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21 octobre 2025

Cocaïne, cannabis, crack, la grande banalisation en région Sud

Selon le dernier rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la région Provence-Alpes-Côte d’azur se distingue par des niveaux d’usage de cannabis, de cocaïne et de crack parmi les plus élevés de France, tant chez les adultes que chez les jeunes.

En effet, 54,5 % des habitants de la région (18-64 ans) ont déjà expérimenté le cannabis (contre 50,4 % en France), 13 % en ont consommé dans le mois (vs 10,8 %), et 4,3 % en font un usage régulier (vs 3,4 %).
L’expérimentation de cocaïne y atteint 14,6 % des adultes, contre 9,4 % au niveau national — un écart de plus de 5 points. La consommation de crack, plus marginale, concerne 1,9 % des adultes de la région Sud contre 1,4 % en moyenne française.
Ces données placent la région parmi les plus consommatrices de produits psychoactifs, toutes catégories confondues.

Consommation très élevée chez les jeunes

Les jeunes de 17 ans affichent des taux de consommation particulièrement élevés : 37,4 % ont déjà expérimenté le cannabis, contre 29,9 % au niveau national ; 18,3 % en ont consommé dans le mois (vs 13,9 %) ; et 4,5 % présentent un usage régulier (vs 3,8 %). La cocaïne est également plus expérimentée que la moyenne (2,3 % contre 1,4 %).
« La consommation de drogues ne menace pas seulement la vie immédiate des consommateurs : elle ouvre aussi la porte à de nombreuses infections comme le VIH, les hépatites, l’herpès. Il est important de mener des actions de prévention sur le terrain, au plus proche des consommateurs. Chez Terpan, nous permettons à chacun de se protéger en accompagnant les associations et les professionnels de terrain dans leur mission de prévention » explique Alexandra Guérin, responsable qualité produit chez Terpan.

Face à un contexte particulièrement préoccupant, le parcours de soins et d’accompagnement dans la Réduction des Risques liés à la consommation de drogues est crucial.
Ainsi, Terpan œuvre depuis plus de 10 ans aux côtés des professionnels de santé, de 600 associations et structures de prévention (CAARUD, CSAPA…) sur tout le territoire français, afin de limiter les risques sanitaires liés à la consommation de drogues.

« La réduction des risques n’est pas une incitation à consommer, c’est une politique de santé publique essentielle. Au travers de nos dispositifs, notre mission est de garantir à chaque usager un accès à des outils adaptés, afin de protéger sa santé et de limiter les risques liés à la consommation de drogues tels que la transmission d’infections par le sang » conclut Alexandra Guérin.

SOURCE

Addiction aux drogues : quand New York et San Francisco font machine arrière

CONTRÔLE. Les États-Unis ont pris un tournant majeur en matière de lutte contre la consommation de stupéfiants. La France ferait bien de s’en inspirer, selon François Diot*.

François Diot 21/10/2025

Consommation de drogues à ciel ouvert, San Francisco
Consommation de drogues à ciel ouvert, San Francisco. © POLARIS / STARFACE

Pendant trente ans, la réduction des risques a guidé les politiques de drogues : seringues stériles, naloxone, salles de consommation, traitements de substitution. Elle a sauvé des vies, limité les contaminations, mais abandonné l’idée du soin véritable. L’addiction a été accompagnée, parfois normalisée, mais rarement traitée comme une pathologie dont on peut sortir.

La suite après cette publicitéLa crise américaine a tout changé : plus de 100 000 morts par overdose chaque année, des quartiers dévastés par le fentanyl, des scènes d’errance et de consommation à ciel ouvert à San Francisco et New York. Face à ce chaos, la réduction des risques apparaît comme une simple gestion de l’inacceptable. Elle dit : « Vous êtes libres de vous détruire, nous limiterons seulement les dégâts. » Mais la société n’en veut plus.

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