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août 2025

Promotion de l’alcool : Instagram et Facebook sommés de retirer plusieurs publications par la justice

Tchin•Treize influenceurs sont concernés par cette décision de justice. L’association Addictions France salue une décision qui lève une « ambiguïté » promue par les producteurs d’alcool

20 Minutes avec AFP ‘ Publié le 19/08/2025

Une victoire pour l’association Addictions France. La justice française a fait retirer à Meta une vingtaine de publications sur Facebook et Instagram faisant la promotion de l’alcool. Le juge a également enjoint à la multinationale de transmettre à l’association les données d’identification des auteurs de ces contenus. Parmi les publications épinglées, on retrouve ainsi 13 influenceurs, dont le chef cuisinier Juan Arbelaez ou encore l’animatrice et ex-Miss France, Malika Ménard.

Les publications concernées ne sont désormais plus visibles depuis la France, Instagram expliquant que la plateforme se conforme « à une requête juridique nous demandant de restreindre ce contenu ».

Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.

Moyen de détourner la loi

En France, les publicités pour l’alcool sont strictement encadrées, limitées à un contenu informatif, interdisant toute association avec la fête, la convivialité ou l’humour. Addictions France estime que les images postées par des influenceurs se mettant en scène avec des bouteilles ou logos bien visibles sont un moyen de détourner la loi. Par exemple, une publication montrant « la photographie de Juan Arbelaez tenant une bouteille de vin à la main en compagnie de (l’humoriste) François-Xavier Demaison », note la décision.

La nouvelle décision, rendue par le tribunal judiciaire de Paris en avril, lève notamment une « ambiguïté » promue par les producteurs d’alcool, selon Addictions France. « Contrairement à ce que prétendent ces derniers dans leurs guides « d’autorégulation », des posts de chefs […] valorisant explicitement des marques d’alcool dans les recettes ou pour en accompagner la dégustation, ont été condamnés par le juge », souligne l’organisation.

L’association avait déjà obtenu une victoire judiciaire fin 2023 : la justice avait demandé à Meta de supprimer plusieurs publications et de donner les noms et prénoms des titulaires des comptes, ainsi que leurs adresses de courrier électroniques.

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L’alcool, facteur principal à l’origine de la démence

En France, une étude menée sur plus de 57.000 cas de démence précoce a révélé qu’environ 60% des cas survenus avant 65 ans étaient liés à l’alcool.  L’analyse se base sur des patients adultes âgés de 20 ans et plus admis à l’hôpital en France métropolitaine entre 2008 et 2013. Sur 31.624.156 adultes sortis des hôpitaux français durant cette période, 1.109.343 ont été diagnostiqués avec une démence. Sur les 57.353 cas (5,2%) de démence précoce, la plupart étaient soit liés à l’alcool par définition (22.338 [38,9%]), soit avaient un diagnostic supplémentaire de troubles liés à la consommation d’alcool (10.115 [17,6%]). Par ailleurs, …….

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Sécurité routière : hausse de la mortalité de 23% en juillet 2025

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Drogue : une addiction humaine vieille de plusieurs millénaires

Si la toxicomanie est apparue au XIXe siècle, dès l’Antiquité, on se servait de substances psychoactives pour calmer les esprits… ou prédire l’avenir.

Le cannabis reste le plus consommé avec 900 000 usagers quotidiens, ce qui place l’Hexagone en tête des pays européens. Et 1,1 millions de nos concitoyens ont pris au moins une fois dans l’année de la cocaïne et 750 000 de …..

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Atlantico : La baisse de la consommation des drogues les plus utilisées traduit- elle une diminution des addictions chez nos concitoyens ?

Jean Costentin :

La baisse ou la stabilisation de la consommation de tabac, d’alcool, de cannabis constaté chez nos concitoyens ne correspond pas, hélas, à un recul des addictions,car celles-ci se déplacent et souvent s’ajoutent à d’autres drogues, dans des polytoxicomanies qui attestent d’une escalade.


