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août 2025

Cannabis : comment le Canada est « devenu un pays fournisseur » de la France

La légalisation de la production et de la vente de cannabis au Canada a mécaniquement renvoyé une partie de la production illégale vers l’Europe, et notamment la France. Un phénomène qui concerne également la Thaïlande.

Aurélien Poivret 

En mai dernier, une enquête inédite de la gendarmerie mettait au jour un trafic de cannabis en provenance du Canada. Photo DR
En mai dernier, une enquête inédite de la gendarmerie mettait au jour un trafic de cannabis en provenance du Canada. Photo DR

Ce sont « les nouveaux itinéraires du cannabis ». Ces derniers mois, les forces de l’ordre françaises ont relevé une arrivée régulière de cette drogue en provenance d’Amérique du Nord. L’exemple le plus saillant en est la saisie inédite, en mai dernier, de plus d’une tonne d’herbe de cannabis importée du Canada par une filière, destinée à la France mais aussi à d’autres pays européens. Les trafiquants avaient utilisé une méthode désormais classique pour les dealers nord-américains qui veulent exporter leur marchandise : celle de l’utilisation du fret aérien, avec une multitude d’envois de petits colis commandés sur internet, pour se faire plus discret. Déjà en 2024, un total de 115 kg d’herbe de cannabis canadien avait été intercepté sur le sol français – et pas moins de 488 kg venant des États-Unis.

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« Le Canada est devenu un pays fournisseur »…

Selon une récente note confidentielle de l’Ofast (Office anti-stupéfiants) faisant le point sur l’état de la menace en France liée aux trafics de stupéfiants que nous avons pu consulter, l’évolution de la législation canadienne légalisant le cannabis récréatif, datant de 2018, ne serait pas étrangère à ces nouvelles routes transatlantiques.

« Pour compenser les pertes subies sur le marché intérieur et écouler l’excédent produit légalement et illégalement, les réseaux criminels exportent le cannabis à l’étranger, principalement vers les pays européens », expose le document, qui fait le constat que « le Canada est devenu un pays fournisseur » et que ce phénomène « est en cours d’amplification ». La France est alors un pays de transit, notamment à travers l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, pour les trafiquants, qui peuvent ensuite diffuser la drogue en Europe.

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Cancer de la bouche : l’addiction au cannabis multiplie le risque par trois

Par Destination Santé (en partenariat avec La Provence)

Publié le 10/08/25

None avec Destination Santé - image d’illustration

Source : Destination Santé

Les conséquences à long terme de la consommation de cannabis sont mal connues. Les études portent souvent sur le cannabis et le risque pour la santé mentale, plus rarement sur la santé physique. Une étude publiée dans la revue Preventive Medicine Reports , s’est intéressée aux liens entre le cancer de la bouche et l’addiction au cannabis. Ce travail a été mené aux Etats-Unis, où quelque 17,7 millions de personnes déclaraient consommer quotidiennement ou quasiment quotidiennement du cannabis en 2022….

Les conséquences à long terme de la consommation de cannabis sont mal connues. Les études portent souvent sur le cannabis et le risque pour la santé mentale, plus rarement sur la santé physique. Une étude publiée dans la revue Preventive Medicine Reports, s’est intéressée aux liens entre le cancer de la bouche et l’addiction au cannabis.

Ce travail a été mené aux Etats-Unis, où quelque 17,7 millions de personnes déclaraient consommer quotidiennement ou quasiment quotidiennement du cannabis en 2022. L’auteur de l’étude, le Pr. Raphael Cuomo, de la faculté de médecine de San Diego, a épluché les dossiers cliniques de l’Université de Californie, incluant plus de 45 000 adultes entre janvier 2012 et décembre 2019, sans diagnostic de cancer de la bouche. Tous ont été suivis durant 5 ans afin d’estimer l’incidence du cancer de la bouche chez les consommateurs réguliers de cannabis.

Les produits de combustion en cause

Au total, 949 personnes (2,1 %) se sont vu diagnostiquer une addiction au cannabis. Parmi elles, 0,7 % ont été dépistées d’un cancer de la bouche, contre 0,2 % chez les personnes qui n’étaient pas dépendantes. Le risque de développer un cancer de la bouche chez les personnes dépendantes est ainsi plus de 3 fois supérieur que dans la population générale. Le risque est multiplié par 6 chez les fumeurs de tabac. « La fumée de cannabis contient de nombreux composés cancérigènes présents dans la fumée de tabac, dont les effets néfastes sur le tissu épithélial tapissant la bouche sont connus, a déclaré le Pr Raphael Cuomo dans un communiquéCes résultats s’ajoutent à un nombre croissant de preuves suggérant qu’une consommation chronique ou problématique de cannabis pourrait contribuer au risque de cancer des tissus exposés aux produits de combustion. »

Il fait en outre l’hypothèse que les effets immunodépresseurs du tétrahydrocannabinol présent dans le cannabis pourraient constituer un facteur de risque. « Ces résultats soulignent la nécessité d’évaluer les risques oncologiques à long terme liés à la consommation problématique de cannabis », conclut-il.

