D’après le rapport Pulse CHR France de CGA by NielsenIQ, le mois d’août a été profitable aux sorties en CHR, » portées par le soleil, les vacances et l’envie de se retrouver autour d’un verre « .
Parmi les différentes boissons consommées en CHR, la bière reste la plus populaire auprès des consommateurs. 40 % d’entre eux en ont consommé durant le mois d’août (- 2 pts vs juillet).
La boisson maltée peut également s’enorgueillir de présenter un excellent rapport qualité prix aux yeux des Français avec le meilleur taux de satisfaction sur ce point (88 %) devant le vin (86 %) et les boissons chaudes (84 %).
Les softs ferment la marchent avec un score de 80 %. Néanmoins, cette dernière catégorie semble gagner du terrain dans le cœur des membres de la Gen Z (nées après 1995) qui sont de plus en plus nombreux à tester une boisson sans alcool au bar (+ 12 points de plus que le mois précédent).
L’adolescence est une étape charnière du développement humain, marquée par de profonds changements physiques, psychologiques et sociaux. Sur le plan biologique, cette période est caractérisée par une maturation incomplète du cerveau et des systèmes neurochimiques, ce qui la rend particulièrement sensible aux influences extérieures.
Cette vulnérabilité explique en partie pourquoi les adolescents sont plus exposés aux risques d’addictions, qu’il s’agisse de substances psychoactives comme l’alcool, le tabac, le cannabis ou encore les drogues, mais aussi d’addictions comportementales telles que les jeux vidéo, les réseaux sociaux ou les paris en ligne.
L’étude de la vulnérabilité biologique des adolescents face aux addictions permet de mieux comprendre l’importance des politiques de prévention et de l’accompagnement spécifique de cette tranche d’âge.
Le cerveau adolescent et le risque d’addiction
Durant l’adolescence, le cerveau n’a pas encore atteint sa pleine maturité. Les régions frontales, responsables du ….
Une étude américaine suggère que le semaglutide, présent dans Wegovy et Ozempic, pourrait réduire la consommation d’alcool et les envies chez les alcooliques.
La substance active semaglutide pourrait réduire l’envie d’alcool, de sorte que l’on boit moins. Photo: Getty Images
De nombreuses personnes utilisent la célèbre injection amaigrissante Wegovy ou le médicament contre le diabète Ozempic. Or, on observe régulièrement que certains utilisateurs boivent moins d’alcool. Des chercheurs ont maintenant examiné ces observations de plus près dans le cadre d’une étude portant sur 48 personnes souffrant d’alcoolisme. Cette équipe américaine fournit ainsi les premières indications cliniques selon lesquelles le semaglutide, le principe actif de Wegovy et Ozempic, pourrait aider les personnes dépendantes à l’alcool.
Les chercheurs ont sélectionné des participantes qui buvaient plus de sept verres d’alcool par semaine et des participants masculins qui en consommaient plus de quatorze. Ces personnes devaient également présenter au moins deux épisodes de forte consommation hebdomadaire: plus de quatre verres d’affilée pour les femmes, plus de cinq pour les hommes. La moitié du groupe a reçu une injection hebdomadaire de semaglutide pendant neuf semaines, tandis que l’autre moitié recevait un placebo. L’étude était menée en double aveugle: ni les chercheurs ni les participants ne savaient qui recevait le médicament actif.
Un test standard consistait à faire asseoir les participants pendant cinquante minutes devant leur boisson alcoolisée préférée en leur promettant de l’argent s’ils résistaient à la tentation. Dans un autre test, ils avaient le droit de consommer autant d’alcool qu’ils le voulaient durant deux heures.
Le semaglutide a aussi un effet sur les fumeurs
Résultat: si le traitement au semaglutide n’a pas modifié le nombre moyen de boissons alcoolisées par jour ni la fréquence de consommation, il a toutefois permis de réduire nettement les quantités consommées lors des épisodes de consommation d’alcool. Par ailleurs, les personnes traitées ont montré une capacité supérieure à résister aux envies d’alcool comparé au groupe témoin.
Les chercheurs ont observé un effet secondaire inattendu chez un sous-groupe de fumeurs. Ceux qui avaient reçu du semaglutide montraient davantage de propensions à arrêter de fumer que les fumeurs du groupe de contrôle.
