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novembre 2025

Des chercheurs déconseillent cette boisson : « Votre troisième verre pourrait déclencher un AVC 10 ans plus tôt »

Par Marie BlatrixVoir plus

Publié le 08/11/2025 à 12:59

On le sait déjà : l’alcool est à consommer avec modération, car il peut s’avérer destructeur pour notre santé. Une nouvelle étude a démontré qu’un verre de trop, en cas de consommation excessive, pouvait vous coûter un AVC.

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Légalisation du cannabis : un pari perdant

par le professeur Tillement

La promesse

On a longtemps voulu croire au récit séduisant de la légalisation. Celui d’un État qui, en ouvrant les portes du marché,fermerait celles du crime. Celui d’une société où l’offre légale, transparente, taxable, assécherait les filières clandestines.

Celuid’une jeunesse qui, face à la banalisation,tournerait le dos aux joints. Mais la promesse n’a pas tenu. « La légalisation n’est pas une baguette magique, c’est un miroir : elle reflète nos contradictions. »

Le Canada, vitrine fissurée

Au Canada, laboratoire mondial depuis 2018, le marché légal a conquis l’essentiel des dépenses.

Près de 80 % des achats passentpar des circuits régulés, avec emballagesofficiels et taxes à l’appui. Et pourtant, un quart du commerce reste encore dans l’ombre. Pourquoi ? Parce que l’illégal va plus vite, vend moins cher, s’adapte aux goûts des consommateurs.

Parce que la demande, elle,ne baisse pas : en 2024, plus d’un quart des Canadiens déclaraient avoir consommé dans l’année, davantage qu’avant la réforme. «Légal ou pas, le désir ne se dissout pas dans l’encre de la loi. »

La Californie, empire paradoxal De l’autre côté de la frontière, la Californie incarne ce paradoxe. Premier marché légalde la planète, avec ses dispensaires ultramodernes et ses campagnes de communication.

Mais derrière les vitrines, le constat est implacable : la majorité de la consommation reste hors de contrôle. Les taxes écrasent le légal, les maires refusent l’installation de points de vente, les trafiquants continuent d’inonder les quartiers.

Résultat : jusqu’à 75 % du marché demeurent clandestins. « Quand le légal est trop cher, c’est le marché
noir qui prospère. »

L’Uruguay, pionnier contrarié

On a salué l’Uruguay, premier pays à briser le tabou dès 2013. Mais l’expérience tourne court : obligation d’enregistrement des usagers, plafonds de THC, distribution limitée aux seules pharmacies. Trop d’entraves, pas assez de liberté. Une moitié des consommateurs continue donc d’acheter ailleurs, discrètement, fidèlement, hors du système.

« Quand l’État distribue au compte-gouttes, le marché noir abreuve à flots. »

Cannabis : près d’un jeune sur deux en a déjà fumé avant 25 ans

La part des jeunes Français ayant consommé au moins une fois du cannabis a quasiment

doublé en 20 ans. Les résultats ont révélé que 47% des moins de 25 ans ont déjà fumé du cannabis.

Un signe de la banalisation de cette drogue.

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Les usages de drogues en France et en Europe à 16 ans en baisse

Les principaux résultats de la dernière enquête European School

Par le Professeur Jean-Pierre Goullé

European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD) réalisée dans 37 pays européens en 2024 – enquête menée tous les quatre ans – ont été publiés au mois de septembre dernier. Ils montrent
l’état actuel des consommations de tabac, d’alcool, de cannabis et d’autres drogues chez les jeunes de 16 ans, ainsi qu’un panorama de leur évolution au cours de la dernière décennie, en France et dans l’ensemble des pays participants de l’UE des 27 et de dix autres pays en Europe.

Excellente nouvelle, les résultats sont particulièrement encourageants. En effet, si l’on note une baisse des expérimentations et des consommations d’alcool, de tabac et de cannabis à cet âge dans toute l’Europe, la baisse est extrêmement marquée en France.

En 2024, un cinquième des jeunes Français de 16 ans a déjà expérimenté le tabac (20%), seuls cinq pays font mieux. A 16 ans, 68% des jeunes Français ont expérimenté l’alcool, alors que, dans les deux-tiers des pays participants, la moyenne dépasse 70%.

