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septembre 2025

Ce qui pousse votre cerveau à désirer l’alcool : des chercheurs identifient la zone clé de la dépendance

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Par Morgan,  publié le 15 septembre 2025 

alcool bar

Image d’illustration. Alcool barADN

Des chercheurs ont identifié la zone du cerveau impliquée dans la consommation compulsive d’alcool. Cette avancée éclaire les mécanismes cérébraux derrière l’addiction, ouvrant de nouvelles perspectives pour mieux comprendre et traiter ce comportement.

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Tabac, alcool et cannabis : les jeunes en consomment-ils plus ou moins que leurs aînés ?

Alcool, cannabis, tabac… Une baisse spectaculaire des consommations chez les jeunes Français de 16 ans place désormais l’Hexagone sous la moyenne européenne. Une tendance révélée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

En partenariat avec Destination Santé –

  • 01 / 03La France, souvent vue comme une mauvaise élève européenne en termes de consommation de drogues, connaît un retournement spectaculaire. C’est ce que révèle la dernière enquête European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), relayée ce 11 septembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).Photo Adobe Stock
  • 02 / 03Menée en 2024 auprès de 113 882 jeunes de 16 ans dans 37 pays européens, dont 3 376 en France, cette étude montre une baisse de consommation dans l’Hexagone, et ce quelle que soit la substance étudiée. À commencer par le tabac dont la baisse est particulièrement impressionnante.Photo Adobe Stock
  • 03 / 03Seulement 20 % des jeunes de 16 ans déclarent l’avoir déjà expérimenté, plaçant la France parmi les pays européens où l’initiation est la plus faible. Ainsi, en dix ans, la part des adolescents fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq, passant d’environ 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024.Photo Adobe Stock

La France, souvent vue comme une mauvaise élève européenne en termes de consommation de drogues, connaît un retournement spectaculaire. C’est ce que révèle la dernière enquête European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), relayée ce 11 septembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

Menée en 2024 auprès de 113 882 jeunes de 16 ans dans 37 pays européens, dont 3 376 en France, cette étude montre une baisse de consommation dans l’Hexagone, et ce quelle que soit la substance étudiée. À commencer par le tabac dont la baisse est particulièrement impressionnante.

Seulement 20 % des jeunes de 16 ans déclarent l’avoir déjà expérimenté, plaçant la France parmi les pays européens où l’initiation est la plus faible. Ainsi, en dix ans, la part des adolescents fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq, passant d’environ 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024.

L’alcool : une consommation plus genrée

Concernant l’alcool, sept jeunes Français sur dix (68 %) déclarent en avoir déjà consommé, un chiffre inférieur à la moyenne européenne. Fait notable, les filles (70 %) sont désormais plus nombreuses que les garçons (67 %) à avoir expérimenté l’alcool.

Bien que ces niveaux d’expérimentation soient élevés, de même que la fréquence des alcoolisations ponctuelles importantes (22 % en France et 30 % dans la moitié des pays participants), l’Hexagone figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées.

Cannabis : une chute spectaculaire

L’usage de cannabis au cours du mois suit la même tendance, passant de 17 % à 4,3 % durant cette période – son niveau le plus bas depuis vingt-cinq ans. La France compte désormais parmi les pays où les jeunes de 16 ans consomment le moins de cannabis.

Source

Le cannabis contribue à hauteur d’un milliard au PIB annuel du Nouveau-Brunswick,

Selon une récente étude de la Chambre de Commerce du Canada commandée par l’entreprise Organigram.

Selon le rapport commandé au Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada, le secteur aurait aussi créé plus de 9000 emplois directs et indirects dans la province.

C’est ce qui fait dire à la PDG de l’entreprise Organigram, Beena Goldenberg, qu’il est temps que le secteur soit reconnu comme un moteur économique d’importance, au même titre que l’agriculture, la bière, le vin et les distilleries.

Beena Goldenberg avance que les gens du milieu d’affaires et de la classe politique sont toujours surpris de découvrir les retombées économiques générées par le cannabis.

On me fait toujours cette espèce d’expression de surprise, ils ne réalisent pas l’ampleur de cette industrie, dit-elle.

C’est cette méconnaissance aux réalités économiques du secteur qui a poussé Beena Goldenberg et Organigram à commander cette étude auprès du Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada.

Mme Goldenberg a présenté les données du rapport lors d’un événement annuel de réseautage organisé cet été par l’ancien premier ministre Frank McKenna au Fox Harb’r Resort, en Nouvelle-Écosse.

La situation avec les États-Unis et les droits de douane amène son lot d’incertitudes. Parallèlement, le premier ministre proclame l’importance de cibler de nouvelles industries et de nouvelles idées.

