabiliser l’an dernier.

En France, la consommation de cocaïne fait peser un « poids significatif » sur l’hôpital et les services d’urgence, où le nombre de passages qui y sont liés a triplé entre 2012 et 2023, avant de se stabiliser l’an dernier, affirme jeudi 24 juillet Santé publique France (SpF).

En 2024, 5 067 passages aux urgences en lien avec l’usage de cocaïne et 1 619 hospitalisations (consécutives à un passage) ont été recensés, ce qui marque une stabilisation à « des niveaux élevés » après « une hausse continue depuis 2012 », annonce l’agence sanitaire.

Ces taux de passages aux urgences sont « très élevés en Guyane, Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie », détaille SpF – dont les chiffres incluent l’Outre-mer hors Martinique et Mayotte —, qui note de « fortes disparités régionales ».

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Les centres spécialisés en addictologie (CSAPA) indiquent que la cocaïne est « plus fréquemment signalée comme substance principale pour les nouveaux patients entrant en traitement ».

Ces dix dernières années, le nombre d’hospitalisations liées à l’usage de cette drogue, deuxième substance illicite la plus consommée dans le monde après le cannabis, a quadruplé en France. Ces chiffres attestent des risques associés à la consommation de cocaïne et du « poids significatif »« pour la santé des Français et pour les services d’urgence et l’hôpital », des usages de cocaïne en France, dit SpF.

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Ainsi, depuis 2012, le taux de passages aux urgences en lien avec la consommation de cocaïne a « plus que triplé », jusqu’en 2023, indique l’agence sanitaire, à l’instar du nombre de consommateurs et de décès directement liés à cette consommation, rapportés par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

En 2023, 10 % des adultes en avaient déjà consommé dans leur vie et 3 % au cours des douze derniers mois, selon cette source.

Lourd impact sur la santé

Outre la dépendance, la consommation de cocaïne peut entraîner des conséquences médicales aiguës, principalement cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, thrombose) et psychiatriques (dépression, anxiété, tentatives de suicide), rappelle SpF.

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Entre 2012 et 2024, sur 32 749 passages aux urgences liés à l’usage de la cocaïne, environ les trois quarts (74 %) concernaient des hommes et l’âge médian était de 32 ans, correspondant au profil des personnes les plus consommatrices au sein de la population générale.

Sur cette période, les passages aux urgences liés à la consommation de cocaïne étaient « fréquemment associés à des diagnostics de consommation d’autres substances », en « premier lieu l’alcool » (29 %), relève SpF, dont les données concordent avec celles du dispositif Drogues info service. Les autres substances étaient les narcotiques (dont les opiacés, 14 %), le cannabis (11 %) et les benzodiazépines (7 %).

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Cannabis et cancer du poumon : une étude française alerte sur les risques chez les jeunes consommateurs

En France, on estime qu’à 17 ans, une personne sur cinq a déjà consommé du cannabis, principalement sous forme inhalée, souvent mélangé à du tabac • ©DR

L’étude d’une pneumologue de l’hôpital Lannelongue (Hauts-de-Seine) met en lumière un lien préoccupant entre consommation de cannabis inhalé et cancer du poumon, en particulier chez les adolescents. Des chiffres récents renforcent les soupçons d’un impact sanitaire jusque-là sous-estimé.

Pascal Petrine • Publié le 24 juillet 2025

Si les effets neuropsychiques du cannabis chez les consommateurs sont désormais bien documentés, ses conséquences sur la santé pulmonaire restent moins connues. C’est sur cet angle encore peu exploré qu’a travaillé une pneumologue de l’hôpital Lannelongue, dans les Hauts-de-Seine, en étudiant les liens entre la toxicité du cannabis et le cancer du poumon, notamment chez les jeunes.

Multiplication par deux du risque de cancer du poumon

En France, on estime qu’à 17 ans, une personne sur cinq a déjà consommé du cannabis, principalement sous forme inhalée, souvent mélangé à du tabac. Cette pratique pose des questions majeures de santé publique, d’autant que les effets du cannabis sur les poumons ont longtemps été minimisés, voire présentés comme neutres ou bénéfiques dans un usage thérapeutique.

