Recherche

Mois

juillet 2025

Les nutritionnistes alertent : cette boisson sucrée met en danger votre immunité

Par Loulou Pellegrino Le 20 Juil 2025

Avec l’arrivée des virus d’hiver, nombreux sont ceux qui cherchent à renforcer leur système immunitaire pour faire face aux maladies saisonnières. Cependant, une boisson populaire pourrait avoir des effets plus néfastes qu’on ne le pense sur nos défenses naturelles. Alors, quelle est cette boisson à éviter pour préserver son immunité ?

L’impact de l’alcool sur l’immunité : un poison pour vos défenses naturelles

De nombreux nutritionnistes et experts en santé alertent sur l’effet dévastateur de l’alcool sur le système immunitaire. Bien que certains le considèrent comme un moyen de se détendre, en particulier pendant les fêtes de fin d’année, l’alcool perturbe sérieusement les mécanismes qui nous protègent des infections. Alors, quels sont les impacts concrets ?

L’alcool déshydrate votre corps

L’un des effets immédiats de la consommation d’alcool est la déshydratation. En tant que diurétique naturel, l’alcool entraîne une élimination excessive de l’eau par l’urine. Cette déshydratation prive le corps de ressources essentielles pour maintenir un système immunitaire fort et efficace. Selon Roxana Ehsani, diététicienne-nutritionniste, l’alcool peut « fortement vous déshydrater en raison de ses propriétés diurétiques ». Cela perturbe notamment la production de l’hormone vasopressine, qui régule l’activité des reins. Résultat : un dérèglement hormonal qui empêche le bon fonctionnement des reins et fragilise l’ensemble de votre organisme, y compris ses défenses naturelles.

L’alcool affecte votre microbiome intestinal

Lorsque l’alcool est ingéré, il pénètre directement dans les intestins où il perturbe le microbiome, cette flore bactérienne saine qui joue un rôle crucial dans notre santé. Ce déséquilibre dans la flore intestinale nuit au bon fonctionnement des cellules immunitaires, rendant le corps plus vulnérable aux infections. Roxana Ehsani souligne : « L’alcool détruit les bonnes bactéries du microbiome, ce qui affaiblit le système immunitaire et le rend plus susceptible aux maladies. »

L’alcool sucré : un double impact sur votre immunité

Les boissons alcoolisées sucrées, comme les cocktails, sont particulièrement dangereuses pour votre immunité. En plus de l’alcool, elles contiennent des sucres ajoutés qui alourdissent le taux de sucre dans le sang. Un excès de sucre perturbe la production des cellules immunitaires et empêche leur bon fonctionnement. Consommer fréquemment ces boissons augmente donc le risque de faiblesse immunitaire et de maladies, en raison de l’association de l’alcool et du sucre.

L’excès d’alcool : un coup de massue pour votre système immunitaire

Boire régulièrement de l’alcool, en particulier en excès, met votre système immunitaire à rude épreuve. La consommation excessive altère non seulement la fonction des cellules immunitaires, mais augmente également les risques de développer des maladies graves, telles que des cancers et des maladies cardio-vasculaires. Les recommandations officielles, comme celles d’Alcool Info Service, conseillent de limiter la consommation à deux verres par jour, mais pas tous les jours. Aller au-delà de ces limites peut rendre votre corps plus vulnérable, tant sur le plan immunitaire que pour la santé en général.

A LIRE AUSSI

Cancer du foie : ce signe discret qui révèle un organe déjà atteint

Vous faites sécher votre linge à l’intérieur ? Voici pourquoi cela peut nuire gravement à votre santé

Conclusion : Pour une immunité optimale, limitez votre consommation d’alcool

Pour protéger votre santé, il est crucial de prendre soin de votre système immunitaire, surtout en hiver. L’alcool, qu’il soit consommé seul ou sous forme de cocktails sucrés, a un impact négatif considérable sur vos défenses naturelles.

Un accompagnement socio-judiciaire proposé à des toxicomanes

Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur cet accompagnement peu connu mais fort utile de personnes en difficulté, proposé par des magistrats du siège et du parquet à des personnes en difficulté, mis en oeuvre par l’Association  Agir pour l’insertion (ARILE). Celle ci a différents volets d’activité, c’est l‘accompagnement justice qui est proposé.