Nous, ce qu’on dit c’est qu’on en a une en face des yeux : ça s’appelle l’industrie du cannabis, a-t-elle déclaré. Ce qu’on veut, c’est une opportunité pour rendre tout ça encore plus gros.

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Tabac, alcool, cannabis : pourquoi est-il aussi difficile d’arrêter ? Deux experts nous répondent

Mis à jour le 13/09/2025 Lecture 4 min. Louise Ballongue Rédactrice web

Derrière l’addiction se cachent des facteurs invisibles mais puissants : génétiques, psychologiques, environnementaux. Deux experts en santé révèlent pourquoi la volonté ne suffit pas et quelles solutions peuvent réellement aider à s’en libérer.

Sommaire

Arrêter de fumer, de boire ou de consommer du cannabis ne relève pas seulement de la « bonne volonté ». Derrière l’addiction, se dissimule souvent une combinaison de facteurs biologiques, génétiques et psychologiques qui rendent le sevrage particulièrement difficile.

Deux spécialistes, Alice Denoize, coach, tabacologue et créatrice du Déclic Anti Clope, et le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo, décryptent ce …..

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Cannabis : pourquoi il faut vraiment arrêter avant une FIV, d’après cette étude

Femme refusant un joint, main levée en signe de refus, en extérieur.

Publié le 12 sept. 2025 par Hélène Bour

Une étude dévoile ce que le THC, principe actif du cannabis, induit au niveau des follicules ovariens et des embryons en cas de fécondation in vitro (FIV).

On s’en doute, avant de suivre un protocole de procréation médicalement assistée, et durant la procédure, il est conseillé d’adopter un mode de vie sain et une alimentation équilibrée. Exit donc alcool, tabac, drogues, malbouffe.

Ce que l’on sait bien moins, c’est comment ces substances peuvent nuire à la fertilité. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Communications (Source 1) dévoile ce que le THC, substance psychoactive du cannabis, engendre sur la fertilité féminine et sur les chances de réussite d’une fécondation in vitro (FIV).

Des chercheurs de Toronto (Canada) rapportent ainsi que le THC, tétrahydrocannabinol, atteint les follicules ovariens, qui expulsent les futurs ovules, et est associé à des taux élevés d’embryons anormaux au niveau chromosomique (relatif à l’ADN).

Des effets sur les ovocytes et les futurs embryons

Les scientifiques ont ici combiné une analyse rétrospective auprès de femmes en parcours de PMA à des expériences in vitro sur des ovocytes prélevés. En tout, l’équipe a passé au crible 1 059 échantillons de liquide folliculaire prélevés chez des patientes suivant une FIV au Centre de fertilité CReATe de Toronto, dont 62 étaient positives au THC (soit 6 %). Et parmi ces patientes positives au THC, 73 % n’avaient pas déclaré cette consommation de cannabis sur les formulaires d’admission.

Les scientifiques ont constaté que l’exposition au THC affecte la maturation des ovocytes et les phénomènes moléculaires qui ont lieu lors de la création d’un embryon, notamment en termes de répartition du matériel génétique (la ségrégation des chromosomes, exactement). La consommation de cannabis pourrait ainsi conduire à des ovocytes de moins bonne qualité et des embryons génétiquement non viables, et nuire aux chances de succès d’une FIV.

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Les prises en charge intensives de personnes avec un trouble de l’usage de l’alcool sévère

L’OFDT publie le dernier volet de l’enquête TUPSALCO (Trajectoires d’usages et parcours de soin : regards croisés des professionnels et des usagers d’alcool) qui décrit les pratiques professionnelles dans les structures de prise en charge intensives de personnes avec un trouble de l’usage de l’alcool sévère.

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Shots d'alcool sur un comptoir de bar

Télécharger la publicationpd f897 KoTélécharger le communiqué de pressepd f259 Ko

Entre 2022 et 2024, l’OFDT a mené une étude en plusieurs volets consacrée aux trajectoires de consommation et de soin en matière d’alcool, TUPSALCO. Après une première phase consacrée à l’analyse des prises en charge dans les microstructures médicales addictions, cette nouvelle enquête se penche sur les pratiques en vigueur dans les dispositifs dits de prise en charge intensive : services d’hospitalisation pour sevrage, SMRA (soins médicaux et de réadaptation en addictologie) et HDJA (hôpitaux de jour en addictologie).

Il apparaît que dans ces établissements, les séquences de soins sont élaborées en continuité avec le socle commun d’interventions médicales, psychologiques et sociales, en accord avec les recommandations des textes réglementaires. Ces services, à visée principalement curative, sont insérés dans un maillage socio-sanitaire plus large qui assure le relais après la sortie des patients. L’étude révèle aussi que les conceptions de l’addiction influencent fortement les pratiques professionnelles.

