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Date

26 novembre 2025

Contre la dépendance à l’alcool…..

Face aux limites des traitements actuels contre la dépendance à l’alcool, des chercheurs explorent le rôle potentiel des cannabinoïdes dans la modulation du craving et dans la réduction ponctuelle de la consommation d’alcool.

Boire un verre entre amis reste un geste ancré dans nos habitudes, mais cette routine perd du terrain. Fatigue, anxiété, perte de contrôle… les effets associés à l’alcool poussent certains à changer leurs comportements. Le cannabis, lui, séduit par son image plus douce et moins dangereuse. Remplacer l’un par l’autre devient une option de plus en plus répandue. Derrière ce changement progressif, la science commence à dévoiler des études complexes entre cannabis et consommation d’alcool.

Une sobriété revisitée par le cannabis

Dans les soirées de Los Angeles, sur TikTok ou dans les milieux du bien-être, une tendance prend de l’ampleur. Elle consiste à abandonner l’alcool au profit du cannabis. Ce mode de vie, baptisé « California sober », s’inscrit dans une volonté de limiter les effets néfastes de l’alcool tout en conservant une forme d’euphorie sociale. L’alcool reste omniprésent dans la culture occidentale, mais ses effets sur la santé et le comportement suscitent une remise en question de plus en plus importante. Le cannabis, perçu par certains comme une alternative moins nocive, s’impose comme substitut. Reste à savoir ce qu’en dit la science.

Ce que révèlent les essais cliniques sur cannabis et consommation d’alcool

Une équipe de l’université Brown a mené une étude inédite pour mesurer, dans un cadre strictement contrôlé, l’impact du cannabis sur la consommation d’alcool.

Dans cet essai publié dans l’American Journal of Psychiatry et relayé par Medicalxpress, 157 adultes ont fumé des cigarettes contenant différents taux de THC ou un placebo, avant d’être placés dans une pièce simulant un bar. Ils pouvaient boire ou refuser des verres contre une faible récompense.

Résultat : le cannabis dosé à 3,1% a réduit la quantité d’alcool consommée de 19%, tandis que la version à 7,2% a entraîné une baisse de 27%. L’envie de boire diminuait, et les participants retardaient leur premier verre.

Autre étude marquante, celle de l’équipe allemande menée par Zimmermann, parue dans Molecular Psychiatry. Ici, c’est le cannabidiol (CBD) qui est au centre des recherches.

Chez des patients souffrant de troubles liés à l’alcool, une dose unique de 800 mg de CBD a diminué l’activité du noyau accumbens, une région cérébrale impliquée dans le craving.

SOURCE

Alcool et stupéfiants sur le lieu de travail : les chiffres explosent

Par La Rédaction

mardi 25 novembre 2025

drogue alcool
La consommation d’alcool et de stupéfiants en entreprise a bondi depuis huit ans ? (c) AFP

Pourquoi la consommation d’alcool et de stupéfiants en entreprise, et par conséquent des conduites addictives d’une manière générale au travail, a-t-elle bondi depuis huit ans ?

Alcool, drogues : une consommation en hausse de 107%

C’est un fait : on boit et on se drogue de plus en plus au bureau. En huit ans, la consommation d’alcool et de stupéfiants a littéralement doublé. Un constat aux antipodes de l’image parfois aseptisée des vastes open spaces. Les chiffres de la dernière enquête réalisée par le cabinet iThylo, spécialisé dans les tests de dépistage dans un cadre professionnel, sont néanmoins parlants : ils relèvent une hausse de 107% de la consommation d’alcool et de stupéfiants dans le cadre professionnel.

La vulgarisation de la cocaïne

Faut-il parler d’un retour de balancier après des années de calme ? 5,5% des salariés ont été contrôlés positifs à l’alcool au travail, soit deux fois plus qu’en 2017. Si le cannabis reste la drogue la plus courante, la consommation de cocaïne s’est littéralement vulgarisée. Son usage est 13 fois plus détecté qu’il y a huit ans. Sur la totalité de la période étudiée, 3,8% des collaborateurs en moyenne étaient dépistés positifs : 2,2% aux stupéfiants et 1,6% à l’alcool. 