Il consiste en « des prises en charge individuelles d’accompagnement socio- judiciaires et collectives (…. dans le but ) d’éclairer le juge dans sa prise de décision à venir, de favoriser le sens et l’efficacité de la peine et de lutter contre la récidive »

Au civil, les missions visent à aider le juge à prendre la meilleure décision dans l’intérêt de l’enfant. Elles sont réalisées par des enquêtes et auditions des différentes parties prenantes, père, mère, enfant après un mandat du juge des affaires familiales.

Au pénal, les accompagnements contribuent à la prise de conscience par le justiciable du sens de la peine et à la lutte contre la récidive.

Actuellement, ces accompagnements sont proposés par les tribunaux de grande instance de Meaux, Créteil, Bobigny et de Soissons relevant des cours d’Appel de Paris et d’Amiens. On ne peut que souhaiter que ces accompagnements soient étendus à l’ensemble du territoire national.

Information fournie par le docteur Luc Valy, addictologue

CNPERT Dr Luc VALY 2025-05-15                                                                               Jean- Paul Tillement

Consommation de drogue : Addiction Kush

byLequotidien 19 juillet 2025 

Le dernier rapport de l’Onudc, publié ce 25 juin, est venu confirmer la consommation de mélanges et de concoctions de drogues, comme le kush, qui s’est rapidement répandue en Afrique de l’Ouest, notamment au Liberia, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau et au Sénégal. Ce qui constitue une menace croissante pour la santé publique dans le pays. Et pour corroborer cette crainte, la police a procédé à deux importantes saisies de kush dans la banlieue dakaroise.

Après le 12 juillet, la police a encore saisi, le 15 juillet, une grosse quantité de kush. «Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico a procédé, le 15 juillet 2025, à l’interpellation de deux (2) individus dont un de nationalité sénégalaise et l’autre de nationalité étrangère, pour détention et trafic de kush. L’interpellation des suspects fait suite à un renseignement anonyme digne de foi de ce qu’un individu à bord d’une moto Jakarta aurait détenu de la drogue qu’il s’apprêterait à livrer à un client domicilié à Mbed Fass. C’est sur ces entrefaites que le premier nommé a été interpellé avec huit plaquettes de kush soigneusement dissimulées. Un deuxième individu a été appréhendé au Rond-Point Mame Diarra avec un sachet, contenant, après vérification, 125 grammes de kush en vrac. Les mis en cause ont été gardés à vue pour le motif précité. L’ensemble de la drogue ainsi que les motos Jakarta saisis ont été consignés provisoirement aux fins de mise sous scellés», explique la Police nationale.
Aujourd’hui, le kush est en train devenir une habitude de consommation de drogue au Sénégal. Le 12 juillet, c’est le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul qui a procédé, vers 16h, à l’interpellation d’un individu de nationalité étrangère, surpris en plein ensachage de drogue kush à la route des Rarines. Cette arrestation fait suite à un renseignement. Après cela, «une descente sur les lieux a permis la découverte de 174 képas de kush soigneusement emballés dans une chambre». En attendant, il a été placé en garde à vue et est poursuivi pour offre et cession de produits stupéfiants.

L’alerte de l’Onudc
C’est quoi le kush ?
Si sa teneur est incertaine, un rapport de The Global Initiative against transnational organized crime (Gi-Toc), un réseau d’experts de la lutte contre le crime organisé, paru en février 2025, révèle que cette drogue est faite à base de deux psychoactifs très puissants, addictifs et mortels : il contient des nitazènes, des opioïdes de synthèse jusqu’à vingt-cinq fois plus forts que le fentanyl, soit du Mdmb-4en-Pinaca, un cannabinoïde synthétique neuf fois plus puissant que le Thc. «Selon les tests, les deux substances ne sont que rarement mélangées», précise le rapport. En plus de ces psychoactifs, il y a une composition issue des feuilles de guimauve (léger psychoactif), de l’acétone, de la formaline (produit utilisé pour embaumer les morts) et parfois du tramadol.
D’où vient le kush ? Ses premières doses ont été découvertes à Freetown, en Sierra Leone. Finalement, cette drogue a inondé tous les marchés de l’Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal où les saisies se multiplient à cause de son prix abordable. Un paquet ne «coûterait que 15 mille F Cfa»… Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, l’Afrique de l’Ouest et du Centre est confrontée à un paysage de la drogue en rapide évolution, marqué par une consommation locale croissante, l’émergence de nouvelles substances nocives et le développement de réseaux criminels qui profitent de l’instabilité mondiale.
D’après l’Onduc, l’usage préexistant et émergent de mélanges et de concoctions de drogues, comme le kush, constitue une menace croissante pour la santé publique en Afrique de l’Ouest et du Centre.
«Le kush est une drogue apparue en Sierra Leone ces dernières années, mais qui s’est rapidement répandue dans la région, notamment au Liberia, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau et au Sénégal. Des preuves limitées montrent que le kush contient des substances nocives, notamment de puissants opioïdes du groupe des nitazènes et des cannabinoïdes synthétiques», note l’Onduc dans son rapport 2025.