Deux grandes orientations coexistent : une approche neurobiologique, dominante, qui insiste sur la chronicité du trouble, et une approche psychodynamique, centrée sur les dimensions psychologiques et sociales. Bien que ces approches soient complémentaires, les pratiques observées tendent à s’aligner prioritairement sur l’une ou l’autre selon la sensibilité théorique des équipes.

Enfin, une des limites des dispositifs étudiés concerne la prise en charge des patients en grande précarité ou atteints de troubles psychiatriques sévères.

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Tabac, alcool et cannabis : la consommation en forte baisse chez les adolescents en France

La France est « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon une enquête européenne sur la consommation de substances addictives.Ajouter à mes articlesCommenterPartager

Santé et hôpitaux Tabac

En 2024, seulement 20 % des jeunes Français de 16 ans avaient expérimenté le tabac, un des niveaux les plus faibles d'Europe, contre 31 % en 2015, selon une enquête européenne.
En 2024, seulement 20 % des jeunes Français de 16 ans avaient expérimenté le tabac, un des niveaux les plus faibles d’Europe, contre 31 % en 2015, selon une enquête européenne. (iStock)

Par Les Echos Publié le 11 sept. 2025

La consommation de tabac, d’alcool et de cannabis des adolescents de 16 ans a drastiquement diminué en France sur la dernière décennie, à l’instar des jeunes Européens. C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête européenne menée en 2024 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée ce jeudi.

Les résultats montrent que la France se situe « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon cette étude réalisée tous les quatre ans dans 37 pays du continent. L’édition 2024 s’est déroulée entre avril et juin auprès d’un échantillon représentatif de 113.882 jeunes européens, dont 3.376 en France.

· Tabac : l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe »

La baisse observée entre 2015 et 2024 est « significative » dans de nombreux pays européens et « particulièrement marquée en France », souligne l’OFDT. En 2024, 20 % des Français de 16 ans avaient déjà expérimenté le tabac, soit l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe », indiquent les auteurs du rapport : « En dix ans, la part des adolescents de 16 ans fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq », passant de 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024, rejoignant les niveaux des pays nordiques.

Cette « baisse forte », observée dans la « quasi-totalité » des pays d’Europe de l’Ouest, reflète des politiques de lutte efficaces, notamment l’augmentation des prix du tabac, analyse l’OFDT.

· Cannabis : une consommation initiatique divisée par trois

L’expérimentation du cannabis par les adolescents français connaît aussi une baisse « spectaculaire » : elle a été divisée par trois en dix ans, alors que les jeunes Français étaient parmi les plus gros consommateurs en Europe en 2015. Environ 8,4 % des jeunes de 16 ans en avaient déjà consommé en 2024, contre 31 % en 2015.

Pour expliquer cette baisse, l’OFDT pointe « la dénormalisation » progressive du tabagisme « qui, compte tenu de l’intrication des deux produits, favorise probablement aussi une dénormalisation du cannabis parmi les jeunes générations ».

· Alcool : une baisse mais un niveau qui reste élevé

Sept adolescents français sur 10 avaient essayé l’alcool en 2024. Les jeunes filles sont désormais plus nombreuses à expérimenter que les garçons : 70 % pour les filles contre 67 % des garçons). Ce niveau reste « élevé », bien que « la France figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées », indique l’étude.

La fréquence des « alcoolisations ponctuelles importantes (API) » reste elle aussi élevée, à la fois en France (22 %) et dans la moitié des pays participants à l’étude (30 %).

· Drogues illicites : une tendance à la baisse

Les autres drogues illicites, dont la consommation augmente en France, attirent beaucoup moins les jeunes selon cette étude : en 2024, ils étaient 3,9 % à déclarer en avoir expérimenté en France, contre 7,5 % en 2015, un chiffre en dessous de la moyenne européenne (5 %).

Parmi ces substances illicites, la cocaïne demeure la substance la plus expérimentée à 16 ans (1,7 %), devant les amphétamines (1,3 %), le crack (1,2 %) et l’ecstasy/MDMA (1,1 %).

Alcool, drogue, vitesse… L’homicide routier désormais passible en France jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 150 000€ !

La nouvelle loi d'homicides routiers est entrée en vigueur en France cet été.
La nouvelle loi d’homicides routiers est entrée en vigueur en France cet été. © Yayimages

Le 11 juillet dernier, le motif d’homicide routier est entré en vigueur en France. Une nouvelle appellation dans un nouveau cadre juridique, permettant de punir désormais beaucoup plus lourdement des délits routiers, notamment ceux ayant entraîné la mort, lorsque certaines circonstances aggravantes sont avérées.