Le sémaglutide appartient à la famille des médicaments GLP1, qui imitent une hormone intestinale. Son mode d’action sur les dépendances reste encore mal compris. Les spécialistes émettent l’hypothèse que ces médicaments pourraient également influencer le métabolisme cérébral. Selon une théorie, ces substances actives perturbent les mécanismes de récompense, diminuant ainsi la sensation de plaisir ressentie par les consommateurs lorsqu’ils boivent de l’alcool ou fument.
Le groupe de chercheurs recommande d’autres études de plus grande envergure, notamment auprès de personnes plus gravement dépendantes et qui consomment de plus grandes quantités d’alcool. De plus, le nombre restreint de participants n’a pas permis d’examiner les éventuels effets secondaires.
Sur tous les continents, les addictions font des ravages. Drogues, médicaments, alcool, etc. les artistes n’échappent pas à ces fléaux. Petit tour d’horizon.
Alors que la chanteuse Zaz revient sur le devant de la scène avec un nouvel album, Sains et saufs, elle fait les gros titres d’un certain nombre de journaux avec ses anciennes addictions. Pour la première fois, elle livre des chansons très personnelles qui rendent compte d’un chemin de vie difficile.
Les addictions, qu’elles soient à la drogue, à l’alcool ou aux médicaments, touchent toute la population, y compris, bien sûr, les artistes. Il serait totalement illusoire d’établir la liste de ceux qui sont touchés par ce phénomène.
On peut évoquer le fameux Club des 27 (du surnom donné à ce groupe de chanteurs anglo-saxons de rock et de blues qui sont morts à l’âge de 27 ans : Jimi Hendrix, Janis Joplin, ou plus récemment Amy Winehouse), Prince mort d’une surdose de Fentanyl, ou l’alcoolisme de certains, Renaud, Véronique Sanson, Serge Gainsbourg, Benjamin Biolay, etc.
Les médias, et maintenant les réseaux sociaux, se font régulièrement l’écho d’arrestations pour conduite en état d’ivresse ou usages de stupéfiants. La liste parait infinie. En Afrique, on se souvient de Fela, le chantre de l’afrobeat, arrêté par les autorités pour possession de drogues.
Au Burkina Faso, le musicien Oskimo organise depuis 2008 la caravane « Oskimo Tour- Jeunes sans drogue ». S’il est sorti de cette addiction, il tient aujourd’hui à sensibiliser la jeunesse « Cette initiative est partie de moi-même, étant un ancien usager de la drogue, surtout la marihuana ».
Addictions, ce qu’ils en disent
D’aucuns en parlent dans leurs mémoires, comme le guitariste des Rolling Stones, Keith Richards qui sortait en 2010, son autobiographie Life, dans laquelle il égrène toute sorte d’expériences liées à la consommation de drogue de lui-même et du groupe.
En 1998, Johnny Hallyday dans une interview au journal Le Monde se confiait : « La cocaïne, oui, j’en ai pris longtemps en tombant de mon lit le matin. Maintenant, c’est fini. J’en prends pour travailler, pour relancer la machine, pour tenir le coup. (…) Mais il faut bien savoir que nos chansons, on ne les sort pas forcément d’une pochette-surprise. » (07/01/98)
La chanteuse Rose, autrice du tube La liste en 2006 et qui en 2019 révélait ses addictions à la cocaïne et à l’alcool dans le livre et album Kerozen. « La cocaïne (et, dans mon cas, son association avec l’alcool) a cette particularité de restaurer le narcissisme. Elle donne un sentiment de puissance. C’était facile et tentant d’en consommer. » (Télérama 30/09/2019) Sortie de l’enfer de la drogue et de l’alcool, elle a pu se reconstruire et en 2024, elle lançait un podcast, Contre-Addictions.
Vie de bohème, expérimentations, pression intense liée aux attentes du public, exigences des professionnels qui les entourent ou nécessité de maintenir une image parfaite, les raisons peuvent être multiples. Cela entraine bien sûr des problèmes de santé physique, mais aussi de santé mentale, et le sujet est de plus en plus évoqué, y compris dans des conférences et rencontres professionnelles. Par ailleurs, cela peut aussi tout simplement ruiner une carrière.