Des esprits bornés ou plus souvent manipulateurs ont nié, contre toutes les évidences, cette escalade. L’admettre aurait justiié la mise en œuvre d’actions préventives, agissant dès les plus bas barreaux de l’échelle des toxicomanies. La nier incitait au contraire au laisser-faire qui a prévalu et dont on voit l’explosion des eets.
Considérée au niveau de la cocaïne, Santé Publique France a constaté que les cocaïnomanes
accueillis aux urgences des hôpitaux sont souvent des poly consommateurs : 29 % ayant
Un héroïnomane sans domicile xe, mélange cocaïne et héroïne près d’un passage souterrain ferroviaire dans le quartier de Kensington à Philadelphie, devenu un haut lieu de la consommation d’héroïne, le 31 juillet 2017 à Philadelphie, enPennsylvanie.© SPENCER PLATT / Getty Images / AFP Santé publique
Addictions : coke en stock, les Français face au ravage de la polytoxicomanie

Alors que les chiffres ofciels semblent indiquer une stabilisation, voire une baisse, de certaines consommations comme le tabac, l’alcool ou le cannabis, la réalité de terrain raconte une tout autre histoire : celle d’un glissement silencieux vers la polytoxicomanie. En toile de fond, une explosion inquiétante de la consommation de cocaïne, devenue plus accessible, plus banalisée, et souvent consommée en cocktail avec d’autres substances. consommé de l’alcool, 14 % des morphiniques, 11 % du cannabis et 7 % des benzodiazépines.
La cocaïne, dontil est de plus en plus fréquemment question, s’inscrit donc dans cette escalade ?
Au vu de son explosion récente on est admis à le croire. Le dernier rapport de l’OFDT
(Observatoire français des drogues et conduites addictives) révèle que 5,6% des Français
avaient expérimenté la cocaïne en 2017, ce chire est passé à 9,4 % en 2023.

Alors que le nombre de ses consommateurs réguliers a presque doublé en un an ; en 2022 il était de
600.000 consommateurs et en 2023 de 1,1 million. La stabilisation constatée en 2024 pourrait s’expliquer par l’accroissement du recours aux nouvelles drogues de synthèse/NDS(nommées avec la pusillanimité coutumière des addictologues « nouveaux produits de synthèse / NPS » ; expression qui à tout dire ne veut rien dire) ; la liste de ces NDS s’allonge à vive allure.
Comment expliquez-vous l’explosion de cette consommation de cocaïne ?
L’explosion de cette consommation résulte, au moins, d’un quadruple eet :

  • Sa production redoublée dans plusieurs Nations Andines, avec pour corollaire une nette
    diminution de son prix ; cette drogue n’est plus l’apanage des artistes du show bizz ;
  • La plus grande herméticité de la frontière entre le Mexique et les USA ; la faisant reuer
    sur les Caraïbes, et de là son acheminement par air, mais surtout par mer vers de grands
    ports européens (Rotterdam, Amsterdam, Anvers, Le Havre..) et maintenant de petits ports
    de pêche du littoral français.. avec simultanément l’intoxication d’un nombre croissant de
    marins pêcheurs mobilisés ;
  • La structuration du narcotraic, devenu une véritable industrie internationale, qui est en
    passe de faire de certains États Européens des narco-États. Elle suscite enin une réaction
    ferme de plusieurs des États parmi les plus gangrénés ;
    -La complète défaillance des actions de prévention en direction des citoyens. Il a fallu
    beaucoup de temps pour constater que sans consommateur le ux s’interromprait ; ce
    truisme doit être martelé.
    Parlant de cocaïne, de quel(s) produit(s), au singulier ou au pluriel, parlez-vous ?
    La cocaïne est l’alcaloïde extrait des feuilles d’un arbuste de la cordillère des Andes
    (Colombie, Bolivie, Pérou).
  • Selon ses modalités de préparation elle se décline en :
  • cocaïne sel (chlorhydrate), très soluble dans l’eau ; qui peut être ingéré (le vin Mariani
    d’antan, le Coca-cola à ses origines) ; qui peut être injecté par voie intra-veineuse ; mais qui
    est surtout snié/renié. Ne se volatilisant qu’à une température proche de 200°C, elle est
    dégradée et ne peut donc être fumée. C’est « la neige », « la blanche », « la coke »…
  • cocaïne base, très peu soluble dans l’eau, présentée en boulettes blanches, qui sous
    l’inuence de la chaleur émettent des craquements, d’où son nom de crack. Elle se volatilise
    sans dégradation notable dès la température de 90°C, permettant qu’elle soit fumée.
  • Après son inhalation, elle passe rapidement des alvéoles pulmonaires dans le sang, puis accède
    très rapidement au cerveau ; beaucoup plus vite qu’après le sni de la poudre de
    chlorhydrate ; cette poudre doit se dissoudre au contact de la membrane humide des fosses
    nasales, avant d’être résorbée par les capillaires sanguins).
  • Le crack accroit très brutalement la concentration (synaptique) de dopamine ; « le neuromédiateur du plaisir », dans une petite structure du cerveau (le noyau accumbens/striatum ventral) ; ce qui est à
    l’origine du « shoot » ; sensation très intense qui est un élément très important de la
    dépendance, de l’addiction, de l’accrochage à cette drogue.
  • Le crack engendre une détérioration psychique, qui a des répercussions physiques. C’est souvent sur le fond d’une pathologie psychiatrique préexistante que se gree cette addiction. Ses victimes se
    regroupent à Paris sur des lieux de deal (rue de Stalingrad/Staline crack ; la gare RER- Rosa
    Park ; les jardins d’Éole ; la Porte de la Chapelle…).