L’accident de la route dramatique causé par Pierre Palmade en février 2023, aura peut-être permis l’accélération du nouveau dispositif législatif français en matière de responsabilité des conducteurs entraînant, ou risquant d’entraîner, des drames sur nos routes et le décès d’au moins une personne. Ainsi le 11 juillet dernier, une nouvelle loi baptisée « Homicide routier » est apparue en France, permettant aux forces de l’ordre et à la justice française grâce à ce nouvel arsenal en leur possession de mentionner et punir nettement plus lourdement certains comportements particulièrement à risques sur nos routes.

L'alcool et la vitesse excessive au volant demeurent des causes importantes d'accidents de la route dans notre pays.
L’alcool et la vitesse excessive au volant demeurent des causes importantes d’accidents de la route dans notre pays.© Yayimages

10 circonstances aggravantes

Cette nouvelle disposition de délit d’homicide routier du code pénal français est clairement définie pour toute personne conduisant un véhicule à moteur. Il s’agit d’un conducteur ayant causé la mort d’autrui sans intention de la donner (une autre récente disposition concerne les accidents de la route ayant causé de graves blessures mais sans décès d’un tiers, avec, à la clé, des peines de désormais cinq ans d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende), caractérisé par au moins l’une des 10 circonstances aggravantes désormais prévues par cette loi, dont cinq inédites jusqu’alors, comme indiqué ci-dessous d’après le texte officiel du site dédié du gouvernement :

Alcool et grossesse : 15 000 enfants touchés chaque année par l’alcoolisation fœtale

Christophe VERGER mardi 9 septembre 2025

Le syndrome d'alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non-génétique.
Le syndrome d’alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non-génétique. • SHUTTERSTOCK – COPYRIGHT (C)

À l’occasion de la journée internationale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), les experts rappellent qu’aucune quantité d’alcool n’est sans risques pendant la grossesse. En France, 15 000 nouveau-nés sont concernés chaque année par des troubles liés à l’alcool, faisant du SAF la première cause de handicap mental non-génétique.

Les chiffres sont alarmants : 3 207 bébés naissent chaque année en France avec des problèmes liés à l’alcoolisation fœtale, soit près d’une naissance par jour. Parmi eux, 452 présentent le syndrome complet d’alcoolisation fœtale, ce qui équivaut à un nouveau-né affecté chaque semaine. En région Auvergne-Rhône-Alpes, la situation est particulièrement préoccupante avec un bébé naissant toutes les cinq heures avec des troubles durables causés par l’alcool consommé pendant la grossesse. 

Le syndrome d’alcoolisation fœtale représente la complication la plus grave de la consommation d’alcool pendant la grossesse. L’alcool traverse librement le placenta et peut provoquer des malformations cérébrales, cardiaques, rénales, osseuses et faciales. Les conséquences sont graves et irréversibles : retards intellectuels, troubles de la croissance, hyperactivité, difficultés comportementales et cognitives. Le SAF constitue ainsi la première cause de retard mental d’origine non génétique en France.

1,3 millions de français concernés sans le savoir

Au total, ce sont 1,3 million de personnes en France qui vivent avec des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF), souvent sans diagnostic précis.

Ces troubles peuvent se manifester à différents stades de la vie, certains n’apparaissant que bien après la naissance. La particularité de ces pathologies réside dans leur caractère évitable : le respect strict du principe « zéro alcool pendant la grossesse » permettrait d’éliminer complètement ce risque.

Les spécialistes et l’association SAF France martèlent le message : « Enceinte, il n’y a pas de consommation d’alcool sans risques ». La prévention repose sur une responsabilité collective qui implique de soutenir les femmes enceintes dans leur choix de ne pas consommer d’alcool. Créée il y a près de 30 ans, l’association SAF France œuvre pour la reconnaissance, la prévention et l’accompagnement des personnes touchées par ces troubles.

Un placenta sans protection face à l’alcool

Le mécanisme de toxicité est implacable : le placenta ne filtre pas l’alcool, qui passe directement de la mère au fœtus. Le cerveau du bébé, en plein développement, est particulièrement vulnérable à cette substance. Les autorités sanitaires insistent sur le fait qu’aucun seuil de consommation ne peut être considéré comme sans danger. Chaque verre représente un risque potentiel pour le développement de l’enfant.

Face à l’ampleur du phénomène, les experts appellent à renforcer les campagnes de sensibilisation et à améliorer le diagnostic précoce. L’association SAF France intervient auprès des instances politiques et médicales pour faire reconnaître ces troubles et mieux accompagner les familles concernées. Le message est clair : offrir à chaque enfant la chance de bien commencer sa vie passe nécessairement par le « zéro alcool » pendant la grossesse.

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