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septembre 2025

Alcool : pourquoi les jeunes consomment de moins en moins de vin ?

Les moins de 35 ans consomment moins de vin que leurs aînés, selon le cabinet NielsenIQ. Plusieurs raisons expliquent cette désaffection comme le marketing ou encore le prix.

Des bouteilles de vin dans un magasin Intermarché à Paris le 5 septembre 2025. (Illustration)

Crédit : Telmo Pinto / NurPhoto / NurPhoto via AFP

 Pourquoi les jeunes se détournent-ils du vin ?

La France est toujours sur le podium mondial des principaux producteurs de vin avec l’Espagne et l’Italie. Le restera-t-elle encore longtemps ? On peut se poser la question tant la consommation de vin ne cesse de reculer. C’est le cas en 2025 : moins 7% par rapport à 2023, selon la société d’études NielsenIQ.

Les perspectives sont très inquiétantes pour la filière viticole. La désaffection vient des jeunes qui boudent le vin. L’écart de consommation entre générations est spectaculaire. Le cabinet NielsenIQ a scindé la population en 4 groupes : les moins de 35 ans, les 35 à 49 ans, les 50 à 64 ans et les plus de 65 ans.

Pour chaque groupe, on a suivi la consommation de vin sur une année. Les plus de 65 ans ont acheté l’équivalent de 29 bouteilles par personne. Les moins de 35 ans ont acheté seulement neuf bouteilles. C’est-à-dire trois fois moins. Entre les plus jeunes et les plus âgés, c’est parfaitement étagé : 14 bouteilles pour les 35/49 ans et 21 bouteilles pour les 50/64 ans.

La bière : la meilleure ennemie du vin ?

Il y a clairement un problème entre les jeunes et le vin. Cela inquiète la filière viticole. Il est démontré qu’en vieillissant, on conserve une grande part de ses habitudes de consommation. Il faut donc s’attendre à une baisse régulière de la consommation de vin. 

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Ils ont arrêté l’alcool, pourtant leur foie ne guérit plus… la science a enfin compris pourquoi

Publié le 21 Sep 2025

L’impuissance du foie à se réparer, observée chez certains anciens grands buveurs, ne s’explique pas uniquement par la sévérité des lésions. Les cellules, encore vivantes, restent bloquées à l’entrée du processus de renouvellement, comme si une commande interne refusait de s’enclencher.

Le foie n’a pas son pareil pour réparer les dégâts infligés par le temps ou les excès. Cet organe discret peut, dans certains cas, se régénérer presque intégralement. Pourtant, chez de nombreux anciens buveurs, cette capacité s’interrompt brutalement. Malgré l’arrêt de l’alcool, les cellules cessent de se reconstruire, comme si un mécanisme essentiel avait été désactivé. Des chercheurs pensent désormais avoir identifié ce qui entrave en silence la régénération du foie.

Le foie, champion méconnu de la régénération cellulaire

Peu d’organes rivalisent avec le foie en matière de régénération. Après une ablation partielle ou un traumatisme sévère, il peut reconstituer jusqu’à 70% de sa masse fonctionnelle. Cette prouesse repose sur la capacité des cellules hépatiques à réactiver un programme génétique proche de celui observé pendant la phase fœtale, leur permettant de se multiplier avant de retrouver leur maturité.

Mais cette plasticité a ses limites. Dans les formes sévères d’hépatite alcoolique ou de cirrhose, la régénération s’enraye. Les malades, même après avoir arrêté l’alcool, voient leur foie s’effondrer, jusqu’à parfois nécessiter une transplantation. Une situation longtemps considérée comme sans solution, faute de comprendre ce qui bloque précisément ce processus de réparation

Quand le processus dérape : inflammation, épissage et dérèglement génétique

Une étude menée par l’université de l’Illinois, en collaboration avec Duke University et le Chan Zuckerberg Biohub Chicago, lève le voile sur ce dysfonctionnement. Le cœur du problème ne se situe pas dans la destruction cellulaire elle-même, mais dans la manière dont les cellules endommagées produisent leurs protéines. Plus exactement, dans l’étape d’assemblage des ARN messagers, appelée épissage.

Ce processus, qui consiste à retirer certaines séquences d’un ARN pour le transformer en plan de construction d’une protéine, dysfonctionne massivement chez les patients atteints de maladies hépatiques liées à l’alcool. Des milliers de gènes subissent un mauvais épissage, produisant des protéines incomplètes ou mal localisées, incapables de jouer leur rôle dans la régénération tissulaire. Le facteur ESRP2, essentiel à ce mécanisme, se trouve particulièrement diminué dans les cellules hépatiques malades.