Les résultats de cette étude, couplés à d’autres travaux, montrent une multiplication par deux du risque de cancer du poumon chez les adolescents ayant consommé plus de 50 joints. Sur un échantillon d’une centaine de patients opérés pour ce type de cancer, 4 sur 10 étaient des consommateurs chroniques de cannabis.

Prévalence de consommation de cannabis

Une étude prospective affine ces résultats, en distinguant les effets du tabac, du cannabis, et de leur usage combiné. Les premiers chiffres, portant sur 150 patients de moins de 60 ans atteints d’un cancer du poumon, indiquent une prévalence de consommation de cannabis de 38 %. Un taux que les scientifiques jugent élevé et préoccupant.

Pour le docteur Tony Romuald, médecin chef du service d’addictologie au CHU de la Guadeloupe, ces résultats confirment des hypothèses déjà posées par les professionnels de santé. Il rappelle cependant qu’il est essentiel de distinguer le cannabis fumé du cannabis utilisé à des fins thérapeutiques, ce dernier ne présentant pas les mêmes risques.

Ces nouvelles données relancent le débat sur la consommation de cannabis chez les jeunes et ses conséquences à long terme, au-delà des seuls troubles psychiques déjà bien identifiés.

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La consommation excessive d’alcool présente désormais un plus grand risque de maladie du foie qu’il y a deux décennies

par Ma Clinique  23 juillet 2025 Temps de lecture : 2 min

La majorité des Américains ne reconnaissent pas le rôle de l'alcool dans le risque de cancer

Les Américains qui boivent lourdement sont plus de deux fois plus susceptibles de développer une maladie hépatique importante par rapport à il y a 20 ans, selon une nouvelle étude de Keck Medicine of USC publiée aujourd’hui dans Gastro-entérologie clinique et hépatologie.

La maladie hépatique liée à l’alcool est la principale cause de décès lié au foie et ces résultats sont un réveil majeur aux dangers de la consommation d’alcool. « 

Brian P. Lee, MD, MAS, hépatologue et spécialiste de la transplantation hépatique avec Keck Medicine et auteur principal de l’étude

L’étude met également en lumière les démographies des buveurs américains, découvrant que quatre groupes constituent une plus grande part de gros buveurs qu’ils ne le faisaient il y a 20 ans – femmes, adultes de 45 ans et plus, celles vivant dans la pauvreté et les personnes atteintes du syndrome métabolique, un groupe de conditions qui augmentent ensemble le risque de maladie coronarienne, de diabète et d’accident vasculaire cérébral. Des études antérieures ont déjà associé ces groupes à un risque plus élevé de maladie du foie lorsqu’ils sont exposés à l’alcool.

« Ces résultats – le premier regard complet sur la démographie de la consommation excessive d’alcool et leur relation avec les maladies du foie depuis les années 1990 – fournissent de nouvelles informations importantes sur les groupes de population qui peuvent avoir besoin de plus d’intervention pour freiner la consommation d’alcool et peuvent également expliquer l’augmentation des maladies du foie au fil des ans », a déclaré Lee.

De plus, l’étude a montré que le taux moyen de consommation d’alcool en Amérique était inchangé au cours des 20 dernières années avant la pandémie Covid-19, ce qui suggère que des facteurs au-delà de la quantité d’alcool, tels que l’évolution des profils de santé et les profils démographiques, peuvent contribuer à l’augmentation des maladies du foie.

« Nos résultats montrent que la composition du public américain avec une forte consommation d’alcool a changé par rapport à 20 ans », a déclaré Lee.

Lee et ses collègues chercheurs ont analysé les données de l’Enquête nationale sur les examens de santé et de nutrition, qui évalue la santé et l’état nutritionnel des adultes et des enfants aux États-Unis, de 1999 à 2010, la dernière année pour laquelle des données complètes étaient disponibles.

