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18 octobre 2025

Alcool au volant : « Si vous comparaissez à nouveau, boulot, pas boulot, ce sera de la prison

Un homme de 28 ans a été jugé pour la troisième fois par la justice pour avoir conduit alcoolisé. Il était face au tribunal de La Roche-sur-Yon jeudi 16 octobre 2025.Justice

Le tribunal de La Roche-sur-Yon a condamné à huit mois de prison, dont quatre ferme, un homme de 34 ans pour des violences envers des réfugiés syriens.
Le prévenu avait bu trois bières de 33 cl et deux whiskies avant de prendre le volant.  ©Journal du Pays yonnais

Par Milène SILVERT Publié le 18 oct. 2025 à 16h20

Dans les rues de La Roche-sur-Yon, non loin de la place Napoléon, des policiers remarquent dans l’obscurité un véhicule circulant tout feu éteint, à 23 h 15. Lorsqu’il est contrôlé, le chauffeur, Guillaume*, explique aux forces de l’ordre qu’il n’a pas allumé ses phares, car il connaît mal cette voiture. Il s’agit d’une voiturette sans permis fournie par son employeur. Son taux d’alcool s’élève à 0,88 milligramme par litre d’air expiré, 0,92 milligramme au second souffle. 

Si Guillaume était au volant d’un véhicule sans permis, c’est parce que celui-ci lui avait été retiré un mois auparavant, le 19 décembre 2024, après une décision du tribunal de La Rochelle. Il avait alors déjà été surpris au volant de son véhicule sous l’influence de l’alcool, et ce n’était pas la première fois. En 2022, au volant, alcoolisé, il avait été contrôlé, son permis avait été suspendu.

 » Vous êtes donc plus fort que toutes les statistiques »

« Ça commence à faire beaucoup », constate Isabelle Jubineau, la présidente du tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon, le 16 octobre 2025. « C’est de la malchance », tente le prévenu aux deux contrôles positifs en l’espace de trois mois, à la barre. « J’ai envie de dire que c’est une chance que vous avez été arrêté. Vous étiez sûr de rentrer en vie ce soir-là ? » Guillaume répond à l’affirmative et provoque les foudres d’Isabelle Jubineau : « Vous êtes donc plus fort que toutes les statistiques. »

La substitut du procureur souligne : « Les policiers disent que vous avez été véhément et discourtois avec eux. » « Je ne me souviens pas avoir été désagréable », affirme le prévenu. « Peut-être qu’avec presque un gramme dans le sang, on n’est pas totalement dans le contrôle », pointe du doigt la présidente avec sarcasme.

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Guillaume affirme ne pas avoir de problème avec l’alcool. « Votre patron tient à vous pour vous avoir gardé alors que votre permis vous avait été retiré », constate Isabelle Jubineau. Guillaume travaille en tant que commercial. Pour l’audience du 16 octobre, son patron avait fourni un document au tribunal affirmant que si la justice l’empêchait de conduire tout véhicule terrestre, Guillaume perdrait son emploi.

Aux Etats-Unis, les boissons au THC font leur entrée dans la grande distribution

Publié le 18 octobre 2025 par Aurélien BERNARD 

Boissons THC chez Target
  • Le géant de la distribution Target a discrètement lancé la vente de boissons au THC dans certains de ses magasins du Minnesota, une initiative sans précédent qui témoigne de l’acceptation croissante des cannabinoïdes dérivés du chanvre dans le commerce traditionnel.

Une initiative historique pour l’industrie des boissons au THC

Selon plusieurs sources du secteur, Target a introduit une douzaine de marques de boissons au THC dans dix de ses magasins du Minnesota. Parmi les marques proposées, on trouve BirdieCannGigliHi SeltzerIndeedSeñoritaStigmaSurlyTrail MagicWonderWyld et Wynk.

« Compte tenu de tout ce qui se passe autour du chanvre et des débats sur la réglementation par opposition à la prohibition, l’entrée en scène de Target est monumentale », a déclaré Jason Dayton, cofondateur de Trail Magic, l’une des marques participant au lancement. « Et c’est un moment qui montre que la réglementation fonctionne. »

M. Dayton a expliqué que l’objectif n’était pas la déréglementation, mais la mise en place d’un cadre responsable garantissant des tests, des restrictions d’âge et des règles claires en matière de distribution, une structure qui a contribué à faire de l’alcool une industrie de 250 milliards de dollars aux États-Unis

« Nous voulons plus de réglementation, pas moins », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle a suscité l’enthousiasme sur le marché des boissons à base de THC, même parmi les entreprises qui ne participent pas au lancement. « C’est encore ÉNORME pour la catégorie et un grand bravo à ceux qui en font partie », a déclaré Adam Terry, PDG de Cantrip.