  • Qu’en est-il de la toxicité du cannabis ?
    Dans un rapport récent (25 juillet 25) Santé Publique France indique que le taux d’accueil
    aux urgences liés à la cocaïne, qui avait progressé de 120% au cours de la dernière décennie,
    s’est accrue de 38% durant la seule année 2023. L’ensemble des services d’urgence
    accueillent chaque semaine environ 100 patients ayant consommé de la cocaïne, un tiers
    d’entre eux justiiant alors une hospitalisation.
    La cocaïne est une drogue éveillante, stimulante, dopante, euphorisante, désinhibitrice. Elle
    rend insensible à la fatigue, accélère le cours de la pensée, donne un sentiment de toute
    puissance intellectuelle, physique et sexuelle ; diminue l’appétit ; diminue à un certain
    degré les perceptions douloureuses ; autant de propriétés qui la font apprécier de ses
    consommateurs.
  • Mais son passif est souvent lourd, voire très lourd. Elle induit un état confusionnel, une agitation, une insomnie, des attaques de panique, une dépression, des tics nerveux, un abaissement du seuil de déclenchement d’une crise d’épilepsie, des troubles paranoïaques, des hallucinations, des décompensations psychotiques, une amnésie… Elle est souvent impliquée dans des accidents de la route et dans des rixes. Des obsessions prurigineuses donnent au cocaïnomane l’impression qu’il « est boué par des vermines ».
    Le développement d’une dépendance psychique intense et tenace concerne près 20% de ses utilisateurs. La disparition du « craving », ces accès d’appétence irrépressibles, ne correspondrait à une guérison qu’après au moins 18 mois d’une abstinence complète.
    A ces méfaits s’accolent des méfaits physiques. La cocaïne induit une hypertension artérielle qui peut être à l’origine d’hémorragies cérébrales. Elle est responsable d’ischémie cérébrale, de spasmes artériels, de thromboses vasculaires, d’ischémie gastro-intestinale ; d’infarctus rénaux. Elle induit une tachycardie et d’autres troubles du rythme cardiaque.
    Son snifing est à l’origine d’une perte de l’olfaction/anosmie, de nécroses de la cloison nasale, de saignements de nez. Le prêt de pailles peut transmettre les virus du VIH, ainsi que des hépatites B et C.
    Le crack est agressif pour l’appareil broncho-pulmonaire : il provoque une toux ; des hémorragies d’origine bronchique ; des rétrécissements bronchiques (provoqués par ses vapeurs brulantes).
    L’association très fréquente de la cocaïne à des doses élevées d’alcool, conduit à la formation de cocaéthylène, toxique pour le foie et pour le cœur.
    La cocaïne perturbe la grossesse. Elle produit une constriction des vaisseaux placentaires, induisant un retard de la croissance fœtale. Lui sont imputés des risques d’avortement, de placenta prævia, d’hématome rétro placentaire, de rupture utérine, de prématurité, de malformations cérébrales, de malformations génito-urinaires, d’atrésies digestives…
    La dépendance à la cocaïne est fréquente, son apparition peut être rapide, elle est très tenace ; c’est essentiellement une dépendance psychique. L’installation rapide d’une tolérance réduit les eets recherchés, en particulier l’euphorie. Pour reproduire alors l’enchantement initial, des doses et des fréquences de prises de plus en plus élevées sont requises, amenant à utiliser des doses qui seraient létales chez un néophyte.
    La prise de cocaïne, suscite le « rush » puis le « high » ; une euphorie intense qui associe une
    idéation vive, une excitation physique et sexuelle, une intensiication des sensations, un certain degré d’analgésie, une sensation de toute puissance en tous domaines, des idées de grandeur, une logorrhée, une anxiolyse, avec d’éventuelles prises de risque (la conduite automobile peut conduire au drame), une agressivité. Cet état s’apparente, à certains égards, à un accès maniaque… Cette phase est bientôt suivie de la « descente » ou « crash » qui associe tous les contraires des expressions de la phase précédente : anhédonie, tristesse, lenteur et pauvreté idéatoire, hyperesthésie, dépression de l’humeur, tristesse, idées noires, pessimisme, boulimie, abolition de la libido, anergie, aboulie, asthénie, troubles cognitifs…
    A la prise de cocaïne fait suite, après un temps plus ou moins long, le « craving » (désir violent, appétence irrésistible, besoin impérieux de consommer à nouveau la drogue). Il peut être déclenché par des éléments environnementaux ; à la campagne, la vue de balles de foin enveloppées de housses blanches, faisant penser aux boulettes de « crack » ; ou encore la vue de l’attirail utilisé pour le sni de « coke » (la paille, la carte en papier glacé sur laquelle est étiré le « rail »/la « ligne »/le « trait » de poudre blanche…(« paraphernalia »).
    Aussitôt le cocaïnomane recherche activement la drogue, rien d’autre ne compte pour lui.
    Sa consommation fermera la boucle ; et « ce sera reparti pour un cycle supplémentaire ».
    Soulignons qu’on ne dispose d’aucun moyen thérapeutique eficace à opposer à la cocaïne.
    Mais alors que peut-on opposer à cette drogue et à d’autres d’ailleurs ?
    Ma réponse se limitera à quelques réexions qui se voudraient de bon sens.