Ils ont suivi l’augmentation totale d’une maladie hépatique importante – un stade de maladie du foie lorsque le foie forme un tissu cicatriciel qui altère la fonction hépatique qui est souvent causée par une consommation élevée d’alcool. L’étude a examiné les profils démographiques et de santé des adultes de 20 ans ou plus qui buvaient beaucoup. Selon les Centers for Disease Control and Prevention, la consommation excessive d’alcool est considérée comme huit boissons par semaine pour les femmes et 15 pour les hommes.

Lee estime que les résultats de l’étude fourniront aux médecins les mises à jour nécessaires pour mieux traiter les patients et espère qu’ils mèneront à plus de dépistages et d’interventions pour les populations à haut risque.

Jennifer Dodge, MPH, professeure adjointe de médecine de recherche et de population et de sciences de la santé publique avec la Keck School of Medicine of USC, était également auteur de l’étude.

L’étude a été soutenue par une subvention de l’Institut national sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme, subvention K23AA029752.

Ces résultats s’appuient sur les travaux précédents de Lee, y compris une étude de février 2025 qui a trouvé des buveurs lourds atteints de diabète, de l’hypertension artérielle ou une taille accrue de la taille avait le double du risque de maladie hépatique avancée, et une étude de novembre 2024 révélant que la consommation élevée de la consommation d’alcool a augmenté pendant le pic pandémique Covid-19 et a continué pendant deux ans après.

Les nouvelles habitudes de consommation d’alcool

Celle-ci a été divisée de plus de moitié entre 1961 et aujourd’hui. Titulaire de la chaire Santé de Sciences Po et membre du Centre de sociologie des organisations, Daniel Benamouzig analyse l’évolution des habitudes individuelles en France et les pratiques commerciales qui en découlent.

Par Daniel Benamouzig (promo 18)

En 2017, 23,6 % des personnes âgées de 18 à 75 ans dépassaient les repères de consommation. Malgré les difficultés à réguler ce secteur, la consommation globale est à la baisse, de manière cependant moins nette que pour le tabac, l’autre grand faucheur de vies humaines.

En France, la consommation d’alcool présente trois …..

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Les géants de l’alcool préparent leur riposte face à l’essor des boissons au cannabis

Publié le 23/07/2025

Reuters – Traduit par Zonebourse  – Voir l’original

Les géants de l'alcool préparent leur riposte face à l'essor des boissons au cannabis

Les principaux acteurs du secteur de l’alcool sont restés en retrait face à la montée en puissance des boissons à base de cannabis, observant des marques telles que Cann et Wynk conclure des accords avec des distributeurs de bière et de spiritueux, tout en s’assurant une place de choix dans les rayons des magasins d’alcool.

Aujourd’hui, alors que leurs ventes ralentissent, certaines entreprises du secteur de l’alcool commencent à préparer le terrain pour une éventuelle incursion dans ce marché aussi lucratif que risqué, selon une douzaine de fondateurs de marques de cannabis, de fournisseurs d’ingrédients et de fabricants de boissons interrogés par Reuters.

Les boissons contenant du THC, la substance psychoactive du cannabis, sont limitées aux dispensaires agréés dans 24 États américains où l’usage récréatif du cannabis est légal. Cependant, de petites quantités de THC peuvent également être extraites du chanvre, une plante apparentée au cannabis mais légale au niveau fédéral. Les boissons contenant du THC issu du chanvre peuvent ainsi être vendues dans de nombreux magasins d’alcool, supérettes et supermarchés.

C’est là que les géants de l’alcool voient une opportunité, malgré des expériences passées parfois décevantes dans le secteur du cannabis.

Le brasseur de Corona, Constellation Brands, mène actuellement des recherches internes sur les boissons au cannabis à base de chanvre afin d’évaluer ses prochaines étapes, selon une source proche du dossier.

Le groupe Pernod Ricard, distillateur de la vodka Absolut, a rencontré le mois dernier Brez, fabricant de boissons au THC issu du chanvre, pour discuter d’un éventuel investissement, a indiqué Aaron Nosbisch, fondateur de Brez.

