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Date

23 octobre 2025

Des effets similaires à ceux « de l’alcool ou du cannabis » :

Vinci autoroutes alerte sur la consommation de protoxyde d’azote au volant

Les moins de 35 ans sont les principaux consommateurs de ce gaz hilarant, qui peut avoir des effets aussi dangereux que ceux de l’alcool ou du cannabis.lire plus tard80 commentairespartager

Article rédigé par franceinfo

Radio France Publié le 23/10/2025

Temps de lecture : 4min

Une bouteille de protoxyde d'azote dans la rue. Photo d'illustration. (ALEXIS CHRISTIAEN / VOIX DU NORD / MAXPPP)
Une bouteille de protoxyde d’azote dans la rue. Photo d’illustration. (ALEXIS CHRISTIAEN / VOIX DU NORD / MAXPPP)

La Fondation Vinci autoroutes lance une campagne de prévention sur la consommation de protoxyde d’azote au volant, rapportent France Inter et franceinfo jeudi 23 octobre. L’observatoire dédié à la lutte contre l’insécurité routière publie une enquête Ipsos sur la consommation de ce gaz hilarant par les jeunes pour un usage récréatif.

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Après inhalation, il provoque un effet euphorisant pendant environ une minute. 

Les résultats de l’enquête, qui porte sur plus de 2 200 personnes, montrent que les moins de 35 ans sont les principaux consommateurs du protoxyde d’azote. Dans le détail, un jeune de moins de 35 ans sur dix a déjà consommé ce gaz lors d’une soirée entre amis, et parmi eux, un sur deux en a pris en conduisant.

Un danger négligé

On apprend aussi que 7% des moins de 35 ans ont déjà été passagers d’une voiture dont le conducteur avait pris du protoxyde d’azote. 

En parallèle de ces chiffres, la Fondation Vinci autoroutes estime que le nombre d’accidents de la route « imputables au protoxyde d’azote » est en augmentation. S’ajoute à cela le fait qu’une part « non négligeable de Français, et notamment ceux de moins de 25 ans, ne mesure pas la dangerosité d’une conduite » sous l’emprise de ce gaz.

Ainsi, 10% des jeunes de 16 à 24 ans considèrent que prendre du protoxyde d’azote en conduisant n’est pas dangereux (9% pour les moins de 35 ans) et 11% pensent qu’être passager d’une voiture dont le conducteur a pris du protoxyde n’est pas non plus dangereux (11% également des moins de 35 ans).

« On n’est pas surpris, on voit qu’on était très loin du compte, c’est très alarmant », réagit sur franceinfo Guillaume Grzych, le président de l’association Protoside au CHU de Lille. « On voit de plus en plus de patients depuis quatre ou cinq ans dans les services hospitaliers avec des conséquences liées à l’usage chronique de protoxyde d’azote », confirme-t-il. Les « chiffres augmentent depuis des années, on tire des sonnettes d’alarme depuis un moment déjà », affirme le biologiste. 

Des effets similaires à ceux « de l’alcool ou du cannabis »

Le problème, c’est que les effets de ce gaz peuvent être très dangereux. « Pendant une minute, on est euphorique« , détaille Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci autoroutes, auprès de France Inter. « Le reste des effets semble similaire à ce qu’on peut avoir avec de l’alcool ou du cannabis, mais les consommateurs n’en ont pas du tout conscience. » Elle rappelle que les effets peuvent être très longs après inhalation, et provoquer « des troubles neurologiques graves et des complications vasculaires« .

La consommation de protoxyde d’azote au volant est ce qui a tué le fils d’Amandine, Keny, en 2020. Il était passager d’une voiture dont le conducteur avait inhalé du gaz. Ce dernier « se croyait dans un avion » et a « percuté un arbre« . Elle milite désormais pour que la consommation de protoxyde d’azote au volant soit considérée comme une circonstance aggravante en cas d’accident. « Je suis en colère, je ne comprends pas […] qu’un produit aussi nocif, où on n’est plus du tout maître de son véhicule, puisse être autorisé.« 

Ces bonbonnes de protoxydes d’azote se retrouvent « partout en France, même dans les plus petits villages », constate le président de l’association Protoside. « C’est très difficile à encadrer légalement, donc ils se les procurent sur les réseaux sociaux, donc très facile à se procurer », souligne Guillaume Grzych. Il demande « des moyens scientifiques pour mettre en place des méthodes fiables de détection« . La consommation de protoxyde d’azote n’est en effet pas détectable comme le cannabis ou l’alcool lors d’un test au volant. « Il n’y a pas assez » de prévention, ajoute Guillaume Grzych, qui juge que la prévention « nécessite également des moyens qui ne nous sont pas encore alloués ». 