Et sa consommation a de graves conséquences : «La crise sanitaire provoquée par cette drogue a conduit le Liberia et la Sierra Leone à la déclarer état d’urgence nationale. En Sierra Leone, le kush a été identifié comme la substance à l’origine du plus grand nombre de personnes suivant un traitement et une prise en charge pour troubles liés à la consommation de drogues. En Guinée, une enquête scolaire a conclu que près d’1% des élèves âgés de 15 à 18 ans consommait du kush, qui est la troisième drogue la plus consommée après le cannabis et les substances inhalées.»

Alors que jusqu’ici la consommation de cannabis reste répandue en Afrique australe, occidentale et centrale, avec une prévalence de consommation au cours de l’année écoulée d’environ 10% de la population âgée de 15 à 64 ans en 2023, l’Afrique connaît une évolution alarmante des marchés dominés par le cannabis vers des écosystèmes de drogues plus diversifiés et plus dangereux. «Dans son rapport, l’Onduc assure que les saisies de cocaïne liées à l’Afrique ont augmenté de 48% par rapport à l’année précédente, et les données de traitement suggèrent que la consommation de cocaïne est généralement en hausse, illustrant comment les niveaux de production record poussent les trafiquants vers de nouveaux marchés et alimentent la consommation de cocaïne sur tout le continent.»

L’Onudc va plus loin : «L’Afrique a représenté 57% de la quantité totale d’opioïdes pharmaceutiques saisis dans le monde entre 2019 et 2023, en grande partie en raison de l’usage non médical de codéine et de tramadol sur le continent. La prévalence estimée de l’usage d’opioïdes en 2023 est d’1, 4% en Afrique, avec un taux particulièrement élevé en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale (2, 35%).» «Sans investissements urgents et soutenus, les conséquences des troubles liés à la consommation de drogues non traitées, notamment les risques sanitaires accrus, les préjudices sociaux et la pression sur les services publics, ne feront que s’aggraver», a déclaré Amado Philip de Andrés, Représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. «Alors que seulement 3, 4% du nombre estimé de personnes souffrant de troubles liés à la consommation de drogues bénéficient d’un traitement en Afrique, le renforcement des interventions fondées sur des données probantes et rentables, fondées sur les principes de santé publique, doit être une priorité», enchaîne-t-il.

France: le tabac et l’alcool perçus comme plus dangereux, contrairement à la cocaïne et au cannabis

RFI

jeu. 17 juillet 2025 à 4:33 PM UTC−5

Un homme brandit un drapeau portant une feuille de cannabis, lors de la « CannaParade », une manifestation en faveur de la légalisation de l’usage du cannabis à Paris, le 29 mai 2021.

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives a publié, jeudi 17 juillet, une enquête la perception qu’ont les Français de différentes drogues. L’évolution de la perception des drogues sur les 25 dernières années y est analysée. Résultat : les Français voient aujourd’hui plus de risques à consommer du tabac et de l’alcool, tandis que le cannabis et la cocaïne leur semblent moins dangereux qu’auparavant.

Tabac, alcool, cannabis et cocaïne… Quelle image en ont les Français ? En 1999, 54% d’entre eux estimaient le cannabis dangereux dès la première consommation. Un chiffre descendu à 38% en 2023. Une diminution qui s’explique d’abord par l’augmentation du nombre de consommateurs.