« Ils n’ont pas investi pour l’instant mais restent à l’affût », a déclaré Nosbisch.

Pernod Ricard a refusé de commenter la rencontre, tandis que Constellation Brands a indiqué ne pas commenter les rumeurs et spéculations.

Les fabricants d’alcool subissent encore le contrecoup de la frénésie de consommation observée pendant la pandémie aux États-Unis, lorsque les ventes ont explosé alors que les consommateurs, disposant de liquidités, se sont rués sur les bouteilles haut de gamme pour la maison, avant de retrouver massivement les bars à la levée des restrictions. Depuis, les ventes d’alcool sont en baisse, sur fond d’inflation, de hausse des taux d’intérêt et de budgets serrés.

Le secteur fait également face à des avertissements croissants des autorités sanitaires, qui rappellent qu’une consommation même modérée d’alcool est associée à au moins sept types de cancer.

Aux États-Unis, le volume global de bière a chuté de près de 6 % jusqu’en mai cette année, selon le Beer Institute. Les volumes de spiritueux et de vin ont respectivement reculé de 5,6 % et 9 % sur la même période, d’après la Wine & Spirits Wholesalers of America.

Preuve du tumulte que traverse l’industrie, le PDG du leader mondial Diageo a démissionné la semaine dernière alors que l’entreprise peine à relancer sa croissance.

Mais les boissons à base de chanvre progressent rapidement. Selon le cabinet d’études Euromonitor, le marché des boissons infusées au THC issu du chanvre devrait dépasser le milliard de dollars de ventes cette année, et franchir la barre des 4 milliards en 2028.

Gavin Hattersley, PDG de Molson Coors, a reconnu en janvier auprès de Reuters qu’il serait naïf de penser que les boissons au THC n’ont aucun impact, « au moins à petite échelle ».

Tilray Brands, quatrième brasseur artisanal américain avec des marques comme Montauk et Shock Top, commercialise ses nouveaux seltzers au THC dérivé du chanvre via ses distributeurs de bière, tels qu’United Distributors en Géorgie, ont confié des dirigeants à Reuters. Les boissons au THC de l’entreprise sont disponibles dans 13 États.

« Aucun acteur ne s’est encore imposé comme leader sur ce marché, et c’est ce que nous visons », a déclaré Irwin Simon, PDG de Tilray, plus tôt cette année.

D’autres, comme Lagunitas (Heineken) et Pabst Blue Ribbon, cinquième brasseur américain, ont apposé leur nom sur des seltzers au THC vendus dans des dispensaires en Californie. Lagunitas envisage d’étendre la distribution de son seltzer au THC, potentiellement à base de chanvre, à d’autres États, selon Cannacraft, son fournisseur d’ingrédients.

Un porte-parole de Lagunitas indique qu’aucune expansion immédiate n’est prévue, mais que l’entreprise suit l’évolution du marché et reste à l’affût d’opportunités alors que les goûts des consommateurs et la réglementation évoluent.

Boston Beer, fabricant de la Sam Adams, est l’un des brasseurs les mieux placés pour pénétrer le marché américain des boissons au cannabis, même s’il n’a pas précisé de calendrier. L’entreprise vend déjà sa marque Teapot, un thé infusé au THC, au Canada où le cannabis est légal, et a testé l’an dernier une version américaine à base de THC issu du chanvre.

Pour évaluer la nouvelle formule, un panel d’experts sensoriels a goûté Teapot, qu’il contienne du THC issu du chanvre ou du cannabis, sans pouvoir faire la différence, a confié Paul Weaver, responsable du pôle cannabis de l’entreprise.

« C’est clairement un relais de croissance pour notre organisation », affirme Weaver.

AVANCÉES PRUDENTES

Les grands groupes de l’alcool avancent prudemment sur le marché des boissons au cannabis, car la réglementation étatique et fédérale reste mouvante et susceptible d’évoluer, expliquent cinq dirigeants de fournisseurs d’ingrédients et de marques de boissons au THC.