Un test avec des implications nationales

L’entrée de Target dans le segment des boissons au cannabis intervient à un moment politique complexe. À Washington, le Congrès débat d’un éventuel retour en arrière sur la légalisation du chanvre, qui pourrait restreindre la vente de produits dérivés du chanvre contenant des traces de THC.

La loi agricole de 2018, signée par Donald Trump, a légalisé le chanvre et ses dérivés au niveau fédéral, à condition que les produits contiennent moins de 0,3% de THC. Cependant, certains législateurs souhaitent désormais revenir sur cette règle, face aux inquiétudes croissantes concernant la propagation des substances intoxicantes dérivées du chanvre.

Le Minnesota constitue un point de départ particulièrement symbolique pour la phase de test de Target. L’État a légalisé le cannabis à usage adulte en 2023, mais avant même cela, il était déjà devenu une plaque tournante pour les boissons à base de chanvre. En 2022, le gouverneur Tim Walz a signé une loi autorisant la vente de cannabinoïdes dérivés du chanvre, tels que le CBD et le THC, dans les aliments et les boissons, à condition qu’ils respectent les limites de dosage fixées par l’État, à savoir 5 mg de THC par portion et 50 mg par emballage.

La clarté de la réglementation a fait du Minnesota l’un des marchés les plus dynamiques pour les boissons à faible teneur en cannabis, avec l’émergence de dizaines de start-ups pour répondre à la demande croissante des consommateurs.

Acceptation par le public et évolution des habitudes de consommation

La généralisation des boissons au THC coïncide avec l’évolution de l’attitude du public à l’égard du cannabis et de l’alcool. Un sondage récent montre que la plupart des Américains considèrent désormais le cannabis comme une « option plus saine » que l’alcool, près de 80 % des consommateurs de boissons au cannabis déclarant avoir réduit leur consommation d’alcool et plus de 20 % affirmant avoir complètement arrêté de boire.

Cette tendance n’est pas passée inaperçue auprès des grandes entreprises. Des entreprises telles qu’Amazon et Home Depot se sont déjà adaptées à l’évolution du paysage juridique, en modifiant leurs politiques de dépistage des drogues ou même en soutenant la réforme fédérale sur le cannabis. Parallèlement, des organisations telles que les Veterans of Foreign Wars (VFW) se sont associées à des marques de boissons à base de THC afin de promouvoir des alternatives à l’alcool dans les locaux des anciens combattants à travers le pays.

Reste à voir si le programme pilote de Target sera étendu à l’ensemble du pays. Mais cette initiative a déjà été décrite par les investisseurs comme un tournant pour cette catégorie. « Nous n’avons pas encore vu de véritable géant de la distribution se lancer. Cela a changé aujourd’hui », a écrit Aaron Edelheit, PDG de Mindset Capital.

Alors que les débats autour de la réglementation du chanvre s’intensifient à Washington, l’expérience de Target pourrait devenir une étude de cas sur la manière dont la grande distribution peut intégrer de manière responsable les produits à base de THC dans les marchés de consommation existants.

En cas de succès, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres chaînes nationales qui suivraient le mouvement, faisant passer les boissons à base de cannabis des magasins spécialisés au cœur des rayons des magasins de tous les jours.

Sécurité routière : vitesse, alcool, stupéfiants… avec 61 décès, l’année 2025 déjà plus meurtrière que 2024 dans ce département

Les routes de l'Hérault ont été particulières meurtrières cette année 2025.

Écrit parSarah Boana et Laurent Beaumel

Publié le17/10/2025

Les accidents de la route dans le département de l’Hérault ont augmenté de presque 30% depuis le début de l’année par rapport à 2024 et il risque de s’alourdir encore d’ici à la fin de l’année. Les raisons : des conduites à risques telles que la vitesse, l’alcool ou les stupéfiants.

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2025 devrait être une année noire sur les routes de l’Hérault. Alors que l’année est loin d’être terminée, le nombre d’accidents mortels dépasse largement celui de l’année précédente. À ce jour, 61 personnes ont perdu la vie tandis qu’en 2024, 43 décès ont été enregistrés sur les routes du département, une augmentation de près de 30%.

L’association 40 millions d’automobilistes, dénonce une politique inefficace. Elle réclame plus de gendarmes et plus de contrôles. « En France, on veut toujours régler la sécurité routière par la pose d’un radar : plus il y a de radar, plus il y a de l’argent investi dans ces radars, plus il y a de morts sur la route. On voit bien que ça ne fonctionne pas. Et pourtant, c’est facile à comprendre », s’indigne Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

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