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Date

6 janvier 2026

Consommation d’alcool – Où en sont les Français ?

Serge Cannasse   |   Publié 6 janv. 2026

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a publié récemment son rapport sur la consommation d’alcool en France pour l’année 2024.

Cette consommation poursuit sa baisse commencée il y a une trentaine d’années. Les volumes d’alcool pur mis en vente ont diminué de 5,8 % en 2024 par rapport à 2023, s’établissant à une moyenne annuelle de 9,75 litres d’alcool pur par habitant de plus de 15 ans. 

Cette baisse est principalement due au recul des ventes de vins (- 6,8 %), qui représentent la moitié des boissons alcoolisées vendues en France (52 %), et de celles des spiritueux (- 5,5 %). Les ventes de bières représentent le quart des volumes d’alcool mis en vente (25 %).

En 2024, l’expérimentation d’alcool a concerné près de 7 jeunes sur 10 (68 %) et de manière quasi équivalente chez les filles et les garçons. Cet indicateur place la France dans le tiers des pays les moins consommateurs (parmi les jeunes). L’usage d’alcool demeure néanmoins important. Ainsi, près d’un quart (22 %) des jeunes Français de 16 ans ont déclaré une alcoolisation ponctuelle importante (API) au cours du mois.

En ce qui concerne la population adulte (18-75 ans), les dernières données, qui datent de 2023, montrent que 4 adultes sur 5 (82,5 %) ont consommé au moins une fois de l’alcool dans l’année, plus de 1 sur 3 (37 %) en a consommé chaque semaine et moins de 1 sur 10 (7 %) chaque jour. Les usages hebdomadaires et quotidiens augmentent avec l’avancée en âge. 

Les alcoolisations ponctuelles importantes sont plus fréquentes chez les jeunes (24 % dans le mois, 8 % dans la semaine chez les 18-24 ans versus, respectivement, 7,9 % et 1,9 % chez les 65-75 ans).

Augmentation des hospitalisations liées à un recours aux soins pour un problème d’alcool

Les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ont reçu environ 150 000 patients consultant pour un problème d’alcool en 2022 (la moitié de la file active globale), dont 77 % étaient des hommes.

Source

Pourquoi la cocaïne, drogue bon marché et addictive, se consomme aussi jusqu’au fin fond de la région

La consommation de cocaïne aurait détrôné le cannabis en France. L’Alsace n’est pas épargnée par le phénomène. Cette drogue bon marché et très addictive inonde désormais le marché local jusque dans les coins les plus reculés et touche toutes les couches de la population.

Franck Buchy – Aujourd’hui à 06:25 – Temps de lecture : 6 min

Un adulte sur dix aurait déjà consommé de la cocaïne en France en 2023.  Photo Thomas Toussaint
Un adulte sur dix aurait déjà consommé de la cocaïne en France en 2023. Photo Thomas Toussaint

Les salles d’attente sont plus que des espaces. Elles constituent l’écho d’une société. Ses états de santé se dessinent au fil des rendez-vous. Au pôle d’addictologie clinique du centre hospitalier de Pfastatt , une consultation sur 35 concernait la cocaïne en 2013. En 2025, elle représente près de quatre consultations sur dix. « La démocratisation de la consommation de cocaïne est une réalité, avec une prévalence plus forte chez les hommes », relève Hanna Eid, le chef du pôle qui a aussi vu évoluer le profil de sa patientèle en une décennie.

Selon une étude publiée le 8 décembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la cocaïne a détrôné le cannabis, l’ecstasy et les amphétamines. Avec 3,1 milliards d’euros, le psychotrope extrait de la feuille de coca serait devenu en 2023 le premier marché de produits stupéfiants en France, une première. Toujours selon l’OFDT, la consommation de cocaïne a été multipliée par dix entre 1992 et 2023 et un adulte sur…

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