À l’instar de Zaz, les artistes semblent aujourd’hui plus enclins à évoquer leurs expériences en la matière. Dans de nombreux cas, délestés de leurs addictions, ils ont pu témoigner et apporter un éclairage particulier à ce phénomène.
Les artistes, en partageant leurs combats contre les addictions, brisent le tabou et invitent à une prise de conscience collective. Leur parcours résilient inspire et encourage d’autres à chercher de l’aide. Les initiatives comme celles d’Oskimo au Burkina montrent que la sensibilisation et le soutien peuvent faire la différence.
Les e-cigarettes ou vapoteuses aromatisées au cannabis reflètent une nouvelle tendance de la consommation de substances chez les adolescents, constate cette étude menée par des épidémiologistes et des addictologues de l’Université du Michigan.
Ces données de l’enquête annuelle « Monitoring the Future », publiées dans le Journal of Adolescent Health, alertent sur le vapotage de cannabis aromatisé, une forme qui favorise à la fois l’expérimentation et le niveau de consommation de cannabis chez les jeunes.
Il n’existe donc pas de niveau «sûr» lorsqu’il s’agit de consommer de l’alcool.
“Un p’tit verre ça n’a jamais fait de mal”.
Cette phrase vous l’avez sûrement déjà entendu ou alors, vous l’avez dite vous-même et vous ne pensiez certainement pas à mal. Cependant, petit ou grand, seul ou accompagné, le danger que présente l’alcool pour le cerveau apparaît dès le premier verre.
Le discounter s’est vu infliger une amende de 5000 euros pour avoir vendu de l’alcool à un mineur, décédé en 2021 dans les Pyrénées-Atlantiques après un accident de scooter.
La Cour de cassation a condamné définitivement ce mardi le discounter Lidl à une amende de 5000 euros pour avoir vendu de l’alcool à un mineur, décédé en 2021 dans les Pyrénées-Atlantiques après un accident de scooter. Avant de se pourvoir en cassation, Lidl avait été condamné en appel en juillet 2024 pour avoir vendu de la vodka à Kilian, 16 ans.
Cet adolescent s’était tué en 2021 à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) en heurtant un pylône à scooter après avoir été percuté par un ami circulant, lui aussi alcoolisé, sur son scooter. «Deux mineurs ont pu acheter de l’alcool dans le magasin géré par la société, dans des conditions établissant que le représentant de cette dernière n’avait pas adopté les mesures nécessaires» pour exiger des clients qu’ils prouvent leur majorité, justifie la Cour dans son arrêt.
Cela caractérise «la violation, en connaissance de cause», de la loi prohibant la vente d’alcool aux mineurs, selon la Cour. «L’employé se trouvant en caisse au moment du passage des deux mineurs n’avait pas reçu la consigne de systématiquement réaliser» la vérification de l’âge réel des acheteurs de boissons alcooliques, est-il notamment rappelé. Lidl a également été condamné à verser 2500 euros à l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, partie civile dans cette affaire, au titre des frais de justice.
Sollicité, le sixième distributeur français en parts de marché n’avait pas répondu dans l’immédiat. Le 8 mai 2021, à 18h15, la victime, qui présentait un taux d’alcool de 0,56 g par litre de sang selon l’autopsie, avait trouvé la mort dans un choc avec un pylône à Urrugne, près d’Hendaye, après avoir été percutée par un ami.
Jugé devant un tribunal pour enfants, ce dernier avait été reconnu coupable d’homicide involontaire. Deux bouteilles de vodka avaient été achetées par les deux jeunes, peu après 13 heures le jour des faits, selon l’accusation.
La mère de l’adolescent décédé avait porté plainte contre l’enseigne «non pas pour faire un exemple qui ne lui servira à rien, mais pour que le décès de son fils ne soit pas vain», avait indiqué son avocat, Antoine Tugas, lors du procès en première instance. Près de neuf supermarchés sur dix enfreignent la loi en vendant de l’alcool aux mineurs, avait dénoncé en juillet l’association Addictions France, réclamant des «sanctions réellement dissuasives» et des contrôles fréquents par l’État.