  • Constatons avec intérêt l’implication forte dans cette lutte du tandem constitué par le ministre de l’intérieur et le ministre de la justice ; cette symbiose nouvelle est prometteuse, même si elle est contrainte par la présidence de la République, l’assemblée nationale sans majorité, le monde judiciaire et son syndicat de la magistrature, le sacro-saint « État de droit », le conseil constitutionnel, les juridictions européennes, les actions de certains médias et de diverses associations…

  • La cocaïne est un produit importé ; les actions de la douane, de la Police de l’Air et des Frontières, l’ofice anti-stupéiants (OFAST, ex OCRTIS), la Gendarmerie, les Polices municipales… doivent être coordonnées et intensément mobilisées.
    Les personnes susceptibles d’être corrompues et leur famille doivent être très surveillées ainsi que très protégées (monde judiciaire, police, gendarmerie, douanes, dockers, personnel pénitentiaire..) ; l’armée devrait pouvoir être mobilisée pour la recherche d’armes de guerre et autres, à l’origine de plus de 300 homicides ou tentatives liées aux drogues en 2023.
    La prévention de la consommation doit commencer dans les familles (qu’il faut mieux informer,) puis à l’école, au collège, au lycée et dans les centres de formation professionnelle, à l’université, dans les clubs sportifs, les formations cultuelles… Les informateurs / préventeurs sélectionnés et formés pour ce faire devront restituer une information mise au point par la MILDECA. Ne doivent plus être tolérés les discours permissifs de médias, d’associations et d’addictologues à contre-emploi.

  • Les sanctions inigées aux sportifs dont les urines comportent de la benzoylecgonine (métabolite de la cocaïne) doivent être rétablies dans leur sévérité antérieure. La co caïne et le cannabis sont illicites en France et, du fait de leurs eets dopants, leur usage doit être sanctionnés avec sévérité par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) qui ne devrait pas s’aligner sur des règlements conçus pour l’Amérique du Nord très permissive à leur égard.