Les chercheurs ont observé que cette carence en ESRP2 empêche certaines protéines clés, comme TCF4 et SLK, de pénétrer dans le noyau des cellules où elles sont censées activer des voies de signalisation indispensables à la réparation. En réponse, les cellules restent bloquées dans un état intermédiaire. Elles ne fonctionnent plus normalement, mais ne parviennent pas non plus à se multiplier pour régénérer le tissu. Un piège moléculaire aux conséquences fatales.

Pourquoi la régénération du foie échoue malgré l’arrêt de l’alcool

Ce dérèglement ne provient pas uniquement des cellules hépatiques elles-mêmes. L’environnement inflammatoire qui règne dans un foie abîmé par l’alcool joue un rôle déclencheur. En analysant des échantillons humains et des modèles murins, l’étude publiée dans Nature Communications révèle que l’inflammation chronique stimule la production de cytokines, notamment le TGF-β, qui inhibent directement l’expression d’ESRP2. Ainsi, même en l’absence d’alcool, le tissu hépatique continue à baigner dans un climat biochimique défavorable à sa réparation.

Les chercheurs, relayés par SciTechDaily, sont allés plus loin en testant un inhibiteur de la voie TGF-β sur des cellules hépatiques cultivées. Résultat, le niveau d’ESRP2 est remonté, l’épissage est redevenu fonctionnel, et les protéines ont retrouvé leur localisation nucléaire. Cette correction expérimentale offre une piste prometteuse pour restaurer la capacité de régénération du foie, sans passer par une greffe.

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Cannabis et fertilité : une étude révèle des risques accrus pour la qualité des ovocytes et des embryons

Une étude scientifique publiée dans Nature Communications vient d’apporter la première preuve directe que la consommation de cannabis peut altérer la qualité des ovocytes humains et augmenter les anomalies chromosomiques chez les embryons. Des résultats qui inquiètent les spécialistes de la fertilité, alors que l’usage du cannabis progresse chez les femmes en âge de procréer.

Des anomalies chromosomiques plus fréquentes

L’équipe de la chercheuse Cyntia Duval, embryologiste au CReATe Fertility Centre de Toronto, a mené deux études distinctes. La première consistait à exposer des ovocytes humains immatures à du THC, le principal composant psychoactif du cannabis. En 24 heures, les chercheurs ont constaté une augmentation de 9 % des anomalies chromosomiques et des dysfonctionnements des fuseaux cellulaires, structures essentielles à la division cellulaire.

La seconde étude s’est appuyée sur plus de 1 000 femmes suivant un traitement de fécondation in vitro (FIV). Parmi elles, une soixantaine présentaient des traces de THC. Résultat : seuls 60 % des embryons issus de ces patientes affichaient un nombre normal de chromosomes, contre 67 % dans le groupe sans THC. Ces erreurs, appelées aneuploïdies, sont connues pour réduire les chances d’implantation et augmenter le risque de fausse couche.

Le cannabis peut donc réduire la qualité des ovocytes, allonger le délai de conception et diminuer les chances de réussite d’une FIV.

Si l’étude ne mesurait pas directement les issues de grossesse, les chercheurs estiment que ces anomalies génétiques pourraient avoir un impact majeur sur les chances de mener une grossesse à terme. Ils soulignent toutefois certaines limites : la fréquence et la quantité de cannabis consommées par les patientes n’ont pas été évaluées, et l’âge des femmes – un facteur clé pour la qualité des ovocytes – n’a pas été pris en compte.

Une tendance inquiétante

Aux États-Unis, l’usage du cannabis pendant la grossesse a triplé entre 2002 et 2020. Chez les 19-30 ans, les femmes consomment désormais davantage que les hommes. Cette évolution survient dans un contexte de baisse généralisée des taux de natalité dans les pays développés.

La littérature scientifique associait déjà la consommation de cannabis pendant la grossesse à un risque accru d’autisme, de faible poids de naissance, de prématurité et même de mort-né. Du côté masculin, des travaux ont montré une baisse de 28 % du nombre et de la concentration de spermatozoïdes chez les consommateurs réguliers.

Au final Le cannabis interfère avec l’ovulation, l’équilibre hormonal et la préparation de l’utérus. Les femmes qui en consomment peuvent mettre plus de temps à concevoir.