Pour le cannabis, si la France a longtemps été l’un des plus gros consommateurs à cet âge, en
2024, son expérimentation connaît une baisse spectaculaire. Les résultats montrent que l’initiation au cannabis a été divisée par trois en dix ans (31% en 2015, 8,4% en 2024) et seuls dix pays font mieux.
Jean-Pierre Goullé

Fumer du cannabis a-t-il des effets à long terme sur votre santé? Ça dépend de quand vous avez commencé

Théa Doulcet – 6 novembre 2025

Consommer du cannabis avant l’âge de 15 ans pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la santé des jeunes. C’est ce que révèle une étude qui évoque certains troubles mentaux et physiques à l’âge adulte liés à la substance.

Une étude menée par des chercheurs de l’Université McGill de Montréal (Canada) et relayée par le média New Atlas, affirme que le cannabis est l’une des substances les plus consommées par les adolescents à travers le monde. Pourtant, cette période de la vie correspond à une phase décisive de développement cérébral, phase sur laquelle la consommation pourrait avoir un impact important.

Selon le psychiatre Massimiliano Orri, auteur principal de l’étude, «les jeunes de moins de 15 ans se trouvent dans une période critique de croissance cérébrale, ce qui peut les rendre plus vulnérables aux effets du cannabis sur la santé mentale». À cet âge, la zone émotionnelle du cerveau se forme en effet plus vite que celle du raisonnement, qui continue de mûrir jusqu’à la vingtaine.

Les scientifiques ont suivi 1.591 participants de la naissance à 23 ans. Les données recueillies ont permis d’établir trois profils: les non-consommateurs (60%), les consommateurs tardifs (20%), et les consommateurs précoces et réguliers (20%). Les chercheurs ont ajusté leurs modèles en prenant en compte 32 facteurs susceptibles d’influencer les résultats, comme le statut socio-économique, les antécédents médicaux ou la consommation de substances chez les parents.

Des risques accrus avant 15 ans 

Leurs conclusions? Les jeunes ayant commencé avant 15 ans présentent 51% de risques supplémentaires de consulter pour un trouble mental et 57% de risques accrus de recevoir un traitement contre la dépression ou l’anxiété. Côté santé physique, ces mêmes jeunes enregistrent 86% de risques en plus de recours à des soins, notamment pour des blessures ou des intoxications. En revanche, aucune corrélation n’a été observée avec les maladies respiratoires ou les comportements suicidaires.

Pour les jeunes consommateurs ayant débuté après 15 ans, les chercheurs n’ont pas constaté d’augmentation significative du recours aux soins psychiatriques, même si une légère hausse des consultations liées à des blessures physique demeure. Les non-consommateurs restent, sans surprise, les moins concernés par des problèmes de santé.

Les auteurs de l’étude nuancent toutefois ces résultats: certains traits de personnalité ou facteurs génétiques non mesurés pourraient influencer à la fois la consommation et la santé. Les abandons d’étude, plus fréquents chez les hommes et les participants à faible revenu, peuvent aussi biaiser les données. Par ailleurs, l’étude a été réalisée avant la légalisation du cannabis au Canada en 2018, à une époque où les produits étaient moins concentrés en THC.

Malgré ces limites, les chercheurs appellent à renforcer la prévention auprès des plus jeunes. Si la légalisation du cannabis a pu banaliser son usage, cette étude rappelle qu’une consommation précoce n’est pas sans risque. À l’adolescence, le cerveau reste en construction: toute perturbation chimique peut y laisser des traces.

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Faut-il interdire l’alcool à la buvette de l’Assemblée nationale

Une nouvelle drogue ultra puissante à l’origine de centaines de décès aux États-Unis et en Europe

Laura Perren – 6 novembre 2025

Un tueur microscopique, quarante fois plus puissant que le fentanyl, inquiète aujourd’hui les autorités américaines et européennes. Des centaines de décès ont été confirmés des deux côtés de l’Atlantique.

Temps de lecture: 2 minutes – Repéré sur Wired

Quelques milligrammes, parfois absorbés sans même le savoir, suffisent à tuer. Le nouvel ennemi des services de santé se prénomme le nitazène, une drogue de synthèse de la famille des opioïdes, quarante fois plus puissante que le fentanyl. Sous forme liquide, en poudre ou en comprimés, ce stupéfiant agit sur le système nerveux, provoquant une sensation de relaxation et d’euphorie.