  • Les tests salivaires au bord des routes doivent être multipliés avec, en cas de positivité, le retrait immédiat du permis de conduire et la réalisation rapide d’un contrôle urinaire de conirmation. Il sera suivi de la comparution devant un juge qui conirmera ce retrait, décidera de la sanction et prononcera une injonction de suivi médical, qui comportera des contrôles urinaires inopinés, dont les résultats conditionneront la restitution du permis.

  • Hors les consommations lors de la conduite automobile, une amende sera inigée au détenteur de petites quantités de ces drogues correspondant à une consommation individuelle. Elle devrait : être supérieure aux 200 € actuellement en vigueur ; faire l’objet de son inscription extemporanée sur un ichier informatique, avec majoration du niveau de l’amende en fonction du nombre des récidives constatées ; le téléphone portable du contrevenant devrait être conisqué après qu’il aura donné son code d’accès ; il ne lui sera restitué que lorsque qu’il aura acquitté l’amende inigée.

Toxicomanies : une bonne et une mauvaise nouvelle

Par le Professeur Jean Costentin

La bonne nouvelle c’est que les Français voient aujourd’hui des risques plus importants à consommer du tabac et de l’alcool ; la mauvaise nouvelle c’est que le cannabis et la cocaïne leur semblent moins dangereux qu’auparavant.

Nos concitoyens voient (enin) d’une façon plus négative, plus péjorative, l’alcool et le tabac. Les 42.000 et 75.000 décès qui leurs sont respectivement impartis chaque année commencent à marquer les esprits, expliquant la diminution modeste mais signiicative de leurs consommations. D’autant qu’à ces chires erayants (comparés aux accidents de la route qui ne font plus que 3.500 morts) liés à leur licéité, s’ajoutent leurs méfaits physiques, ainsi que les méfaits psychiques de l’alcool.

On a enin cessé de croire qu’elles sont d’un apport substantiel au budget de la Nation, puisqu’elles qu’elles lui coûtent deux fois plus qu’elles ne lui rapportent. Mais hélas le rôle économique de l’alcool très important : puisqu’il assure la subsistance (toutes catégories d’intervenants confondus) de plus de 500.000 concitoyens et que ses exportations

Des manifestants, en 2017, lors de la 16e Marche mondiale du cannabis, pour réclamer la légalisation du cannabis. © ALAIN JOCARD / AFP Addictions Toxicomanies : une bonne et une mauvaise nouvelle Les Français ont-ils changé de regard sur les drogues en un quart de siècle ?

C’est ce que révèle la dernière enquête de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). La perception des risques liés à l’alcool et au tabac progresse. Mais le cannabis et la cocaïne apparaissent de moins en moins inquiétants aux yeux du public. réduisent opportunément l’inquiétant déicit chronique de notre balance commerciale.

De plus son rôle social est manifeste ; de très longue date est installée la notion qu’il ne peut y avoir de fêtes sans alcool. Des nombreux voyages organisés auxquels j’ai participé, un seul, en Iran, il y a huit ans, n’a pas connu les interactions courtoises, amicales, qui prévalaient dans tous les autres voyages ; les repas rigoureusement sans boissons alcooliques étaient mornes, muets, comportant surtout des critiques peu amènes adressées aux guides.

N’est-on pas sur la bonne voie pour la réduction du tabagisme ? Une « dénormalisation » du tabac commence à s’opérer, visant à l’avènement en 2032 de la « première génération sans tabac ». Pourtant, la discrétion et la lenteur de mise en œuvre des dispositions arrêtées à cette in font craindre une date (beaucoup) plus tardive. D’autant que s’active simultanément le lobby du tabac.

Il a conçu l’ajout de méthyle-nicotine dans le tabac et dans les recharges de e-cigarettes pour accroître leur pouvoir addictif déjà considérable, du fait de chromones ou d’autres substances dont les produits de combustion inhibent l’enzyme qui inactive de la dopamine (le médiateur du plaisir). Elles intensiient le plaisir éprouvé qui, lorsqu’il retombe, en chute libre, rend urgent de griller une autre cigarette.