La Californie, pourtant État pionnier du cannabis, a interdit l’an dernier les boissons à base de chanvre pour éviter que les enfants n’en consomment. D’autres États ont instauré des taxes spécifiques ou restreint les ventes, une incertitude qui freine l’entrée des alcooliers sur ce marché.

Le sénateur Mitch McConnell, qui avait oeuvré à la légalisation du chanvre en 2018 pour soutenir les agriculteurs du Kentucky, a introduit en juillet un amendement à un projet de loi de finances fédéral visant à interdire les produits intoxicants issus du chanvre.

Dans une tribune publiée le 17 juillet dans le Louisville Courier Journal, McConnell précise que ses efforts visent à empêcher que des bonbons au THC, ressemblant à des sucreries classiques, ne tombent entre les mains des enfants.

Le sénateur n’a pas souhaité faire d’autres commentaires.

Les grands brasseurs ont déjà connu des déconvenues avec le cannabis. En 2022, Anheuser-Busch inBev, premier brasseur américain, a mis fin à un partenariat avec Tilray portant sur la recherche de boissons au cannabis au Canada. La même année, Molson Coors a fermé sa filiale américaine de boissons infusées au CBD, un composé non psychoactif du cannabis et du chanvre, en raison d’un contexte réglementaire incertain.

Constellation Brands a réorganisé son investissement dans le producteur canadien Canopy Growth l’an dernier, après des ventes décevantes.

Aujourd’hui, cependant, les boissons au THC issu du chanvre sont largement commercialisées. Outre la baisse des ventes de bière, les brasseurs subissent la pression des droits de douane, qui menacent d’augmenter le prix des boissons importées, et d’une clientèle hispanique qui fréquente moins les bars par crainte des contrôles migratoires.

FORTES MARGES

Les magasins d’alcool s’emparent de ces boissons en vogue pour doper leurs marges, car elles se vendent généralement plus cher qu’un pack de six bières et commencent à dépasser d’autres types d’alcool en volume.

Jon Halper, PDG de la chaîne Top Ten Liquors dans le Minnesota, a déclaré à Reuters en juin que les boissons au THC représentent désormais 15 % de son chiffre d’affaires, deux ans après leur introduction. D’ici l’an prochain, elles pourraient rivaliser avec le vin, qui représente actuellement un peu plus de 20 % de ses ventes.

Ces boissons prennent principalement la place de la bière dans les réfrigérateurs, explique Halper. Les marges sur les boissons au cannabis sont supérieures à celles de la bière et des spiritueux, ce qui aide son entreprise à compenser la baisse des ventes d’alcool.

À Charleston, en Caroline du Sud, Southern Horizon Logistics, société soeur du distributeur Budweiser Southern Crown Partners, vend désormais plus de boissons à base de chanvre que de vin ou de spiritueux, selon Justin Ashby, directeur administratif.

Ryan Moses, PDG du distributeur Best Brands à Nashville, Tennessee, souligne que la croissance des boissons au THC a permis de compenser la stagnation ou la baisse des ventes d’alcool. Au lieu de procéder à des licenciements, Moses a pu réaffecter des employés à cette nouvelle catégorie.

« D’ici cinq à dix ans, cela pourrait être aussi important que les autres catégories », estime-t-il.

Les consommateurs, à l’image de Josh Goldberg, 39 ans, de Lindenhurst (New York), troquent aussi la bière et la tequila contre des seltzers au THC. Goldberg a opéré ce changement il y a près de deux ans et n’a pas bu d’alcool depuis.

« Cela remplace le geste de boire par autre chose », explique-t-il.

Halper, le propriétaire des magasins du Minnesota, précise que les clients achetant des boissons infusées au THC sont majoritairement des femmes de plus de 35 ans.

« Les mères de famille ont vraiment adopté cette catégorie », conclut-il.

Trois jeunes femmes ont été condamnées par le tribunal de Grasse pour avoir participé à un trafic de drogue….