Les nitazènes ont été synthétisés pour la première fois dans les années 1950 par le fleuron suisse de la chimie CIBA –devenu depuis Novartis. À l’origine, les chercheurs pensaient créer un substitut à la morphine, mais l’autorisation médicale n’est jamais venue. En cause, le caractère très addictif du comprimé et la ribambelle d’effets secondaires associés: dépression respiratoire, troubles de la conscience et risque élevé d’overdose, survenant brutalement après la prise et engageant le pronostic vital.

Difficile de dater avec certitude le moment où le nitazène est passé du laboratoire au marché noir. Les premières traces remontent à environ six ans, lorsque les forces de l’ordre américaines ont intercepté une cargaison dans le Midwest. Depuis, des décès ont été signalés en Europe et outre-Atlantique. En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a interdit sa «production, vente et usage» en juillet 2024.

L’attirance des fabricants et revendeurs pour cette drogue de synthèse s’explique par sa puissance et ses effets similaires à ceux de l’héroïne. Ils l’utilisent pour couper d’autres opioïdes, gonflant ainsi leurs profits au détriment des usagers qui ignorent ce qu’ils consomment réellement. Longtemps oublié des autorités, bénéficiant d’un certain flou juridique, le nitazène s’est discrètement imposé sur le marché.

Une molécule répandue partout aux États-Unis

Fabriqué au Mexique ou dans des laboratoires américains clandestins à partir de matières premières venues d’Asie, le nitazène s’est aujourd’hui répandu sur la quasi-totalité du territoire américain. En 2023, 70% des 105.000 décès par overdose enregistrés étaient liés aux opioïdes, principalement au fentanyl. Les spécialistes craignent que le nitazène, encore minoritaire, ne soit le prochain raz de marée.

En Europe, la situation préoccupe également. Le marché des opioïdes reste historiquement dominé par l’héroïne, provenant essentiellement d’Afghanistan. Avec la reprise du pouvoir par les talibans en 2021, la culture du pavot à opium a été interdite, fermant ainsi les robinets de la production du principal composant de la poudre blanche. Avec l’épuisement des stocks d’opium, les consommateurs pourraient se tourner vers des alternatives comme le nitazène.

Dans une interview au Wall Street Journal, Vanda Felbab-Brown, spécialiste du commerce mondial d’opioïdes à la Brookings Institution de Washington, prévient: «Si de grands groupes criminels, tels que les mafias albanaise, turque, italienne ou mexicaine, se lancent dans la fourniture de nitazènes à grande échelle en Europe, nous pourrions assister à une catastrophe sanitaire majeure».

Dans son rapport 2025, l’European Union Drug Agency s’inquiète de l’augmentation de la consommation de nitazènes. L’agence signale des «foyers de décès et de toxicité aiguë» dès 2023 en France, puis en 2024 en Allemagne. L’Estonie n’est pas épargnée: le taux de mortalité lié au nitazène a grimpé de près de 50% entre 2022 et 2023, atteignant 135 décès par million d’habitants –six fois plus élevé que la moyenne européenne. Face à cette montée en flèche, les experts voient un risque réel pour les années à venir. Ils appellent les gouvernements à redoubler les efforts avant que le nitazène ne s’installe durablement comme le nouveau fléau mondial.

Prévention des conduites addictives : s’informer

La prévention des conduites addictives en milieu scolaire s’inscrit dans une démarche globale d’éducation à la santé. Cette prévention est intégrée dans les programmes dès l’école primaire et tout au long du cursus scolaire.

Mis à jour : novembre 2025

Les consommations de substances psychoactives des collégiens et des lycéens

Les enquêtes montrent que la consommation de tabac, de cannabis et d’alcool sont globalement en net recul depuis 10 ans, plaçant la France en dessous de la moyenne européenne des indicateurs d’usage, notamment grâce au déploiement de programmes probants visant le développement des compétences psychosociales. Néanmoins, on observe une forte augmentation des consommations chez les lycéens et l’apparition de nouveaux usages, comme la cigarette électronique, ce qui maintient la nécessité d’actions de prévention ciblées.

Tabac 

L’initiation au tabac a significativement reculé en France. L’expérimentation du tabac à 13 ans est passée de 43 % en 1998 à 14 % en 2018, témoignant d’un net recul du tabagisme précoce. 

En classe de 3e en 2021, 29,1 % des élèves avaient déjà essayé la cigarette (contre 51,8 % en 2010) et 3,7 % déclaraient fumer quotidiennement (contre 15,6 % en 2010).