Dans les recharges des cigarettes électroniques l’ajout d’un édulcorant – le néotame10.000 fois plus sucrant que le saccharose (H.C. Erythropel et coll., JAMA, Juin 2025) accroit l’appétence pour la nicotine. Même question que la précédente mais sur l’alcool maintenant ? Les alcooliers ne sont pas en reste. Après avoir conçu les « Premix », les voilà avec la « Vody », qui poursuivent leur assaut de la jeunesse.

Elle associe, dans des canettes aux couleurs vives, de l’alcool type Vodka, avec un degré alcoolique de 20°, du sucre et deux substances « énergisantes » la caféine et la taurine. Si la caféine protège du coma alcoolique que provoque des consommations intenses, du type « biture expresse/binge drinking, elle ne prévient pas les troubles délirants et hallucinatoires de l’alcool ; le consommateur excessif, n’étant pas eondré dans un état semi-comateux, sur le banc public le plus proche, il peut alors vivre son délire, avec des prises de risques et/ou une agressivité dirigée contre lui ou autrui…

Mais ça n’est pas tout, et ça ne le sera d’ailleurs jamais, eu égard à la voracité de ces alcooliers sans foi ni loi. Ils veulent maintenant ajouter à l’alcool du cannabis et son tétrahydrocannabinol / THC. La bière brassée avec du chanvre textile est connue depuis l’antiquité ; parée de justiications religieuses et surtout thérapeutiques.

Ce chanvre textile, pas totalement dépourvu de THC, peut comporter des taux notables de CBD. Par contre, la marijuana/herbe/beuh du chanvre indien est riche en THC et en CBD. C’est elle qui à l’étranger participe déjà à plusieurs bières aux teneurs très diérentes en THC et en CBD. L’alcool ainsi que le THC sont inébriants et sédatifs, leurs eets se potentialisent, accroissant en particulier les risques routiers et professionnels.

Vous évoquiez la mauvaise nouvelle de la banalisation relative du cannabis, vous pourriez commenter ? C’est eectivement une mauvaise nouvelle que cette banalisation du cannabis dans la perception qu’en a le public. Elle survient alors que se sont accumulées, à un niveau exceptionnel, les connaissances de ses méfaits physiques (supérieurs à ceux du tabac, quand il est fumé), sur ses méfaits psychiques nombreux et graves, dus à son THC, ainsi que ses eets épigénétiques que le consommateur peut transmettre à sa progéniture.

Alors qu’en 1999, 54% des personnes interrogées jugeaient que le cannabis était dangereux dès la première consommation ; 25 ans plus tard ce chire tombe à 38%. Une explication avancée serait que pendant cette période le nombre de ses consommateurs s’étant accru, celui qui a consommé ou qui connait un consommateur, a une opinion plus positive de la drogue que celui qui n’en a pas du tout consommé.

Mais il y en a une autre, peu évoquée, qui est je le crois plus importante, à savoir le forcing des médias, épaulés par des politiques et des addictologues en faveur de sa légalisation. Un ex-député socialiste passé à la REM (Olivier Véran), avant d’être promu ministre de la Santé, a initié à l’Assemblée nationale une commission visant à la légalisation de la drogue.

Ce saucisson cannabique, dur à faire avaler d’un seul coup, a été découpé en trois rondelles : le cannabis « thérapeutique » ; le cannabis « de confort » et le cannabis « récréatif ». Le cannabis « thérapeutique » a été ainsi dénommé d’emblée pour forcer son destin, quand il s’agissait a priori d’évaluer son intérêt potentiel comme médicament.

Pour eectuer cette démonstration a été nommé un psychiatre qui, pour des opportunités universitaires, s’était converti à la pharmacologie (N. Authier). Non spécialiste des essais cliniques il élabora un protocole pour faire la démonstration commandée. Son protocole fut jugé si hétérodoxe par les spécialistes des essais cliniques qu’il dû le rétrocéder au rang de simple expérimentation. Mais qu’importe, dans la communication, en forme de publicité à peine déguisée, le cannabis devenait dans l’esprit du public un médicament. La deuxième rondelle concernait le cannabis « de confort », pour justiier des bienfaits du cannabidiol / CBD.

Une publicité débridée, permise par le fait qu’il ne revendiquait pas le statut de médicament, a permis d’en faire une thériaque, un sirop Typhon (de la chanson de R. Antony « universelle panacée »), bon pour tout, bon pour tous ; ce qui aurait fait dire à mon grand-père « Prenez-en pendant que ça guérit ».