Les conseils médicaux sont donc clairs :  éviter le cannabis lorsqu’on souhaite une grossesse, pendant la gestation et l’allaitement. Même une consommation occasionnelle pourrait réduire les chances de conception par cycle

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Boire son premier verre trop tôt n’est pas sans danger.

Selon les spécialistes, une consommation avant 13 ans augmente de 47 % le risque de développer une dépendance plus tard. La prévention passe par le dialogue plutôt que par l’interdiction.

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Une nouvelle étude révèle une augmentation de 25 ans de la mortalité induite par l’alcool

par Ma Clinique  18 septembre 2025

La majorité des Américains ne reconnaissent pas le rôle de l'alcool dans le risque de cancer

Dans une analyse par race, sexe, âge et géographie, les taux de mortalité induits par l’alcool en 2024 sont près du double de ceux en 1999, avec une forte augmentation au début de la pandémie Covid-19. Bien que les taux soient plus élevés pour les hommes, la plus forte augmentation des décès induits par l’alcool au cours de la période complète de 25 ans s’est produite chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, selon une étude publiée le 17 septembre par le Dr Tony Wong et ses collègues de l’UCLA dans la revue à accès Open-Access PLOS Global Public Health.

Les décès induits par l’alcool ont augmenté au cours des deux dernières décennies. Les augmentations de 2019 et 2021 sont particulièrement condamnées, lorsque la population était soumise à un stress significatif de l’isolement en raison de la pandémie Covid-19, et les personnes atteintes de troubles de la consommation d’alcool étaient moins en mesure d’accéder au traitement. Il est essentiel de quantifier les tendances de la mortalité et de déterminer si les décès induits par l’alcool sont revenus à des niveaux pré-pandemiques pour comprendre les modèles temporels à long terme et la dynamique. Pour examiner ces tendances, les auteurs de cette étude ont analysé les données du système national des statistiques cistriques des Centers for Disease and Prevention, en se concentrant sur 14 causes de décès induites par l’alcool spécifiques.

Wong et al. ont constaté que les taux de décès induits par l’alcool aux États-Unis ont presque doublé entre 1999 et 2024, atteignant leur niveau le plus élevé en 2021. La plupart des décès sont dus à une maladie du foie alcoolique et, dans une moindre mesure, des troubles mentaux et comportementaux liés à l’alcool. La plus forte augmentation globale de la mortalité induite par l’alcool dans tous les groupes de race, de sexe, d’âge s’est produit en 2021 lorsque les décès ont culminé à 54 258 décès dans l’ensemble. D’ici 2024, les décès avaient diminué, mais le taux de mortalité moyen induit par l’alcool dans les comtés américains est resté environ 25% plus élevé qu’en 2019.

Les populations indigènes de l’Indien d’Amérique / l’Alaska (AIAN) restent les plus touchées, les taux masculins de la mortalité induite par l’alcool trois fois plus élevés que ceux des mâles blancs, et les taux de mortalité Aian féminin quatre fois plus élevés que ceux des femmes blanches, sur toute la période d’enquête.

La plus forte augmentation de la démographie a été chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, qui est passée de 0,9 décès par 100 000 en 1999 à 3,2 pour 100 000 en 2024 – une augmentation de 255%. La deuxième augmentation la plus importante a été chez les hommes âgés de 25 à 34 ans, contre 2,3 décès par 100 000 en 1999 à 6,5 en 2024 – une augmentation de 188%. Comme les décès causés par les maladies chroniques liés à la consommation d’alcool, tels que certains cancers ou événements cardiovasculaires, n’ont pas été inclus dans cette étude, le nombre global de décès peut être sous-estimé. Ces résultats soulignent le besoin critique de politiques ciblées afin de réduire la consommation excessive d’alcool et d’améliorer l’accès au traitement pour ceux qui en ont le plus besoin.

La montée rapide des décès induites par l’alcool chez les femmes est particulièrement préoccupante. Bien que les hommes meurent toujours à des taux plus élevés, l’écart entre les sexes semble se fermer. Notamment, pour la population âgée de 25 à 34 ans, le ratio de mortalité masculin-féminin est passé de trois à un en 1999 à deux à un en 2024.

Maria R d’Orsogna, Département de mathématiques, California State University à Northridge

Les auteurs concluent: « L’augmentation de la mortalité induite par l’alcool est répandue et affecte l’ensemble du pays, avec des surtensions particulièrement importantes survenant pendant la pandémie Covid-19. 30% en un mois. « 

Selon l’OMS, les géants du tabac, alcool et alimentation bloquent les politiques de santé

Une personne éteint sa cigarette.