SOURCE

Souvent présentée comme bénéfique pour la santé cardiaque, cette boisson augmente le risque de cancer… dès le premier verre

L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que l’alcool provoque au moins sept types de cancer différents. D’où l’importance de surveiller sa consommation.

Johanna Amselem mar. 21 octobre 2025

L’alcool est responsable chaque année de 28 000 nouveaux cas de cancers (Getty Images)

La France est le 2ème pays consommateur de vin au monde derrière les États-Unis. Ces dernières années, des études scientifiques ont assuré que boire un verre de vin par jour pourrait représenter un bénéfice pour la santé. Mais, l’année dernière, les conclusions d’une étude publiée dans le Journal of Studies on Alcohol and Drugs sont venues contredire cette croyance largement répandue.

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En effet, selon les auteurs, cette idée aurait été formulée sur des recherches scientifiques erronées. Par exemple, les études sont basées sur des personnes âgées et ne prennent pas en compte les habitudes de consommation d’alcool tout au long de la vie.

L’alcool, une substance toxique

Si le pouvoir cardiovasculaire du vin fait débat, sa nocivité concernant l’augmentation du risque de cancer est, elle, bien avérée. Comme l’explique Top Santé, c’est bien la quantité d’alcool pur qui compte et pas le type de boisson. « L’alcool est une substance toxique, psychoactive, qui induit une dépendance et a été classée dans le groupe 1 des agents cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer il y a plusieurs dizaines d’années« , résume l’Organisation mondiale de la Santé. Dans ce groupe se trouvent également l’amiante, les radiations et le tabac.

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L’OMS rappelle que l’alcool provoque au moins sept types de cancer : le cancer du sein, le cancer du côlon et du rectum, les cancers de la bouche, le cancer du foie, le cancer de l’œsophage et le cancer de l’estomac. « Pour le cancer du sein, le risque augmente dès une consommation de moins d’un verre par jour ; pour celui du foie, le risque apparaît à partir d’une consommation supérieure à 4 verres par jour », rappelle l’Institut national du cancer.

L’éthanol mis en cause

Le coupable ? L’éthanol qui provoque le cancer par des mécanismes physiologiques lorsqu’il se décompose dans l’organisme. Alors, peu importe la quantité, le danger existe, martèle l’OMS : « Cela signifie que toute boisson contenant de l’alcool, quels que soient son prix et sa qualité, présente un risque de cancer« . D’après les chiffres de l’Institut national du cancer, l’alcool représente la deuxième cause évitable de mortalité par cancer et il est responsable chaque année de 28 000 nouveaux cas.

Évidemment, plus la quantité d’alcool consommé augmente et plus le risque de développer un cancer grimpe. Mais l’OMS apporte une nuance à cette corrélation : « Les dernières données disponibles indiquent que la moitié des cancers attribuables à l’alcool dans la Région européenne de l’OMS sont causés par une consommation d’alcool minime ou modérée (moins de 1,5 l de vin ou moins de 3,5 l de bière ou moins de 450 ml de spiritueux par semaine)« . Un verre standard contient 10 grammes d’alcool pur.

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Peu importe l’alcool consommé, les verres standards contiennent la même quantité d’alcool pur. Pour une consommation en toute conscience, il est important de ne pas oublier qu’un verre de vin aura le même effet cancérigène qu’un verre d’alcool fort.

Dernière chose, il n’existe pas de consommation d’alcool sans risque pour la santé. Il est recommandé de ne pas dépasser dix verres par semaine en gardant en tête : « Pour votre santé, maximum deux verres par jour, et pas tous les jours« . Ces repères visent un risque moindre pour la santé… mais pas nul.

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