Une hausse à laquelle s’ajoute un biais de perception, qu’explique l’un des auteurs de l’enquête, Stanislas Spilka : « Si on a consommé, on a une opinion plus positive que si on n’a pas du tout consommé. Et, entre les deux, le fait même de ne pas avoir consommé, mais de connaître quelqu’un qui a consommé, modifie votre opinion qui est un tout petit peu plus positive que la personne qui ne connaît pas quelqu’un qui a consommé et qui n’a jamais consommé. »

Le tabac considéré comme plus dangereux qu’en 1999

Concernant le tabac et l’alcool, le biais est différent. Il existait, en 1999, une frontière entre les drogues licites et illicites, qui s’est brouillée à force de campagnes de prévention et de politiques publiques. « Cette frontière, qui était encore très forte au début des années 2000, avec l’illicite qui était dangereux, et le licite – c’est-à-dire le tabac et l’alcool – qui ne l’étaient pas, ne fait plus sens aujourd’hui pour une partie de la population qui a bien compris que l’ensemble des produits présente des dangers pour la santé », explique Stanislas Spilka.

D’ailleurs, cela se traduit dans les chiffres du rapport, puisque « le tabac et l’alcool sont désormais plus souvent perçus comme dangereux, y compris à faible dose », précise l’étude qui montre que 27% des sondés jugent le tabac dangereux « dès l’expérimentation », contre 22% en 1999. En revanche, pour l’alcool, la part de ceux qui estiment qu’il ne présente de danger « qu’à partir d’une consommation quotidienne » est passée de 84% à 71% sur la même période.

En 2023, seuls 20% des Français citent la drogue parmi les principales préoccupations sociétales. Une inquiétude stable depuis 25 ans, devancée par des enjeux comme la pollution.

À lire aussiFrance: la prise de drogue régulière fait peser un risque grave sur la santé des consommateurs

Opinions et représentations des Français sur les drogues en 2023

L’édition 2023 de l’Enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes (EROPP) réalisée par l’OFDT depuis 1999 met en lumière les évolutions du regard porté par les Français sur les drogues.

On note en particulier que la dangerosité perçue se redéfinit désormais selon les habitudes d’usages et non plus uniquement selon le statut légal du produit.

Rapport EROPP Opinions 2023pdf2 MoTélécharger le communiqué de pressepdf273 Ko

Le tabac et l’alcool sont jugés plus dangereux en 2023 qu’en 1999

Le tabac et l’alcool sont désormais plus souvent perçus comme dangereux, y compris à faible dose. Concernant le tabac, la part des Français considérant que son usage est dangereux dès l’expérimentation a augmenté (22% en 1999 à 27% en 2023), de même que le fait de considérer son usage dangereux à partir d’une consommation occasionnelle (1% en 1999 à 17% en 2023).

Concernant l’alcool, la part des Français considérant que son usage n’est dangereux qu’à partir d’une consommation quotidienne a diminué (de 84% en 1999 à 71% en 2023).

La dangerosité perçue du cannabis et de la cocaïne diminue

Alors que le sentiment d’être bien informé sur les drogues progressait entre 1999 et 2018, il recule désormais en 2023, en particulier chez les femmes (passant de 71% à 68% chez les hommes et de 65% à 58% chez les femmes). Par contraste avec le tabac et l’alcool, la dangerosité perçue du cannabis diminue sensiblement, passant de 54 % en 1999 des Français qui le considèrent dangereux dès l’expérimentation, contre 38 % en 2023.

En 10 ans, la part des Français citant spontanément la cocaïne parmi les drogues dont ils connaissent l’existence a augmenté substantiellement, passant de 64% en 2012 à 74% en 2023. Les représentations concernant la cocaïne sont très différentes chez les Français qui ont en déjà consommé eux-mêmes par rapport à ceux qui n’en ont jamais consommé.

Notamment, les Français en ayant déjà consommé sont 74 % (contre 22 % pour les non-expérimentateurs) à considérer que la cocaïne aide à « s’amuser et à faire la fête », près de la moitié (44% contre 14%) que c’est un « moyen d’améliorer ses performances » et près d’un quart qu’il est « possible de vivre normalement en consommant de la cocaïne » (24 % contre 6 %).

Une forte adhésion aux mesures de réduction des risques

Concernant les politiques publiques, les Français expriment toujours une adhésion aux dispositifs de réduction des risques, notamment les Haltes Soins Addictions (HSA, ex-salles de consommations à moindre risque).