En 2024, un cinquième des jeunes Français de 16 ans a déjà expérimenté le tabac (20 %), ce qui constitue l’un des taux les plus faibles d’Europe.

Ces données sont pondérées par une hausse de l’usage de la cigarette électronique.

Usage de la cigarette électronique (e-cigarette) 

Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’usage de la cigarette électronique progresse de manière inquiétante chez les adolescents de 13 à 15 ans. En France, cette tendance est marquée par l’essor de produits aux goûts attractifs et facilement accessibles en ligne, malgré l’interdiction de vente aux mineurs.

Les jeunes Français se situent à un niveau intermédiaire en Europe, avec 38 % d’expérimentateurs : 41 % parmi les filles contre 35 % parmi les garçons.

Au collège, l’usage quotidien de la e-cigarette concerne désormais 1,4% des collégiens, soit une prévalence équivalente à celle du tabagisme quotidien (en 2022).

Au lycée, cet usage continue de progresser, passant de 2,8% en 2018 à 3,8% en 2022.

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Étude : un verre d’alcool par jour suffit à endommager le cerveau

Une récente étude brésilienne, menée par l’Université de São Paulo, révèle que la consommation régulière d’alcool peut augmenter jusqu’à 133 % les lésions cérébrales par rapport aux abstinents. Plus troublant encore, même un verre quotidien suffit à provoquer des dommages significatifs.

L’idée qu’une consommation « modérée » serait sans conséquence est fortement ébranlée par une étude menée par l’Université de São Paulo. Les scientifiques brésiliens y dévoilent une réalité inquiétante : boire seulement un verre d’alcool par jour pourrait causer des atteintes durables au cerveau.

L’alcool agit comme un sédatif puissant

Cette recherche intervient alors que l’Organisation mondiale de la Santé rappelle désormais qu’aucune dose d’alcool n’est véritablement sûre pour l’organisme. Selon l’étude, l’éthanol, élément actif présent dans ces boissons, a des effets particulièrement nocifs sur notre système nerveux central. Dès son entrée dans le corps, il perturbe la communication nerveuse et agit comme un sédatif puissant sur les neurones.

Le cortex frontal, zone importante pour le raisonnement et la prise de décision, est ralenti sous l’effet de l’alcool. Cette altération modifie notre capacité d’autocontrôle et de réflexion, même avec des quantités jugées modérées. Plus encore, une consommation répétée entraîne des dommages structurels persistants.

La consommation régulière augmente jusqu’à 133 % les lésions cérébrales

Le Dr Alberto Fernondo Oliveira Justo, responsable des travaux, précise : « Nous avons observé que la consommation excessive d’alcool est directement corrélée à des lésions cérébrales, pouvant à long terme altérer la mémoire et les fonctions cognitives ». L’équipe a étudié les cerveaux de 1 781 personnes décédées, âgées en moyenne de 75 ans.

Les sujets ont été répartis en quatre groupes selon les habitudes déclarées par leurs proches : 965 abstinents (aucune prise) ; 319 buveurs modérés (jusqu’à sept verres hebdomadaires) ; 129 gros consommateurs (huit verres ou plus chaque semaine) ; 368 anciens grands buveurs.

Les conclusions publiées dans la revue Neurology sont claires. Après prise en compte de divers paramètres comme l’âge ou le tabac, les gros buveurs affichaient un risque 133 % plus élevé de lésions cérébrovasculaires que les abstinents. Ce danger atteignait 89 % chez les anciens buveurs importants et 60 % chez les buveurs modérés.

Lire sur le sujet : Le doomscrolling : un phénomène qui a des conséquences sur notre cerveau

Un problème mondial

Plus alarmant encore : l’étude a observé davantage d’amas de protéines tau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, chez les consommateurs d’alcool. Un « simple verre quotidien » pourrait ainsi encourager un vieillissement cérébral prématuré ainsi qu’un déclin des facultés cognitives.

Le Dr Justo insiste sur l’importance de ces données pour la santé publique : « La consommation excessive d’alcool représente un problème mondial majeur, corrélé à une hausse des pathologies et de la mortalité. Il est essentiel de comprendre ces effets afin de sensibiliser le public ». Ces conclusions rejoignent la position de l’OMS qui, en 2023, a affirmé qu’aucun niveau de consommation d’alcool n’est réellement sans danger.

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