Avant le réveillon du Nouvel An, ce mercredi 31 décembre, la Prévention routière alerte sur les nombreux dangers de l’alcool au volant. En France, plus d’un quart des citoyens prévoit de prendre le volant après la soirée.
Un réveillon festif se prépare, mais attention aux excès. D’après le dernier baromètre de la Prévention routière, près de huit Français sur dix (79%) vont consommer de l’alcool ce mercredi 31 décembre.
Boire quelques verres par semaine (souvent considéré comme une consommation « modérée ») pourrait augmenter le risque de cancer, selon une nouvelle étude d’ampleur.
“L’alcool est à consommer avec modération” est une phrase que l’on entend très régulièrement en cette période de fêtes de fin d’année.
Mais une étude d’ampleur vient de remettre en question cette consommation raisonnée et occasionnelle.
D’après ces travaux de recherche, parus dans l’édition de décembre 2025 de la revue Cancer Epidemiology, « même des niveaux d’alcool qualifiés de modérés sont associés à un risque accru de plusieurs cancers« .
Alcool modéré : un risque accru de cancer du sein, du foie et du côlon
Les scientifiques ont analysé les résultats de 62 études et ont ainsi observé que boire de l’alcool (même quelques verres par semaine) est lié à une augmentation du risque de développer certains cancers, notamment ceux du sein, du côlon et du foie.
« Le risque était présent à tous les niveaux de consommation dite modérée, soulignant qu’il n’y a peut-être pas de ‘zone totalement sûre' », souligne un communiqué publié sur Study Finds, le 28 décembre 2025. « La quantité et la fréquence de consommation sont toutes deux importantes. Il n’existe pas de seuil de consommation d’alcool sans danger faisant consensus« , appuient les chercheurs.
Repenser la consommation régulière pour prendre soin de sa santé
Par exemple, « le lien étroit entre l’alcool et le cancer du sein a été mis en évidence dans près de 40% des études », reprend le communiqué.
Les chercheurs soulignent toutefois qu’il ne s’agit pas de dramatiser chaque verre partagé entre amis, mais de réévaluer notre compréhension des risques et d’informer le public de façon plus claire.
« Les recherches sont formelles : en matière de risque de cancer, la modération est de mise. Un verre occasionnel n’augmentera peut-être pas considérablement le risque individuel, mais de nombreuses études ont établi un lien entre une consommation régulière (même modérée) et une incidence plus élevée de cancers à long terme ».
Une vaste étude américaine montre qu’un usage de cannabis une ou deux fois par mois est déjà associé à de moins bons résultats scolaires et à une détresse émotionnelle accrue. Jusqu’où ces joints occasionnels peuvent-ils peser sur leur avenir ?
À l’heure des repas prolongés et des verres qui se remplissent plus vite, l’alcool redevient un facteur central de drames évitables. En Europe, un décès sur trois lié à des blessures est attribuable à la consommation d’alcool, a averti mercredi la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Sur les 145 000 morts en Europe dues à des blessures recensées en 2019, la part liée à l’alcool reste écrasante, qu’il s’agisse d’accidents de la route, de chutes, de violences ou d’actes d’automutilation – un bilan que les fêtes de fin d’année risquent encore d’alourdir.
Selon l’OMS, aucune autre substance psychoactive ne contribue autant aux blessures accidentelles et intentionnelles, qu’elles soient fatales ou non. L’Europe affiche d’ailleurs les niveaux de consommation d’alcool les plus élevés au monde. L’agence estime que l’alcool y provoque environ 800 000 décès par an, soit un décès sur onze.
« L’alcool est une substance toxique qui non seulement provoque 7 types de …..
Qu’arrive-t-il à notre terroir, d’où jaillissent des Bordeaux savoureux, des cognacs exportés par milliers, et des hectolitres de bières engloutis à chaque « happy hour » ?
La crise de l’alcool atteint désormais une ampleur qui inquiète les industriels, ravit les acteurs de santé publique, et passionne les sociologues.