Ils sont 73 % à soutenir leur déploiement, bien que seuls 20 % en accepteraient une dans leur propre quartier. Le soutien à des mesures éducatives (rappel à la loi, stages) reste élevé (81 % et 67 % respectivement), mais les opinions sur la réponse pénale se durcissent : 35 % des Français considèrent désormais que la peine de prison est une « bonne chose » pour les usagers de cannabis, contre 23 % en 2018.

Source

Opinions et représentations des Français sur les drogues en 2023

L’édition 2023 de l’Enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes (EROPP) réalisée par l’OFDT depuis 1999 met en lumière les évolutions du regard porté par les Français sur les drogues. On note en particulier que la dangerosité perçue se redéfinit désormais selon les habitudes d’usages et non plus uniquement selon le statut légal du produit.Start of main content

Rapport EROPP Opinions 2023pdf2 MoTélécharger le communiqué de pressepdf273 Ko

Le tabac et l’alcool sont jugés plus dangereux en 2023 qu’en 1999

Concernant le tabac, la part des Français considérant que son usage est dangereux dès l’expérimentation a augmenté (22% en 1999 à 27% en 2023), de même que le fait de considérer son usage dangereux à partir d’une consommation occasionnelle (1% en 1999 à 17% en 2023). Concernant l’alcool, la part des Français considérant que son usage n’est dangereux qu’à partir d’une consommation quotidienne a diminué (de 84% en 1999 à 71% en 2023).

La dangerosité perçue du cannabis et de la cocaïne diminue

Alors que le sentiment d’être bien informé sur les drogues progressait entre 1999 et 2018, il recule désormais en 2023, en particulier chez les femmes (passant de 71% à 68% chez les hommes et de 65% à 58% chez les femmes). Par contraste avec le tabac et l’alcool, la dangerosité perçue du cannabis diminue sensiblement, passant de 54 % en 1999 des Français qui le considèrent dangereux dès l’expérimentation, contre 38 % en 2023.

En 10 ans, la part des Français citant spontanément la cocaïne parmi les drogues dont ils connaissent l’existence a augmenté substantiellement, passant de 64% en 2012 à 74% en 2023. Les représentations concernant la cocaïne sont très différentes chez les Français qui ont en déjà consommé eux-mêmes par rapport à ceux qui n’en ont jamais consommé.

Notamment, les Français en ayant déjà consommé sont 74 % (contre 22 % pour les non-expérimentateurs) à considérer que la cocaïne aide à « s’amuser et à faire la fête », près de la moitié (44% contre 14%) que c’est un « moyen d’améliorer ses performances » et près d’un quart qu’il est « possible de vivre normalement en consommant de la cocaïne » (24 % contre 6 %).

Une forte adhésion aux mesures de réduction des risques

Concernant les politiques publiques, les Français expriment toujours une adhésion aux dispositifs de réduction des risques, notamment les Haltes Soins Addictions (HSA, ex-salles de consommations à moindre risque). Ils sont 73 % à soutenir leur déploiement, bien que seuls 20 % en accepteraient une dans leur propre quartier.

Le soutien à des mesures éducatives (rappel à la loi, stages) reste élevé (81 % et 67 % respectivement), mais les opinions sur la réponse pénale se durcissent :

35 % des Français considèrent désormais que la peine de prison est une « bonne chose » pour les usagers de cannabis, contre 23 % en 2018.

Source

Alcool, drogue… La Brigade Fluviale de Paris opère ses nouveaux contrôles

Vous pensez que le cannabis est inoffensif ? Cette étude révèle un lien inquiétant avec un trouble psychiatrique sévère

Publié le 13/07/2025  Annabelle Iglesias Journaliste santé/parentalité

Sommaire

Dans une étude publiée dans la revue JAMA Network Open, des chercheurs canadiens s’inquiètent de l’explosion de nouveaux cas de schizophrénie dans leur pays, déclenchés par l’usage du cannabis. Le chiffre aurait triplé depuis 2015, date à laquelle cette drogue a été légalisée au Canada. La schizophrénie est une maladie psychique qui se traduit par une perception perturbée de la réalité, des idées délirantes ou des hallucinations, et par un isolement social et relationnel. Les symptômes (nature et sévérité) sont différents d’une personne à une autre.