Tous droits réservés Canva

Par Gabriela Galvin Publié le 18/09/2025

Cette déclaration intervient quelques jours avant une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies qui sera consacrée aux maladies chroniques.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accusé les fabricants de tabac, d’alcool et d’aliments ultra-transformés de se livrer à un « lobbying intense » pour empêcher les pays de mettre en œuvre des politiques visant à améliorer la santé de la population.

Dans un communiqué (en anglais) publié jeudi, l’OMS a déclaré que ces « puissantes industries » tentent régulièrement de « bloquer, d’affaiblir ou de retarder » les augmentations de taxes, les restrictions sur le marketing ciblant les jeunes et d’autres réformes sanitaires « salvatrices ».

« Il est inacceptable que des intérêts commerciaux profitent de l’augmentation des décès et des maladies« , a déclaré le Dr Etienne Krug, directeur du département des déterminants de la santé, de la promotion et de la prévention de l’OMS, dans un communiqué.

« Les gouvernements doivent faire passer les gens avant les profits et veiller à ce que les politiques fondées sur des données probantes ne soient pas entravées par la pression des entreprises« , a ajouté M. Krug.

Cette déclaration intervient quelques jours avant une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies qui sera consacrée aux maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le diabète, le cancer et l’asthme, entre autres.

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Cinq fois moins de fumeurs quotidiens, trois fois moins ayant testé le cannabis… les bons résultats d’une étude sur la consommation des ados

Société • Drogue

Une étude européenne sur la consommation des jeunes de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies pointe que les jeunes Français de 16 ans sont cinq fois moins fumeurs quotidiens et ont trois fois moins expérimenté le cannabis entre 2015 et 2024.

Par  Le Nouvel Obs avec AFP Publié le 17 septembre 2025

Un seul shot en 12 jours, bu « par politesse » : le bilan des vacances à Malte entre amis de Martin, 18 ans, pour la fin du lycée, semble représentatif de la consommation de plus en plus d’adolescents français. Sans drogues, ni tabac, et presque sans alcool.

A lire aussiReportage  Ce centre reçoit des proches de personnes alcooliques : « Il n’y a que quand mon fils dort que je respire un peu »Abonné

Seuls 20 % des Français de 16 ans déclaraient en 2024 avoir déjà consommé du tabac et 8,4 % du cannabis, selon une étude européenne sur la consommation des jeunes, relayée début septembre par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Par rapport à 2015, on trouve ainsi cinq fois moins de fumeurs quotidiens et trois fois moins de jeunes ayant expérimenté le cannabis, pointe l’étude.

Tendance a la baisse

Si Martin n’a jamais touché à une cigarette, il a déjà « testé » l’alcool et le cannabis, à la fin du collège. « Les premières fois où tu consommes, c’est soit sous la pression sociale, soit pour faire le grand », estime l’étudiant tout juste entré en première année de droit à Paris.

Depuis le lycée, il prône cependant la sobriété, avec pour motifs sa foi chrétienne, sa pratique sportive ou encore tout simplement sa capacité à s’amuser avec ses amis sans recours à une substance psychoactive.

Cela semble aller dans le sens d’une tendance générale, celle d’« une prise de conscience dans la société (…) des effets délétères de ces comportements », juge Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Une vaste enquête menée en 2022 par l’OFDT sur 23 000 Français de 17 ans pointait déjà une tendance à la baisse de leur consommation de substances psychoactives, démontrant selon le médecin de santé publique que « la bataille de la dénormalisation » est en passe d’être gagnée.

« Ça coûte super cher »

Au premier plan, le tabac : Charlotte, 16 ans, boit de temps en temps en soirée ou en boîte, mais pas question de « tomber » dans « la dépendance à la nicotine ». Sa mère, elle-même fumeuse, le lui a d’ailleurs interdit. « Elle y est tombée hyperjeune et maintenant, c’est vraiment une addiction », déplore la lycéenne scolarisée en banlieue toulousaine, soulignant que « ça coûte super cher ».

Et en effet, l’augmentation constante du prix, le paquet neutre, l’interdiction de vente aux mineurs, constituent un « arsenal de régulation » pouvant expliquer que la consommation de tabac ne soit « plus populaire chez les jeunes », entraînant avec elle celle du cannabis, autre « produit à fumer », selon Nicolas Prisse.