D’ailleurs ce temps commence a être dépassé puisque la pharmacovigilance met désormais en garde contre ses eets hépatiques et ses interactions avec certains médicaments. Enin, la troisième rondelle du saucisson cannabique concerne le cannabis « récréatif », euphémisme délibéré, s’agissant de la drogue, de ses eets toxicomaniaques/addictifs.

Pour obtenir sa légalisation, ses thuriféraires, au nombre desquels O. Veran, C. Janvier, D. Reda, L. Mendes, J.-B. Moreau (dont 4 d’entre eux n’ont pas été réélus), au cœur de la COVID ont organisé une consultation nationale, qui fut un « vrai bide. Ne se le tenant pas pour dit et toujours avec le même sens de l’à-propos ils ont imaginé alors d’organiser un référendum, semblant ignorer que ce type exceptionnel de consultation nationale est réservé à des sujets non moins exceptionnels.

Familiarisant ainsi le public avec le cannabis, apaisant ses craintes, toutes ces attentions, disons ces « manipes » ont été relayées complaisamment par le Monde, Le Nouvel-Obs, Challenge, Libération et divers autres médias radio et TV de la même obédience radio et TV…

Sommet de l’aberration, des « addictologues » véhéments, dont la Fédération « Addiction », muets sur la prévention et démunis quand il s’agit de détacher du cannabis ses victimes qui se sont fait piéger à défaut d’avoir bénéicié d’une prévention digne de ce nom, prônent la légalisation de la drogue.

Avant que l’irréversible légalisation soit commise et que l’importance des méfaits du cannabis irtent avec et même dépassent ceux de l’alcool et du tabac, nous devons réagir et annihiler les menées de ceux qui y poussent. Vous n’avez pas parlé de la cocaïne…

Le sujet est à la fois si vaste et si important qu’il justiiera un développement spéciique, si vous m’y conviez Jean Costentin précise que ses propos ne sauraient engager aucune des institutions dont il est ou a été membre.

Il existe une méthode simple pour réduire la consommation d’alcool, affirment les scientifiques, et elle fonctionne

Publié le 15 août 2025

Par Apolline Henry

Apolline Henry Journaliste Pigiste Spécialisée en Santé et Bien-Être Depuis 2013, Apolline Henry évolue en tant que journaliste pigiste, collaborant avec une multitude de magazines réputés tels que Femme Actuelle, Prima, Top Santé, Serengo, Flow, Dr. Good, Les clés de mon énergie, Rose Magazine, et Gazelle Magazine.

Passionnée par la santé et le bien-être, elle excelle dans la vulgarisation scientifique, rendant accessibles des notions complexes pour le grand public. Que ce soit pour expliquer comment lire des résultats de prise de sang ou la différence entre un phlébologue et un angiologue, Apolline s’efforce toujours de transmettre des informations claires et précises.

En plus de sa spécialisation en santé, elle est également à l’aise dans la rédaction de témoignages et la veille d’actualité, rédigeant des news quotidiennes. Au fil des années, elle a acquis une expertise en SEO, utilisant notamment l’outil Semji pour optimiser des articles existants.

Depuis janvier 2015, Apolline est rédactrice web pour Reworld Media, notamment pour Top Santé, où elle prouve son autonomie et sa capacité à rechercher des experts. Parallèlement, elle travaille depuis janvier 2013 en CDI pour Prisma Media, contribuant à des publications comme Femme Actuelle et Prima, tant pour le web que pour le print. Diplômée de l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT) avec une licence professionnelle en journalisme, Apolline est une véritable amoureuse de l’écriture.

Pour réussir à boire moins d’alcool au quotidien, il suffirait de mettre en place deux petites astuces toutes simples, affirment des scientifiques australiens

On ne le répétera jamais assez : l’alcool est un véritable poison pour notre corps. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’a écrit noir sur blanc dans un rapport paru en 2023 : aucune boisson alcoolisée n’est sûre pour la santé (même la bière, même le cidre doux), et aucun niveau de consommation n’est sans risque (même « un petit verre de temps en temps »).