Des symptômes aggravés avec le cannabis

En moins de 20 ans, le nombre de personnes ayant été diagnostiquées schizophréniques à cause de leur consommation de cannabis est passé de 4 à 10%, révèlent les chercheurs. Ces derniers signalent par ailleurs que l’usage de cette drogue aggrave les symptômes de la maladie. « La consommation régulière de cannabis est fortement associée à une augmentation du risque de schizophrénie », fait savoir le Dr Daniel Myran, expert en santé publique et médecine préventive  à l’université d’Ottawa, et co-auteur de l’étude. Pour le médecin, cette explosion de cas “souligne le besoin urgent de stratégies de prévention ciblées, en particulier pour les populations plus jeunes qui semblent être les plus exposées à ce risque”.

Beaucoup de jeunes hommes admis aux urgences

En France, la consommation de cannabis pour un usage récréatif est interdite. L’usage du cannabis dans un cadre médical (cannabis thérapeutique) a été expérimenté de mars 2021 à décembre 2024. Mais pour assurer la continuité de la prise en charge des patients traités au cours de l’expérimentation et toujours sous traitement, une période de transition a été initiée. Elle se terminera le 31 mars 2026.

Au Canada, le cannabis thérapeutique a été légalisé en 2015 et le cannabis pour un usage récréatif a été légalisé en 2018.

L’étude dirigée par le Dr Myran s’est intéressée au nombre de citoyens vivant dans le sud du Canada, âgés de 14 à 64 ans, ayant été admis aux urgences entre 2006 et 2022. Pendant ces 17 années, 80 523 personnes ont été admises aux urgences pour un trouble schizophrénique. Parmi elles, 10 583 avaient déclaré consommer régulièrement du cannabis, dont beaucoup de jeunes hommes.

Mais ce n’est pas tout, les chercheurs ont constaté que le nombre de patients nécessitant des soins hospitaliers pour traiter leur addiction au cannabis avait augmenté de 270% depuis la légalisation de l’usage récréatif du cannabis. Sur la même période, le pourcentage de nouveaux cas de schizophrénie nécessitant une hospitalisation (avant que le diagnostic de la maladie ne soit posé) est passé de 7 à 16%.

Quel lien entre usage de cannabis et schizophrénie ?

La plupart des consommateurs de cannabis ne développeront pas de schizophrénie. Cependant, chez les personnes ayant une santé mentale fragile (souffrant de troubles de l’humeur ou de troubles anxieux par exemple), fumer du cannabis pourrait favoriser la survenue d’une schizophrénie.

Le risque augmenterait avec les quantités consommées. Plus vous fumez, plus vous avez de risque de développer la maladie. De ce fait, le risque serait multiplié par 4 pour un consommateur régulier. A noter que l’usage de cannabis avant l’âge de 15 ans, alors que le cerveau n’a pas atteint sa maturité, serait un facteur de risque supplémentaire.

Sources

Situation alarmante face à l’alcool et la drogue au volant

La conduite sous influence d’alcool ou de stupéfiants est en forte hausse dans le canton de Fribourg. Une situation qui inquiète la police fribourgeoise.De plus en plus de personnes sont testées positivement. © La Télé

Sur les six premiers mois de l’année, le nombre de conduites sous influence de stupéfiants est en forte hausse. Cette année, 331 personnes contrôlées ont été testées positives aux stupéfiants contre 239 il y a deux ans. Même chose pour l’alcool, où les hausses sont similaires.

Comment expliquer ce phénomène ? Pour le capitaine Laurent Rey, chef de la circulation et de la sécurité routière:  » il y a deux facteurs, le premier, c’est de penser que l’on ne se fera pas contrôler. Ensuite, il y a une méconnaissance des sanctions, une alcoolémie qualifiée, c’est trois mois de retrait de permis, avec un sursis de plusieurs années et une amende pécuniaire. »

Et si certains contrôles, parfois effectués en milieu de journée, ne montre aucun test positif, ils sont tout aussi importants puisqu’ils permettent d’avoir un rôle préventif selon la gendarme Malika Ducommun: « on a peut-être plus de gens qui rentrent du travail que des gens alcoolisés en début de soirée, c’est sûr que quand on fait souffler des gens à 23h et 2h du matin, on s’attend peut-être plus à ce qu’ils aient consommé de l’alcool. »

Chez la plupart des automobilistes, ces contrôles sont pris avec le sourire. Du côté de la Police cantonale, on espère une prise de conscience des fribourgeois dans une période souvent chargée entre les soirées, les festivals et les girons.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