Jean Stierlé Publié le 23/07/2025

Déjà condamnées pour avoir incendié la voiture d’une rivale (nos éditions de lundi), deux jeunes femmes ont comparu à nouveau devant le tribunal judiciaire de Grasse. Elles participaient à un trafic de stupéfiants mené depuis l’intérieur de la prison de Draguignan.

Le cerveau présumé de l’opération est Nidhal C., un Tunisien de 24 ans qui purge une peine de six ans de prison dans une autre affaire. Depuis sa cellule, il orchestrait un réseau de livraison de cannabis et de téléphones à destination d’autres détenus, à l’aide de drones.

Le stratagème était bien rôdé: deux femmes, Najla C., une Tunisienne de 20 ans et Laura P., une Grassoise de 27 ans, épaulées par Sarah O., 24 ans, une Tropézienne agissant pour son compagnon détenu, confectionnaient de petits colis surnommés « chaussettes », composés de téléphones « indétectables » et de barrettes de cannabis. Chaque paquet ne devait pas dépasser 350 grammes. Ils étaient ensuite déposés dans une maison isolée « qui fait peur » où un « droneur » inconnu qui agissait sur commande les récupérait.

Ce dernier, qui n’a pas été identifié, utilisait des drones commerciaux pour survoler la prison et larguer les colis de nuit. Jusqu’à dix rotations nocturnes pouvaient avoir lieu, avec un tarif oscillant entre 350 et 500 euros par vol. Plusieurs drones ont été d’ailleurs retrouvés, accidentés, sur les toits de la prison.

À la barre, Nidhal C., visiblement en manque et sans avocat, a reconnu les faits tout en cherchant à minimiser l’affaire: « C’était un petit trafic de confort, pour détendre un peu l’ambiance, pas plus de sept ou huit fois. » Najla C. a nié connaître le contenu des paquets. Laura P. a évoqué un moment d’égarement: « Je veux juste retrouver ma fille », et Sarah O. a confié avoir été dépassée: « On avait toutes nos instructions, avec un point GPS pour chaque livraison… Mais je n’arrivais plus à suivre. »

Le procureur a dénoncé un trafic qui « alimente la violence en détention » et a requis des peines lourdes: quatre ans pour le commanditaire et trois ans pour chacune des jeunes femmes.

Le tribunal a finalement condamné Nidhal C. à trois ans de prison ferme, Laura P. et Sarah O. à deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire pendant deux ans, Najla C. à 30 mois de prison, dont 18 avec sursis probatoire pendant deux ans. Tous ont écopé d’amendes et restent incarcérés.

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Voici combien vous allez pouvoir économiser si vous arrêtez l’alcool pendant un mois

Faire une pause d’alcool pendant un mois, c’est bon pour la santé, mais aussi pour le portefeuille, à condition de changer vraiment ses habitudes. Voici ce que vous pourriez économiser en un mois de sobriété.

Vous êtes de plus en plus nombreux à faire des pauses avec l’alcool de temps à autre. À court terme, les bienfaits sur la santé sont nombreux, comme un sommeil de meilleure qualité, un regain d’énergie, une digestion facilitée, et une peau plus nette.

Et les économies réalisées sont également loin d’être négligeables.

Pour les calculer, encore faut-il savoir combien on dépense réellement en boissons alcoolisées.

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L’ASS alerte contre les risques « bien réels » et souvent « sous-estimés » de la consommation de cannabis

