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22 février 2026

Spiritualité et prévention des addictions : un lien crédible pour prévenir et lutter contre l’alcool et les drogues

Selon ces études, la spiritualité, religieuse ou non, serait associée à moins d’usage problématique d’alcool et de drogues.

 François Lehn 21 février 2026

 6 minutes de lecture

 Photo Freepik

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Boit-on moins qu’avant ? Souvent, oui. Pourtant, celles et ceux qui boivent ont tendance à boire davantage, avec plus de risques à la clé. Dans le même temps, les troubles liés aux substances restent fréquents, et l’accès aux soins demeure limité.

Des travaux récents suggèrent une piste simple, parfois oubliée : la spiritualité, religieuse ou non, serait associée à moins d’usage problématique d’alcool et de drogues.

Ce que disent les études sur la spiritualité et l’usage problématique

Selon une méta-analyse publiée dans JAMA Psychiatry, des chercheurs ont rassemblé des études menées entre 2000 et 2022, suivant au total plus d’un demi-million de personnes. Le résultat principal reste frappant par sa régularité : les personnes engagées dans des pratiques spirituelles présentaient, en moyenne, une baisse d’environ 13 % du risque d’usage dangereux d’alcool ou de drogues. Chez celles et ceux qui assistaient à un service religieux au moins une fois par semaine, la baisse atteignait environ 18 %.

L’association n’apparaissait pas limitée à une seule substance. Elle était observée pour l’alcool, le tabac, le cannabis, ainsi que d’autres drogues illicites. Autrement dit, la spiritualité ne semblait pas seulement « remplacer » un produit par un autre, elle s’associait à un profil globalement moins exposé aux consommations à risque.

Ce type de données arrive dans un contexte lourd. Aux États-Unis, plus de 48 millions de personnes auraient un trouble lié à l’alcool ou à d’autres substances, et seule une personne sur cinq recevrait un traitement. Les chiffres récents signalent aussi une hausse des troubles liés aux drogues (de 8,7 % en 2021 à 9,8 % en 2024), tandis que les troubles liés à l’alcool reculent un peu (de 10,6 % à 9,7 % sur la même période). Même quand certains indicateurs s’améliorent, le besoin de prévention et d’accompagnement reste massif.

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S

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