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18 février 2026

Baisse de la consommation d’alcool : 360 postes menacés chez le géant français du verre Verallia

Par Le Figaro avec AFP Il y a 12 heures

Verallia

Face à la baisse de la consommation d’alcool, mais aussi des tensions commerciales avec les États-Unis et l’Asie, 360 postes sont menacés chez le géant français du verre Verallia.Passer la publicitéPasser la publicité

Le fabricant Verallia, face à une baisse de la demande d’emballages en verre en Europe notamment en raison d’une moindre consommation d’alcool, prévoit de fermer un site en Allemagne et de réduire la voilure en France, avec 360 postes menacés. Cette ex-filiale de Saint-Gobain prévoit de fermer son site d’Essen, en Allemagne, ce qui «impliquerait la suppression d’environ 300 postes», a précisé la société dans un communiqué mardi. En France, elle veut arrêter l’activité d’un four en fin de vie à Châteaubernard (Charente), avec «environ 60 postes» qui seraient supprimés «exclusivement» sur la base du «volontariat».

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L’industriel prévoit en France un «plan de départ volontaire autonome», qui serait «assorti d’un dispositif de pré-retraite et de mesures d’accompagnement dédiées», selon le communiqué. Verallia impute cette baisse de volume à la réduction de la consommation d’alcool en Europe (-4 % depuis 2019), couplée à des tensions accrues sur certains flux d’exportation de ses clients, notamment «vers les États-Unis et l’Asie».Passer la publicité

«Une adaptation de l’outil industriel»

L’entreprise, qui emploie près de 11.000 personnes dans 35 usines verrières à travers 12 pays, dit aussi prévoir «une adaptation de l’outil industriel» au Royaume-Uni, mais sans préciser le nombre d’emplois concernés. Sont prévus l’arrêt d’un four «en fin de vie» à Knottingley et le «redémarrage d’un four plus performant» à Leeds. «Des options de redéploiement des effectifs entre les deux sites, géographiquement proches, sont examinées», dit Verallia, qui revendique le statut de leader européen et troisième producteur mondial de l’emballage en verre.

À lire aussi Le verrier français Verallia sur le point de passer sous pavillon brésilien 

Les bouteilles et pots en verre, «après plusieurs années de croissance d’environ 2% en volume par an jusqu’en 2020», ont traversé «des phases successives de ralentissement pendant la Covid-19, puis de reprise post-pandémie avant de connaître un fort repli en 2023», de l’ordre de -13% en volumes. De quoi lester la demande à un niveau «structurellement plus bas, inférieur à 2019», selon l’entreprise, qui publie ses résultats annuels pour 2025 le 24 février. En octobre, Verallia avait révisé à la baisse ses objectifs de rentabilité pour l’année 2025 après un troisième trimestre moins porteur que prévu, dans un contexte de marché défavorable. L’entreprise a produit en 2024 16 milliards de bouteilles et pots en verre et réalisé 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

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Estimation de l’évolution des marchés des drogues illicites en France en volume et en valeur

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), en partenariat avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), publie une note consacrée à l’évolution des marchés des drogues illicites en France métropolitaine, en volume et en valeur.

Cette recherche, menée par les Pr. Christian Ben Lakhdar et Sophie Massin de l’Université de Lille, estime le chiffre d’affaires global moyen à 6,8 milliards d’euros en 2023, près de trois fois plus qu’en 2010, reposant principalement sur l’essor du marché des psychostimulants (cocaïne et stimulants de synthèse).

Principaux résultats 

Cette recherche estime les volumes et valeurs générés par le marché des drogues illicites en France entre 2010 et 2023, à partir d’enquêtes épidémiologiques représentatives de la population générale de l’OFDT estimant les consommations (parmi les adultes – EROPP – et parmi les adolescents – ESCAPAD).

  • Un marché en forte expansion (+189%) entre 2010 et 2023 : en 2023, le marché français des drogues illicites (hors Outre-mer) est évalué à 6,8 milliards d’euros en moyenne (fourchette comprise entre entre 3,8 et 9,7 milliards d’euros), contre 2,3 milliards en 2010 et 4,4 milliards en 2017.
  • Deux substances dominent le marché des stupéfiants en valeur : en 2023, cannabis et cocaïne génèrent à eux seuls près de 90 % du chiffre d’affaires total.
  • Le marché de la cocaïne a dépassé en valeur le marché du cannabis : avec 3,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires moyen estimé, le marché de la cocaïne dépasse celui du cannabis (2,7 milliards d’euros), malgré des volumes consommés très inférieurs (47 tonnes contre 397 tonnes).
  • Le cannabis demeure le premier marché en volume : le marché du cannabis se stabilise (+2,3% depuis 2017), à l’image des tendances de consommation.
  • Le marché des autres psychostimulants est en forte croissance : depuis 2010, le marché de l’ecstasy/MDMA a progressé de +637 % et celui des amphétamines de +470 %.

Une recomposition des marchés 

Ces évolutions traduisent des dynamiques multiples : évolution des prix et des puretés des stupéfiants, diversification des contextes de consommation, intensification des flux internationaux, structuration des circuits de distribution, ainsi que des stratégies « commerciales » de plus en plus sophistiquées. La progression du chiffre d’affaires des stupéfiants ne reflète donc pas uniquement une hausse des volumes consommés, mais aussi une reconfiguration de l’offre, marquée par la place croissante des drogues les plus lucratives, comme la cocaïne. 

“Ces estimations accréditent la forte explosion de la consommation des psychostimulants observées ces dernières années : en vingt ans, le nombre de personnes ayant expérimenté la cocaïne a été multiplié par quatre. La spectaculaire progression du marché de la cocaïne, qui met à l’épreuve les forces de sécurité, la Justice, les professionnels de santé et tous nos territoires, souligne la nécessité de renforcer l’action publique, tant sur le volet de l’offre que de celui de la demande”.

Déclare le Dr Nicolas Prisse, Président de la MILDECA

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