A noter : en 2022, la France comptait quelque 900 000 usagers quotidien de cannabis (11-75 ans) selon les chiffres de la Mission interministérielle de luttre contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

 

Source : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet

Cet animal présent en France est le seul qui peut boire de l’alcool sans modération

Romane Tardy 9 août 2025

Si on connait bien les effets de l’alcool sur l’Homme, cet animal a une résistance sans limite.Cet article a été publié initialement le 23 novembre 2024. Nous le republions dans le cadre de notre rétrospective d’été.

Si boire avec modération est un slogan connu de tous, un animal aurait la capacité d’y échapper. Il est le seul être vivant parvenant à consommer des quantités extrêmes d’alcool sans que son comportement ne change. Pas de gueule de bois donc pour cet animal, certains l’enviraient beaucoup. C’est en tout cas ce qu’atteste une étude récemment parue dans la revue PNAS

Pour faire ce constat, les spécialistes ont nourri cet animal avec une solution contenant de l’éthanol, en tant qu’unique source d’énergie pendant une semaine. La concentration d’éthanol variait entre 0 à 80%. Aucun changement significatif n’a été observé, ni d’impact sur la durée de vie. Cela n’a pas non plus créé de dépendance, l’animal ne montrant pas de préférence entre cette solution alcoolisée et de l’eau sucrée. 

Comment expliquer cette résistance ? Cet animal est en fait un consommateur naturel d’éthanol. Il le trouve notamment dans le nectar des fleurs, jusqu’à 3%, et dans certains fruits, comme le raisin, cela peut monter à 12% à mesure qu’ils se décomposent et fermentent. Il est aussi en contact avec la levure saccharomyces cerevisiae, qui est notamment utilisée pour fabriquer de la bière. Il la porte souvent dans son tube digestif, devenant un réservoir naturel de cette levure. De plus, cette espèce métabolise l’éthanol très rapidement grâce à la présence en plusieurs exemplaires du gène codant l’enzyme ADH. Cette enzyme est celle qui participe à la détoxification de l’éthanol.

L’animal qui est aussi tenace face à l’alcool est un insecte : le frelon oriental, qui fait partie de la famille des guêpes. Ce frelon vit majoritairement au Moyen-Orient et en Asie, mais depuis quelques années, certains individus ont été identifiés en France. 

D’autres animaux, comme des primates ou des rongeurs, parviennent aussi à ingurgiter de l’éthanol mais seulement à des concentrations allant de 1 à 4 %. Au-delà, cette consommation leur devient délétère, contrairement au frelon oriental. De même, un test a été réalisé sur les effets de l’alcool sur les abeilles. Elles ont rapidement souffert de difficultés pour voler, elles sont devenues plus agressives et ont vu leur espérance de vie diminuer.

« Notre étude établit que le frelon oriental est un modèle animal unique pour des recherches liées à l’alcool, avec des applications potentielles dans de nombreuses disciplines, y compris en médecine », ont conclu les chercheurs. L’approfondissement de cette étude pourrait probablement aider à développer de meilleurs traitements contre la dépendance.

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« Les vacances sont synonymes de fête, d’apéro » : l’association de Prévention routière du Loiret sensibilise aux dangers de l’alcool au volant

Les bénévoles loirétains de l’association de Prévention routière ont organisé une après-midi de sensibilisation aux dangers de l’alcool au volant, jeudi 7 août, au Parc de Loire.

Par Elodie Pradel – Publié le 07 août 2025

« Avez-vous déjà conduit en étant alcoolisé ? » – « Ça m’est arrivé quand j’étais jeune, plus maintenant. » Les réponses sont franches. Ici, pas de jugement, que de la prévention.

Pour la première année, l’association nationale de Prévention routière a élargi sa tournée estivale et s’étend ainsi en dehors des littoraux. Les bénévoles du Loiret ont organisé une après-midi de sensibilisation aux dangers de l’alcool au volant, jeudi 7 août, sur le site de l’île Charlemagne à Saint-Jean-le-Blanc.

3 cl de whisky = 0,2 g/l de sang

« On sait que les vacances sont synonymes de fête, d’apéro. L’idée, c’est de bien rappeler que ce risque-là existe, même en vacances, et qu’il faut prendre ses dispositions », résume Flavien Bourgeois, directeur régional de l’association. En 2024, l’alcool était en cause dans 22 % des accidents mortels, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. 