Les intérimaires et précaires plus exposés

Autre constat de cette étude réalisée auprès de plus de 110.000 personnes dépistées entre janvier 2017 et avril 2025. : un usage des drogues plus important chez les collaborateurs intérimaires et précaires, notamment dans le secteur du BTP. Pour l’alcool, les intérimaires représentent 18% des tests positifs. En revanche pour les stupéfiants, ils représentent 25% des tests positifs au cannabis et 31% des positifs à la cocaïne.

EDF serre la vis

EDF a pour sa part décidé de bannir la consommation d’alcool dans toute l’entreprise. Finis les pots de départs, les galettes accompagnés d’un verre. À partir de janvier, les salariés n’auront plus le droit de consommer d’alcool au travail, ni lors d’événements organisés par leur employeur à l’extérieur. Fini également, les notes de frais comportant de l’alcool. En France, le Code du travail interdit les boissons alcoolisées sur le lieu de travail, à l’exception du vin, de la bière, du cidre et du poiré. Mais les employeurs sont autorisés à poser des interdictions plus sévères que la loi.

SOURCE

5 chiffres qui illustrent le rapport des Français à l’alcool

À l’approche du dry january, la Brasserie Parallèle a dévoilé une étude exclusive menée avec OpinionWay sur la relation des Français à l’alcool et à la modération. Rayon Boissons revient sur cinq enseignements marquants.

  • Auteur : Camille Bourigault
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83 % des Français consomment de l’alcool

Alors que la modération et les alternatives sans alcool occupent de plus en plus l’espace médiatique, la consommation reste largement répandue : 83 % des Français déclarent boire de l’alcool. Les rythmes varient selon les individus, avec la moitié qui en consomme chaque semaine et 10 % au quotidien.

La tendance à la sobriété se confirme cependant chez les plus jeunes : seuls 73 % des moins de 35 ans consomment de l’alcool, soit 10 points de moins que la population générale.

½ des Français confrontés à une situation problématique

Selon le sondage OpinionWay, un Français sur deux s’est déjà retrouvé dans une situation délicate liée à l’alcool. Dans la majorité des cas, il s’agit d’avoir pris le volant en étant alcoolisé (28 %). D’autres évoquent des blessures ou des disputes sans raison valable.

L’étude pointe également l’impact de l’alcool sur la vie affective :

● 16 % ont recontacté une ancienne relation,

● 16 % déclarent avoir eu un coup d’un soir qu’ils regrettent,

● 11 % reconnaissent avoir été infidèles sous l’effet de l’alcool.

67 % cherchent à réduire leur consommation

Plus de deux tiers des Français ont déjà mis en place au moins une stratégie pour limiter leur consommation. Parmi les initiatives les plus citées :

● fixer une quantité maximale par soirée (52 %),

● éviter de boire avant une certaine heure (51 %),

● ne pas consommer d’alcools forts (47 %),

● interrompre totalement la consommation sur une période donnée (45 %),

● prévoir des jours sans alcool dans la semaine (44 %).

¼ prêts à tenter le dry january

Un quart des Français envisage de participer au dry january. Connue de 78 % de la population, cette initiative anglo-saxonne séduit surtout les jeunes générations : 15 % seulement des plus de 50 ans prévoient d’y prendre part, contre 31 % des moins de 50 ans et 38 % des moins de 35 ans.

38 % regrettent un manque d’options sans alcool

Enfin, 38 % des Français estiment que les magasins manquent d’alternatives sans alcool intéressantes. En bars et restaurants, la critique s’amplifie avec 43 % des répondants qui déplorent un choix insuffisant. Près d’un Français sur deux regrette également que les boissons sans alcool n’offrent pas autant de goût que leurs équivalents alcoolisés.

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