Une autre explication à cette évolution pourrait être la « dégradation de la santé mentale » observée chez les jeunes, entraînant un « repli sur soi », à l’âge où la consommation est liée à une « conformité sociale du groupe », selon le médecin.

Parmi les amis de Ruben, 17 ans, par exemple, on sort assez peu. Ce lycéen de Toulouse n’a jamais essayé ni tabac, ni cannabis, ni cigarette électronique, pour lesquels il n’a « pas tellement de curiosité ». En revanche, il se voit consommer de l’alcool « plus tard », quand il aura « plus d’occasions d’en boire ».

7 jeunes sur dix ont déjà consommé de l’alcool en 2024

Car l’alcool reste central dans la socialisation des adolescents. Sept sur dix l’avaient déjà essayé en 2024, selon l’étude européenne relayée par l’OFDT, avec une fréquence notable d’« alcoolisations ponctuelles importantes » (binge drinking), soit au moins cinq verres d’alcool lors d’une même occasion.

« Être bourrée, ça me fait un peu peur, parce que j’ai des copines qui ont déjà été pas très bien, au point de devoir appeler l’hôpital », raconte Clara (prénom modifié), 15 ans.

Dans les soirées de cette élève de seconde scolarisée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), « il y a de l’alcool » et certains jeunes de son âge « ne savent pas vraiment leurs limites ».

Industriels « très inventifs »

Tout n’est donc pas encore gagné et « il faut rester prudent », estime Nicolas Prisse. « Les industriels – ou d’ailleurs parfois les groupes criminels, quand il s’agit de stupéfiants et de produits interdits – sont très inventifs en termes de tendances et de propositions d’offres sur le marché », ajoute-t-il.

Les « puffs », cigarettes électroniques jetables, en sont un bon exemple. Interdites à la vente depuis février en France mais qui continuent d’être vendues notamment dans les petites épiceries, elles restent une tendance bien réelle chez les adolescents, comme en témoignent les jeunes interrogés par l’AFP.

« C’est aux fruits, ça sent bon », contrairement aux cigarettes, explique Clara. « Ça a pas l’air très dangereux », estime la lycéenne, pourtant consciente de leur nocivité.

Consommation excessive d’alcool : même après arrêt, le foie ne peut pas se régénérer selon cette étude

Ça m’intéresse 16 septembre 2025

Consommation excessive d’alcool : même après arrêt, le foie ne peut pas se régénérer selon cette étude

Le foie est un organe capable de prouesses, notamment de se régénérer après une blessure ou une ablation partielle. Pourtant, chez les personnes atteintes de maladies hépatiques liées à l’alcool, cette capacité remarquable s’éteint peu à peu. Des chercheurs américains ont identifié un mécanisme inédit qui pourrait expliquer pourquoi le foie devient incapable de se réparer dans les cas avancés d’hépatite ou de cirrhose, même lorsque l’alcool est complètement éliminé de l’organisme. L’étude, publiée dans la revue Nature Communications en septembre 2025, ouvre de nouvelles pistes pour comprendre, et peut-être traiter, ces maladies hépatiques graves.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, arrêter de boire ne suffit pas toujours à restaurer la capacité régénératrice du foie. Selon les travaux menés par l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, l’Université Duke et le Chan Zuckerberg Biohub Chicago, les cellules hépatiques endommagées par l’alcool ne terminent pas leur cycle de régénération. Elles entament bien une reprogrammation génétique censée les ramener à un état progéniteur, mais ne parviennent pas à aller jusqu’au bout du processus. Résultat : elles se retrouvent piégées dans un état intermédiaire, ni pleinement matures ni capables de proliférer pour réparer le tissu. Ce dysfonctionnement cellulaire n’est pas réversible spontanément, même lorsque la consommation d’alcool a cessé. La pression s’accumule alors sur les rares cellules restantes qui fonctionnent encore (…)

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L’automédication avec le cannabis pourrait mener à une aggravation des symptômes

Par Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne 15 septembre 2025,

MONTRÉAL — Les individus qui se tournent vers le cannabis pour soulager leur douleur, leur anxiété ou leur dépression risquent plutôt d’aggraver leur santé mentale, prévient une nouvelle étude britannique.

Les chercheurs ont ainsi constaté une différence importante entre les individus qui commencent à utiliser du cannabis pour le plaisir et ceux qui le font en réaction à des problèmes de santé mentale ou physique.

Si les premiers s’en tiraient plutôt bien, les seconds risquaient en revanche de…..

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