Savoir que l’alcool est cancérigène, et prendre conscience de sa consommation d’alcool

En France, où la consommation d’alcool constitue un pilier de l’identité nationale, il reste cependant très compliqué de cesser complètement de boire de la bière, du vin ou du cidre, en particulier lorsqu’on partage un repas avec sa famille ou ses amis. Ainsi, d’après les autorités de santé, 8 % des adultes buvaient au moins un verre d’alcool par jour en 2021.

Des chercheurs australiens ont peut-être trouvé « la » recette pour aider ceux qui hésitent encore à lever le pied sur le vin, la bière, le cidre, etc. D’après leurs travaux (publiés dans la revue spécialisée Addictive Behaviors et conduits auprès de plus de 10 000 adultes), il faudrait cumuler deux choses : primo, rappeler que l’alcool est une boisson cancérigène ; deuzio, encourager les consommateurs à noter combien de verres d’alcool ils boivent chaque semaine.

Depuis 1988, l’alcool est en effet considéré comme une « substance cancérigène avérée pour l’humain » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). En 2020, 741 000 nouveaux cas de cancers dans le monde étaient directement liés à l’alcool, ce qui signifie que l’alcool était impliqué dans environ 4 % de l’ensemble des cancers.

Il n’est pas nécessaire d’être un « gros buveur » pour augmenter son risque de cancer à cause de l’alcool : en 2020, 13,9 % des cancers liés à l’alcool dans le monde concernaient une consommation inférieure à 2 verres par jour. L’alcool provoque en particulier des cancers de l’œsophage et de la bouche. Et quand l’alcool se cumule au tabac, c’est la catastrophe : une consommation excessive des deux multiplie le risque de cancer de la bouche par 36, et de cancer du larynx par 39 !

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Vague de chaleur : ce cardiologue alerte sur les effets de l’alcool sur notre cœur quand il fait chaud

par Inès GuizaLe 13/08/2025 à 21:00, modifié le 13/08/2025 à 21:00

Vague de chaleur : ce cardiologue alerte sur les effets de l'alcool sur notre cœur quand il fait chaud

© Lomb / Shutterstock

En période de forte chaleur, il est important de connaître les bons gestes à adopter pour rester hydraté. Aussi, il vaut mieux éviter d’autres gestes, comme boire de l’alcool.

Le geste primordial à adopter en cas de forte chaleur est bien évidemment l’hydratation. Et même s’il n’est pas toujours aisé de boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour, le corps possède des besoins d’hydratation accrus lors de ces périodes durant lesquelles nous consommons plus d’énergie.

Nul besoin de paniquer, si vous n’êtes franchement pas fan de l’eau. Il existe de nombreuses autres boissons à privilégier en cas de forte chaleur pour rester hydraté sans peine. En revanche, il est fortement déconseillé de boire de l’alcool lorsque la température grimpe trop haut.

L’alcool est à proscrire en période de canicule

« L’alcool a un pouvoir de déshydratation, donc d’accélération de la fréquence cardiaque », explique le médecin. Ainsi, boire de l’alcool quand il fait chaud peut déstabiliser l’équilibre cardiaque, voire engendrer des irrégularités au niveau des battements du cœur.

D’autres symptômes peuvent être associés à une mauvaise assimilation de l’alcool en période de forte chaleur : des sensations de vertiges, des palpitations et un malaise. De plus, « l’alcool favorise l’apparition d’épisodes temporaires de fibrillation auriculaire », poursuit le Dr Salomon.

Comment s’hydrater en cas de forte chaleur ?

Fort de ce constat, le médecin recommande une consommation d’alcool modérée quand il fait très chaud. « La règle que je donne, c’est d’accompagner son verre d’alcool d’un verre d’eau », poursuit le cardiologue.

Il est donc important d’inscrire sa consommation d’alcool « dans un schéma de modération, mais pas d’interdit, il faut essayer de prendre du plaisir, car ça fait partie de la vie », conclut le médecin.

Mais si vous préférez vous abstenir totalement d’alcool durant un épisode caniculaire, sachez que vous pourrez vous hydrater convenablement avec de nombreuses boissons. En effet, la consommation de thé ou d’eau agrémentée de morceaux de fruits est sans risque pour votre santé.

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