Plusieurs ateliers étaient à la disposition de ceux venus profiter du plan d’eau. Comme le doses-bar. « Je viens chez vous, on est amis, vous me servez un whisky », contextualise Christophe, bénévole. À coup sûr, la quantité servie est trop élevée. Car, soyez attentifs, 3 centilitres de whisky – tout comme un verre de vin et 25 cl de bière – équivalent déjà à 0,2 gramme d’alcool par litre dans le sang.

Une initiative reconduite

« 3 centilitres, ce n’est vraiment rien quand on le voit dans un verre », constate Romain, 18 ans, jeune titulaire du permis de conduire. Son ami Dorian, du même âge, ne possède pas le précieux sésame, mais a l’honnêteté de reconnaître une importante consommation d’alcool. « Je bois beaucoup, je suis à 2 grammes à chaque soirée. Mais une chose est sûre, je ne serai jamais Sam (le capitaine de soirée)« , sourit-il.

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Baisse marquée de la consommation d’alcool par les Français

Une étude de Santé publique France parue le 23 janvier 2024 dernier souligne la baisse marquée de la consommation d’alcool par les Français et la montée en puissance de la pratique du Dry January (le « Défi de janvier » qui consiste à ne pas boire d’alcool le premier mois de l’année, né en Angleterre en 2012).

En parallèle, au cours de ce mois de janvier débute l’arrachage de près de 10.000 hectares de vignes à Bordeaux, symbole du désarroi d’une filière vitivinicole à l’agonie. L’antagonisme entre les acteurs de cette filière et les hygiénistes s’en trouve encore renforcé. Il existe pourtant une porte de sortie à la crise viticole compatible avec les critères sanitaires les plus stricts. C’est la désalcoolisation du vin.

La bière a déjà en partie fait sa mue, tandis que les spiritueux …….

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Protoxyde d’azote : la France face à un fléau sous-estimé, entre addiction, paralysies et explosion des cas graves

Mis à jour le 05/08/2025 

Sihem Boultif Journaliste santé

Facile à acheter, pas (encore) considéré comme une drogue, le “proto” séduit de plus en plus de jeunes… mais peut laisser des séquelles irréversibles. Des maires, des neurologues et des addictologues tirent la sonnette d’alarme sur les dégâts neurologiques irréversibles causés par ce gaz hilarant.

Sommaire

À Cannes, 2 800 cartouches de protoxyde d’azote ont été ramassées dans les rues rien qu’en juillet. À Libourne, c’est le maire lui-même qui dénonce les bonbonnes jonchant les trottoirs chaque matin. Face à cette prolifération inquiétante, les deux communes ont décidé de réagir.

Des arrêtés signés pour lutter contre le « proto »

Contre le fléau du protoxyde d’azote, la commune de Cannes a signé un arrêté, le 25 juillet, interdisant la vente de bonbonnes de protoxyde à tous les particuliers. Seuls les professionnels de santé et de la restauration y auront accès, entre 8 heures et 20 heures.

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Pourquoi se drogue-t-on ?

Partager sur Article rédigé parFédération Addiction 5 août 2025

Recherche de plaisir, gestion de la douleur, besoin de lien social… les raisons qui poussent à consommer des drogues sont multiples. Un article récemment publié sur Drugz.fr explore ces mécanismes, déconstruit les idées reçues et propose une lecture accessible des usages de substances, légales ou non.

Alcool, café, médicaments, cannabis, cocaïne… Si les produits varient, l’élan qui pousse à les consommer est universel. Dans son article « Pourquoi on se drogue ? », le site Drugz.fr rappelle que les usages de substances psychoactives concernent tout le monde, sous des formes plus ou moins acceptées socialement.

Le texte propose une approche décomplexée et pédagogique : on se drogue pour ressentir du plaisir, pour faire face à la douleur, pour renforcer un lien social ou répondre à un besoin ponctuel de performance. Des motivations profondément humaines, que les sciences expliquent de mieux en mieux.

Ce regard nuancé permet de sortir d’une vision moraliste des consommations pour mieux comprendre leur place dans nos vies.

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« Ils ne se cachent même pas », cocaïne, cannabis, héroïne, comment le narcotrafic s’implante dans les villes moyennes

Un trafic au pied des immeubles à Dinan (22).

Écrit par Romuald Bonnant

Publié le 05/08/2025

Bretagne

Plus aucun territoire n’est à l’abri du narcotrafic. En Bretagne, les points de deal se multiplient dans les villes moyennes. Comme à Dinan, où les forces de l’ordre et les élus tentent de combattre le fléau.

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