  • Crée le 22.07.2025
  • Au-delà des effets sur le cerveau, la consommation régulière de cannabis affecte la santé cardio-respiratoire, alerte l’Agence sanitaire et sociale. Photo Archives LNC / Anthony TejeroFace à la consommation de cannabis, qui augmente en Nouvelle-Calédonie, l’Agence sanitaire et sociale lance, du mardi 22 juillet au 5 août, une campagne de prévention pour alerter sur les risques qui y sont liés, notamment sur le cerveau en développement des adolescents et jeunes adultes et la santé mentale.
  • Plus de la moitié des jeunes âgés de 16 à 18 ans ont déjà consommé du cannabis en Nouvelle-Calédonie et près d’un tiers déclare avoir fumé au cours du dernier mois. Ces données révèlent « une consommation préoccupante« , note l’Agence sanitaire et sociale (ASS-NC). Qui n’est pas sans conséquence. Parmi ces jeunes, 1 sur 3 indique avoir des problèmes à cause de cela.
  • D’autant que l’expérimentation commencerait très tôt, avec un premier essai en moyenne à l’âge de 14 ans. L’usage de cette drogue augmente également chez les adultes : 15 % des Calédoniens tirent régulièrement sur un joint et plus de 16 000 sont des fumeurs quotidiens.Une drogue banaliséePour toutes ces raisons, l’ASS-NC s’empare du sujet et lance une campagne de prévention pour alerter sur les risques qui sont liés à cette pratique, du 22 juillet jusqu’au 5 août.
  • L’agence cible trois publics différents mais complémentaires. Les adolescents et les jeunes adultes de 15 à 30 ans, les parents et les familles, ainsi que les professionnels de santé, du social et de l’éducation.
  • L’idée n’est pas de « culpabiliser« , insiste l’ASS-NC, mais « d’encourager à la parole » et, surtout, de rappeler les risques qui sont « bien réels » et souvent « sous-estimés » sur le développement du cerveau, la santé mentale, la motivation, la scolarité, les relations sociales et, plus globalement, la trajectoire de vie, afin d’inciter à réduire puis arrêter sa consommation, alors que le cannabis est une drogue largement banalisée.
  • « La fumée contient davantage de goudron que celle du tabac »D’autant que la plante produite localement présente une spécificité. Le THC, principe actif, atteint des teneurs particulièrement élevées en Nouvelle-Calédonie, « ce qui augmente les risques de troubles cognitifs« , souligne l’Agence sanitaire et sociale, (c’est-à-dire la diminution de la mémoire, de la concentration, de la motivation), mais aussi « psychiques » (troubles de l’estime de soi, perte de confiance, anxiété), « d’échec scolaire et de perte de repères« .
  • Au-delà de ces effets sur le cerveau, explique la structure, la consommation régulière de cannabis affecte la santé cardio-respiratoire : « la fumée, hautement toxique, contient davantage de goudron que celle du tabac et peut favoriser le développement de pathologies respiratoires chroniques ou de cancers« .L’ASS propose ainsi son dispositif d’accompagnement en addictologie, le Draa et Déclic.
  • Le premier, basé en province Nord, assure des accompagnements socio-éducatifs gratuits pour toute personne à partir de 16 ans (74 87 86 et 78 46 55).
  • Le deuxième, gratuit, anonyme et confidentiel, accueille et soutient les jeunes de moins de 25 ans et leur famille face aux consommations (cannabis, mais aussi tabac, drogue, alcool, écran, etc.). Des consultations sont proposées sur les principales communes du territoire, les quatre de l’agglomération, La Foa, Païta, Bourail, Houaïlou, Poindimié, Koné et Koumac.

Tarbes : l’alcool au volant frappe encore, une récidiviste condamnée

lundi 21 juillet 2025 par rédaction

Le 18 juillet à Tarbes, une habitante de Vic-en-Bigorre a provoqué un accident en état d’ivresse. Récidiviste, avec six mentions à son casier, elle a été jugée en comparution immédiate le 21 juillet. Trois heures après avoir commencé à boire chez un ami, elle a pris le volant avec 1,80 g d’alcool dans le sang et sans assurance, percutant un véhicule à un feu rouge. Aucun blessé, mais une gravité juridique majeure.

La prévenue a expliqué sa dérive par une accumulation de difficultés : une enfance chaotique, la perte de la garde de son enfant, et une addiction persistante à l’alcool malgré des efforts de soin. Elle a reconnu sa faute, qualifiant son geste d’immature.

Le tribunal, pointant son passif, a prononcé 8 mois d’emprisonnement, dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve. La peine inclut aussi l’annulation du permis et la confiscation du véhicule. La présidente du tribunal a souligné :

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