De plus en plus de voix s’élèvent en faveur de la légalisation de certaines drogues « douces » afin de lutter contre le trafic de stupéfiants. Nous avons écrit plusieurs fois, en prenant des exemples dans les Etats américains, que cela ne résoudrait rien. Les dealers sont prompts à s’adapter. Ils ne ferment pas boutique du jour au lendemain, ils vendent d’autres produits, fort probablement plus durs et plus dangereux. De surcroît, on ne le dit pas assez, les prétendues drogues « douces » ne le sont pas vraiment. Aux Etats-Unis, la consommation de cannabis a considérablement augmenté lorsqu’il est devenu plus accessible et mieux accepté.
Tour d’horizon des pays les plus concernés par l’usage des principales drogues qui circulent en Europe.
Des chiffres inquiétants. Selon les dernières estimations, près de 90 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans ont déjà consommé du cannabis, 17,2 millions de la cocaïne et 14,1 millions de l’ecstasy (MDMA). Une problématique majeure de santé publique à laquelle l’Union européenne tente de répondre par une stratégie renforcée.
La Commission européenne a présenté, le 5 décembre dernier, un plan d’action en matière de drogues ciblant notamment le trafic. L’objectif est d’apporter une réponse coordonnée aux enjeux sécuritaires, sanitaires, sociaux et environnementaux liés à la production, à la circulation et à la consommation de substances illicites.
En 2023, environ 7.500 décès liés aux drogues ont été recensés dans l’Union européenne, soit un taux de 24,7 morts par million d’habitants âgés de 15 à 64 ans. Mais qui consomme le plus en Europe ?
le Cannabis
Le cannabis demeure, de loin, la substance la plus consommée sur le continent, indépendamment des cadres juridiques nationaux, qu’il soit interdit, dépénalisé ou autorisé. Plus d’un adulte sur quatre en Europe, soit environ 90 millions de personnes, en a déjà fait usage au cours de sa vie.
La France arrive en tête, avec 50,4 % des adultes concernés, devant l’Espagne (43,7 %) et le Danemark (37,6 %). Chez les jeunes Européens âgés de 15 à 34 ans, près de 15,5 millions déclarent avoir consommé du cannabis au cours de l’année écoulée, soit plus d’un sur sept. Les niveaux varient fortement selon les pays, allant de 3,4 % en Hongrie à 21,5 % en Italie.
Globalement, la consommation apparaît plus répandue en Europe de l’Ouest et du Nord qu’à l’Est.
la Cocaïne
La cocaïne constitue la deuxième drogue la plus consommée dans l’UE. Près de 2,7 millions de jeunes adultes en auraient pris au moins une fois au cours de l’année passée. Le rapport 2025 de l’Agence européenne pour les drogues fait état d’un nouveau record de saisies, avec 419 tonnes interceptées en 2023, pour la septième année consécutive.
Les usages varient sensiblement d’un État membre à l’autre. En termes de consommation au cours de la vie chez les 15-64 ans, l’Espagne affiche les taux les plus élevés (13,3 %), suivie de la France et du Danemark (9,4 %). À l’inverse, la Pologne (1,5 %) et Malte (0,5 %) enregistrent les niveaux les plus faibles.
la MDMA et les amphétamines
Selon l’Enquête européenne en ligne sur les drogues 2024, menée auprès de consommateurs, la MDMA figure parmi les substances les plus fréquemment utilisées.
Environ 4,1 % des Européens âgés de 15 à 64 ans déclarent avoir consommé des amphétamines au cours de leur vie, avec des pics observés en Estonie (8 %) et au Danemark (7,9 %). Parmi les jeunes, 1,6 % en ont pris au cours des douze derniers mois, une proportion qui atteint 5,1 % en Estonie.
L’ecstasy (MDMA) connaît également une progression. Plus de 5 % des Européens y ont déjà eu recours, tandis que 2,6 % des 15-34 ans en ont consommé récemment. Les niveaux les plus élevés chez les jeunes sont relevés aux Pays-Bas (9,3 %) et en République tchèque (6,6 %).